Vendredi 12 mars 2010

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Affiche du FN en PACA


Une affiche ignoble du FN en PACA reprend à peu près la méthode utilisée par un parti néo nazi autrichien il y a quelques semaines. Sous le portrait du candidat était marqué en gros "candidat pure race". Les élections restent un bon moyen pour drainer quelques électeurs supplémentaires.

SOS RACISME ET MOHAMED SIFAOUI POURSUIVENT JEAN-MARIE LE PEN POUR INCITATION A LA HAINE RACIALE ENVERS LES MUSULMANS, LES FRANÇAIS D’ORIGINE ALGERIENNE ET LES RESSORTISSANTS ALGERIENS VIVANT EN FRANCE.

Dans le cadre de sa campagne électorale en région PACA, Jean-Marie LE PEN a fait réaliser une affiche portant le titre « NON A L’ISLAMISME » et sur laquelle figurent : la représentation d’une femme portant le niqab, un dessin de l’hexagone recouvert par le drapeau algérien d’où jaillissent 7 minarets dont l’imagerie renvoie très clairement à des ogives nucléaires.

Le lancement de ce nouveau visuel a été largement relayé par le site Internet de campagne du candidat LE PEN.

En s’inspirant directement d’une représentation similaire utilisée par le parti helvète d’extrême droite, l’UDC, à l’occasion du référendum suisse sur la construction de minarets en octobre 2009, Jean-Marie LE PEN donne le ton pour sa campagne électorale en région PACA.

Ainsi, sous couvert de dénoncer l’extrémisme religieux, le leader frontiste a très clairement marqué sa volonté de susciter la peur et le rejet à l’encontre de toutes personnes de confession musulmane mais également des Français d’origine algérienne et des ressortissants algériens vivant en France.

SOS RACISME entend faire cesser ces attaques répétées et outrageantes qui se multiplient à l’encontre de cette partie de la population déjà largement stigmatisée à l’occasion du débat sur l’Identité nationale.

Dans ces conditions, SOS RACISME s’est allié à Mohamed SIFAOUI, journaliste, écrivain, militant antiraciste d’origine algérienne, très impliqué dans la dénonciation de l’islamisme radical et défenseur de la laïcité et des valeurs de la République, pour engager une action pénale à l’encontre du président du Front National.

Monsieur Jean-Marie LE PEN devra comparaître pour une première audience devant le Tribunal Correctionnel de Paris le 6 mai 2010.
POUR PLUS D'INFORMATIONS, VOIR LE BLOG : www.mohamed-sifaoui.com

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© Primo, 08-03-2010

Touche pas au grisby, S...

Touche pas au grisby...

La Délégation générale de la Palestine, naguère tenue d’une main de fer par la délicieuse Leila Shahid, est actuellement entre les mains de Hind Khoury.

Représentant l’Autorité palestinienne en France, cette délégation est aujourd’hui dans le collimateur de la justice. Deux de ses ex-employées travaillaient sans fiches de salaire. Les Prud'hommes n'aiment pas. Et la justice se met à parler de fonctionnement opaque (Lire sur Le Parisien).

Un statut de diplomate, des valises pleines de billets provenant en majorité des fonds européens transmis au black par le business de feu Yasser Arafat, de son vivant 6° fortune du monde parmi les têtes couronnées…

Et alors ? La grande vie à Paris, des suites louées à l’année dans les plus grands hôtels parisiens, des salaires somptueux, les robes chez les grands couturiers…

Pourvu que le conflit dure ! Pourquoi se pourrir la vie en gérant un Etat de droit ? C’est si bon le statut de victime.

Au fond, la Délégation ne fait que reproduire ce qui a cours au sein de l'Autorité palestinienne depuis 40 ans (corruption, oligarchie, faveurs). Pendant ce temps, le "peuple palestinien" vit dans la misère.

Et Leila Shahid, après avoir fait la manche en France, a bénéficié d’une promotion à Bruxelles. Primo en avait parlé.

Lire sur Primo

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© Primo, 16-02-2010

Saint Valentin sur le parvis


Bravant le froid, de courageux homosexuels avaient choisi d'honorer publiquement Saint Valentin : en organisant dimanche à Paris un «kiss-in»... dehors.

Dans sa grande sagesse, la Préfecture de Police les avait détourné du premier emplacement choisi : le Parvis de Notre-Dame. Saluons cet attachement à une tradition bien française : on se bécote sur les bancs publics.

Mais nos tourtereaux n'en avaient que faire. Leurs baisers ne pouvaient s'accommoder d'une relative discrétion. Être bien vu, mon beau souci.


À la parade amoureuse il fallait ajouter un rituel inconnu en ces temps de nidification : la provocation des autres espèces.

Ils ont repris leur vol vers la cathédrale de Paris.

Là des fidèles, mais point les leurs, les attendaient, toute sorte de noms d'oiseaux à la bouche, comme il se doit. Insensibles à cette admirable et prévisible logique, nos amoureux organisés crient au scandale et se posent en victimes.

Triste nouvelle, l'amour a perdu sa nationalité.


Il n'est plus enfant de Bohême, ni même de Moravie. Il veut connaître loi et s'organise. À défaut d'interdit il provoque. Non pour séduire mais pour récriminer.

Aucune fleur n'a été jetée à la charmante Compagnie Républicaine de Sécurité déplacée pour l'occasion. Souhaitons que cet oubli n'ait point affecté de cœur trop sensible et épris d'opéra.

Pour pallier à cette indélicatesse, ne serait-il pas séant d'organiser le 14 février une Journée Don José, où tout porteur d'uniforme pourrait rappeler quel Valentin sommeille en lui ? Nouvel apport à la lutte contre les discriminations.


Hommage à Georges Bizet et à ses héritiers qui ont su évoluer après avoir fait interdire des années la magnifique Carmen Jones.

Une question : homos ou hétérosexués, les amants ne sont-ils pas tenus de respecter les lieux de culte ? Est-il pertinent de s'y livrer à des effusions orchestrées ? La laïcité ne suppose-t-elle pas cette réserve ?

La marguerite s'effeuille dans les bois ou les jardins.


Faut-il poser la fatidique question, « m'aimes-tu un peu beaucoup, passionnément...» devant une église, un temple ou une mosquée ? En l'accompagnant de rituels aussi délicieux que profanes.

Attention : l'ouverture des frontières aidant, ne pas oublier qu'en Allemagne le mal de Saint Valentin désignait l'épilepsie. Des cris entendus hier de part et d'autre frôlaient plus ces orages que ceux de l'amour. Comme des écrits qui se multiplient aujourd'hui sur la toile.

Il est facile d'enflammer les ultras, comme de mépriser ceux qui ne le sont pas en provocations inutiles.

Aider une société à évoluer de façon positive et à s'interroger sur ses préjugés demande un autre souffle.

Imprimer la page | Poster un commentaireLaurianne de Belmont
© Primo, 16-02-2010

Douce France

Douce France

Quand le pouvoir politique se fait racoleur électoral, le nombre l’emporte sur la qualité. A chaque coup de râteau, l’électeur courbe le dos. Superbe course à l’’échalotte.

Tandis que de la droite, la presse nous livre la photo volée d’une belle endormie à l’Assemblée, la gauche ratisse large.

Tête de liste au PS en Val d’Oise, un grand frère pompier bénévole d’incendiaires de voitures. Les chômeurs du secteur attendent le 1er mot de la 1ere ligne du programme économique

Au NPA, une brillante jeune candidate voilée encadrée de T-shirt verts aux logos belliqueux. Mais honni soit qui mal y pense, elle N’est Pas Anti laïque. Le théologien officiant nous rassure : c’est un discret voile politique et non religieux.

Les éducateur attendent encore les grandes lignes de ce projet éducatif révolutionnaire.

Toujours aussi verte de T-shirt comme d’étiquette, porte voix en bandoulière, la sénatrice Boumédienne !

La voilà qui de Paris à Sarcelles nous chante la Traviata. Don quichotte à l’attaque, sus aux Juifs ! A bas les oranges de Jaffa !

Si seulement, on votait de Gaza à Ramallah, la belle ferait un tabac.

En douce France, elle est entourée d’un peuple ingrat qui a faim de travail, d’éducation, d’espoir.

Sautez, dansez, votez, bonnes gens ! Embrassez qui vous voudrez ! L’élection suivante est proche.

Quand le politique perd le programme, il lui reste le Carnaval.

Imprimer la page | Poster un commentaireJosiane Sberro
© Primo, 12-02-2010

Sous la burqa, le gorille

Le Parisien nous conte les mésaventures d'un ambassadeur arabe. Cet homme respectable et pieux choisit de convoler. En respectant les usages des Émirats.

La cérémonie eut lieu selon les traditions. L'adorable Juliette s'approcha, entièrement emprisonnée sous de longs voiles. Rougissante ? Sa tenue vestimentaire rend la précision délicate.

Hélas, quand vint le moment de goûter le fruit défendu... il l'était. La belle portait une barbe. Et comble de l'impertinence, louchait (l'émotion ?).

Son excellence n'ayant pas le goût des différences trop appuyées, il sursauta et appela. Il répudia. En son pays, on dit "il annula".

Désolant incident.

Il apporte la preuve que l'on peut excercer de hautes fonctions et pratiquer la discrimination.

Barbophobie, strabismophobie sont d'affreux préjugés, insuffisamment dénoncés. Les informations reçues ne nous permettent pas d'y ajouter l'homophobie. Il semblerait que la douce épousée eut été une femme. Insister serait grossier.

À l'heure où l'utilité de la Halde semble contestée, pourquoi ne pas l'exporter aux Émirats ?

Voilà qui ferait taire les malveillants. Cette honorable institution aurait tôt fait d'y démontrer sa nécessité. Et par son excellence remettre des Excellences dans le droit chemin. Celui de la pluralité, de l'acceptation des différences et qui sait, rêvons un peu, celui de l'égalité de droits et de choix entre les femmes et les hommes.

En attendant cette sage décision, fredonnons, à la façon de Georges Brassens :

La suite eut été délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu :

Son Excellence, au moment suprême,
Criant : "Maman !", pleurant beaucoup,
Comme les femmes à qui, le jour même,
On avait imposé époux.


Gare au gorille !...


Imprimer la page | Poster un commentaireLaurianne de Belmont
© Primo, 11-02-2010

Ban Ki Moon, le "baisé de la lune"

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a émis des doutes sur la crédibilité des enquêtes menées par le Hamas et les Israéliens sur les accusations de crimes de guerre commis envers des civils.

Bon prince, il reconnait tout de même que l'Etat hébreu a lancé des enquêtes sur 150 incidents, dont 36 enquêtes pénales et qu’il a recueilli une centaine de plaintes ou de témoignages des habitants de Gaza.

Plusieurs de ces enquêtes ont abouti à des condamnations d’officiers et de soldats.

Autrement dit, en 2009, Israël a mené plus d’enquêtes que Goldstone et a recueilli plus de témoignages de Palestiniens que le bon juge sud-africain.

Les individus reconnus coupables de crimes par l’Etat hébreu ont été condamnés et résident désormais dans les geôles israéliennes.

Cela n’empêche pas le juge de continuer à jouir de la popularité quasi michaeljacksonnienne que lui a valu sa condamnation sans appel de l’Etat en question.

Individus ou Etat, tout cela est “juif”, donc condamnable aux yeux d’une opinion publique formatée depuis la deuxième intifada.

Les Palestiniens, quand à eux, n'ont désigné qu’une seule commission et encore ont-ils attendu pour cela janvier 2010, malgré une résolution de l'Assemblée générale en novembre dernier exhortant les deux parties à mener leurs propres enquêtes.

Il serait interéssant de connaitre les conclusions de la dite ou dire pourquoi elle n'a pas encore conclu. Mais le Hamas ne semble pas pressé.

Ah, c'est vrai !

Le mouvement islamiste fait de la "résistance", afin de rendre la Palestine totalement libre de ses occupants juifs. Et si, d'aventure, le monde entier, et non seulement Israël, pouvait être régi par la Charia, cela n'en serait que mieux.

Comme le dit l'islamiste britannique Anjem Choudary : "Nous voulons appliquer la loi islamique en Grande-Bretagne... Nous devons nous débarrasser des Américains et des Britanniques en terre d´islam et appliquer la Charia. Nous aurons ensuite un véritable pourvoir dans le monde".

Exactement ce que réclame la charte du Hamas. Olivier Besancenot semble d'accord avec cette option.

Pour l'heure, Ban Ki Moon joue au niais de service, un rôle qu'il affectionne particulièrement.

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© Primo, 06-02-2010

Mosquée saccagée en Kabylie

Une mosquée en construction vient d’être saccagée en Kabylie. Cet acte aussi ignoble que celui qui a consisté en la destruction d’une église il y a quelques jours, viserait à déclencher une guerre des religions dans une société kabyle caractérisée jusqu’ici par la plus grande tolérance du monde en matière de liberté de culte et sa laïcité.

Il ne fait aucun doute que c’est le pouvoir de Bouteflika qui est derrière ces deux actes scandaleux.

Le MAK qui condamne de toutes ses forces ces manipulations appelle la Kabylie à la vigilance. Un plan diabolique de déstabilisation est mis en branle par les tenants du régime pour la mettre à feu et à sang et faire d’elle une terre d’intolérance et d’intégrisme, ces fléaux étrangers à sa culture et à ses traditions.

Les objectifs recherchés sont clairs :

1) ternir l’image internationale des Kabyles en les faisant passer pour des monstres qu’ils ne sont pas,

2) parvenir à dresser des Kabyles contre d’autres Kabyles en faisant éclater leur cohésion dans leur combat pour l’autonomie régionale, derrière le MAK. Globalement, on voudrait par ces actes de diversion, prévenir la commémoration du 30e anniversaire du printemps berbère dans l’unité et la paix.

LE MAK, imperturbable, ne cèdera pas à ces provocations et continuera les préparatifs du 20 avril avec détermination et méthode. Il entend faire de cette date un nouveau départ du peuple kabyle.

N’en déplaise au régime criminel d’Alger, la marche du printemps berbère de 2010 sera la marche de la liberté de la Kabylie.

Kabylie le 23/01/2010

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© Primo, 23-01-2010

Les oubliés de Noël

Ils sont si nombreux les oubliés de Noël, gens d’ici et d’ailleurs, qu’on peinerait à en dresser une liste. Normal, qui veut des mauvaises nouvelles qui nous couperaient l’appétit en cette période de festivités et, plus grave, pourraient nous déranger dans nos certitudes ?

SDF, un peu de discrétion ! D’ailleurs, la météo a eu le bon goût de se mettre au doux.

Humanité en souffrance, un peu de patience, c’est la trêve des confiseurs.

Parmi ces oubliés, comme d’habitude. les victimes du terrorisme...

Chrétiens d’Irak, un peu de discrétion, le profil bas est de rigueur pour Noël.

Bassel Icho Youhanna, 23 ans, garait son minibus devant chez lui dans l’est de Mossoul quand il a été tué, juste avant le réveillon. En un mois, sept attaques contre des Chrétiens ont fait cinq morts et 45 blessés.

Des attaques ciblées contre les Chrétiens qui s’ajoutent aux autres attentats qui frappent les cvils d’Irak : ceux du 25 décembre ont fait au moins 9 morts à Bagdad, Mossoul, Mansouriyah et à la frontière avec la Syrie.

Morts anonymes...

Un peu de discrétion, c’est Noël à Bethlehem, qu’on ne nous importune pas avec la mort d’un Israélien en Cisjordanie.

D’aillleurs ce n’était qu’un colon. Qui a dit que le fait pour un civil de résider dans des implantations dont la légitimité est contestée au plan du droit international ne lui enlève pas sa qualité de civil ? Amnesty International, dans son rapport de juillet 2002 sur les attentats anti-israéliens, qui assimilait ces actes à des crimes contre l’humanité.

Méir Avshalom Hai habitait l’implantation d’Einav. Enseignant de 40 ans, père de famille, religieux, c’était incontestablement un civil. Il a été retrouvé criblé de balles dans sa voiture sur une route, attentat revendiqué à la fois par les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et le Djihad Islamique.

Devant la diminution sensible du terrorisme, beaucoup de barrages de l’armée israélienne avaient été levés en Cisjordanie, au grand soulagement de la population palestininenne. Que se passera-t-il à présent ? Le terrorisme menace de pourrir à nouveau la vie de tous.

Et puis, il y a parmi les grands oubliés, tous les otages, français et étrangers.

Un peu de discrétion et de patience, familles et amis d’otages, la diplomatie s’emploie à les faire libérer...

Et Clotilde Reiss ? Pas otage, même plus en en prison, mais toujours pas libre, toujours pion aux mains du régime de Téhéran.

Prisonniers, condamnés à mort ?

Un peu de discrétion, c’est Noël. En Chine, cinq nouvelles condamnations à mort d’Ouïghours accusés d’avoir participé aux "émeutes inter ethniques" du Xinjiang portent à 22 le nombre total de condamnés à mort , dont neuf ont été exécutés en novembre. La justice chinoise ne badine pas avec les attaques contre les Hans. Va-t-on le lui reprocher ? Pas sûr, les civils Hans ne sont pas des colons.

La discrétion, c’est le secret d’un joyeux Noël.

Huguette Chomsky Magnis, MPCT

Imprimer la page | Poster un commentaireHuguette Chomsky Magnis
© Primo, 27-12-2009

La Croix gammée et le turban


Cette émission d'Arte dure 53 minutes. Le public peut la visionner pendant encore 6 jours sur le site d'Arte, en cliquant ici

Ce que proclame Primo depuis sa création, ce qu'affirment depuis des lustres plusieurs sites d'informations consacrés à cette question est désormais visible sur un documentaire fort bien fait, bien que passant sous silence plusieurs autres aspects, encore moins reluisants.

En visionnant ce film, il faut se souvenir que Yasser Arafat, né le 24 août 1929 au Caire, s'appelle de son vrai nom Mohamed Abdel Raouf Arafat al-Qudwa al-Husseini et qu'il est le neveu du Mufti Husseini dont il est question dans ce reportage.

Concernant le nazisme et ses mortelles théories, force est de constater que le peuple allemand a fait des efforts colossaux pour se repentir de cette folie collective. Le livre d'Hitler Mein Kampf y est interdit alors qu'il est un succcès de librairie grandissant dans les pays arabes.

Les théories du Mufti Al Husseini sont toujours vivaces dans le monde musulman.

En visionnant ce film et en le rapprochant de la lutte séculaire des pays arabes contre les Juifs et contre Israël, chacun pourra se rendre compte de l'importance de l'antisémitisme commun qui règne dans ces pays et peut-être comprendre le caractère parfois intransigeant de l'Etat hébreu vis-à vis de ses voisins.

 

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© Primo, 11-12-2009

Guilad Shalit ou l'inversion des valeurs

Dans l’incroyable partie de poker qui se joue aujourd’hui au proche Orient, entre le Hamas et Israël pour obtenir la libération de Gilad Shalit, les atouts dont dispose Israël ne jouent pas en sa faveur.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître dans ce jeu sordide, les cartes identiques ne possèdent pas la même valeur. Israël retient prisonniers des centaines de palestiniens plus ou moins terroristes et dans certains cas criminels avérés, alors que le Hamas, lui, ne possède que le malheureux Guilad.

En toute logique Israël devrait prendre la main et gagner à peu de frais. Oui mais, les règles du jeu oriental sont telles que la vie n’a pas le même prix en Israël et dans le monde arabe et tant pis pour ceux qui estiment que toutes les civilisations se valent.

Quand Israël a rendu sa liberté à Samir Kuntar, un tueur libanais assassin d’enfant, celui ci fut accueilli à Beyrouth en héros par une foule en délire et salué comme un noble combattant, un preux chevalier épris de justice. En échange Israël reçut des cercueils, contenant les dépouilles des deux soldats kidnappés en 2006 au Liban.

Le prix de la vie, le prix de la vie humaine n’est pas le même pour peu que l’on soit à Sdérot ou plutôt à Gaza. D’un côté, on protège ses enfants, de l’autre on les utilise comme des boucliers humains.

Si Guilad Shalit est libéré, nous nous réjouirons même si le prix payé est la remise en liberté de milliers d’individus peu recommandables aux mains tâchées de sang, mais c’est ainsi qu’Israël roule sa pierre, comme Sisyphe son rocher.

Nous, nous savons que les barbares sont en face bien qu’il se trouve quelques niais en Europe et en France qui n’ont pas encore compris cela et qui bien au contraire qualifieront Israël des pires mots.

Je ne sais pas si choc des civilisations il y a, mais une chose est sure, il y a bien des cultures d’inégales valeur.



Imprimer la page | Poster un commentaireJacques Tarnero
© Primo, 26-11-2009

Guilad Shalit bientôt libre ?

Tout se murmure dans les bureaux des Chancelleries, notamment que la libération de Guilad Shalit serait imminente.

Il sera bien assez tôt pour tirer toutes les conclusions de cette libération, au cas où celle-ci interviendrait.

Mais, premièrement, une immense joie.

Il faudra ensuite savoir pourquoi, en échange de Guilad, Israël est prêt à libérer 300 à 400 personnes. Et pourquoi les partisans de ces prisonniers hurleront à la victoire.

De quelle victoire est-il question quand un Israélien vaut 400 Palestiniens ?

"L'épisode Shalit est sur le point d'être clos", a déclaré un des responsables des négociations au Caire, en détaillant le déroulement du processus.

Shalit, ravalé ainsi au rang d'un simple épisode, était un otage aux mains, non pas de Palestiniens démocrates, mais d’une bande de fanatiques hystériques qui ne caressent qu’un seul rêve, soumettre la terre entière à leurs dogmes du Moyen-Age.

Durant 3 ans, il n’a pas eu droit à une seule visite. Il n’a pas pu bénéficier d’un service juridique, ni d’un entretien avec la Croix-Rouge. Voilà la réalité qu’il faudra bien affronter pour les « people » qui ont inconsidérément prix faits et cause pour Salah Hamouri.

Mais la libération d’un prisonnier, ceux-ci s’en moquent comme de leur première dent de lait.

C’est au Caire qu’on a appris au Caire aujourd’hui que Guilad Shalit pourrait recouvrer la liberté cette semaine dans le cadre d'un échange de prisonniers complexe et graduel entre Israël et le Hamas.

"Les efforts pour obtenir la libération de Gilad Shalit se poursuivent et ont lieu hors des projecteurs des médias. Nous n'avons pas l'intention d'en dire plus", a déclaré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans un communiqué.

"C'est un moment trop délicat pour parler. Il nous faut anticiper et nous préparer à mener à bien toute procédure appropriée pour ramener Gilad à la maison", a confié pour sa part le ministre travailliste de la Défense, Ehoud Barak.

Il reste maintenant à espérer et à croire tout en sachant que le Hamas n’en est pas à sa première annonce.

Lorsque Shalit aura été transféré d'Egypte en Israël, alors, il conviendra de se réjouir. Mais sans attendre du Hamas un quelconque assouplissement sur sa doctrine globale d’anéantissement d’Israël.

Pour l’instant, le mouvement islamiste sait qu’il lui faut préparer les élections prochaines. Dans ce cadre-là, il lui faut desserrer un peu le blocus du côté égyptien comme du coté israélien afin d’améliorer le sort de la population Palestinienne.

Une campagne électorale, cela se prépare. Et le Hamas a prouvé qu’il savait s’y prendre.

Pour l’instant, peu importe ces considérations. Si la nouvelle se confirme, ce sera une immense joie…

D'ici là, le sang-froid s'impose.




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© Primo, 23-11-2009

Les 900 logements de Guilo

Les USA ont exprimé leur consternation. La France, sa totale désapprobation, et ainsi de suite depuis l'annonce de la construction de 900 logements à Jérusalem Est. Jean-Marie Allafort (Un Echo d'Israël) nous dit ce qu'il y a de vrai.

Depuis plusieurs jours, un concert tournant d’ailleurs à la cacophonie résonne sur toutes les ondes de radio, les chaînes de télé, les sites web et la presse écrite : "Israël va construire 900 nouveaux logements dans la colonie de Gilo à Jérusalem-Est".

Tout d’abord excusons les rédactions de New York, de Londres ou d’Amsterdam pour leur manque de connaissance de la géographie de Jérusalem : Gilo, quartier de quelque 32 000 habitants, se situe au sud-ouest de Jérusalem et non pas à l’est comme toutes les dépêches l’affirment.

Même le Conseil Œcuménique des Églises, dont les membres ne savent manifestement pas où situer Gilo sur une carte, y est allé, depuis Genève, de sa protestation solennelle sur la seule foi de dépêches d’agences.

Lire la suite de l'article de Jean-Marie Allafort sur Un Echo d'Israël


Imprimer la page | Poster un commentaireJean-Marie Allafort
© Primo, 23-11-2009

Le racisme a une seule couleur

Dans un article paru dans le quotidien panarabe, Al-Hayat, l'écrivain libanais Elias Harfoush revient sur la décision controversée de la BBC d'inviter le leader d'extrême-droite, Nick Griffin à un débat politique.

« Certes, les médias peuvent être une arme entre les mains des extrémistes et des terroristes. Mais le succès ou l'échec de cette manipulation dépend essentiellement de la culture et de la maturité de la société et de ses réticences (ou sa volonté) de souscrire à des idées racistes ou extrémistes.

Toutes ces idées ont une source commune. Prenons, par exemple, le négationnisme qui est commun chez Nick Griffin et Mahmoud Ahmadinejad. Dans le cas de Griffin, il est négationniste et prône, notamment, l'expulsion des citoyens britanniques nés de parents immigrants, surtout de confession musulmane.

Dans le cas d'Ahmadinejad, cependant, et ceux qui sont comme lui dans nos sociétés, le négationnisme est accompagné du déni des droits des minorités religieuses et ethniques conduisant à la négation de l'existence des homosexuels, comme l'a suggéré le président iranien lors d'un débat dans une université aux Etats-Unis.

Cette «logique» est partagée par les racistes et les extrémistes et les ignorants partout dans le monde. La seule différence est que dans un pays comme la Grande Bretagne, une pensée raciste est méprisée et ridiculisée alors que dans nos sociétés, elle est saluée par des applaudissements. »

© Projet Aladin

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© Primo, 19-11-2009

Sauvons l'honneur de la cuisine libanaise

adapté par Danielle Elinor Guez
Salviamo l'onore della cucina libanese ! 25/10/2009 http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=115&sez=120&id=31734

Chers amis, aujourd'hui je veux vous raconter un acte héroïque et émouvant. Vous savez, il existe une guerre entre le Liban et Israël dont les causes sont très nobles. Je vous ai déjà parlé de ces subtiles vaches israéliennes ayant traversé la frontière pour s'abreuver dans les étangs libanais mais qu’heureusement les forces de l'ONU ont mises en échec courageusement.

Et puis il y a le fait que les Israéliens continuent d'espionner les pauvres patriotes du Hezbollah, en violation constante de leurs vies privées : pensez, il y a quelques jours, un drone israélien a eu l'indiscrétion d'espionner et de photographier un trafic d'objets métalliques entre deux maisons privées, dans un village du sud Liban.

Naturellement ils n'ont vu que des barres métalliques, inoffensives, longues de 4 m et larges de 50 cm, que toute personne décente garde à la maison parce que cela pourrait servir à arracher une vigne ou à soutenir un fil téléphonique, mais les sionistes ont eu le culot de prétendre qu'il s'agissait de missiles.

À part le fait que cela ne les concerne pas, pouvez-vous imaginer les pacifiques du Hezbollah dans un trafic de missiles ? Au maximum ils ont des pétards pour célébrer les mariages, la libération d'assassins détenus dans les prisons israéliennes et autres choses de ce genre.

Bon parlons d’un autre sujet.

Aujourd'hui je veux vous parler d'un autre motif de conflit. Figurez-vous que les Israéliens ont volés au Liban le Houmous ! Pour ceux qui ne le savaient pas, le houmous est une crème de pois chiches écrasés avec de l'huile d'olive, du citron et quelques autres ingrédients, qui est presque obligatoire dans tous les plats du Moyen-Orient. Un plat très ancien dont on ignore l'origine certainement millénaire.

Mais c'est certainement un plat libanais, parce que le Liban est une entité artificielle constituée à la fin de la première guerre mondiale pour satisfaire les Français après que les Britanniques aient repris la majeure partie des possessions ottomanes du Moyen-Orient : l'Irak, l'Arabie et aussi ce morceau de la province de Damas comprenant l'actuel Israël et la Jordanie, à qui ils ont donné le nom fatidique de Palestine.

Donc le houmous est libanais depuis toujours, au moins depuis quatre-vingts ans, un peu comme la Palestine est depuis toujours un État arabe aujourd'hui injustement occupé.

La suite sur l’excellent blog LESSAKELE

Imprimer la page | Poster un commentaireUgo Volli
© Primo, 02-11-2009

Ali Khamenei serait mort ?

La nouvelle est d’importance.

Selon certaines rumeurs, distillée par le journal palestinien Al Qods, Ali Khamenei, le Guide suprême de la révolution islamique, serait décédé hier, 14 octobre, après avoir passé deux jours dans le coma.

Mais les nouvelles qui parviennent d'Iran sont encore fragmentaires et non étayées.

Si ces nouvelles se confirment, c’est la mort d’un des acteurs les plus intransigeants du régime des mollahs. Il ne faut pas se fier à sa longue barbe blanche et ses sourires obséquieux.

Rappelons son soutien inconditionnel aux organisations terroristes, du GIA algérien au Hamas et au Hezbollah.

Il faut également rappeler que Khamenei, lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988), a refusé obstinément toute une série de cessez-le-feu.

Il a également donné l'ordre à des milliers d’enfants de marcher dans des marais truffés de mines afin de créer un corridor, non humanitaire, pour les Gardiens de la Révolution, en partance pour le front. Les enfants mouraient, mais les soldats d'élite passaient ensuite sans problème majeur.

Il a déclaré la fatwa contre Salman Rushdie « inconditionnelle et permanente », ce qui laisse entrevoir une personnalité tout à fait charmante. « Même si Salman Rushdie se repent au point de devenir l'homme le plus pieux de notre temps, l'obligation subsiste, pour chaque musulman, de l'envoyer en enfer, à n'importe quel prix, et même en faisant le sacrifice de sa vie ».

Autrement dit, pas de pardon ! La religion de paix, de tolérance et d'amour est bien mal représentée par de telles engeances.

Khamenei, une des plus importantes fortunes iraniennes, serait donc décédé. Ce qui risque fort de changer le paysage politique de l’Iran, d’affaiblir les durs du régime face à une opposition qui ne désarme pas malgré la répression.

Mais cette nouvelle, si elle s'avère exacte, transformera également l'image de l'Iran dans le concert des nations. Ce 'dur des durs' du régime islamiste disparu, cela pourrait ouvrir une fenêtre météo plus favorable dans les rapports avec la communauté internationale, notamment sur la question du nucléaire et d'Israël.

Sans cependant se faire trop d'illusions. Car ce serait oublier que le régime iranien ne repose pas uniquement sur la fougue de Khamenei. Nombreux sont ceux qui guignaient sa place, sans le dire, mais tout en le faisant savoir. Et ces autres ne sont pas particulièrement des tendres.

Primo attend donc plus de détails sur cette révélation du journal palestinien. La suite prochainement dans nos colonnes.

Mais, quoiqu'il en soit, et pour ne pas céder au politiquement correct, si cette rumeur se vérifiait, ce serait assurément une bonne nouvelle pour le monde entier.

Et si cela était une rumeur de plus propagée par le journal palestinien édité à Londres, il faudra se souvenir que cet organe de presse est coutumier du fait et, partant, que ses informations ne sont pas d'une crédibilité extrême.

Il faut d'ailleurs en informer rapidement l'ONU et Monseigneur Goldstone, auteur du fameux rapport éponyme.



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© Primo, 15-10-2009

Mort de Laurent Murawiec

Primo

apprend avec une grande tristesse le décès de

Laurent Murawiec


Une grande plume acerbe et lucide

Senior Fellow de l'Hudson Institute
Membre du Committee on the Present Danger
Membre du Conseil de l'Institut Jean-Jacques Rousseau

survenu le 7 octobre 2009
à son domicile de Washington, DC

 

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© Primo, 09-10-2009

A Gaza, même la moto est unisexe

Il y a quelques mois, le Hamas a interdit aux jeunes femmes de sortir avec une personne de sexe opposé. Des femmes ont été battues pour avoir enfreint la règle.

Puis, devant la docilité des Gazaouites, le mouvement islamiste a décidé de passer la surmultipliée. Il a interdit les vitrines de lingerie féminine car cela portait atteinte à la pudeur. Notons que, par un grand mouvement de solidarité islamiste, l'Iran a étendu la mesure à ses propres citoyens.

Dernièrement, le Hamas a rendu le port du voile obligatoire dans les écoles de filles. Le mouvement islamique impose également à toutes ces pimbèches d’assortir ce foulard au port d’une longue robe ample.

Ce n'est pas encore la burqa, ni le nikab mais, avec un peu de bonne volonté et quelques dizaines d'années de tyrannie religieuse, le mouvement terroriste a de bons espoirs.

Par ailleurs, les professeurs de sexe mâle ne pourront plus enseigner dans des écoles de filles. Histoire sans doute de protéger leurs vertus.

Suite à cette décision du Hamas, de nombreuses jeunes filles ont déjà décidé de quitter le public pour le privé. D’autres sont même prêtes à abandonner définitivement leurs études.

La Ligue de l'Enseignement, qui n'a pas eu une attitude très claire sur le port du voile à l'école ici en France, doit se réjouir de ce progrès incontestable.

Mais le cher mouvement islamiste ne veut pas s'arrêter en si bon chemin.

Il vient d'interdire aux femmes de voyager en moto, que ce soit comme conductrices ou comme passagères. Quand on sait que la moto est le moyen de transport le plus utilisé à Gaza !

Il serait très exagéré d'affirmer que ce projet du Hamas a pour finalité de protéger ces dames de la violence routière.

Mais cette décision a une logique interne.

Sur une moto, une roble, même ample peut se soulever par le hasard du vent fripon. Comme disait Brassens, sur le pont des arts, prends garde à ton jupon. Et toute cela est très impudique.

A quoi ça sert de bacher les femmes si un courant d'air vient exposer les chairs aux regards concupiscents des hommes ?

Les femmes devront donc prendre le taxi pour se déplacer. Certes, cela revient beaucoup plus cher, mais les compagnies de taxi appartiennent à des dirigeants du Hamas. Il n'y a pas de petits profits.

A moins que les dirigeants islamistes ne préfèrent les voir rester à la maison.

Mais un tel obscurantisme n'est pas envisageable.

Sinon l'ancien ministre des Affaires Etrangères Védrine, bon socialiste, ne réclamerait pas à corps et à cris d'ouvrir des négociations avec le Hamas, pensez donc !



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© Primo, 09-10-2009

Rémunération des élèves

Rémunérer les élèves qui vont en classe, c’est se mettre la pyramide sur la tête

L’incitation financière à l’assiduité scolaire que met en place l’Académie de Créteil est une aberration sans précédent dans un système qui marche sur la tête.

Il convient en premier lieu de rappeler que la gratuité et l’universalité de l’éducation fait partie des grands principes républicains acquis de haute lutte il y a à peine plus d’un siècle en France, et que des millions d’enfants à travers le monde en sont toujours privés. Dans ces conditions, vouloir résoudre l’absentéisme scolaire par une incitation financière a quelque chose d’indécent.

En second lieu, cette mesure entérine le désengagement total des parents qui n’assument pas la responsabilité d’envoyer leurs enfants à l’école. Ainsi, si la suppression des allocations familiales aux familles qui n’assument pas leurs obligations est pleinement justifiée, l’incitation financière envers les élèves est totalement anormale.

L’école en France est non seulement universelle et gratuite, mais elle est aussi obligatoire. La règle est que le non respect de l’obligation scolaire est assorti d’une sanction ; il n’y a pas lieu de récompenser ceux qui s’acquittent d’une obligation !

A l’heure où la crise contraint les finances publiques à des déficits records, il est particulièrement choquant pour les Français que leurs impôts servent à financer des mesures de ce type.

Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République



Imprimer la page | Poster un commentaireJacques Myard
© Primo, 06-10-2009

La fête de l’Humaaaaaatchoum

- Dis, Papa. La fête de Luma, c’est quoi ?

- La fête de l’Huma ? C’est, comment dire, mon fils… Un truc bizarre… Comme une aberration de la nature… Comme si un nain se promenait dans la rue mais sa tête serait dix fois plus grosse que son corps.

- Ça s’peut pas…

- En France, si… La fête de l’Huma, c’est fait par un parti politique qui n’existe pratiquement plus mais qui trouve le moyen d’organiser une manifestation «monstre». C’est parce qu’on peut y faire des tours de manèges, manger des merguez grillées. Si on a de la chance, on peut assister à des mini-concerts de vedettes comme Julien Clerc ou Maxime Le Forestier.

Ce que ce papa oublie de préciser à son fils, c’est qu’en 2009, la fête de l’Huma, surfant sur les sujets à la mode, vient de trouver, à défaut de Grand Soir, un nouveau créneau pour attirer le populo : vous protéger de la grippe A.

Au stand de Saint-Denis, des masques de protection blancs étaient vendus 1 euro pièce avec un autocollant à poser au niveau de la bouche. Les slogans les mieux vendus étaient "Allergique à Sarkozy", "UMP, un monde pourri" et "Etat d'Israël, Etat criminel", a indiqué Madjid Messaoudene, conseiller municipal PCF de Saint-Denis, qui affirme avoir vendu 200 à 250 masques depuis vendredi. (AFP)

L’idée, selon cet élu, étant surtout de «se protéger de la connerie», on ne peut que s’interroger sur le principe de relativité élaboré par Albert Einstein. Quiconque étant, selon ce principe, le con de quelqu’un, il ne fait aucun doute que Madjid Messaoudene ne saurait lui échapper.

Donc, «se protéger de la connerie» nous obligerait à porter également un masque anti-Messaoudene. Ceux qui lisent ces lignes avec effroi seront peut-être tentés de se procurer des protections anti-Belmont.

Ça finirait par faire beaucoup de couches devant la bouche et à l’arrivée, la qualité de vie risquerait de s’en trouver gravement détériorée. Mieux vaut compter sur nos propres défenses immunitaires et laisser la sélection naturelle éliminer les plus cons d’entre nous. Messaoudene, au final, pourrait peut-être le regretter mais ce sont les risques encourus quand on a choisi de devenir con professionnel.

- Dis, Papa, on peut y aller quand même ?

- OK, fiston ! Et si on en réchappe, ça nous rendra plus fort…

Imprimer la page | Poster un commentaireJean-Paul de Belmont
© Primo, 13-09-2009

Simon Blumental est parti

La mort d'un grand monsieur

Simon Blumental, que d'aucuns ont traités par le mépris, est mort. C'était un homme humble, qui ne faisait pas reposer la légitimité de ses engagements sur ses relations ou ses anciens camarades de combat. Chez lui, point de frime, ni de récupération.

Son dernier engagement, il l'a consacré à un mouvement éphémère mais auquel il croyait profondément. C'était le CCTR, Collectif Contre Tous les Racismes. Primo était parmi les membres fondateurs.

Ce mouvement, cette union n'a pas eu les moyens de persévérer, chacun étant pris dans les engagements de sa propre structure. Contrairement au MRAP, mouvement anti-raciste dévoyé, le CCTR n'a pas eu les moyens de ses ambitions.

Simon pourtant en rêvait. Quand on lui parlait des attaques qu'il subissait de la part des mouvements antiracistes bien institués, il en souriait. Il en avait vu d'autres. Et des bien pires.

Il aimait la fougue de Riposte Laïque mais continuait à s'occuper de son association Algérie,tous ensemble.

Nous perdons un grand monsieur.

Lire l'hommage de Mohamed Sifaoui

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© Primo, 24-08-2009

Un coeur pour la Paix

Voici un des nombreux points de divergences entre les médias traditionnels et les sites qui tentent de lutter contre la désinformation. Voilà qui va faire jaser dans les associations pro-palestiniennes en France.

Pourtant, cette action exemplaire est le quotidien des Israéliens. Mais les correspondants locaux de nos grands médias préfèrent festoyer à Tel Aviv. Pour cette raison, vous ne verrez cet info nulle part.

A noter un élément important : l'hôpital Hadassah a été créé en 1913, bien avant 1948, la création de l'Etat d'Israël. 60 plus tard, Yasser Arafat déclarait que la présence juive en "Palestine" était un canular. Mahmoud Abbas lui même ne dit pas autre chose dans ses déclarations. Et la CAPJPO maintient qu'Israël est un Etat raciste. La peste soit de la mauvaise foi !
Signature d'une convention: «Un Cœur Pour la Paix»

L’Ambassadeur de France en Israël, Monsieur Jean-Michel Casa, signera le jeudi 20 août 2009 à 10 heures, à l’Hôpital Hadassah de Jérusalem, une convention entre l’Hôpital Hadassah, l’Ambassade de France et l’association «Un Cœur Pour la Paix», présidée par le Docteur Muriel Haim.

Depuis quatre ans, le service de Cardiologie Pédiatrique de l’Hôpital Hadassah de Jérusalem opère chaque année 50 enfants palestiniens souffrant de malformations cardiaques graves. Ces opérations sont financées à hauteur de 50% par l’ONG française «Un Coeur Pour la Paix» et à 50% par l’Hôpital Hadassah.

L’ambassadeur Jean-Michel Casa, à quelques jours de sa fin de mission et de son départ définitif d’Israël, a souhaité à nouveau soutenir cette action remarquable. Dans le cadre de cette convention, l’Ambassade de France en Israël versera 18 000 euros à l’association «Un Cœur Pour la Paix».

«Un Coeur Pour la Paix»: une démarche humaniste qui se situe au delà de tout parti pris

Les enfants palestiniens atteints de cardiopathies congénitales souvent mortelles peuvent se faire soigner gratuitement et recevoir les mêmes soins que les enfants juifs ou arabes israéliens.

Cette pathologie nécessite une chirurgie de pointe qui existe dans le cadre du service de cardiologie et de chirurgie pédiatriques. Au sein de l'hôpital Hadassah, ces enfants sont soignés par des médecins israéliens comme palestiniens.

L'action d'«Un Coeur Pour la Paix» a pour but de permettre à plus d'enfants palestiniens de pouvoir bénéficier des soins de haut niveau dispensés à l'hôpital Hadassah.

L'objectif d'«Un Coeur Pour la Paix» est de permettre de cofinancer chaque année avec l'hôpital Hadassah les opérations cardiaques d'au moins 50 enfants palestiniens.

La philosophie de Hadassah a toujours été de soigner les malades quelle que soit leur origine ou leur religion, et ce dès 1913. C'est cet engagement qui lui a valu, en 2005, d'être nominé pour le prix Nobel de la Paix.

visitez le site de l'association Un coeur pour la paix


Imprimer la page | Poster un commentaireCommuniqué
© Primo, 20-08-2009

Gaza, prison à ciel ouvert ?

Cette phrase a été prononcée des milliers de fois dans les rangs des pro-palestiniens depuis plusieurs années. Des Prix Nobel, des médecins, tous très engagés politiquement,

Bôle-richard, le correspondant du Monde n‘en finit pas d’abreuver la planète médiatique de ses papiers vengeurs.

Il est vrai que les restrictions de circulation imposées par Israël sont pesantes pour l’économie gazaouite.

Mais faisons un effort d’imagination.

La Suisse et les médias suisses ne cessent depuis des années de nier l’existence du peuple français et de la France. La télévision suisse enseigne aux enfants suisses la mort et la recherche de l’attentat suicide. Pure supposition, bien entendu !

La France ne serait-elle pas fondée à fermer ses frontières avec la Suisse ? Quel gouvernement prendrait le risque politique de maintenir un dialogue avec un pays qui ne jure que par l’éradication de ses citoyens et qui les bombarde pendant 8 longues années ?

En Israël, les points de passage, certes rares, sont restés ouverts, même au plus fort de la guerre de janvier dernier.

A Gaza, il y a encore des membres du Fatah qui n’ont pas été jetés dans le vide ni fusillés. Un des membres éminents du Fatah, Mohamed Dahlan, bénéficiant pourtant d’une hyper protection, a vu le mariage de son neveu ensanglanté par l’explosion d’une bombe. Tous les jours, les attaques contre le Fatah causent des morts dont la responsabilité est attribuée à Israël par la propagande islamiste.

Et voilà que le Fatah, en recherche désespérée de légitimité, décide de tenir congrès. Et qui empêche les responsables politiques de se rendre à ce congrès ?

Les Israéliens ? Raté. C’est le Hamas.

Le Hamas a déclaré qu'aucun responsable du Fatah ne serait « autorisé à partir pour assister au congrès ».

Achraf Goma, député du Fatah, a dénoncé un "grave incident" et une "provocation" du Hamas.

Des responsables du Fatah ont aussi accusé le Hamas d'avoir arrêté quatre autres participants et d'avoir empêché trois femmes membres du Fatah de se rendre au congrès. Dans la bande de Gaza, quelque 400 membres du Fatah ont besoin d'une autorisation de voyage de la part du Hamas.

Il est vrai que certains congrès de grands partis se terminent mal et que les résultats en sont aléatoires. Ce n’est pas le Parti socialiste qui nous contredira.

Mais, pressés par de vraies échéances, les Palestiniens se doivent de mettre un terme à leurs dissensions. L’Egypte a fixé au 25 août un ultimatum pour une vraie réconciliation entre Fatah et Hamas.

Le président Mahmoud Abbas en est réduit à demander à l'Egypte et à la Syrie de faire pression sur le Hamas pour qu'il permette aux membres du Fatah de quitter la bande de Gaza afin d'assister au congrès.

Que c’est difficile, l’exercice démocratique ! Les murs de la prison à ciel ouvert sont parfois doublés, voire triplés.

Les barrières de sécurité, quand on y songe, sont parfois invisibles.

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© Primo, 26-07-2009

Un nouveau correspondant du Monde

Nous avons le privilège de publier cet inédit d’un nouveau correspondant du Monde au Moyen Orient, Drôle Richaud*, dont la prise de fonction est annoncée comme imminente. Son premier article dont il nous a réservé la primeur, s’intitule : À Gaza, le Hamas impose un impitoyable été de désolation.

Ibrahim Kadar nous reçoit dans les ruines de sa maison qui se trouvait proche d’un point de tir du Hamas lors de l’offensive israélienne. Il a trouvé refuge avec sa femme et ses douze enfants sous une dalle de béton miraculeusement épargnée par les bombes.

Avec l’argent que lui a donné le Hamas et celui dispensé par l’ONU, il a commencé par installer une télévision, "je veux rester branché" nous dit-il, un réfrigérateur et une machine à laver, ce qui est bien le minimum quand on n’a plus de toit.

Dans ce triste décor, seul le caquètement des poules et des pintades rompent le silence de mort.

Ibrahim craint que bientôt l’aide qu’il reçoit ne se tarisse. Alors nous confie-t-il, d’une voix brisée, que vais-je devenir ?

Et de nous enjoindre d’alerter la communauté internationale pour qu’elle exerce des pressions sur le Hamas "pour que les choses changent, pour que nous puissions reconstruire".

En effet, non seulement les Israéliens se refusent à livrer du béton de crainte qu’il ne serve à édifier de nouveaux bunkers, mais le Hamas engrange d’énormes bénéfices sur les marchandises qui transitent depuis l’Égypte par les tunnels qu’il fait creuser par de jeunes Gazaouis au risque de leur vie (115 morts en deux ans).

Cet argent ne sert qu’à entretenir la police, les "forces de sécurité" et à enrichir les cadres du Hamas qui ne manquent de rien.

Mais, heureusement, il y a encore la mer et ses plages.

Hélas, l’initiative de l’UNRWA d’y installer des camps de vacances pour les enfants, se heurte aux tracasseries du Hamas qui préfère embrigader ces enfants dans ses propres camps paramilitaires.



Les activités ludo-éducatives du Hamas

De plus les adultes n’ont qu’un accès très surveillé, voiles et caleçons longs de rigueur, aux sables régis par l’ordre islamique au milieu des égouts.

* à ne pas confondre avec Bôle-Richard, employé par le même quotidien, dont vous trouverez l'article ici


Imprimer la page | Poster un commentaireMarc Nacht
© Primo, 23-07-2009

Affaire Halimi : Fofana fait appel

Meurtre d'Ilan : Fofana fait appel

Ce procès n’est pas fini.

Contrairement à ce que prétendaient certaines grandes âmes horrifiées par l’appel de la garde des Sceaux, Youssouf Fofana a fait appel de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité.

Pourtant, ils juraient tous que la peine était maximale et qu’il ne pouvait s’attendre à moins.

Ils mettaient donc en parallèle la sévérité des peines et « l’acharnement de la communauté juive » contre les accusés.

Ils se rassuraient en disant que le Monstre ne pousserait jamais l’abjection jusqu’à ce point.

Ils se trompaient.

L’homme a pris goût à la lumière des projecteurs. C’est une drogue, une tribune. Il a eu enfin l’impression d’exister.

Se voir décrire comme un chef de bande, une autorité spirituelle, mystique, quel promotion pour un petit caïd idiot et vaniteux ! Sa froideur avait déjà impressionné les policiers franaçis chargé de son interrogatoire dans un commissariat d'Abidjan.

En février 2006, au moment de son arrestation, "il n'a montré aucun remords, aucun regret, il est dénué de toute compassion, de tout sentiment. Il n'a eu aucun geste, pas une seule déclaration pour la famille de la victime", s'est offusquée une source proche de l'enquête. "Même Guy Georges (tueur en série français arrêté en 1998) avait plus de remords que lui".

Même son de cloche chez l'avocat de la famille Halimi. "Je ne suis pas surpris que Youssouf Fofana use de son droit de faire appel", réagit Me Francis Szpiner, Ça fait trois ans que je le côtoie, trois ans qu'il clame haut et fort non seulement qu'il est coupable, mais également le caractère antisémite de son crime. Il n'allait pas perdre une nouvelle occasion de le revendiquer." (Le Point, 17/07/09)

Les deux procès, ceux des complices et celui de Fofana seront-ils disjoints ?

Fofana ne pourra s’abriter derrière l’huis-clos et il le sait. Mieux, il n’attend que cela. Un procès en public lui permettra de frimer un peu plus.

Quand aux complices, l’eau ayant coulé sous les ponts et les passions étant retombées, ils pourront espérer un peu de mansuétude de la part des jurés. Calcul dangereux : il arrive parfois que la peine soit aggravée en appel.

Mais l'opinion publique, versatile, pourrait tout de même jouer un rôle, surtout si elle a accès au procès. Car la dite "opinion" a parfois des réactions imprévisibles.

La boîte de Pandore est ouverte.

Primo, 17 juillet 2009


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© Primo, 17-07-2009

Huis clos

HUIS CLOS

À huis clos furent jugés Fofana et ses vingt-quatre comparses pour le lent assassinat, pour l’assassinat dosé, savouré pendant vingt quatre jours et nuits d’Ilan Halimi.

Huis clos, au motif qu’on ne devait pas rendre publique l’identité de mineurs impliqués dans ce crime, et les autres !

Huis clos, détournez-vous braves gens, tortures et meurtre ne vous regardent pas. Restez sourds aux aveux, aux descriptions, aux cris qui hantent encore la rumeur policée du tribunal ; détournez-vous braves gens de l’évocation d’un crime encore teinté de sang.

Huis clos, tout comme ces vingt-quatre jours où Ilan Halimi resta captif de ses tortionnaires.

À huis clos, oui, les juifs devaient aussi mourir secrètement dans le huis clos des camps d’extermination et la population ne devait rien en savoir.

Sans doute craignait-on alors que la levée du secret de la "solution finale" puisse rendre les Allemands antisémites et déclencher une irrépressible émulation !

Huis clos, aucune banlieue ne se révolte ; aucune voiture n’a été brûlée en mémoire d’Halimi.

Marc Nacht © Primo, 12 juillet


Imprimer la page | Poster un commentaireMarc Nacht
© Primo, 12-07-2009

Alain Finkielkraut et la burqa

Alain Finkielkraut et la burqa

Le 26 juin dernier, Alain Finkielkraut était l'invité de Nicolas Demorand, pour l'émission matinale de France Inter.

Voir la vidéo

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© Primo, 11-07-2009

Bellum vobiscum, histoire belge

Bellum vobiscum, histoire belge

Juillet, le soleil, le sable ou l’herbe tendre… Une partie de l’Europe se promène. Parenthèse des vacances où chacun tente de rompre avec le quotidien. Souhait naïf s’il en fût, mais charmant. Vœu pieux pour distractions profanes.

Pourtant une catégorie d’humains semble imperméable à toute douceur de vivre. Elle refuse d’abandonner son activité favorite. Même au soleil d’été.

Stoïque ou monomaniaque ? Un sevrage brutal serait-il danger ? Il appartient aux éminents spécialistes d’en décider.

Mais c’est un fait : nos anti-israéliens d’Europe se démènent. Inlassablement ils s’essaient à boycotter, comme d’autres à mordre. Attention ! Cave ONGem !

À défaut d’imagination, à défaut de cohérence (se priver réellement des productions israéliennes quand tant d’entre elles nous sont indispensables…), ils cherchent l’occasion.

Avec plus ou moins de pertinence. Mais, ne soyons pas injustes, sans doute au prix d’épuisants efforts.

C’est ainsi qu’une étonnante idée est née dans l’esprit d’un ressortissant belge. C’est une précision géographique et non un jugement de valeur. Pour souhaiter joyeux ramadan à ses concitoyens musulmans, lui et son groupe d’amis invitent à boycotter les dattes d’Israël.

Peut-être confondent-ils avec Carême et souhaitent-ils apporter une note mélancolique à la fête en y ajoutant cette privation.

Ils ont baptisé l’agitation au programme « action de sensibilisation », « action de promotion du boycott » . Ce dernier intitulé n’est pas sans rappeler les grands galas au profit des organisateurs de gala. Mais le ton ludique est involontaire.

C’est avec grand sérieux que nos militants envisagent de s’exhiber ici et là. Dès potron minet, sur les marchés, sombrement campés derrière leurs petites tables d’où, adieu bonheur, seront absentes les délicieuses Medjoul israéliennes.

Les gourmands n’en prendront pas ombrage. Il n’est pas toujours facile de se procurer ces merveilles. Qu’il en reste un peu plus en magasin leur permettra de s’approvisionner plus généreusement.

Mais quelle curieuse conception de la religion que ces manifestations. Attiser la haine et supposer que tout musulman sera flatté de cette attention hargneuse. Chercher à politiser une fête religieuse en s’alignant sur ses extrémistes. Quel mépris.

Il est vrai que les rassemblements d’extrême-gauche attirent maintenant des bigots. L’internationale s’y chante parfois entre deux prières. Le sous-baroque contemporain, sans la splendeur du genre. Est-ce une raison pour cultiver des amalgames aussi absurdes que détestables ?

Que réserve aux chrétiens cette aimable association ? Pour Noël, ou qui sait pour Pâques. Que porteront les cloches ?

Laurianne de Belmont © Primo, 10 juillet 2009

Plus de détails sur cette affaire dans l'excellent blog Philosémitisme

Imprimer la page | Poster un commentaireLaurianne de Belmont
© Primo, 10-07-2009

Attaque dans une piscine du 19°

Encore le 19 °

Le mardi 7 juillet, il fait chaud sur Paris. Les habitants du 19° arrondissement vont à la piscine, pensant y trouver un peu de fraicheur. Mais, à la piscine David d'Angers, même en maillot de bain, il ne fait pas bon être juive.

Elle avait 15 ans. Elle ne portait aucun signe distinctif de ses origines.

Elle aurait été traitée de « grosse feuj (juive)», puis rouée de coups de poings et de pieds par trois filles mineures d'origine maghrébine.

Les assaillantes l'avaient déjà menacé dans les vestiaires de la piscine. il s'agirait donc d'une attaque préméditée.

La police a pu être rapidement prévenue grâce à l'intervention d'un maître-nageur et de plusieurs témoins de la scène. Elle avait 15 ans, voulait juste se rafraichir.

3 débiles fanatisées en ont décidé autrement. La jeune fille est actuellement hospitalisée à l'hôpital Robert Debré. Elle souffre d'un traumatisme crânien.

Mais il y a le Tour de France. Alors, pourquoi perdre du temps sur une antenne télé ou un radio ?

Et puis, diront certains, ce n'est qu'un juste retour des choses après le vandalisme dont a été victime une librairie musulmane par quelques nervis sitôt désignés comme appartenant à la Ligue de Défense Juive.

Quoiqu'il en soit, pour le coup, le MRAP et la LDH sont sorties de leur torpeur estivale.

Mais une adolescente qui se fait frapper dans une piscine par 3 maghrébines...

Primo, 9 juillet 2009

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© Primo, 09-07-2009

Buvons encore... tsoin tsoin

Buvons encore

C’est un peu avant 1968.

La France reçoit en visite officielle un chef d’Etat africain dont nous tairons le nom par charité. D’ailleurs, il n’est plus de ce monde. Le repas se passe dans la grande salle à manger du Quai d’Orsay dont les dorures font pâlir d’envie les autres ministères.

La rumeur laisse entendre que c’est ce que regrette le plus Galouzeau de Villepin, ministre tellement brillant qu’il ne s’est jamais risqué à affronter le suffrage universel. Mais ce n’est pas le sujet.

Donc, durant cette visite officielle, le ministre des Affaires Etrangères, Couve de Murville, honore son hôte africain avec un grand repas à la française.

Le menu est somptueux, comme d’habitude et les serveurs se pressent autour des invités.

Entre deux plats, l’étiquette française veut que l’on apporte un rince-doigts, afin de pouvoir déguster le plat suivant sans que l’odorat soit incommodé par l’odeur du précédent.

Charmante coutume !

Donc, le service amène à chaque invité une coupelle d’argent contenant l’eau et une mince tranche de citron.

Sous les yeux interloqués des convives français rompus au protocole, le chef d’Etat africain saisit la coupelle d’argent contenant l’eau citronnée que lui tend le majordome, la porte à ses lèvres et la boit cul sec.

Un fugace sentiment de panique s’empare alors du camp français qui ne sait plus comment réagir.

Cruel dilemne. Se rincer les doigts au vu et au su de l'assemblée embarrasserait inutilement l'hôte de la République.

Maurice Couve de Murville n’hésita qu’un fragment de seconde et, le visage impassible, but à son tour le rince-doigt qui lui était attribué. Toute la table fit de même avec une abnégation qui, encore maintenant, force le respect.

On voit par là que diplomatie et gastronomie ne font pas forcément bon ménage.

Le chef d'Etat africain pouvait à bon droit ignorer ces règles surannées, car celles-ci démontrent un manque total de simplicité. Héritière de temps plus fastes, quand les puissants se gobergeaient sur le dos du peuple, ces pratiques témoignaient également d'une époque où le superficiel prenait le pas sur l'important.

Peut-être aussi, le chef d'Etat afrtcain a-t-il voulu signifier à ses hôtes que l'eau était, dans son pays, un élément vital dont il ne fallait pas perdre une goutte.

Les temps ont changé, n'est ce pas ? Dans notre société actuelle, on se consacre bien évidemment à l'important, au vital, à l'indispensable. En témoignent ces indécentes et honteuses manifestations à la gloire d'un pauvre chanteur riche, décédé prématurèment.

Georges Malbrunot relate un petit incident diplomatique qui eut lieu lors de la visite de Nouri el Maliki.

Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, est venu en visite officielle en France, début mai. Un déjeuner était prévu à l’Elysée. Mais lorsque Nouri al-Maliki a constaté que du vin allait être servi, le chef du cabinet irakien a exigé que « l’alcool impie » soit retiré de la table. Pas question, lui ont répondu les Français. Chiite observant, Maliki n’a pas voulu céder. Résultat : le déjeuner a été tout simplement annulé. (source Le Figaro, 1° juillet)

Boire une boisson citronnée destinée à un autre usage est une chose. Se priver de vin en est une autre.

Il y aurait de quoi vous fâcher avec la viticulture française. Et le président Sarkozy a besoin de tout en ce moment sauf d’ouvrir un autre conflit social avec les vignerons.

L’alcool impie restera donc au menu dans les palais de la République. Et tant pis pour les commandements religieux.

La société française a reculé sur tant de préceptes essentiels concernant la laïcité devant certaines offensives islamistes. Il est heureux de constater que, sur certains points, le protocole ne faiblit pas.

Malbrunot conclut son article en citant une source diplomatique française : "Nous n’avons pas à céder sur cette question », soutient un diplomate français. « Nous sommes chez nous, c’est à l’invité de se plier à nos règles".

Une formule que bien des personnes attachées au statut de la femme et à la laïcité aimeraient bien voir appliquer plus souvent.

Buvons encore une dernière fois…

© Primo, 8 juillet 2009

Imprimer la page | Poster un commentairePierre Lefebvre
© Primo, 09-07-2009

La révolution des turbans

La révolution des turbans

Ceux qui rêvent de révolution dans la révolution en Iran prennent leur rêve pour la réalité et risquent d’être déçus.

Je ne dirai pas qu’entre Ahmadinedjad et Moussavi, c’est turban blanc et blanc turban mais ça n’est est pas loin d’être la vérité.

Ce qui change, c’est une affaire de style.

Pourtant, celui qu’en Occident on s’acharne à trouver sympathique a lui aussi été formé à l’école du fanatisme islamiste.

La seule chose qui rassure, c’est la soif de liberté de la société civile, celle qui court dans les rues de Téhéran contre la chape de plomb obscurantiste de la mollahrchie au pouvoir.

Bien au delà d’un soutien à Moussavi c’est un grand ras le bol de l’ordre des pasdaran et dans ce régime brutal tout est à redouter d’une répression qui accuserait bien évidemment le complot sioniste ourdi contre la République Islamique.

N’oublions pas que l’ordre peut être rétabli par les chars comme en Chine il y a 20 ans.

Soit le régime sort affaibli, soit au contraire il en sort renforcé et encore pire dans son idéologie.

En ce qui concerne le projet nucléaire, ne nous leurrons pas, il restera identique car désormais, c’est une affaire de fierté nationale dont il faut rappeler que l’idée fut initiée sous le shah.

La seule chose qui pourrait changer en mieux serait le degré de folie ou bien au contraire de responsabilité de celui qui sera au pouvoir.

Ça n’est pas demain qu’un Obama sera aux commandes à Téhéran.

Décidément, la liberté est une denrée plus rare que l’eau sur cette terre.

Jacques Tarnero © Primo, 27 juin 2009

Imprimer la page | Poster un commentaireJacques Tarnero
© Primo, 27-06-2009

SOS : génocide à Téhéran

SOS: génocide* à Téhéran

Devant la répression sanglante qui sévit à Téhéran et le black-out journalistique imposé par la "République" des mollahs, on s’attend à des manifestations de protestation sans précédent dans les rues des grandes villes françaises.

À n’en pas douter, le PCF et les amis de Jean-Luc Mélenchon, le NPA de Besancenot, le MRAP de Mouloud Aounit, le parti des Musulmans de France de Mohamed Latrèche, fourbissent leurs slogans et peaufinent leurs calicots.

On y dénoncera, à coup sûr, le massacre de sa propre population par le régime iranien, l’outrage commis contre les libertés essentielles auxquelles aspire légitimement le peuple perse.

Peut-être ira-t-on jusqu’à utiliser les termes de "génocide" ou de "milices de la honte". On prévoit une foule innombrable entre Bastille et République dès que le mot d'ordre de la mobilisation sera lancé comme cela avait été fait lors des événements de Gaza de décembre et janvier dernier.

Courons vite sur les sites Internet de ces organisations et voyons sur ce qui s’y prépare…

Site du NPA: Communiqué du NPA: "Non à la venue de Netanyahou en France. Dans un discours prononcé le 14 juin, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a une nouvelle fois exprimé tout le mépris des responsables sionistes envers les revendications nationales du peuple palestinien".

Sont peut-être pas au courant... Laissons leur encore un peu de temps...

Site du PCF : "L'espoir porté par le Front de gauche. Le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004".

Les communistes, la tête dans leur guidon électoral. Faut pas leur en vouloir: quand on est pauvre, on compte ses miettes…

Site du Parti des Musulmans de France : Ah ! Enfin ! On y parle de l’Iran : "Iran - Crise complexe, médias simpliste" (sic).

Ben, voyons... A Gaza, en janvier 2009, la crise était simplissime: y'avait des Juifs en face…

Site du MRAP : Derrière les codes-barres, le peuple palestinien est en prison. Boycottons les produits de l’oppression !

Le MRAP monomaniaque ? Ca fait bientôt neuf ans que l'organisation "anti-raciste" (défense de rire !) bégaye ses mêmes slogans binaires et veut nous priver d'oranges et d'avocats.

Pour ce qui est de la situation en Iran, grouillez-vous quand même, "progressistes" et "anti-racistes" de France: les mauvaises langues vont encore dire que vous ne vous intéressez aux malheurs de ce monde que quand des Juifs sont dans les parages.

Ce que les gens sont méchants quand même…

Jean-Paul de Belmont © Primo, 21 juin 2009

* Que nos lecteurs ne s'inquiètent pas: Primo n'est pas devenu fou. Il s'agit d'un pastiche inspiré par le prix Nobel de littérature portugais, José Saramago, qui avait posé, en 2002, l'équation: Ramallah = Auschwitz.


Imprimer la page | Poster un commentaireJean-Paul de Belmont
© Primo, 21-06-2009

Voile, burka et autres : l'avis de Pat Condell

Voile, burka et autres : l'avis de Pat Condell

Certes, Pat Condell parle de la Grande-Bretagne mais il se trouve que la France, depuis l'initiative de certains députés, peut à bon droit recevoir ces quelques petites paroles fort pourvues de sens.

Le CFCM s'est dit opposé à toute enquête sur le voile. Nul doute qu'il fera jouer dans les semaines qui viennent l'opinion musulmane internationale en disant partout combien les musulmans sont persécutés en France.

Dalil Boubakeur avait dans un premier temps affirmé que la burka n'était autre qu'une simple coutume, fort éloignée des enseignements de l'Islam. La réalité est venue se rappeler à ses bons souvenirs.

Au sein du Conseil Français du Culte Musulman siège l'UOIF, beaucoup plus radicale et surtout nettement plus représentative des Musulmans français. Du moins si l'on en croit les résultats des élections, non truquées, celles-là.

Du coup, le recteur de la mosquée de Paris a bien été obligé de laisser passer la déclaration du CFCM. La politique, les alliances !!!
 

Pat Condell est un anglais agnostique. Il a l'humour et le flegme des Britanniques.

Il n'est pas humoriste mais il a de l'humour. Ca change !

Maintenant que le décret contre les "cagoules dans les manifestations" a été publié au Journal Officiel et que l'on s'achemine vers une interdiction de la burka, il ne reste plus que le béret basque ou le chapeau de paille.

Au fait, à Roland-Garros, en 2009, on a signalé de dangereux agitateurs, la tête couverte de ce splendide couvre-chef, durant toute la quinzaine.

Voici le problème principal de l'Islam : à force d'exiger tout et son contraire, il va finir par tous nous priver des plus élémentaires libertés.

Sans parler des insolations !

© Primo, 20 juin 2009

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© Primo, 20-06-2009

Gaza : une autre réalité

Gaza : l’autre réalité

Les habitants de Gaza vivent dans une misère absolue, c’est entendu. Il convient de modérer cette expression en affirmant ce que cachent souvent les médias occidentaux et arabes.

La majorité des habitants de Gaza vit dans une misère absolue. Une minorité vit parfaitement bien et, sur le dos de ce qu’il est usuel d’appeler « blocus israélien », fait fortune dans la contrebande, les trafics de toutes sortes.

Une autre réalité vient modérer également la propagande pro-palestinienne.

Un site outrageusement mensonger distribue à la terre entière des photos de la misère palestinienne.

Voici le cliché d’un enfant auprès de sa tente, en train de gratter la terre. Dans le contexte de l’article, la photo suggère que cet enfant fait partie des sans abris suite aux bombardements israéliens du mois de Janvier 2009.

Destruction totale de toutes les infrastructures. Plus aucune vie sociale, économique, malgré les centaines de camions israéliens qui franchissent quotidiennement les points de passage entre Israël et Gaza.

Cette photo suggère également l’isolement international. Mais, si l’on prend soin de retrouver la photo originale dans son intégralité, sans la trafiquer, les internautes peuvent prendre conscience des « clichés » à propos de la pauvreté à Gaza. Cette photo, la voici :

L'enfant est toujours là, sa tente également. C’était au mois d’avril 2009, sur la plage de Gaza. La perspective est…comment dire ??? un peu différente !

Ne serait-ce point une définition de la propagande ? Nous laissons aux journalistes et spécialistes du Moyen-Orient le soin de décrypter ces documents.

© Primo, 18 juin 2009

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© Primo, 18-06-2009

Attaque meurtrière à Washington


Attaque meurtrière au Musée du Mémorial de l’Holocauste
Centre Simon Wiesenthal

L’attaque meurtrière qui a eu lieu aux États-Unis au Musée du Mémorial de l’Holocauste à Washington, par James von Brunn, s’identifiant lui-même comme antisémite, prônant la suprématie blanche, et ennemi des Afro-américains montre que le cancer de la haine, l'intolérance et l'antisémitisme est vivant en Amérique.

Le plus étonnant est que l'agresseur, un capitaine de la marine américaine qui a lutté contre l’Axe du mal durant la Seconde Guerre mondiale, est devenu un instrument de ce mal.

Il est profondément troublant que l'un des plus puissants symboles américains de la mémoire de l'Holocauste ait été choisi pour cette attaque, quelques jours seulement après que le président Obama à Buchenwald, accompagné du survivant de l'Holocauste, Elie Wiesel.

James von Brunn, l'auteur présumé, âgé de 89 ans, a été suivi dans ses activités sur le Net par des chercheurs du Centre Simon Wiesenthal.

Marvin Hier et Abraham Cooper, doyen et fondateur et vice-doyen du Centre Simon Wiesenthal.


Imprimer la page | Poster un commentaireCentre Simon Wiesenthal
© Primo, 10-06-2009

Pensée sur l'éducation et la tyrannie

Petite pensée sur l'éducation

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là, en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."

Platon (IVe siècle av. J.C.)


Imprimer la page | Poster un commentairePlaton
© Primo, 09-06-2009

Elections à haut risque au Liban

Elections à haut risque au Liban

Un peu plus de quatre ans après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, et 3 ans après le conflit entre Israël et le Hezbollah, le Liban se cherche une nouvelle majorité au Parlement.

Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 7h00 ce matin. 50.000 membre des forces de l'ordre sont mobilisés pour assurer le bon déroulement du scrutin.

"La démocratie est une bénédiction que nous devons préserver, une bénédiction qui fait du Liban un cas particulier au Moyen-Orient", a déclaré le président Michel Souleimane, s'adressant à la presse après avoir voté dans sa circonscription de Jbeil, au nord de Beyrouth.(Reuters, AFP)

Les sondages « sortie des urnes », selon l’expression consacrée, laissent entrevoir un résultat serré.

Mais les spécialistes de la chose électorale pensent au grand retour du Hezbollah sur la scène politique, aidé en cela par son allié chiite Amal et le Courant patriotique libre de l'ex-général chrétien Michel Aoun.

Parmi les observateurs internationaux dépêchés sur place pour ce jour de scrutin se trouve l’ineffable, le si percutant Jimmy Carter.

Avec son à-propos habituel, ce cher homme nous aurait sorti une des platitudes dont il a le secret : « Je n'ai pas d'inquiétude quant au déroulement des élections. Je suis inquiet au sujet de la réaction des tous les grands partis à l'annonce des résultats ».

Pour livrer une telle analyse, il était inutile qu’il se déplace.

Ce soir et demain se jouera le sort du Liban. L’une des importantes équations de la paix au Moyen Orient sera bientôt clarifiée, sinon résolue.

En cas de victoire du camp pro-syrien, une guerre avec Israël n’est pas à exclure dans les mois qui viennent.

En cas de défaite, le Hezbollah refusera les résultats, hurlera au complot, appuyé par la Syrie. Et il reste toujours la possibilité d'organiser quelques attentats.

Il a raison, l’actuel Président du Liban, l’ancien général, Michel Souleimane : « La démocratie est une bénédiction que nous devons préserver ».

Il n’est pas certain que sa conception de la démocratie soit exactement la même que celle du Hezbollah !

Qui vivra verra. Encore quelques heures de patience !

© Primo, 18 h, 7 juin 2009

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© Primo, 07-06-2009

Obama obtient la faveur des femmes

Obama obtient la faveur des femmes

Ligue du Droit International des femmes

Dans son discours prononcé à l’Université du Caire dans le but de réconcilier les Etats-Unis avec le monde arabo musulman, à trois reprises, le président américain a pris la défense du voile islamique qui selon lui, ne serait pas un signe d’inégalité.

Quelle gifle donnée aux femmes d’Algérie, d’Iran ou d’Afghanistan qui sont mortes dans des conditions atroces pour avoir refusé de porter ce qu’elles croyaient être le plus signe le plus radical de l’oppression des femmes et de la ségrégation entre les hommes et les femmes !

Les sociétés humaines sont construites sur des symboles. Positifs comme les couleurs d’un drapeau, un chant de libération, la forme d’un monument, d’une pyramide ou de la tour Eiffel ! Négatifs comme le costume du bagnard, le brassard noir du deuil ou le voile sous lequel disparaissent les femmes d’Arabie Saoudite.

Porter soi-disant « librement » un accessoire vestimentaire qui, dans toute une partie du monde, est une obligation légale imposée à toutes les femmes pour signifier leur statut de deuxième rang (polygamie, poids juridique et héritage inégalitaire, absence de liberté de circulation,…) représente une allégeance à l’égard des théocraties qui y font la loi. Le voile n’est pas un signe religieux comme les autres. Affirmer qu’on le porte volontairement n’en efface pas le sens humiliant pour toutes les femmes.

L’évidence du sens de ce signe est-elle si difficile à comprendre pour le président d’un pays qui se veut un modèle de démocratie ? Ou alors le président Obama veut-il se réconcilier avec le monde musulman sur le dos des femmes ?

Annie Sugier, Ligue du Droit International des femmes (http://www.ldif.asso.fr)

Ni Putes Ni Soumises

En attaquant la laïcité et en défendant le port du voile, le Président des Etats-Unis, dans son discours au Caire, a mis à mal le combat de millions de femmes qui paient de leur vie tous les jours pour sortir de la violence des fondamentalistes. Le président Obama nous réduit ainsi toutes au silence.

Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises condamne les propos d’un autre temps du Président Américain. La réconciliation dont il fait la promotion ne peut se faire sans les femmes. Réduire le dialogue des civilisations à un dialogue inter-religieux, c’est encore une fois instrumentaliser les femmes.

Le rapprochement entre les Etats-Unis et les pays arabo-musulmans est primordial, mais le compromis politique ne doit pas se faire sur notre dos : Un nouveau départ ne se fera qu’avec les femmes !

À l’occasion de la venue en France du Président des EU, Sihem Habchi et les militantes de Ni Putes Ni Soumises demandent à ce que le Président de la République Française, réaffirme la laïcité comme vecteur d’émancipation des femmes.

Communiqué du Mouvement Ni Putes Ni Soumises



Imprimer la page | Poster un commentaireCommuniqué
© Primo, 05-06-2009

La cote du Pakistanais

La cote du Pakistanais plonge dans les médias.
Investissez dans le Palestinien : rendement assuré.

L'armée pakistanaise, qui poursuit les talibans dans la région de Swat, annonce avoir tué 1100 rebelles, mais n’avoir à déplorer « que » 66 morts parmi ses soldats.

Mille cent tués en un mois ! C’est un carnage ! Un génocide ! Une réplique disproportionnée !

Où sont les manifestations « pacifistes » défilant sous les drapeaux du Hamas, euh pardon, des talibans et niant la légitimité de l’Etat pakistanais, créé de toutes pièces en 1948 sur un critère uniquement religieux ?

Religieux et communautaire c’est pareil, non ? Qui sera la tête de liste de la liste anti-Pakistan aux élections européennes ?

L'ONU estime que, pendant le seul mois de mai à 2,4 millions de personnes ont été déplacées du fait de ce conflit et le CICR,

Par la bouche de son porte-parole à Genève, Simon Schorno, elle s’inquiète d’une « situation humanitaire très critique pour les gens qui sont restés (...) très peu d'accès à l'eau, à l'électricité, à la nourriture, une situation sécuritaire très précaire... »

On devrait s’indigner que cette tragédie humanitaire n’ait pas donné lieu à la création d’une commission ad hoc pour les réfugiés pakistanais, qui relèvent du CICR comme les réfugiés de tous les pays du monde sauf un : le futur Etat de Palestine refusé par ses dirigeants en 1948, en 1967, en 1973, en 2000...

Une telle disproportion dans le traitement des armées traquant des terroristes et des réfugiés issus de ces combats pourrait interloquer plus d’un logicien. Heureusement, il n’y a aucun logicien en France.

Et puis c’est un long week end : au menu, barbecue, Roland-Garros et repos. La remise en cause des certitudes, ça fatigue !

© Primo, 1er juin 2009

Imprimer la page | Poster un commentaireLiliane Messika
© Primo, 01-06-2009

Le rouge et le noir s'affiche

Le rouge et le noir à l'affiche

Après avoir aperçu sur les murs de Paris l’œuvre noire des trois Boudus menacés de noyade, nous ne pouvons que penser à l’autre affiche du même courant de haine d’une époque que l’on croyait révolue :

l’affiche Rouge de la honte, l’affiche des collabos des Fachos, des assassins.


Cette affiche qui voulait stigmatiser un peuple, est depuis le 21 février 1944 dans le sang du Mont Valérien, l’image de ceux qui ont sauvé l’honneur de la France

Nous rappelons in extenso, le texte accolé à l’époque par l’ennemi, le vrai,à cette affiche pour maintenir le moral des Dupont la joie de Paris :

" Si des Français pillent volent sabotent et tuent, ce sont toujours des étrangers qui les commandent : Des juifs, l’armée du crime qui les inspirent. C’est le complot de l’anti-France. C’est le rêve mondial du sadisme juif. "

Pas un mot à changer de cet encart qu’il faudrait accoler à chacune des affiches de la honte qui assombrissent les murs aujourd’hui !

Si l’affiche Rouge a tracé le chemin de l’héroïsme et de l’honneur dans les livres d’histoire, l’affiche noire de 2009 y trouvera sa place au chapitre de la plus noire infâmie.

Josiane Sberro © Primo, 31 mai 2009.

 

 


Imprimer la page | Poster un commentaireJasiane Sberro
© Primo, 01-06-2009

Abbas attend

Abbas attend

C’est fatiguant, la vie d’un Président. Mahmoud Abbas rentre de Washington, où il est allé une nouvelle fois se plaindre à la fois du Hamas et d’Israël.

Son discours ne change pas depuis qu’il est à ce poste. « Je ne peux rien faire ». Cela fait des années qu’il ne peut rien faire et que d’ailleurs il ne fait rien, avec une constance qui force le respect.

Il n’a rien fait pour lutter contre l’insécurité, contre l’apologie de la violence et du culte du martyr dans la société palestinienne. La télévision propage toujours autant d’appels à la haine que lorsqu’il était Premier ministre.

Puis il se prend les pieds dans le tapis à l’issue d’un discours.

Pour justifier son immobilisme, il déclare : « J ’attendrai que le Hamas accepte les engagements internationaux. J’attendrai qu’Israël gèle ses colonies ». Et en attendant ? Rien.

Il rajoute : Sur la rive ouest, nous avons une bonne réalité. Le peuple vit un vie normale.

A peine avait-il dit cela qu’un affrontement entre sa police et des membres du Hamas a dégénéré. Six personnes ont été tuées ce dimanche dans une fusillade de plusieurs heures à Qalqiliya, en Cisjordanie, entre des combattants du Hamas et des policiers partisans du Fatah.

Il s'agit des pires violences entre le Fatah et le Hamas depuis des années en Judée Samarie.

Trois des victimes sont des policiers partisans du Fatah, le parti du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, deux autres sont des dirigeants du Hamas rival, et la dernière est un civil.

Mais à part cela, « Tout va bien » dit Abbas. « On a la belle vie ».

© Primo, 31 mai 2009

En VO : "I will wait for Hamas to accept international commitments. I will wait for Israel to freeze settlements," he said. "Until then, in the West Bank we have a good reality . . . the people are living a normal life”. Washington Post, Jackson Diehl, 29 mai 2009



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© Primo, 01-06-2009

CGT et internationalisme

CGT et internationalisme

Ce n’est pas encore un raz-de-marée. Loin s’en faut. Mais un autre syndicat, minoritaire au sein de l’Education nationale, vient de se distinguer.

Le SDEN CGT Nord affirme sur son site « Nous syndiquons de la maternelle à l’université ». Ratisser large permet de d’étendre le nombre de ses adhérents.

Il pousse l’intelligence jusqu’à « être CONTRE TOUTES les réformes » au sein de l’Education nationale.

C’est un syndicat qui a le sens du dialogue.

Réuni dans la douce ville de Saint Amand les Eaux, ce syndicat vient de voter le " Boycott Désinvestissement Sanctions " (B.D.S.) à l’encontre d’Israël, boycott et désinvestissements économique, universitaire, culturel et sportif.

Il demande en outre à la CGT de rompre toute relation avec le syndicat israélien Histadrout, tant qu’il n’aura pas condamné la politique coloniale israélienne, et appelle à renforcer ses liens avec les syndicats palestiniens.

Rappelons pour les incultes de la CGT Nord que Histadrout fait partie intégrante, fondatrice, de cette société en dialogue perpétuel qu’est la démocratie israélienne, et que ce syndicat est souvent bien plus à gauche que la CGT dans ses prises de position.

Le SDEN-CGT Nord a voté cet appel en application de ses statuts qui défend " les valeurs humanistes et internationalistes ".

La CGT ne confond pas encore l’internationalisme avec le cosmopolitisme. C’est bien.

Encore un effort, camarades ! Bientôt, vous pourrez voter Dieudonné.

© Primo, 31 mai 2009

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© Primo, 01-06-2009

ONU au Sri Lanka : chut !

ONU au Sri Lanka : chut !

La mobilisation contre Israël a jeté dans la rue cet hiver des dizaines de milliers de français aux cris de « Mort à Israël ».

L’offensive Plomb durci aurait fait selon les responsables de Gaza, le Hamas, 1400 morts. Depuis cette date, les agences occidentales, les politiques reprennent ce chiffre jamais contrôlé.

Les Nations-Unies sont-elles en train de renier leurs principes au Sri Lanka ?

Bien qu'elle ait disposé d'éléments accablants sur la conduite de l'armée sri-lankaise dans sa lutte contre les rebelles tamouls, la hiérarchie onusienne a gardé le silence, de peur de compromettre ses activités dans le pays.

Israël, lui, malgré les critiques incessantes, collabore avec l’ONU. On autorise le passage des camions de ravitaillement. Israël continuait à fournir Gaza en médicaments, en pétrole et en électricité ceux qui les bombardaient.

Au Sri Lanka, des centaines de milliers de civils Tamouls ont été parqués dans des enclaves aussitôt pilonnées. Les poches se sont restreintes au fil des assauts de l’armée. Et les civils ont payé le prix fort.

Maintenant, on parle 20.000 morts en un mois de combats et de centaines de milliers de sans-abris.

L'ONU a fait le choix partisan de la conciliation avec Colombo : elle a étouffé des chiffres et laissé des rapports sans suite. Elle a manqué gravement à ses devoirs envers des centaines de milliers de civils en danger.

En France et en Europe, ce drame humanitaire, ces crimes de guerres et contre l’humanité, n’ont pas suscité la moindre manifestation populaire de « solidarité ». Quelques marches locales, tout au plus !

La France n’a réclamé aucun cessez-le-feu, ou alors si timidement que l’écho n’est pas parvenu jusqu’aux hautes instances internationales. L’ONU ne s’est pas mobilisée.

Il faut dire que c’est un conflit entre Hindouistes et Bouddhistes. Il y a peu de musulmans au Sri Lanka.

A fortiori, il y a encore moins de Juifs. On ne peut donc leur attribuer une quelconque responsabilité dans cette abominable tuerie.

Oublié, le droit d’ingérence à la Kouchner ! Ah si, une petite brigade de la sécurité civile s’y est installée et a pu soigner quelques 230 civils sur les 20.000 morts et 350.000 blessés recensés officiellement. Certainement beaucoup plus.

Il n’y a pas de pétrole et de gaz en quantité suffisante au Sri Lanka pour menacer l’équilibre mondial. Et pas de Juifs à mettre en cause.

La diplomatie n’a donc pas jugé utile de s’en occuper.

Mais cela n’a vraisemblablement aucun rapport. Ecoeurement !

© Primo, 31 mai 2009

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© Primo, 30-05-2009

Pas de police commune Fatah-Hamas

Pas de police commune

Tout ce week-end, les bandeaux défilants des chaines d’information en continu mentionnaient un premier accord entre le Fatah et le Hamas. L'AFP a publié son habituelle dépêche.

Quelques analystes y ont même été de leurs commentaires en clamant que c’était un premier pas, que la nouvelle était importante, qu’il s’agissait d’un premier pas vers la réconciliation.

« Il s’agit bel et bien d’une éclaircie au Moyen-Orient », disait même l’un de ces avis autorisés.

Ceux qui n’appartiennent pas à ces milieux qui s’autorisent des trucs, comme le disait Coluche, se demandaient bien comment une telle chose pouvait être possible.

En effet, ces deux mouvements, ces deux « légitimités », le Hamas et le Fatah, ne peuvent pas être en harmonie sur une force de police commune alors qu’ils ne sont d’accord sur absolument rien par ailleurs.

Une force de police est en général l’une des nombreuses conséquences d’un Etat. Sauf cas avéré de dictature, la constitution d’une police suit la création d’un Etat, elle ne la précède jamais.

Le Hamas a mis quelques heures à réagir. Il a démenti formellement tout accord sur une force commune.

Il faut dire que le gouvernement de Mahmoud Abbas proposait cette force commune à Gaza mais pas en Judée –Samarie.

La ficelle était un peu grosse. Les dirigeants du Hamas, que l’on peut soupçonner de tout sauf d’être complètement stupides, n’ont pas mordu à l’hameçon.

"Cela est totalement inacceptable. La manière appropriée d'aborder le dossier sécuritaire passe par une refonte des services de sécurité à Gaza et en Cisjordanie sur des bases professionnelles et nationales, loin de toute collaboration avec l'occupation" israélienne, a déclaré un haut responsable du Hamas, Salah Al-Bardawil" (source AFP).

Et pour ceux des commentateurs qui se sont extasié ce week-end, le Hamas enfonce le clou. "Pour le Hamas, une telle chose n'est pas du tout à l'ordre du jour", a poursuivi M. Bardawil.

Précisons que le dialogue de réconciliation palestinien entre le Fatah et le Hamas entre dans sa cinquième session.

A force de prendre ses désirs pour des réalités

Le Fatah aurait bien voulu présenter un front uni et peser ainsi sur la rencontre Netanyahou-Obama, qui fort opportunément avait lieu le lendemain..

Pour une fois, c’est raté. Les tentatives de manipulation de l’opinion internationale ont trouvé leurs limites, celles du fanatisme du Hamas.

Quand aux analystes et commentateurs des chaines d’info, à l’heure de la mise en ligne de cette petite brève, ils sont toujours en poste.

Il faut dire qu’ils n’en sont pas à une faute professionnelle près.

© Primo, 18 mai 2009



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© Primo, 18-05-2009

Agression Boulevard Voltaire

Agression boulevard Voltaire

Des jeunes gens collaient des affiches à la mémoire d'Ilan Halimi. Pour cela ils ont été agressés. Les dépêches relatant cet « incident » ne soulignent pas cet intolérable.

Des affiches sur les murs de Paris, à la mémoire d'un jeune Français atrocement torturé et mis à mort parce que Juif. Lire son nom, c'est encore trop pour les voyous armés qui passent dans la rue. Ils frappent.

Parce que ces brutes sont d'origine maghrébine et leurs victimes juives on ose parler de 'tension communautaire'.

Pourquoi ce refus de nommer l'antisémitisme arabe ? Il existe, il s'exprime ; il est venu renforcer l'antisémitisme européen.

Si on ne peut accepter que des jeunes gens se rendent justice eux-mêmes - les agressés ont riposté plus tard - il n'est pas admissible de les voir confondus avec ceux qui les ont attaqués.

L'antisémitisme n'est pas un phénomène 'communautaire'. Il nous concerne tous.

Oserait-on dire que la misogynie est de l'ordre du communautaire parce que cette haine ne s'adresse qu'aux femmes ?

Ceux qui ne supportaient pas, au point de se livrer à des actes violents, les affiches imprimées à la mémoire du jeune Ilan ont obéi à des motivations aussi méprisables que ses assassins.

L'abjection aussi a ses degrés.

À la veille d'un procès terrible, qui se déroulera à huis-clos selon la volonté de deux tortionnaires - lâcheté de meurtriers qui doivent rendre compte de leurs gestes ou de leurs silences complaisants - le simple fait de coller des affiches suscite la violence.

Qu'elle ait provoqué une réponse ne doit pas nous faire oublier à quel point elle est aberrante et inacceptable.

Renvoyer dos à dos deux communautés quand l'antisémitisme s'exprime dans les rues est irresponsable.

Ou est-ce dire, en filigrane, que trop de Français non Juifs sont indifférents aux menaces et aux agressions que subissent des citoyens de ce pays ?

On peut refuser la réponse donnée à une attaque. On ne peut en ignorer la cause.

© Primo, 25 avril 2009

Rixes à Paris sur fond de tensions communautaires: six jeunes mis en examen
25/04/2009-[21:03] - AFP
PARIS, 25 avr 2009 - Six jeunes gens, trois juifs et trois maghrébins, ont été mis en examen pour des violences volontaires à caractère raciste à la suite d’agressions perpétrées mercredi entre membres des deux communautés, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.
Les six jeunes sont poursuivis pour "violences volontaires aggravées à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée". Ils ont tous été laissés en liberté sous contrôle judiciaire. Selon une source judiciaire, une première agression se serait déroulée mercredi boulevard Voltaire (Paris XIe), non-loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan Halimi, le jeune juif enlevé et torturé à mort en 2006 par le "gang des barbares". Dans la perspective du procès de ses ravisseurs, qui s’ouvre mercredi à Paris, de jeunes juifs collaient des affiches à la mémoire d’Ilan Halimi lorsqu’ils auraient été pris à partie par trois jeunes maghrébins, dont l’un était muni d’un nunchaku, selon cette même source.

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© Primo, 26-04-2009

Honni soit qui mâle y pense

Honni soit qui mâle y pense

Des magasins britanniques ont choisi de renommer un poisson. L'animal se vendait pourtant. Depuis qu'il y a sur terre des pêcheurs... et des pécheurs si on en croit cet accès de pudibonderie aiguë.

Il se vendait sous le nom de pollack. Mais depuis quelque temps, des obsédés frémissent à l’idée de prononcer le mot. La panique les saisit au rayon poissonnerie.

En anglais, il a également un second sens. Il désigne de façon péjorative nos amis Polonais. Pourtant ce n’est pas la connotation xénophobe qui embarrasse cette étrange clientèle.

Le mot lui fait penser à la chose, enfin aux choses… Pollock différe d’une lettre de bollock. Shock. En argot, le mot signifie « testicules ».

Une lettre et tombe le voile, la feuille de vigne ou de figuier. Une lettre, voire un simple rhume, et le p devient b.

Face à cette éventualité, les prudes n’osent plus faire leurs emplettes. L’origine de ce curieux mal n’a pas été précisée. Il a frappé soudain. Qui a-t-il atteint ?

Nul ne le dit. Nous ne pourrons observer cette amusante galerie de personnages.

Mais s’ils entendent des mots qui ne sont pas prononcés, ils en prononcent qui sont entendus. On peut les résumer à un seul : censurons !

« Vous avez raison », a répondu la direction, se prosternant et rebaptisant l’obscur objet du délit.

Méchant honneur, c’est au français que revient le soin de guérir nos Anglais de la piscicophobie. Les filets offensants s’appelleront colin.

Triste fin pour une anguille sous roche.

Ridicules, mais inquiétants, d’autres dénonciateurs très écoutés

Les bégueules –qui sont-ils ?- sévissent aussi sur la toile. Ridicules, la chose n’est pas nouvelle. Mais leurs avis sont suivis, voilà l’inquiétude.

Depuis près de trois ans un bloggeur proposait de belles pages au nom de Femme Femme Femme. Une sorte de répertoire visuel d’œuvres d’art ayant pour thème les femmes. Une courte introduction pour situer un artiste précédait des photos.

Certains visiteurs ont jugé son contenu «inacceptable». Inacceptables pour eux les images de sculptures et de tableaux exposés dans les musées du monde.

Qui sont ceux qui trouvent la représentation des femmes dans l’Art scandaleuse ? Qui a dicté à Google, hébergeur du blog, la décision d’en réduire l’accès ? Un message d’avertissement en guise d’accueil, on ne peut plus atteindre directement les pages. Des esprits malsains ont laissé leur trace.

Quelques obsédés imposent des dictats imbéciles. Serviles, des responsables se soumettent à leur censure et nous l’imposent à leur tour.

Peur de la sexualité, de la beauté des femmes.

Laisserons-nous les phobiques, les ignorants, les intégristes de toute sorte décider quelles œuvres peuvent être montrées, quels noms peuvent être prononcés ?

D’où vient ce climat détestable si contraire à nos mœurs ? Une nouvelle Cabale des dévots, anonymes cette fois, au service de quelle cause ?

Laurianne de Belmont © Primo, 26 avril 2009

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© Primo, 26-04-2009

Durban, la victoire fiasco

Durban : la victoire fiasco !

Il ne faut pas s’inquiéter. Même si les défections s’enregistrent les unes après les autres à 24 h du début de Durban II, les principaux promoteurs de cette conférence crieront tout de même à la victoire.

Sauf surprise de dernière minute, la France ira, pour dit-elle, « être présente… afin de défendre son point de vue concernant les droits de l'Homme ».
Ahmadinejad écoutera, soyons-en certains, avec la plus grande attention, les propos de la patrie de Droits de l’Homme.


Après quoi, il retournera dans son pays pendre quelques homosexuels et lapider quelques adolescentes, tout cela entre deux harangues contre Israël.

La France est d’autant moins excusable qu’elle vient d’entendre les derniers propos du président iranien tenus il y a quelques heures, dans lesquels il menaçait ouvertement la démocratie israélienne.

Plus pragmatique, et se faisant moins de nœuds au cerveau, l’Allemagne ne participera pas car elle craint que celle-ci ne serve de "plate-forme pour d'autres intérêts", a annoncé dimanche soir le ministre allemand des Affaires étrangères.

L’Allemagne est lucide, souvent beaucoup plus que notre bonne vieille patrie où il fait bon vivre quand on s’appelle Le Pen ou Dieudonné.

Après les défections des Etats-Unis, d’Israël, des Pays-Bas, de l’Australie, du Canada et de l’Italie, la deuxième édition qui débute lundi à Genève risque bien de virer à la catastrophe.

Ce sera un échec cuisant pour les Nations Unies, et, faut-il le dire, pour l’Europe, incapable de parler d’une seule voix sur ce dossier important.

Le président américain Barack Obama a affirmé dimanche que les Etats-Unis ne participeraient pas en raison des allégations "hypocrites" contre Israël contenues dans le projet de déclaration finale.

Benoit XIV, à qui on ne demandait rien et qui se croit encore le chef d’un Etat séculaire, pense « qu’il s’agit d'une initiative importante puisque qu'encore aujourd'hui, malgré les enseignements de l'Histoire, on enregistre ces phénomènes déplorables".

Il encourage donc les nations à se rendre, comme à Canossa, embrasser sur la bouche les dictateurs du monde entier.

Eux seront présents.

Tous ? Non. El Béchir, ce n’est pas certain.

Ses récentes démêlées avec la Cour de justice internationale lui interdisent ce type de voyage. Il est suspecté de génocide sur une partie de sa population qui présente le désavantage d’avoir la peau noire.

De toute façon, le Darfour n’est pas à l’ordre du jour de cette conférence sur le Racisme.

Par contre, on y prendra la décision de condamner toute critique des religions, et plus spécialement de l’Islam.

Quand les théologiens musulmans affirmeront que les non-croyants sont des chiens et que les femmes non voilées sont de la viande à violer, il ne s’agira ni de racisme ni de sexisme, mais d’une juste interprétation des textes coraniques.

C’est fort de cette certitude qu’Ahmid Karzai, le président afghan vient d’autoriser la promulgation de la Charia. Le Pakistan l'avait déjà accepté, sous la contrainte, dans la vallée de Swat. La Somalie, trop heureuse, a suivi.

On va enfin pouvoir lapider et couper quelques mains en paix, sans craindre la réprobation unanime de la communauté internationale.

Puisque critiquer l’application inhumaine de la loi coranique sera désormais interdit !

Vive Durban 1 et 2 ! Vive l’ONU !

Et surtout Vive la France pour son courage et sa détermination à aller en Suisse, ce merveilleux paradis fiscal qui a tant fait pour la préservation des grandes fortunes françaises.

Une phrase s’applique à la France ce soir : Quand la prudence est partout, le courage n'est nulle part.

© Primo, 20 avril 2009, 22 h

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© Primo, 20-04-2009

Toulouse : les élus n'aiment pas la castagne

Toulouse : les élus n’aiment pas la castagne

Si l’on en croit Claude Nougaro, les voilà moins toniques que les centenaires régionales. Elles ne dédaigneraient pas la bagarre.

Édiles et conseillers de Toulouse sont plus timorés.

Pour ménager la curieuse vanité de leurs chers administrés, ils ont préféré sabrer le vocabulaire à défaut du champagne. Économie de crise oblige :

« Nous avons décidé d'abandonner le terme d'impasse susceptible de froisser les familles, et nous lui préférons désormais celui de rue. » (lire Toulouse sort de l'impasse L'initiative prise dans la Ville rose est une première en France).

Les descendants de personnalités, illustres ou inconnues, dont le nom est donné à une voie publique se réjouiront de cette disparition. Non point celle de l’ancêtre – espérons-le – mais du vocable.

Si le mot impasse est amené à s’effacer, la voie demeure sans issue. L’honneur est sauf. Quoiqu’un peu malmené par l’urbanisme.

Le mot lui n’est-il honni que côté toponymie ? Les élus le chuchoteront-ils encore, en cachette, pour ne pas offenser, quand ils définiront certains de leurs arrêtés ?

L’audace blottie dans un murmure, quelle belle devise ce serait.

Une inquiétude pourtant : cette logique amènera-t-elle un jour le conseil municipal à donner le nom d’avenue à la moindre venelle ? Occitanesque suspens !

Des parentèles peuvent se sentir heurtées d’être associées à de simples rues, alors que d’autres patronymes ornent des avenues. Parfois des places, ou des grand places, arrogance suprême.

Ces différences sont insolence. Elles alimentent les mécontentements. Une seule solution : capitouler.

À défaut de déplacer les montagnes, la suspicion devrait s’étendre à toute désignation.

À y bien songer, est-il souhaitable de conserver le mot ruisseau ? Ne fleure-t-il pas son mépris des campagnes et du monde rural ? De quoi a-t-il l’air devant le delta du Danube ? D’un humilié ou d’un offensé ?

Voies fluviales ou routières, tertres ou sommets, la géographie est affreusement discriminatoire. Seul le rouleau compresseur de l’égalitarisme peut nous aider à combattre des injustices encore inexplorées.

L’ineffable Halde devrait être de bon conseil. Elle qui n’aime que les vieillards pimpants et gracieux.

Ses sages conseillers sont tout indiqués pour aider la ville à passer du rose au morose. Elle est devenue bégueule, le premier pas est encourageant. Un exemple à suivre.

La voie est libre. Ne l’appelez surtout pas sente ou ruelle. Affront.

Mais appelez un chat guépard et festin un sandwich. Évitez toutefois de mettre l’anciennement nommé chat dans la même cage que le guépard.

Laurianne de Belmont © Primo, 12 avril 2009

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© Primo, 12-04-2009

Radicalité selon l'AFP

Radicalité selon l'AFP

par Victor Lavie © Primo, 9 avril 2009

L'AFP rapporte (à sa manière particulière) qu'un incident s'est déroulé ce jour autour du village de Bat Ayin en Judée-Samarie/Cisjordanie, implantation israélienne qu'elle considère comme une des "plus radicales".

Il se trouve que ce village a toujours refusé d'installer une clôture de sécurité en considérant que ce serait un handicap pour vivre en harmonie totale avec ses voisins. Autrement dit, les habitants de ce village n'avaient pris aucune mesure de protection particulière et ils en étaient fiers. C'est ce que l'AFP (via Le Figaro) appelle des gens "radicaux". Mais peut-être que pour l'AFP, être Israélien , c'est déjà être "radical".

La semaine dernière , un adolescent de 16 ans a été sauvagement assassiné à coups de hache par un voisin qui ne souhaitait pas vivre en harmonie avec eux… Dans la foulée , il a également blessé un enfant de 7 ans qui a échappé miraculeusement à la mort.

L'AFP n'a pas précisé s'il était "radical"...

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Violences/colons: 6 palestiniens blessés /AFP
08/04/2009 | Mise à jour : 09:48 |
Des colons se sont heurtés aujourd'hui matin à des habitants d'un village du sud de la Cisjordanie situé près de l'implantation où un jeune Israélien avait été tué la semaine dernière, faisant six blessés parmi les Palestiniens, a-t-on appris de source médicale palestinienne.

Selon des témoins, des habitants de la colonie de Bat Ayin ont ouvert le feu sur des Palestiniens du village de Safa.

Une source au sein des services israéliens de sécurité a déclaré de son coté que les incidents avaient éclaté après que des Palestiniens eurent lancé des pierres sur une centaine d'Israéliens.

"L'armée a tenté de s'interposer", a précisé cette source.
C'est dans cette colonie de Bat Ayin, l'une des plus radicales de Cisjordanie, qu'un adolescent de 16 ans a été tué et un enfant de sept ans a été blessé, à coups de hache, jeudi dernier par un Palestinien.
Le meurtrier est parvenu à s'enfuir.


Imprimer la page | Poster un commentaireVictor Lavie
© Primo, 09-04-2009

Dieudonné candidat aux Européennes

Dieudonné candidat aux Européennes

Il en avait annoncé l’idée. Il se tâtait. Il explorait, disait-il, les pistes.

Dieudonné a annoncé samedi qu'il serait candidat "anti-sioniste" aux élections européennes du 7 juin.

Tiré de son imagination débordante, son discours de campagne contient à peu près tous les poncifs éculés qui puissent se trouver sous la main d’un raciste national-populiste ordinaire.

"Il faut se battre contre le système béké. On l'appelle comme ça en Guadeloupe. En France, c'est le système sioniste, c'est exactement la même chose. Ce sont les esclavagistes et on est des esclaves. Il faut qu'on se libère !".

Et allez donc !

Comme aux plus grandes heures de la collaboration, Dieudonné affirme que le "sionisme gangrène la France".

Cela rappellera de bons souvenirs aux nostalgiques des chemises brunes, des défilés aux pas de l’oie et des rafles. Les anciens vont pouvoir réviser leur Histoire. Les nouveaux des Milices la vivront en direct.

Les films comparant les Juifs à des rats seront-ils de nouveau être projetés, mais dans le Théâtre de la Main d’Or ?

Pourquoi ne pas y organiser des colloques prestigieux avec, comme intervenants principaux, les éminents intellectuels politiquement et socialement corrects ? Au hasard, Jacques Doriot (parti populaire français), Marcel Déat (Rassemblement national populaire), Jacques Benoist-Méchin, historien, Robert Brasillach, journaliste et écrivain, Charles Spinasse, député socialiste et fondateur de l'hebdomadaire collaborationniste Le Rouge et le Bleu, Louis-Ferdinand Céline, écrivain, Alphonse de Châteaubriant, Pierre Drieu La Rochelle, Abel Hermant, académicien, George Montandon, ethnologue, Lucien Rebatet, romancier, Charles Maurras, directeur du journal L'Action française, Théo Coquilleau, dit Le Roux, prêtre à mi temps.

Dieudonné fait don de sa personne à la France.

Il ne parvient pas à faire autre chose pour exister que d’imiter Le Pen. Selon lui, une guerre culturelle lui a été déclarée par « le Parti socialiste et l'UMP ». La théorie du complot a tout de même de beaux restes.

Le petit maréchal des autobus va pouvoir dire tout ce qu’il a sur le cœur. Et il le fera avec éclat, on peut compter sur lui.

Pour s’engager à côté de lui dans ce nouveau combat anti-communautariste, Dieudonné pense à Kémi Seba, le fondateur de la Tribu Ka, qui est bien entendu anti-communautariste, comme chacun le sait.

Son spécialiste des relations internationales et des vols spatiaux habités pourrait être Thierry Meyssan, auteur de L'Effroyable Imposture qui conteste la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.

Au détour d’une phrase, Dieudonné lâche enfin la véritable raison de sa candidature. « On m'interdit de travailler, de nourrir mes cinq enfants, je n'ai pas d'autre choix que d'aller me battre sur le terrain politique ».

Il est vrai que les avantages en nature d’un député européen comprennent la gratuité des transports ferroviaires. Il va pouvoir en faire, des conférences. Seul le bus pour les tenir lui sera facturé (lire).

Et les voyages en avion, et les indemnités conséquentes….

S’il est élu, il empochera 15 496 euros par mois pour rémunérer ses assistants. Il faut rajouter à cela les frais de bouche et le salaire. De quoi entretenir son théâtre et sa nouvelle SARL, les Productions de la Plume.

Bien entendu, il clamera partout qu'être antisioniste ne signifie pas être antijuif. Seuls les haineux et les crétins feront semblant de le croire.

Mais tout ceux qui le rejoindront, les déçus de la liste Europalestine de 2004, tout ceux qui disaient « Pas de paix en Europe sans justice au Proche-Orient » ne pourront plus jamais dire qu’ils ne savaient pas.

Ils rejoindront un raciste et se battront pour lui. Il faut savoir choisir son camp.

© Primo, 22 mars

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© Primo, 22-03-2009

Un palestinien abattu

Un Palestinien abattu en Cisjordanie

Ces Israéliens manquent décidément de la décence la plus élémentaire.

Les 1300 morts de Gaza ne leur suffisent pas. Ils continuent à tirer les Palestiniens comme des lapins.

63 % des internautes ne lisent que les titres des dépêches sur leur fil d’info habituel. C’est ce qui ressortait il y a quelques mois d’un « sondage » en Scandinavie. Ils ne prennent pas la peine de cliquer sur le titre pour lire l'article en entier.

Cela fait le bonheur des agences de presse et de leurs employés aux « écritures », ceux qui sont chargés de rédiger les titres, les petits chefs.

63 % des internautes se diront qu’Israël, c’est habituel, continue le massacre, le génocide, comme l’affirme Leila Shahid.

Elle n’en a bien entendu pas souffert personnellement, de ce génocide. Mieux, ce génocide lui permet de vivre confortablement aux frais du contribuable européen. 100.000 euros par an, tout de même ! (Lire sur Primo)

Autre considération : un peuple qui s’est multiplié par 5 en 50 ans n’est pas « génocidé ».

Il faut donc descendre à l’intérieur de l’article pour avoir l’explication du titre.

« Un Palestinien a été abattu mercredi au nord de Ramallah, en Cisjordanie, ........ alors qu'il lançait des bombes sur des véhicules de l'armée israélienne, a annoncé Tsahal ».

Le fait de lancer des bombes sur des véhicules ne peut être raisonnablement considéré comme une occupation inoffensive.

Dés lors, une réponse musclée parait logique, même si, on peut le regretter, elle se termine par la mort d’un homme.

Mais 2/3 des lecteurs auront retenu qu’Israël a descendu un Palestinien.

Et c’est ce qui importe, pour une agence de presse.

Surtout lorsque celle-ci fait bien attention à ne jamais donner les vrais chiffres de l'offensive à Gaza. Les 1300 morts proclamés par le Hamas ne sont en fait que 630.

Ce sont 630 morts de trop...mais ce sont surtout 600 de moins que la propagande du Hamas a fait gober au monde entier.

Cette nuit, 14 mars 2009, 4 roquettes ont été tirées depuis Gaza sur des civils israéliens.

Pas un mot sur les principaux portails d'information.

© Primo, 13 mars 2009


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© Primo, 14-03-2009

Durban 2 : l'Italie se retire

Durban 2 : l’Italie se retire

Suivant l’exemple des Etats-Unis et du Canada, l’Italie boycottera aussi la Conférence de l’ONU « DURBAN II » sur le racisme, prévue à Genève du 20 au 25 avril. Elle conteste les « déclarations agressives et antisémites » contenues dans les propositions de déclarations finales.

Le Ministre des Affaires Etrangères, Franco Frattini, l’a annoncé après une rencontre bilatérale avec sa collègue israélienne Tsipi Livni en marge du Conseil des Affaires Etrangères à Bruxelles.

« La délégation italienne ne participera pas à la suite des travaux de Durban II » a dit Frattini, expliquant que la décision pourrait être remise en cause si le texte - qui actuellement contient « au moins deux propositions inacceptables » - se voyait modifié.

Selon le titulaire de la Farnesina, même le Danemark, la France, la Hollande et la Belgique sont prêts à retirer leurs délégations.

Le premier Ministre François Fillon a dit que la France « n’accepterait pas que l’Etat d’Israël soit stigmatisé, que sa politique soit calomniée, et si nécessaire qu’il se retirerait ».

Approbation d’Israël

Un porte parole du Ministère des affaires étrangères de Jérusalem, Andy David, a dit qu’Israël « se réjouit de cette décision de l’Italie qui s’est rendu compte que rien de positif n’émergera de cette conférence ».

Margherite Boniver, député du PDL et présidente du Comité parlementaire Schenguen, Europol et immigration en est satisfaite: « De l’expérience dramatique de la première session de Durban, on avait compris que les intentions de pays comme la Libye et l’Iran étaient de transformer la conférence en une grande pantomime, théâtre d’une orgie antisémite et anti-occidentale, capable de bouleverser la réalité de façon dramatique. »

Le sous secrétaire aux affaires étrangères, Enzo Scotti, a dit que la conférence de Durban « constituait une occasion unique de faire le point sur nos efforts dans la lutte contre le racisme et la discrimination et de renouveler notre engagement en la matière. Il est fondamental que les négociations ne dévient pas de cet objectif. Si tel est le cas, l’Italie est prête à continuer à s’engager dans ce processus. Nous ne pouvons permettre que cette occasion soit occultée par des priorités politiques ou idéologiques ».

L’ébauche du texte final de la conférence de l’ONU sur le racisme contient des accusations terribles contre Israël. La politique dans les territoires palestiniens, peut-on lire à propos du texte préparatoire sur le site de Haaretz, constitue « une violation des droits humains internationaux, un crime contre l’humanité et une forme contemporaine d’Apartheid ».

La conférence est une suite de ce qui s’est déroulé en 2001 à Durban en Afrique du Sud, dans un crescendo de polémiques entre la requête d’un dédommagement pour l’esclavage aux Etats-Unis et la mise sur le même plan de « racisme et sionisme ».

Les Etats-Unis et Israël ont quitté l’assemblée. Cette fois, ils ont annoncé préventivement qu’ils désertaient ce rendez vous.

Certains à l’ONU cités dans Haaretz, font allusion au fait que l’Iran et la Syrie ont pris la direction de la rédaction du projet, et l’impression diffuse que de nombreux pays arabes et musulmans veulent utiliser la conférence pour attaquer Israel.

Dans d’autres propositions du texte, s’exprime « une profonde préoccupation pour les discriminations raciales commises par Israël contre les palestiniens, et les citoyens syriens du Nord du Golan occupé ».

Israël se voit accusé de « Torture, de blocus économique, de graves restrictions de mouvements de fermeture arbitraires des frontières » et se voit défini comme « une menace pour la paix internationale et la sécurité ».

Corriere della Sera, 6 mars 2009
Trad : Josiane Sberro pour Primo


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© Primo, 06-03-2009

Durban 2 sans les USA de Barak Obama

Durban 2 sans les USA de Barak Obama

Après le Canada et Israël, qui ont annoncé leur volonté de ne pas participer à cette mascarade, la participation des Etats Unis à Durban 2 est de plus en plus incertaine.

« Les Etats-Unis ne participeront pas à la Conférence "Durban II" de l'ONU sur le racisme, qui doit se tenir fin avril à Genève », a indiqué un responsable du département d'Etat sous le couvert de l'anonymat. Présents lors des réunions préparatoires, il semble que les USA n’aient pas obtenu assez de garanties sur le contenu et les thèmes de la conférence.

"Nous ne nous engagerons pas plus avant dans le processus de Durban II", a déclaré à l'AFP ce haut responsable.

Pourtant, il y a quelques jours, la nouvelle administration américaine semblait bel et bien décidée à reconsidérer ses positions. Une petite révolution de palais, puisque l’équipe Obama semblait ne plus exclure de rentrer dans le nouveau Conseil des Droits de l’Homme.

Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Principaux points d’achoppement : l’Organisation de la conférence islamique défend mordicus le concept de diffamation des religions dont les occidentaux ne veulent pas entendre parler.

Le texte proposé par les pays musulmans limite ce qu'ils décrivent comme la diffamation des religions, mais les pays occidentaux ont exprimé leur difficulté à accepter en raison de « l'impact négatif potentiel sur la liberté d'expression ».

C’est le moins que l’on puisse dire !

Le programme de cette conférence fait la part belle, si l’on peut dire, au conflit israélo-palestinien en critiquant, comme prévu, le sionisme, la politique d’Israël et tout ce qui déplait souverainement aux pays arabes.

Lesquels ne peuvent pas dire leur haine des Juifs dans une conférence contre le racisme. Ce serait trop voyant. La solution est de délégitimer la démocratie israélienne et l’existence même de ce pays.

La Conférence "Durban II" sur le racisme doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations à Genève. Elle doit assurer le suivi de celle qui s'était déroulée en 2001 dans la ville sud-africaine et qui s'était terminée dans la confusion et sur des accusations d'antisémitisme.

Au cours de ce colloque en 2001, les insultes antisémites, notamment relayées et organisées par la Ligue arabe et quelques partis politiques européens, avaient provoqué le départ des délégations américaine et israélienne.

Paniqué, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a appelé les Etats membres de l'ONU à dépasser leurs différences et d'unir les efforts pour affronter le racisme et la xénophobie. Plus prosaïquement, elle tente de sauver sa conférence, décrédibilisée à l’avance par l’absence de pays comme le Canada, Israël et maintenant les USA.

Seulement, la proposition de texte final contient une critique d’Israël ainsi qu’un appel à réparation pour les peuples ayant souffert de l’esclavage.

Comme chacun le sait, nul racisme n’existe dans les pays musulmans. De même, les arabo-musulmans ne se sont rendus coupable d’aucun crime lié à l’esclavage. Lorsque le commerce triangulaire faisait la fortune d’armateurs européens, les envahisseurs arabes en Afrique ne pratiquaient pas les razzias afin d’approvisionner ce commerce.

De la même manière, chacun le sait également, les arabes n’ont pas envahi le Maghreb et l’Afrique noire pour la dépouiller de sa jeunesse emmenée en esclavage dans les pays arabes.

Chacun le sait.

Miss Pillay affirme, contre toute évidence, que « nous avons besoin de travailler ensemble en toute bonne foi, avec un esprit ouvert et constructif »

L’ouverture appelée de ses vœux n’a semble-t-il pas été à l’ordre du jour. Les USA bouderont certainement, à moins d’une contorsion de dernière minute, les débats de cette assemblée.

La France, pour l’instant, ne semble pas avoir de position tranchée. Il faut dire que c’est en avril et que Genève est fort jolie au sortir de l’hiver.

© Primo, 28 février 2009


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© Primo, 28-02-2009

Belgique, on nie le génocide arménien

En Belgique, on nie le génocide arménien

Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et le CCOJB demandent le renvoi d'un professeur négationniste

Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) réprouvent l'agréation par le Ministre de l'Education de la Communauté française d'un imam négationniste en qualité de professeur de religion islamique.

Le 9 février 2007, à l'école primaire de Thulin (Hainaut), Semsettin Ugurlu, imam à Quaregnon et professeur de religion islamique, a contesté une animation financée par la Communauté française, sur le thème du Journal d'Anne Frank. En présence des élèves de l'école, le professeur a en effet pris à partie l'animatrice quand celle-ci évoqua le génocide des Arméniens. La séance dut être interrompue.

Les faits ne paraissent pas avoir été dénoncés par le chef d'établissement pourtant témoin de l'incident, et aucune sanction n'a encore été prise.

Le 10 septembre 2008, le Comité des Arméniens de Belgique a rapporté les faits au Ministre et demandé le renvoi du professeur.

Ces demandes demeurent à ce jour sans réponse, malgré un rappel par voie recommandée.

Sous le titre "Le génocide arménien embarrasse l'EMB", l'hebdomadaire Le Vif/L'Express a, dans son édition du 9 janvier 2009, évoqué les faits et révélé que fin 2007, "la Communauté française adressait à ses inspecteurs des cours de religion islamique une lettre pour attirer leur attention sur l'évocation du génocide des Arméniens (en 1915-1916, 1,5 million de membres de cette minorité chrétienne furent massacrés par l'Empire ottoman)".

S'il ne fait ainsi guère de doute que l'administration a une parfaite connaissance du problème, il lui reste encore à prendre les mesures utiles pour préserver nos jeunes d'un enseignement négationniste qui tue encore en Turquie et a manqué de tuer à Saint-Josse-ten-Noode en octobre 2007.

Le Comité des Arméniens de Belgique, Ibuka et le CCOJB attendent du Ministre compétent:
- le renvoi du professeur Semsettin Ugurlu;
- des directives précises transmises aux chefs d'établissements afin que tout éventuel incident de ce type soit, à l'avenir, sanctionné sans retard et de manière exemplaire;
- des critères plus sévères de sélection des professeurs et de tous ceux auxquels la Communauté française confie l'éducation et l'instruction de nos jeunes;
- l'étude obligatoire du génocide des Arméniens dans le cadre du cours d'Histoire consacré au chapitre de la Première Guerre mondiale.

Joël Rubinfeld, Président du CCOJB
Albert Gakumba Hangu, Président d'Ibuka-Mémoire et Justice
Michel Mahmourian, Président du Comité des Arméniens de Belgique

23 février 2009


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© Primo, 24-02-2009

Libye : tourisme de masse non souhaité

Humour libyen : tourisme de masse non souhaité

«Personnellement, je préfère que la Lybie ne soit pas un pays touristique, de tourisme de masse, car le tourisme de masse va aggraver la situation».

Honni soit qui mal y pense. L’homme qui s’exprime ce mercredi matin sur France-Info, d’une belle voix un peu sourde (ne vous précipitez pas jeunes imprudentes) n’est pas un cynique.

Non, il ne déplore pas le manque de place dans les prisons de Tripoli ou de Koufra. Il semble penser à d’autres infrastructures pour accueillir les étrangers.

Il est vrai que ces derniers sont bien difficiles. Des Bulgares ont même osé se plaindre de l’hospitalité lybienne, en faisant grand tapage.

Les gens sont si méchants. Si attachés à leur confort et à leurs petites libertés et d’un douillet ! Mais c’est un fait : ils boudent la Lybie.

Par chance, deux témoins viennent égayer le reportage et ce constat mélancolique.

Certes, ils ne semblent pas très éveillés. Allusion à l’heure matinale. Honni soit etc…

Ne jamais se moquer de son prochain, au pire le discriminer positivement.

D’ailleurs Katia, c’est le prénom de l’intervenante, nous l’affirme : ses amis l’ont seulement crue folle quand elle a parlé de son projet de villégiature en Lybie. Ils imaginaient que la pauvrette se ferait enlever.

Crainte ou désir inconscient ? L’intervieweur ne se hasarde pas à poser la questions. Un seul sujet délicat à la fois.

Son compagnon – si ce n’est lui c’est donc son frère – surenchérit : le pays n’est pas inquiétant. Il a eu « un contact avec les gens qui n’est pas celui qu’on pouvait attendre en fonction de l’image qu’on en a en France ».

Malheureux libyens, ils doivent supporter un despote. Il leur faudra maintenant ajouter les touristes qui se croient observateurs à la liste des déplaisirs .

Mais la remarque est mesquine. Mea culpa (kulpa en pays communistes).

Cessons donc de jaser à propos des dictatures.

Chantons les chaînes de l’amitié entre les peuples. Soyons les apôtres de la très sainte alliance des civilisations. Voyageons.

Tant de belles destinations nous attendent dont la France nous donne si méchante image : le Soudan, Haïti, la Corée du Nord, Gaza pour les rêveurs… On ne saurait toutes les énumérer. Comme c’est injuste !

Et pour s’entrainer à la bonne humeur, écoutons sur France-Info ce petit morceau d’anthologie : le reportage de Sarra Gachani.

Une minute cinquante neuf de bonheur.

Laurianne de Belmont © Primo, 16 février 2009

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© Primo, 17-02-2009

Un Cheikh en blanc pour la St Valentin

Un cheikh en blanc pour la Saint Valentin ?

Oui, mais s’il déclare sa flamme, c’est sur le mode hallucinatoire. Rassurez-vous, il semble trop soucieux de santé pour avoir absorbé des substances du même nom.

Car le cheikh égyptien Hazem Shuman, de son doux nom, « met en garde les jeunes musulmans contre ‘le virus de la Saint-Valentin’, plus dangereux que le SIDA ou le choléra. »

Non content de détruire les âmes en chantant l’amour, ce saint virus chagrine le ciel. Tout aussi scandaleux, il réjouit les Juifs et les Chrétiens, ces chenapans aimants. Quelle offense !

Pour découvrir tout le bien que notre prédicateur pense de ces derniers, lire l’article que publie le site DesInfos.

Il faut noter que les incroyants et les athées qui doutent – ces grands méconnus - semblent épargnés par ce rouge courroux.

Et c’est ainsi que le cheik est grand.

© Primo, 13 février 2009

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© Primo, 13-02-2009

44.000 morts depuis 1984

44.000 morts depuis 1984

Des avions de l’armée turque ont bombardé des tribus kurdes dans le nord de l’Irak ces derniers jours.

Cette guerre entre le PKK et la Turquie a causé 44.000 morts depuis 1984, soit dix fois plus que les opérations d’Israël dans les Territoires.

Les avions turcs ont pénêtré dans l'espace aérien irakien, avec l'autorisation de ce gouvernement.

Au moment ou nous écrivons ces lignes, on ne signale aucune manifestation dans les rues de Paris et en province.

C'est une bonne nouvelle pour le shopping.

Les français pro-palestiniens (comités France Palestine, PCF, NPA-LCR, Verts, Hamas, Hezbollah, Musulmans de France, UOIF) pourront tranquillement profiter du dernier week-end de solde.

Il faut dire qu'ils ont failli tout rater en janvier. Et, ce samedi, c'est à 70, voire 80 % pour cause de démarque exceptionnelle.

Ils ont raison. En ces temps de vive préoccupation sur le pouvoir d’achat, il y a certaines choses avec lesquelles on ne plaisante pas.

© Primo, 7 février 2009

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© Primo, 07-02-2009

L'une aurait de l'humour, l'autre pas

L’une aurait de l’humour, l’autre pas

Les seconds rôles en politique c’est un peu comme au cinéma : leur qualité participe à celle du film. Les Anglais ne s’y trompent point, qui les appellent ‘supporting actors’.

Les mésaventures d’un Président qui sortit et celle d’une candidate au poste qui eût aimé entrer nous le confirment ce matin. Elles apportent la touche de détente nécessaire entre deux scènes d’action confiées aux comédiens plus chevronnés.

Drame chez les Chirac titrent les gazettes. Il y a trahison dans l’air. Le bichon maltais s’enrage dans l’appartement longuement prêté par les Hariri. Non, rassurez-vous, il n’est pas anti-Libanais. Ce serait trop ingrat.

Il a seulement planté ses dents dans son maître. Le vilain (le chien) ! Mais le délicat : il a respecté sa maîtresse. Délicate attention !

Cher Sumo (le bichon) qui sait qu’on ne doit pas mordre une femme, même avec une fleur carnivore.

Le parc de l’Elysée lui manque. Petite âme bucolique chassée du Paradis. C’est affreusement injuste.

Est-ce sa faute à lui s’il a la canine aventureuse ?

En contrepoint à ce mélodrame bourgeois, une bonne nouvelle : Marie-Ségolène Royal aurait de l’humour. Et un tout petit ego (lire sur Primo La muse du département).

Ces détails ayant échappé au journaliste qui l’interrogeait, comme aux moqueurs qui le lurent, elle s’en explique longuement dans un article du Monde.

Ce doit être de l’humour au énième degré. Un peu comme les ultrasons. Toutes les oreilles ne peuvent le percevoir. Mystères de la création.

Espérons que le bichon maltais s’en divertit. Le malheureux est sous anti-dépresseur.

Son pharmacien particulier ne pouvait ignorer que chez les chiens, le Prozac a pour effet de diminuer l’agressivité. Le Bichon n’a pas apprécié : riposte disproportionnée !

Bernadette Capdevielle © Primo, 22 janvier 2009

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© Primo, 23-01-2009

La télé canadienne, ça nous change !

Une bonne leçon venue du nouveau monde

Primo a reçu plusieurs fois ce document. Il est exceptionnel.

Un journaliste fait son travail. Une chaine de télévision canadienne, TQS, fait un vrai travail d'information, avec une réelle liberté de ton. André Arthur, célèbre animateur de télévision, reçoit Sylvain Bouchard, l'une des voix les plus écoutées dans une radio québécoise.
Attention, amateurs du politiquement correct, s'abstenir
L'émission
NB : Patientez quelques instants, une publicité précède ces deux extraits

Partie 1
Partie 2
Merci à nos amis internautes qui ont communiqué ces deux documents
Primo adresse ses félicitations à ses cousins du Québec qui, s'ils exercaient leur travail en France,
feraient sans doute l'objet d'une condamnation pour "islamophobie", certainement.

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© Primo, 21-01-2009

Devenir correspondant de l'AFP

Pour devenir correspondant AFP

Vous souhaitez devenir journaliste à l'AFP, Primo vous propose de vous entraîner :

1) Lire l'information suivante malheureusement réelle

7 mineurs de confession juive agressés à la sortie d'un restaurant cacher de Créteil le 18/1/09 à OH30.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne l’agression à caractère antisémite commise le 18 janvier 2009 vers 0H30 contre des jeunes gens ,6 mineurs de confession juive qui sortaient d’un restaurant cacher , reconnus comme juifs de ce fait, frappés et blessés.

Selon des témoins ,les auteurs ,une vingtaine d’individus décrits comme d’origine maghrébine ,africaine,voire européenne,ont attaqué les adolescents juifs en criant PALESTINE VAINCRA ON VOUS TUERA TOUS A MORT LES JUIFS ...
Nous saluons l’action immédiate de la police qui a interpelle 7 auteurs antisémites.3 jeunes juifs blessés, ont été conduits à l’UMJ qui a prescrit des ITT pour deux d’entre eux respectivement de 5 jours et de 1 jour.

Nous recommandons aux victimes de déposer plainte cependant, le climat qui s’installe ne rassure pas les parents des victimes qui par crainte de représailles, ne veulent pas en l’espèce déposer plainte, craignant que les agresseurs ou leurs complices non encore arrêtés, ne s’attaquent encore à leurs enfants. Nous demandons que des peines sévères exemplaires et dissuasives soient prononcées contre les agresseurs antisémites.

2) Lire la version de l'AFP et faire l'exercice qui suit :

18/01/2009 21:40

CRÉTEIL (AFP) - Sept interpellations après l'agression de 2 adolescents près d'un restaurant casher

Sept jeunes, dont six mineurs, ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche à Créteil après l'agression de deux adolescents juifs de 16 ans près d'un restaurant casher, a-t-on appris de sources concordantes.

Cette agression, dont l'origine n'est pas encore déterminée selon la préfecture du Val-de-Marne et la police, a été dénoncée comme "antisémite" par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).

Dimanche vers 00H10, une vingtaine de jeunes ont agressé deux adolescents près d'un restaurant de la Place des Abymes, à Créteil, où se trouvent de nombreux restaurants casher, selon une source policière.

Les deux victimes, âgées de 16 ans, qui ne portaient pas de signe religieux, ont été frappées, l'une au flanc, l'autre au niveau du visage. Des incapacités totales de travail (ITT) de 5 jours et un jour leur ont été délivrées, a précisé la même source.

Cinq auteurs présumés ont été interpellés peu après les faits, tandis que deux autres ont été arrêtés une heure plus tard par une patrouille de police. Ils ont été placés en garde à vue.

Les victimes et les jeunes interpellés étant tous originaires de Créteil et sensiblement du même âge, la police n'excluait pour l'instant aucune hypothèse, y compris celle d'une "vengeance" après un précédent différend.

L'origine de l'agression n'est pas encore déterminée, a souligné la préfecture du Val-de-Marne. Les déclarations des victimes font état "d'expressions" qui "laissent à penser" à une agression antisémite, mais les auteurs présumés nient, a-t-on ajouté.

Selon le BNVCA, les agresseurs présumés ont crié lors de l'agression "Palestine vaincra, on vous tuera tous, à mort les juifs". Le BNVCA affirme tenir ces précisions de source policière.

3) Exercice d'application :

Information : six adolescents d'origine maghrébine ont été agressés par une vingtaine de jeunes blancs alors qu'ils sortaient de la mosquée. Ils ont été roués de coups et traités de sales musulmans.

Sujet : rédigez un récit de l'incident à la manière de l'AFP

4) Corrigé:

Les deux victimes et les jeunes interpellés étant tous originaires de Créteil et sensiblement du même âge, la police n'excluait pour l'instant aucune hypothèse, y compris celle d'une "vengeance" après un précédent différend.

L'origine de l'agression n'est pas encore déterminée, a souligné la préfecture.

© Primo, 19 janvier

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© Primo, 19-01-2009

Tout savoir sur le Hamas

Tout savoir sur le Hamas

Un dossier complet actualisé à imprimer ou à télécharger sur son ordinateur.

Ce dossier a été élaboré par le Centre d’information sur les renseignements et le terrorisme et date de Janvier 2009.

Il y est question notamment de l'exploitation des civils comme boucliers humains par le Hamas. Photos, cartes, vidéos à l'appui pour ceux qui ont envie de comprendre.


Que les autres veuillent bien recevoir ici l'expression de nos plus cordiales salutations.
Dossier au format PDF
Cliquez ici pour le télécharger
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© Primo, 18-01-2009

Qui a dit ?

Qui a dit ?

Qui a dit : «[Je comprends] qu’un certain nombre de gens soient perturbés, choqués [car] on ne voit que les photos des bavures puisqu'ils s’arrangent bien-sûr non seulement pour qu’il y ait des cibles militaires à côté d’hôpitaux, d’écoles ou de mosquées, mais ils s’arrangent avec certaines télévisions pour ne montrer que ça… [J’appelle à] l’extinction de ce système terroriste ».

Alors ?

BHL dans son dernier édito du Point ?

Claude Goasguen à la tribune de l’Assemblée Nationale ?

Enrico Macias au micro d’une radio juive ?

Non, vous n’y êtes pas…

Il s’agit de l’ancien Ministre des Affaires étrangères socialiste, Hubert Védrine !

Oh, tempérez votre enthousiasme ! Védrine n’a pas été subitement touché par la grâce.

Cette déclaration surprenante est extraite d’une intervention radiophonique du 30 octobre 2001 sur France Inter au journal de 20h00.

Védrine reconnaissait l’utilisation cynique des civils par les organisations terroristes mais il ne parlait pas du Hezbollah ou du Hamas : il parlait des Talibans combattus en Afghanistan par les alliés.

Pour Védrine, une vérité ici ne l’est pas forcément là.

Allez ! Encore un petit effort intellectuel, Monsieur le Ministre, et vous allez découvrir l’unicité du Djihad, la pulsion de mort dans le monde islamiste et le danger que court ce bateau dans lequel, vous aussi, êtes embarqué.

Vous allez finir, comme nous le faisons à Primo, par appeler à «l’extinction de ce système terroriste».

Mais partout…

 

© Primo, 17 janvier 2009


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© Primo, 17-01-2009

90 minutes et le Tabligh

"90 minutes" et le Tabligh

"90 minutes" est une émission de reportage sur Canal + avec laquelle Primo a déjà eu quelques franches explications. Il y a 6 ans (mars 2003), nous avions demandé à ce que certains visages soient "floutés" comme on dit dans le jargon.

La responsable de l'émission, Emilie Raffoul, après en avoir discuté longuement avec nous, nous avait donné en partie satisfaction.

Il s'agissait de respect de la vie privée de deux membres de Primo filmé lors d'un rassemblement tout à fait pacifique. Les images ensuite avaient été montées de manière à laisser entendre qu'il s'agissait d'une autre manif, plus "agitée".

Erreur ? Méconnaissance ?

Nous n'avons pas jugé utile de poursuivre plus avant.

Certaines méthodes afin d'obtenir du "sensationnel" nous paraissent à l'opposé de la déontologie journalistique.

Cependant, on ne peut juger une émission que sur la durée. Et l'ensemble du travail accompli par cette émission et ses journalistes est plutôt de bonne facture.

Trois journalistes de l'émission s'étaient présentés devant les grilles d'une école coranique du mouvement Tabligh, installée au château de Ville-Maindans à Grisy-Suisnes (Seine-et-Marne). Il semblerait qu'une partie de ce reportage ait été interdit d'antenne. Mais cela reste à vérifier. La censure chez Canal ? Vous n'y pensez pas !

Le reportage se termine mal pour l'un des preneurs de son.
 

Le mouvement Tabligh (("transmission" en arabe) s'est donné une mission : réislamiser les banlieues. Les "tablighs" seraient à l’origine de plus de la moitié des 1600 mosquées de France d'où leur place privilégiée au sein du CFCM.

Mais l'histoire de ce mouvement n'est pas forcément pacifique : en octobre 2004, vingt-quatre personnes ont été arrêtées depuis lundi en région parisienne dans les milieux proches du Tabligh, un mouvement musulman d’origine indienne fortement implanté en France.

L’enquête ouverte pour "blanchiment en bande organisée, travail dissimulé, abus de biens sociaux et escroquerie aux Assedic" visait des malversations financières dans une quinzaine de sociétés de transport et de messageries de la banlieue parisienne.

Selon le journal le Parisien, ces malversations auraient permis aux protagonistes de dégager environ 1,6 million d’euros d’argent liquide par an, dans un but encore indéterminé. L’une des pistes de l’enquête est le financement du mouvement Tabligh ("transmission" en arabe), et les "voyages d'études" de jeunes musulmans au Pakistan.

Depuis cette affaire, ce mouvement se fait discret d'où un agacement notable en face de la caméra.

© Primo, 13 janvier 2009

Merci à Hugo de nous avoir communiqué cette vidéo.

 

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© Primo, 14-01-2009

Aux armes, la Croix Rouge

Aux armes, la Croix Rouge

La Croix Rouge est impartiale, disent les médias.

Voici une vidéo fournie par Fox News que vous ne verrez pas sur nos médias européens. Cette vidéo ne sera pas diffusée par France 2 car cette chaine de télévision a, aux dires d'Arlette Chabot, pris toutes les précautions pour ne plus diffuser de reportage tendancieux.

Nous sommes tout à fait rassurés.

Dans les véhicules interceptés par Tsahal se trouvait un bien curieux chargement.

Dans des camions bourrés d'aide médicale de première urgence, de médicaments, de nourriture et de carburant à destination des habitants de Gaza, l'ONU et la Croix Rouge ont également pensé au confort des combattants du Hamas.

La preuve en images
 

Ce reportage montre également que le point de passage qui permet aux convois d'aide humanitaire d'entrer à Gaza sont régulièrement la cible des islamistes. Mais cela non plus, vous ne le verrez mentionné nulle part.

C'est ce que certains nomment la transparence et l'impartialité des médias.

© Primo, 11 janvier 2009

 

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© Primo, 11-01-2009

La RATP et la Palestine

LA RATP ET LA PALESTINE

La RATP a fixé des affichettes sur les arrêts du bus 76 pour annoncer des perturbations le samedi 10 janvier, en raison "d'une manifestation de solidarité avec la Palestine".

A ma connaissance, c'est la première fois que la RATP indique ainsi l'objet d'une manifestation. Elle ne s'y prendrait pas autrement si elle voulait inciter ses usagers à y participer.

Les mots "solidarité avec la Palestine" ne sont même pas mis entre parenthèses. Ils sont pourtant choquants, à plusieurs titres.

D'abord, la Palestine n'existe pas, à l'heure actuelle, en tant que pays ou Etat : il n'y a que des Territoires palestiniens autonomes, gouvernés par l'Autorité palestinienne.

Ensuite, il n'y a pas en ce moment, au Proche-Orient, un conflit entre Israël et la Palestine, mais un conflit entre Israël et une organisation, le Hamas, qui s'est emparé par la force, à l'issue d'une guerre civile, de l'un des territoires relevant de l'Autorité palestinienne.

Enfin, cette organisation a pour programme la destruction d'Israël, la guerre sainte contre tous les non-musulmans et les musulmans modérés, l'instauration d'une théocratie ne tenant compte ni des droits de l'homme, ni de ceux de la femme ; et pour méthode le terrorisme contre des civils (y compris les attentats suicide) et le bombardement de localités civiles.

Si les autorités de police ont jugé bon, pour des raisons quelque peu opaques et certainement discutables, d'autoriser une manifestation en faveur du Hamas à Paris, est-il tolérable que la RATP, établissement public, lui donne de la publicité et ignore les sentiments que cette organisation totalitaire suscite chez de très nombreux Parisiens ?

Michel Gurfinkiel, 10 janvier 2009

Imprimer la page | Poster un commentaireMichel Gurfinkiel
© Primo, 10-01-2009

Une supercherie de France 2

Gaza : une supercherie de France 2

France 2, à bout d'images, relaie une fausse vidéo d'un bombardement à Gaza. Selon la rumeur, il ne saurait être question d'attribuer cette vidéo à Talal Abou Rhamé, son caméraman officiel. Il était certainement en congé à ce moment là.

Trêve des confiseurs ? récupération du temps de travail ?

Des images amateur, diffusées au JT de 13 heures lundi pour illustrer l'offensive israélienne, datent en fait de 2005. Et il s'agissait "d'un accident de travail" du Hamas.

Le Post, le site Internet qui monte et qu'on ne saurait qualifier de pro-israélien, eu égard à nombre de ses articles, démonte la supercherie. Lire

Certainement, France 2 s'excusera, en 3 secondes, d'ici un mois ou deux. Peu importe, le mal sera fait. Et l'on taxera Israël d'Etat terroriste qui tire sur des civils.

France Palestine affichera en grand ces photos lors de ces manifestations un peu partout en France puis dira ensuite, comme Charles Enderlin : "Peu importe, il s'agissait de rendre compte d'une réalité".

Bah ! Même si ces images n'avaient pas été diffusées, l'accusation existerait quand même.

© Primo, 5 janvier 2009

 

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© Primo, 05-01-2009

Le Parquet médecin

Le Parquet médecin

Un homme attend longuement son admission dans un service d’urgence. Quand il y est accepté, c’est trop tard. Une enquête est ouverte. Elle confirme… que le malade était en très mauvaise santé.

De plus, non content de défier la science, il s’était permis d’insister auprès de plusieurs hôpitaux.

Attitude aussi irrévérencieuse qu’inutile : moins gracieux que l’Amour, mais renouant avec une plaisante tradition théâtrale, le parquet d’Evry a livré son diagnostic.

Soit, le patient est mort, mais « vraisemblablement si on avait trouvé une place [dans un service hospitalier], ça n'aurait pas changé les choses ».

Molière eut-il désapprouvé ? La Lisette de L’Amour médecin ne soufflait-elle point la réponse il y plus de trois siècles :

« Que voulez-vous donc faire, Monsieur, de quatre médecins ? Il n'en suffit pas d'un pour tuer une personne ? » *

Plus audacieux, ou plus soucieux d’économies, nos contemporains affinent le raisonnement. Un seul, c’est déjà trop.

Les hommes ne sont-ils point mortels ? À quoi bon s’obstiner à modifier le cours des choses. Pourquoi chercher à recevoir les soins d’un praticien ou d’un autre ?

S’il y a des mécontents, la médecine légale est là pour donner la réplique.

Logique qui certes jette un froid. Mais en ces temps de crise…

© Primo, 31 décembre 2008

* L’Amour médecin, Acte II, scène première

Imprimer la page | Poster un commentaireBernadette Capdevielle
© Primo, 31-12-2008

Le langage de la poudre

Le langage de la poudre, hélas !

Imaginez un pays démocratique à l'orée d'importantes élections législatives. Un pays qui subirait, dans le même temps, de la part d'un voisin, d'incessantes attaques aux missiles et aux obus de mortier. Des centaines en quelques jours. Mettant les nerfs de la population visée à vif, semant la terreur et la peur.

Que suggéreriez-vous en tant que citoyen de ce pays? D'attendre stoïquement et avec patience que vos adversaires épuisent leurs munitions? D'attendre qu'ils se lassent et daignent enfin passer à la table de négociation?

C'est la question que se sera posée, ces jours, plus d'un homme de bonne volonté en voyant le Hamas pilonner avec systématique l'Etat hébreu.

Lire la suite

Michel Danthe, rédacteur en chef, Le Matin, Suisse
Imprimer la page | Poster un commentaireMichel Danthe
© Primo, 31-12-2008

Explosion en Iran

Explosion en Iran

28 décembre : 8 morts dans l'explosion d'une usine de fabrication d'armes dans la province d'Isaphan, au centre de l'Iran. La déflagration, survenue à 22h40, heure locale, a détruit une partie de la ligne de production.

La province d'Isaphan regroupe des éléments du programme nucléaire iranien, notamment la centrale de Natanz. L'agence d'informations iranienne a annoncé la destruction de l'usine avant de retirer la nouvelle précipitemment, probablement sur ordre du régime.

BFM TV a annoncé cette explosion dans son texte défilant durant quelques heures.

L'usine visée fabriquait du matériel biologique, chimique et même, selon la même source, des composants du programme nucléaire iranien.

Il est clair qu'il s'agit d'une opération de sabotage de l'Hamisrad ["bureau", tel que le Mossad est nommé à l'interne]. Drzz.info avait couvert une autre opération de l'Institut dans la même province.

Le 15 janvier 2007, le professeur Ardeshir Hosseinpour, directeur du centre de recherche nucléaire d'Isaphan, avait été éliminé dans une attaque au gaz menée par des "combattants" israéliens.

Ajoutons que la nature du site visé rappelle une autre opération à succès du service, celle du 26 juillet 2007 lorsque les commandos du Mossad ont fait sauter une fabrique de Scud C contenant des agents chimiques. Le site était caché dans la base militaire top secrète de Moussallamiya, au nord d'Alep (Syrie), mais le Mossad avait pu l'infiltrer.

Ce sabotage avait tué plusieurs dizaines d'ingénieurs et de conseillers militaires iraniens dépêchés auprès d'Assad. L'explosion d'hier, à Isaphan, relève à l'évidence du même mode opératoire.

Remarquable opération que cette nouvelle victoire contre l'Iran, passée inaperçue. Alors que les commandos de l'armée s'activent à Gaza, où il ont pris le Hamas par surprise, le Mossad s'attaque à la maison-mère du côté de Téhéran.

DRZZ Info


Imprimer la page | Poster un commentaireDRZZ
© Primo, 31-12-2008

L'inhumanité du Hamas

Le Hamas s’enferre dans son inhumanité

En totale contradiction avec les mots d’ordre des chefs du Hamas, de nombreux Palestiniens de la Bande de Gaza ont ouvert un passage dans la frontière avec l'Egypte.

L’armée égyptienne est mobilisée pour contrer un éventuel afflux de réfugiés.

Quelques heures avant, Le Hamas empêchait des centaines de Palestiniens blessés de quitter Gaza pour être soignés en Egypte. C’est ce qu’a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit.

"On interdit aux blessés de passer en Egypte, le seul pays avec Israël à avoir une frontière avec la bande de Gaza, territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas », a dit M. Aboul-Gheit lors d'une conférence de presse avec le président palestinien Mahmoud Abbas en visite en Egypte.

Interrogé sur les raisons de cette interdiction, le chef de la diplomatie égyptienne a répondu: "Demandez à ceux qui contrôlent Gaza. Nous attendons les blessés à la frontière, ils ne sont pas autorisés à passer".

Israël a surpris le Hamas qui ne s’attendait pas à une telle offensive un samedi, jour du Shabbat. Sur les 230 tués à Gaza, 218 appartiennent directement au Hamas et servaient sous ses ordres.

Qui sont les barbares ?

Moins de 30 minutes avant un raid israélien, Tsahal a passé des milliers de coups de fil directement sur les portables des habitants de Gaza vivant prés des cibles de l’aviation pour leur demander d’évacuer. Ces coups de fils avaient pour but de sauver un maximum de vies humaines civiles.

Autre chiffre : 160 tonnes de médicaments ainsi que des produits de première nécessité ont été livrés dans la matinée par Israël aux points de contrôle de Gaza.

© Primo, 28 décembre 2008

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© Primo, 28-12-2008

Pas de journalistes à Gaza

Pas de journalistes à Gaza

14 h, 28 décembre 2008

Tous les journalistes étrangers ont précipitamment quitté la bande de Gaza, désormais bien moins accueillante du côté de "l'hôtel Palestine".

De source bien informée, on nous fait savoir que, désormais, toutes les nouvelles qui parviennent de Gaza aux médias étrangers sont de source exclusivement palestinienne.

Autrement dit, elles proviennent directement des sphères du Hamas.

Nous allons assister à un déferlement d'images insoutenables, et de civils pris en otage, ce qui est loin de la vérité du terrain.

Comme au Liban en 2006 et les nombreuses désinformations dont quelques unes seulement ont été découvertes, les ennemis d’Israël, après avoir perdu la guerre du terrain, commenceront celle de l’info.

Ce n'est pas la moins dangereuse.

Les raisons de ce retrait précipité des journalistes sont nombreuses. Tentons quelques hypothèses :

1 - Ils ont été prévenus par Israël que les hostilités allaient prendre de l’importance et ne tiennent pas à se trouver sur les trajectoires des balles, missiles et grenades.

2 - ils se sentent menacés par les Islamistes du Hamas, ceux-ci trouvant qu’ils ne prenaient pas assez parti.

3 – Le Hamas veut avoir libre cours pour pratiquer ce qu’il sait faire de mieux, la propagande.

En attendant, Israël a prévenu que Tsahal élargira et approfondira ses opérations à Gaza autant que nécessaire, y compris par des troupes au sol.

© Primo, 28 décembre 2008



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© Primo, 28-12-2008

Sdérot : avoir 11 ans sous les qassams

Avoir 11 ans sous les Qassams

De Inbal Lieberman, 11 ans, habitante du kibboutz Nir-Am
Yediot Aharonot, 21 décembre 2008

Il est difficile de se référer au « calme » de ces dernières semaines comme s’il s’était agi d’une vraie trêve. Au début peut-être, il n’y avait pas de roquettes Qassam, et je me sentais plus en sécurité.

Mais ils ont commencé à nous tirer dessus une fois de temps en temps, et plus tard, ils ont tiré chaque jour – et nous n’avions nulle part où courir nous cacher.

J’ai ressenti que le pays tout entier nous mentait. Comment pouvait-il appeler cela une trêve ?

Le sentiment que nous avons est que rien n’est vraiment fait au sujet des Qassam, à l’exception de la possible fortification de nos maisons. Je ne peux raconter tous les rapports de gens blessés par les roquettes. Chaque jour, je me demande encore et encore, "Que se passera-t-il aujourd’hui ? Combien de gens vont encore être blessé ou tué ?".

Je suis inquiète chaque matin, chaque après-midi, chaque soir.

J’attends avec anxiété la prochaine alerte « couleur rouge » [alerte qui prévient les habitants israéliens 15 secondes avant l’impact d’une roquette, NDLT], ou la prochaine explosion. Quand j’entends l’alerte « couleur rouge », je pense toujours à ma petite sœur, parce qu’elle a très peur et devient toute pâle.

J’ai le sentiment que le gouvernement ne pense pas assez à nous et ne comprend à quel point nous souffrons. Les gens qui ne font pas partie du gouvernement et qui ne vivent pas ici ne comprennent pas non plus ce que nous vivons.

Au début, quand les roquettes Qassam ont commencé à exploser ici, j’étais encore jeune et pas tellement effrayée, parce que je ne réalisais ce qu’elles pouvaient faire. Maintenant, je suis de plus en plus effrayée, parce que ça commence à durer, et avec le temps, je comprends le genre de dommages que peut causer chacun de ces missiles.

Chaque fois que j’entends l’alerte « couleur rouge », j’ai peur qu’il arrive quelque chose, mais je garde ma frayeur en moi, et ainsi, personne ne l’entend.

Je ne suis pas sûre du tout que les gens de Gaza savent que nous voulons la paix.

Nous avons besoin qu’ils le sachent, peut-être parce qu’ils veulent aussi la paix. C’est peut-être simplement un malentendu entre les deux côtés.

Inbal Lieberman

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3642087,00.html

Trad pour Primo : C. Leuchter


Imprimer la page | Poster un commentaireInbal Lieberman
© Primo, 22-12-2008

Tant va la cruche à l'eau

Tant va la cruche à l’eau …

Lundi soir – 20h00 - journal télévisé TF1

Après quelques mois passés à la tête du 20h00, la grand-messe, on ne peut guère que constater que Laurence Ferrari n’a toujours pas trouvé comment rouler à plein régime. Pire encore, seuls les chevaux du mauvais goût trottent allègrement dans ses commentaires et son langage non verbal.

L’affaire des chaussures lancées à la face de G.W Bush

Quoi que l’on puisse penser du sinistre futur ex-Président des Etats-Unis d’Amérique, quels que soient nos sentiments personnels et nos ressentis sur le personnage de plus en plus controversé, quelles que soient les motivations qui ont poussé ce journaliste irakien Muntadar al-Zaïdi à lui jeter ses chaussures à la face, que l’on puisse trouver cela drôle ou non, rien, pas même l’humour, ne justifie qu’une présentatrice du journal télévisé - le plus regardé de surcroît, vitrine d’une actualité qui se veut mondiale, factuelle et impartiale – ne nous fasse part de son sourire appuyé le plus niais et non dissimulé.

Et oui, l’incident certes télévisé et multi-diffusé depuis sur toute la toile et les télés du monde, nous est commenté comme on commente un extrait de film comique.

Commenter une voie de fait sur le Président Américain en prenant par-dessus la jambe l’acte et le commenter ouvertement le rictus béant, tient plus de l’irresponsabilité que de la volonté d’informer.

Relater des faits peut parfois s’avérer du journalisme sérieux. Dans le cas présent, on est attristé de voir combien un tel acte - qui aurait pu être dramatique – est livré en pâture à seule fin d’audimat.

Certes, on savait le journal de TF1 en perte de vitesse de ce dernier. Nous devons en plus admettre que la conduite de «l’animatrice» est en parfaite adéquation avec la pauvreté de la ligne éditoriale dudit journal.

Plutôt que d’éduquer et de mettre en garde le prochain qui aurait des velléités à balancer ses groles au visage du premier Chef d’Etat venu, on renchérit sur le côté héroïque et/ou drôle de la chose avec le message sous jacent « C’est rien ! juste le risque de quelques mois de prison »

Le respect des institutions en lieu et place de l’indécence.

Le titre de journaliste se mérite. Dans le cas présent, « présentatrice » est sans doute le terme le plus approprié qui convient à la remplaçante de PPDA.

Madame Ferrari se sentirait-elle investie dans la clownerie de bas étage pour se moquer si ouvertement et sans vergogne de l’homme le plus puissant de la planète pour quelques semaines encore ?

A-t-elle seulement compris la tache qui lui incombe et a-t-elle intégré les principes fondamentaux de sa fonction dont l’un des premiers est l’impartialité et la réserve? Rien n’est moins sûr.

…qu’à la fin elle se casse.

TF1 nous offre, une fois encore, un bel exemple de médiocrité quant à la forme du traitement de l’actualité. Comment, par la suite, pourrions-nous sensibiliser les plus jeunes générations aux valeurs essentielles fondées sur le respect ?

Lorsque l’on s’invite tous les soirs à la table de millions de Français, on tente de prendre avec soi le sac à main de l’intelligence à défaut de celui de l’humour, car le plateau du 20h00 n’est pas l’endroit idéal pour exercer cet art qu'il faut savoir pratiquer en outre avec un réel talent…

...pour ce qui concerne ce dernier et au risque de décevoir Laurence Ferrari, gageons que ce dernier continue à la fuir le plus longtemps possible.

Jean-Michel Peretz © Primo, 15 Décembre 2008

Imprimer la page | Poster un commentaireJean-Michel Peretz
© Primo, 15-12-2008

Désespérer Montfermeil

Désespérer Montfermeil

Nos anti-feujs de banlieue seraient-ils de banals antisémites ?

L’antisémitisme nouveau est arrivé. Il remporte un certain succès parmi ce que les journalistes appellent, à leur manière pateline, les jeunes des quartiers, c’est-à-dire, en gros, parmi des adolescents issus de l’immigration africaine.

Evidemment, le phénomène gêne un peu. Pour le prêt-à-penser de gauche, il était plus facile d’envisager le bon vieil antisémitisme à la Drumont, que l’on pouvait tranquillement imputer au seul Français de souche.

Comment ? Immigré, victime, et antisémite ? Ça n’existe pas, ce n’est pas possible. Ou alors, il y a des excuses. Cette excuse est toute trouvée : elle s’appelle Israël.

Tout va bien : l’antisémitisme n’est plus de l’antisémitisme, c’est de l’antisionisme. Et comme le sionisme, depuis 1975, est assimilé au racisme, être antisioniste, c’est être antiraciste.

Pierre Jourde

La suite sur le brillant site CAUSEUR


Imprimer la page | Poster un commentairePierre Jourde
© Primo, 12-12-2008

Bombay : communiqué imaginaire du MRAP

Pamphlet
Communiqué imaginaire du MRAP

Le Mrap est un peu ennuyé par le fait que, même si aucun média français n’a eu le mauvais goût de s’y appesantir, les attentats de Bombay étaient ouvertement racistes et antisémites.

Le Mrap, dont l’objet est, depuis la dernière prise de pouvoir par votre serviteur, le soutien à l’islamisme et la conquête de la planète par le djihad, se réjouit que les idiots utiles soient trop pusillanimes pour appeler un chat un chat.

Le Mrap prévient d’ores et déjà les militants que les prochaines élections internes du mouvement pour renouveler le président et le bureau, qui étaient prévues à l’automne 2435, seront retardées de deux millénaires pour cause d’islamophobie de la part des militants se réclamant de la démocratie.

Au cours d’une assemblée générale des ceusses qui décident, ils viennent d’être condamnés à une séance d’autocritique de 22 ans. Durant cette période, ces factieux ne sauraient être éligibles à un quelconque poste statutaire.

Signé Furax, euh non, M. Aounit !

2 décembre 2008
Ci-dessous le vrai communiqué du MRAP

Le MRAP condamne sans réserve les attaques dirigées essentiellement contre des civils commises à Bombay et qu'aucune raison ne saurait justifier.
Avant les élections législatives indiennes de 2009, dans un contexte régional agité - la situation tant au Pakistan qu'en Afghanistan étant des plus troublées - cette stratégie de tension ne peut être que l'œuvre d'irresponsables.

La situation est d'autant plus critique que l'Etat du Maharastra, dont Bombay est la capitale, avait été gouvernée jusqu'en 2004 par le BJP allié au Shiv Sena, parti nationaliste extrémiste hindou, violemment antimusulman dont le chef se dit admirateur d'Hitler.

Héritées du colonialisme britannique et de la partition, en 1947, del'empire des Indes, donnant naissance à l'Inde, Etat multi religieux à prédominance hindou, et au Pakistan musulman.

Dans un contexte d'extrêmes tensions la mise en cause du Pakistan, par le gouvernement indien, constitue une menace pour le processus de paix qui s'était engagé entre deux puissances possédant l'arme nucléaire.

Pour le MRAP, les événements de Bombay ne peuvent que relancer en Inde même les affrontements entre groupes fondamentalistes hindous et musulmans qui ont déjà fait des milliers de victimes, de part et d'autre, dans le silence médiatique assourdissant de l'Occident. Ils peuvent entraîner de graves répercussions en termes de tensions internationales, notamment dans tout le Moyen Orient.

Alors que les combats ont cessé, la gestion de cette terrible situation demande de ne pas céder aux réactions passionnelles et irréfléchies.

Des démarches doivent sans retard être entreprises par la communauté internationale auprès des autorités indiennes. Il est en effet urgent de les mettre en garde contre le danger que représenteraient des mesures exceptionnelles de suspension des libertés publiques qui ne seraient,
dès lors, qu'une victoire pour l'ensemble des intégrismes qui ont en commun la même haine de la démocratie.

A plus long terme, le MRAP espère de l'ensemble de la classe politique indienne un engagement résolu à ne plus laisser dégénérer en affrontements ethniques ou religieux des problèmes d'ordre essentiellement politiques.

Enfin, le MRAP met en garde contre une exploitation raciste et xénophobe des événements de Bombay et appelle à la prudence des analyses.

Paris, le 2 décembre 2008

Imprimer la page | Poster un commentairePamphlet
© Primo, 08-12-2008

Dépêches d'agences

Dépêches d’agence

Illégal et inconstitutionnel…forte possibilité de fraude…ce dont nous avons besoin est d’une réconciliation…

Ces petites phrases du week-end, qui sont devenues le marronnier hebdomadaire des commentateurs politiques, font la joie des citoyens, du moins ceux qui se préoccupent un peu de l’avenir du pays.

Elles ont également l’immense avantage de procurer du travail à des journalistes en mal d’émotion.

La tension est forte et l’on parle maintenant ouvertement de deux camps, deux factions qui s’opposent. Une des deux parties ne veut pas entendre parler de nouvelles élections, l’autre la réclame à corps et à cris.

Le Monde rapporte les propos des « militants », amers, désabusés et sans illusion sur la capacité de leurs leaders à trouver une issue à la crise.

Et le quotidien parle désormais de deux camps désormais "irréconciliables", un rassemblement "impossible", à quoi s’ajoute une incompréhension "totale" de l'opinion.

Un représentant de l'une des deux parties déclare : Faute de réponse positive, nous organiserons de nouvelles élections…

On attendait que l'orientation soit enfin tranchée. Au lieu de cela, on s'enlise, dit une citoyenne.

Cependant, il faut noter....

Note de la rédaction de Primo : Le comité de rédaction a prié le rédacteur de cet article de ne pas aller plus avant dans l'exposé et lui a enjoint de revoir sa copie. Mais Primo assume sa responsabilité et vous prie de prendre connaissance de son communiqué officiel ci-dessous :
Erratum

Primo adresse ses excuses à son lectorat. Nous nous apercevons que nous venons de mélanger deux dépêches d’agence, l’une consacrée à la situation en Judée Samarie, qui parle de la guerre entre le Hamas et le Fatah et l’autre ayant trait à la situation au Parti Socialiste français.

Que nos lecteurs veuillent bien nous excuser pour cette erreur inqualifiable. Primo s'engage à revenir en détail sur ces deux sujets.
C'était notre rubrique "humour du désespoir"

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© Primo, 25-11-2008

Pas de boogie-woogie avant la prière du soir

Pas de boogie-woogie avant la prière du soir

Le grand public ne connaît des orthodoxes que de très beaux chants, et de belles voix de basse.

Le catholique moyen a surtout l’occasion de les entendre lors des Messes de Minuit, alors qu’il digère les protides et lipides qu’il vient d’ingurgiter en deux heures, à savoir l’équivalent de ce que peut consommer un enfant du Darfour en deux ans.

Le grand public découvre aujourd’hui le côté sportif de ces religieux ainsi que leurs capacités d'improvisation.

La basilique du Saint Sépulcre de Jérusalem, haut lieu de pèlerinage, a été une fois encore le théâtre d’affrontements inter-ecclésiastiques. Une véritable bataille rangée a opposé des popes grecs orthodoxes et des prêtres arméniens et leurs disciples.

Les armes blanches ont été pour une fois laissées de côté, les adversaires ont préféré s’emparer des cierges afin de s’en servir comme massues, ce qui n’est pas à proprement parler leur vocation première.

Si l’on te frappe sur la joue gauche, tends l’autre joue, leur a pourtant enseigné leur Maître, mais il aurait du préciser ce qu’il fallait faire après. Le zèle de ces disciples les ont gentiment amenés à échanger leurs différentes exégèses du texte de l'évangile de Matthieu en distribuant force mornifles autour d’eux.

Un prêtre, d'origine Palestinienne, tape sur un pope à grands coups de croix, celle-là même qu'ils étaient en train d'inaugurer. Quelques jeunes séminaristes échangent en toute fraternité quelques morceaux de vases sacrés, rendus à leur état silicieux initial.

Cette explosion de violence laisse pantois les policiers israéliens. Ils ne peuvent pas intervenir, ces ecclésiastiques étant protégés par l'immunité diplomatique.

Que faire dans un cas pareil ?

Coups de pieds, de poings ont clôturé la cérémonie de recueillement, celle-là même dans laquelle la liturgie les avait amenés à évoquer l’amour du prochain.

Les soutanes des chefs religieux ont été pour certaines arrachées, des icônes jetées à terre et foulées au pied.

L’art a perdu ainsi quelques pièces rarissimes. Les sociétés de confection vont devoir rebroder avec or, argent et pierres précieuses, quelques chasubles malmenées. Peu importe en effet que le prix d'un seul vêtement liturgique puisse permettre à un village palestinien d'accéder à l'eau courante.

Après la boxe, place aux petites mains.

L’atelier et ses occupations paisibles. On y chantonne. Parfois d’anciens refrains. Des airs sages que les religieux se devraient d’ajouter à leur répertoire. Un peu embarrassant pour un baryton basse, mais l’élévation de l’âme demande quelques sacrifices.
Les yeux baissés,
Les genoux serrés,
Faites de la dentelle
Faites de l'aquarelle,
Brodez le point d’épine
Coulez la paraffine
Mais arrêtez à tout prix
D'batailler en surplis
Durant la liturgie


© Primo, 10 Novembre 2008

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© Primo, 10-11-2008

Le Hamas revendique...

Le Hamas revendique… pas moins lâche pour autant

On pourrait penser à la lecture d’une dépêche émanant de Reuters ce mercredi 5 novembre 2008, (lire) que le Hamas fait des efforts et sort grandi de cette première revendication qui fait suite non plus à un tir mais à une salve de plus de 35 Quassam (rien que ça) tirée sur Israël ; quel courage !

On pourrait penser tout dépend de notre humeur du jour, que ce n’est que justice, que ces envois en masse ne sont que justes représailles à un bombardement orchestré par l’armée Israélienne tuant six terroristes. Ils ne faisaient que des trous ! Rien de mal à cela.

On pourrait penser, pour aller plus loin dans l’infamie, qu’il est injuste que les Israéliens décrètent fermés les points de passages vers le territoire de la bande de Gaza en représailles cette fois à ce qu’ils viennent de recevoir sur la tête. « Franchement soyez sport les gars ! Ils n’ont fait ni dégâts ni victimes, ils doivent pouvoir circuler librement ! ».

On pourrait penser que le fait de détruire des tunnels clandestins palestiniens visant à enlever des Israéliens s’apparente à de l’acharnement de la part de Tsahal.

Rendez-vous compte, tout ce travail pour rien ! Et puis c’est l’armée israélienne qui le dit ! C’est dire si la source est fiable !

On pourrait penser que le Hamas a la légitimité pour faire tout cela.

Oui, on pourrait le penser s’il ne s’agissait pas là d’une organisation qui reste un terreau inusable de terroristes dont la lâcheté dans le projet de tuer sans discernement des civils à coup de roquettes. Elle n’a d’égal que l’usurpation du titre d’ « activistes » que bon nombre d’organes de presse accolent non sans complaisance à chacun de leur actes criminels.

On pourrait le penser… oui mais pour cela il faudrait être soit totalement aveugle soit dénué de toute humanité ; tout comme ceux qui creusent des trous à des fins d’enlèvement.

Jean-Michel Peretz © Primo, 5 novembre 2008

Imprimer la page | Poster un commentaireJean-Michel Peretz
© Primo, 05-11-2008

Obama : démocratie par anticipation

Démocratie par anticipation

On connaissait l’attrait irrépressible de l’AFP pour les dépêches fantaisistes venant du Moyen Orient. Mais elle vient de franchir un nouveau palier en faisant du journalisme d’anticipation.

La science-fiction au service des médias, il fallait le faire. (lire)

C’est ainsi que notre bonne vielle agence de presse a fait paraitre une dépêche datée du 2 novembre annonçant la victoire d’Obama.
Connaitre le résultat d’une élection deux jours avant que celle-ci n’ait lieu, voila ce qui s’appelle du journalisme d’investigation. Et poussé à l’extrême.

Bientôt l’AFP fera appel à des voyants pigistes. Pourvu qu’elle ne nous oblige pas à appeler des numéros surtaxés pour connaître notre avenir.

Bien entendu, il faudra donner à ces éventuels diseurs de bonne aventure quelques notions de géopolitique, ce qui évitera aux dépêches ces conclusions du niveau du café du commerce qu’on peut y lire.

« La victoire présidentielle du démocrate américain Barack Obama fait naître l'espoir en Amérique latine de relations apaisées avec le puissant voisin du nord, alors que le sentiment anti-américain s'y est accentué face à l'unilatéralisme de l'administration de George W. Bush »

Question crédibilité, l’AFP vient de frapper un grand coup.

© Primo, 3 novembre 2008


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© Primo, 04-11-2008

Strauss-Kahn blanchi

Strauss-Kahn blanchi

Dominique Strauss-Kahn (a été) blanchi des accusations calomnieuses le concernant

La campagne malveillante dont a été l’objet le Directeur du FMI a eu un résultat digne d’elle : reconnue nulle et non avenue. Les accusations de harcèlement et de favoritisme étaient infondées.

Un petit avertissement : il est impératif de courtiser les dames ailleurs. Les belles aussi sont concernées par cette forme d’exogamie administrative.
Cette légère atteinte à la liberté individuelle est conforme à la réglementation locale et fmiesque. Simple rappel, valable pour tous. Donc démocratique.

A-t-il été formulé en d’autres termes ? Ce n’est pas impossible.

Quoi qu’étonnantes pour des Français, attachés au respect de la vie privée, ces remarques ne sauraient être considérées comme discriminatoires, mais plutôt comme un encouragement aux échanges et à l'amitié entre les institutions.

Certes, à l’heure où l’on chante la mixité sociale, nos élites se devraient de donner l’exemple. Ne pas oublier les bergères. Magyares, slovènes ou de la mystérieuse France profonde.

Une indiscrétion eut-elle donné lieu à toutes ces vilenies si le prince avait jeté son dévolu sur une cousette, une sans grade ? Une mignonne désargentée dont aucun établissement de prêt n’eût voulu même en période d’euphorie bancaire. Sì. Mi chiamano Mimì*… gloire à Puccini.

Le bon peuple – surtout de gauche - aime les bluettes. Le petit fils présidentiable au chevet de Granny, ostensiblement sentimental mais si photogénique, la candidate relookée new-âge, télévangéliste en diable…

À vot’ bon cœur !

Bernadette Capdevielle © Primo, 25 octobre 2008

* La Bohème : extrait d’un hymne écologique à la pauvreté. Il n’est pas contemporain mais parfaitement recyclable. Une grande économie de moyens alliée à une humeur charmante. En résumé : l’accès à l’optimisme dans les mansardes et taudis. Tout un programme… et positif, qui plus est !

Mi chiamano Mimì (...) là in una bianca cameretta guardo sui tetti e in cielo ; ma quando vien lo sgelo il primo sole è mio il primo bacio dell'aprile è mio !
On m'appelle Mimì (…) Depuis une petite chambre blanche je regarde les toits et le ciel. Mais lorsqu’arrive le dégel le premier soleil est à moi, le premier baiser d'avril est à moi.


Imprimer la page | Poster un commentaireBernadette Capdevielle
© Primo, 26-10-2008

Conseil de sécurité : Iran recalé

L’Iran recalé

Le régime iranien, qui n’a de cesse d’ignorer les résolutions du Conseil de Sécurité, demandait pourtant à en faire partie.

Candidature aussi incongrue que celle de la Lybie pour présider le conseil des Droits de l’Homme.

L’ONU a préféré le Japon à l’Iran qui s’est retiré, outré et mortifié. Pour un pays qui réclame le leadership sur toutes les nations opprimées par le grand Satan occidental, recueillir 32 voix seulement ressemble fort à un désaveu cinglant.

L’ambassadeur britannique, John Sawers, a même parlé de « raclée historique » et ne semblait pas cacher son immense satisfaction.

Le cynisme politique conduit ce pays au comportement de voyou paranoïaque à demander à intégrer une structure dont il dénonce le caractère illégitime chaque matin, juste avant le petit déjeuner.

On en a enfermé pour moins que ça.

32 voix contre 158 au Japon, qui reste un des plus gros bailleurs de fonds de l’ONU. L'humiliation !

On s’attend à des commentaires acerbes de la part de l’Iran et de ses amis « altermondialisants », hurlant qu’il est toujours fait droit à celui qui paye le plus.

Rien n’interdit à l’Iran de rechercher en premier lieu la prospérité de son pays.

Mais on ne peut pas investir à la fois massivement dans l’arme nucléaire afin d’hâter la venue du Messie et dans ses infrastructures, son agriculture et son industrie.

En bons économes, les Mollahs ont fait un choix : ce sera l’arme atomique.

Ce qui n’empêche nullement la caste au pouvoir de continuer à faire quelques juteuses affaires en dominant le « bazar », cette entité un peu sauvage qui relie l’ensemble des échanges commerciaux intérieurs et extérieur de l’Iran.

Ce qui devrait rassurer l’Iran, c’est l’article 24 de la charte régissant l’activité du Conseil de sécurité : « Afin d'assurer l'action rapide et efficace de l'Organisation, ses Membres confèrent au Conseil de sécurité la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale. »

Rapide et efficace ? Les Darfouris, pour ne citer qu’eux, ont depuis longtemps perdu leur légendaire sens de l’humour.

Les mollahs iraniens, s’ils se réfèrent à la rapidité et l’efficacité du Conseil de Sécurité, ont encore quelques années devant eux pour faire tourner les centrifugeuses.

Et il est à craindre que cela soit amplement suffisant pour parvenir à la réalisation de leurs premières bombes atomiques.

© Primo, 17 octobre 2008



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© Primo, 18-10-2008

Otages en Egypte : couac médiatique

Egypte : histoire d’un couac médiatique

Lundi soir, les desks des agences de presse étaient en effervescence à propos des touristes enlevés en Egypte.

Cinq Italiens, cinq Allemands et un Roumain sont aux mains d’une bande de pillards, celles-là même qui détroussent et rançonnent régulièrement les convois humanitaires à destination du Soudan.

A 22 h 22, Reuters s’empresse de faire parvenir aux rédactions dans le monde la nouvelle de leur libération.

Aussitôt, les textes défilants des télévisions d’information en continu, ceux qui apparaissent au dessous de l’image pour donner l’impression de la réactivité, annoncent la bonne nouvelle.

BFM, I Télé sont du nombre.

Il faut dire que la source n’était rien de moins que le Ministre des Affaires étrangères égyptien. Il s’exprimait depuis New York, où il doit participer à l’Assemblée Générale de l’ONU.

« Ils ont tous été relâchés, sains et saufs, et en bonne santé » a déclaré le ministre.

On imagine la joie des familles allemandes ou italiennes à la lecture des sous-titres de leurs télévisions favorites. On croyait les otages au Soudan, les voilà libres.

Les pleurs de joie, les coups de fil aux amis, à la famille : « Ils sont libres ».

Alors, en si peu de temps, la rançon de 6 millions d’euros a pu être versée ??? Ou alors, une opération militaire ???

Toutes les suppositions étaient permises. Et chacun de louer l’efficacité des services de renseignements égyptiens.

Couac

A 23 h 11, un communiqué émanant de la capitale égyptienne vient tempérer un peu l’enthousiasme.

Un porte-parole du gouvernement égyptien déclare : Il est "prématuré" d'annoncer la libération des touristes enlevés dans le sud-ouest du pays et précise de manière laconique que les négociations se poursuivent.

Vers 11h le lendemain, l’Allemagne indique qu’elle a pris les choses en main concernant ses otages. Ils ne sont plus en Egypte - on le savait - mais sont toujours au Soudan.

Mieux, les ravisseurs, conscients de leur célébrité, exigent désormais 15 millions de dollars de rançon.

« L'Egypte a envoyé des officiers des services de renseignements au Soudan pour travailler avec les autorités en vue de la libération », a dit à l'AFP un responsable des renseignements sous couvert d'anonymat.

D'après des informations de presse non confirmées, les ravisseurs menacent d'exécuter les otages si les autorités égyptiennes tentaient d'approcher par avion ou hélicoptère du lieu de détention.

Inutile de commenter la déclaration erronée du ministre Egyptien. Sans doute a-t-il pris ses désirs pour des réalités. Il ne faudrait pas que l’Egypte soit encore victime de la désaffection des touristes.

Etre emmené au Soudan par des hommes armés n’est pas une perspective réjouissante pour quiconque veut simplement visiter la vallée des Rois.

Ce ministre sera peut-être, mais rien n’est moins sur, « averti » pour cette faute de goût.

Pour les chaînes de télévision, la recherche du scoop a été la plus forte. L’info, immédiatement, sans délais, avant que quelqu’un en parle....VIIIIITE !

Il faut être le premier. A Jérusalem aussi, en 2000, Charles Enderlin voulait être le premier.

Et plus personne ne pense aux familles des otages qui ont passé une nuit dans l’angoisse après avoir connu l’euphorie de la libération.

De cela, les agences de presse n’en ont rien à faire. Et elles invoqueront, comme toujours, comme d’habitude, à chaque nouvelle non confirmée, à chaque faux scoop, leur bonne volonté, leur désir de bien faire.

Trompée, qu’elles ont été, à l’insu de leur plein gré, comme disait un célèbre cycliste.

Puisqu’on vous dit que l’information est vertueuse !

© Primo, 23 septembre 2008

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© Primo, 23-09-2008

Quand Poutine souffle dans les tuyaux

Quand Poutine souffle dans les tuyaux,
l’Europe joue de la cornemuse.

« Bipolarisation, dichotomie, manichéisme, mondialisation ». Le débat s’ouvre en des termes spécieux. Les spécialistes s’affrontent. Les relations Europe/Russie sont aujourd’hui complexes et leur approche justifie l’abondance d’un vocabulaire ésotérique.

La réalité est portant légère, voir vaporeuse.

Qu’en est-il des réserves de gaz russes et des niveaux de dépendance directe des pays européens ?

La Russie dispose de 35% des réserves mondiales de gaz. La France et l’Italie en dépendent pour 25% de leurs besoins, l’Allemagne pour 39%.

Les problèmes sont plus sérieux en ce qui concerne les nouveaux pays européens, ex-satellites de l’Union Soviétique. Pour la Pologne c’est 89% et pour certains autres 100%.

La moyenne de la dépendance européenne face aux ressources russes s’élève à 40%.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ajoutons à cela que les gazoducs ont été construits par l’Europe avec un paiement en nature et en gaz. Période bénie d’interdépendance et de « fraternité consensuelle ».

Ces gazoducs sont payés, ils sont donc la propriété de la Russie. Poutine est libre de ses choix, de sa parole et il est homme à user largement de sa liberté.

Pour le faire savoir, il donne de la voix, et du canon.

Reste un petit espoir cependant : la vente du Gaz représente 70% du budget de notre libre Russie.

L’interdépendance est donc extrême. Mais à ce bras de fer gagnera qui appuiera le plus fort pour faire mal.

Géorgie, Ossétie, Droit international ?

L’Europe tente de se convaincre qu’elle a voix au chapitre, qui parle encore de sanctions devenues simples recommandations.

Et pour éviter tout manichéisme, nous le constatons, désormais Géorgie et Ossétie sont gazéifiées !

Josiane Sberro © Primo, 6 septembre 2008

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© Primo, 06-09-2008

Hannibal peut de nouveau franchir les Alpes

Hannibal pourra de nouveau franchir les Alpes

La Suisse respire et Nestlé aussi. Nous vous contions, sur Primo, le 23 juillet de cet été somme toute grincheux, les mésaventures du fils Kadhafi en Suisse (Les malheurs de Kadhafi en Helvétie).

L’affaire avait causé bien du tourment aux diplomates suisses dont le pays se voyait pour un peu privé du pétrole libyen. On se souvient qu’en mesure de représailles, deux citoyens suisses totalement innocents avaient été arrêtés à Tripoli.

Les Suisses qui ont sué sang et eau pour renouer le dialogue avec Tripoli ont bien tenté d'expliquer à leurs interlocuteurs la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice. Peine perdue !

Libérés après une dizaine de jours, il leur avait été interdit de quitter le territoire libyen. Les bureaux du groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB et du groupe Nestlé avaient aussi été fermés.

Le fils Kadhafi, Hannibal de son prénom, avait été arrêté par les autorités helvétiques pour des actes de violence sur un couple de domestique de sa splendide résidence.

L’affaire a trainé en longueur. Mais tout est bien qui finit bien.

Les domestiques molestés ont retiré leur plainte. La justice helvétique a rendu les 312.500 euros de caution à la malheureuse famille Kadhafi à qui cette somme aurait certainement fait défaut par la suite.

Le parquet de Genève a annoncé l'abandon des poursuites judiciaires contre Hannibal.

Les domestiques frappés, un Marocain et une Tunisienne, ont donc retiré leur plainte après avoir été dédommagés, certaines sources disent de manière tout à fait confortable.

Du coup, le parquet a fait savoir dans un communiqué qu'il renonçait à maintenir les poursuites après avoir reçu l'assurance que les plaignants avaient effectué ce retrait de leur plein gré.

Les plaignants ont été "correctement indemnisés. Ils sont reconnus comme victimes et leurs souffrances ont été prises en compte", s'est félicité mardi leur avocat genevois Me François Membrez. Ils ont obtenu également un permis de séjour en Suisse "à titre humanitaire".

L’histoire ne dit pas de combien de mois ces deux personnes disposent pour se mettre à l’abri de la vengeance de l’enfant gâté du régime dictatorial.

D’après l’AFP, le procureur général de Genève Daniel Zappelli avait en effet exclu "tout classement du dossier pour motifs politiques": seul un retrait de la plainte rendait possible un arrêt de la procédure, avait-il averti (Reuters). Si le Procureur général le dit, c'est certainement vrai.


Curieux hasard

Il se trouve que les deux domestiques ont retiré leur plainte après que la mère du ressortissant marocain ait été arrêtée en Lybie. Relâchée depuis, elle a pu retourner dans son pays d'origine.

En revanche, ce jeune homme est "toujours sans nouvelles" de son frère, fortuitement disparu en Libye.

Mais il s’agit là d’un effet du hasard, ce fameux hasard qui se joue de la justice, des Droits de l’homme et toutes ces autres considérations vaguement morales dont n’a que faire la famille Kadhafi.

Le juge d’instruction helvétique s’était assuré que les deux domestiques prenaient leur décision de renoncer à la plainte « de manière libre et réfléchie ».

« Tout à fait libre, Monsieur le juge. Au fait, maintenant que vous m'en parlez, ma mère ayant pu retourner au Maroc, auriez-vous des nouvelles de mon frère qui ne donne plus signe de vie ? »

Plein d'espoir, l’ancien domestique a finalement "choisi de s'en remettre aux Nations Unies, représentées par le Haut commissariat aux droits de l'Homme à Genève, devant lequel une procédure en disparition forcée a été initiée".

Et il est de notoriété publique que les enquêtes internationales à propos du régime Kadhafi aboutissent toujours…

Toujours… En attendant, le pétrole libyen coule à flot à Genève. Et le groupe Nestlé peut recommencer à faire du négoce avec un pays arabe.

Que ne ferait-on pas pour vendre quelques yaourts ?

© Primo, 4 septembre 2008

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© Primo, 03-09-2008

Une cure gratuite pour le Bové José

Une cure gratuite pour le Bové José ?

Stupeur dans les campagnes. On y découvre que les OGM peuvent mener à la psychanalyse, et de plus gratuitement. C’est trop injuste.

Privés d’OGM, ou menacés de fauchage sauvage - c’est aussi frustrant - on y est aussi privés d’analystes. Ou presque. Le praticien bucolique est rare. Cruel manque de choix. Il est aussi dramatique que la raréfaction de certaines espèces végétales.

Mais que l’un de ces petits faucheurs du dimanche puisse gagner en un verdict ce qui est refusé à la France rurale et profonde, quel paradoxe.

« Il est temps pour José Bové de mettre fin à des agissements compulsifs qui résultent d'un Œdipe mal négocié ». D’un jugement généreux, joignant la décision à la parole, un procureur de Bordeaux propose d’offrir au sus-nommé huit mois de prison pour se libérer de ses compulsions.

Il est embarrassant de s’interroger sur une aussi sage décision. Mais huit mois, n’est-ce pas un peu rapide ? Pauvre petit Œdipe, ne risque-t-il pas de se sentir pressé par le temps ?

Si, dans un moment de désarroi, il appelle sa maman au secours, que de soins compromis. Bref, dans l’intérêt du prévenu ne pourrait-on transformer ces mois en années ?

Ces remarques ne sont dictées que par l’amour et le souci du prochain. Est-il utile de le préciser ?

La Justice et la psychanalyse au secours des moissons, l’instant est trop émouvant.

Bernadette Capdevielle © Primo, 30 Août 2008

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© Primo, 31-08-2008

Interview de Sammy Ghozlan

Interview de Sammy Ghozlan

Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a porté plainte suite à la vente de T-shirts portant des inscriptions antisémites dans le XIXème arrondissement de Paris. Sammy Ghozlan, président du BNVCA réagit.

Comment avez-vous découvert ces tee-shirts ?

C'est une passante qui nous a alerté, après avoir découvert ces T-shirts dans une boutique dans le XIXème arrondissement de Paris. Elle nous a appelé pour savoir ce qu'il fallait faire face à ces ventes illicites. On lui a dit de prendre une photo, pour avoir des preuves et d'acheter un T-shirt, ce qu'elle a fait. Une fois ces preuves rassemblées, nous avons décidé de porter plainte. Il restait huit tee-shirts dimanche. Mardi matin, il n'en restait plus que trois, qui étaient tous réservés et qui ont été vendus.

Ces débardeurs portaient les inscriptions en allemand «Juden eintritt in die parkanlagen verboten» et en polonais «Zydom wstep do parku wzbronionyio», ce qui veut dire «Entrée du parc interdite aux juifs». Cela reproduit des panneaux d'interdiction visant les juifs du ghetto de Lodz, en Pologne en 1940.

Avez-vous déjà été confronté à cette forme d'antisémitisme ?

C'est la première fois que l'on voit un vêtement qui a été fabriqué intentionnellement avec un message antisémite. On a déjà vu des gens qui conservaient des objets antisémites de l'époque nazie, comme des pancartes anti-juives, mais c'est la première fois que l'on voit ainsi quelque chose de neuf.

La suite sur Le Figaro.fr
Interview de Laure Daussy

 

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© Primo, 13-08-2008

Au fond de la piscine, un iranien

Au fond de la piscine, un iranien

Malgré le matraquage publicitaire de l’ensemble des télés et radios, il semble que les Jeux Olympiques de Pékin ne fassent pas recette, du moins en France. L’heure tardive des retransmissions y est pour quelque chose, ainsi que les contreperformances de nos athlètes français dans ce début de compétition. Mais le phénomène semble s’étendre à toute l’Europe.

Comme si le public sentait bien que ces Jeux ne seront en fait qu’un plébiscite pour un régime d’une cruauté sans égale.

Alors, malgré le temps maussade de ce début août, les français boudent cette grand-messe télévisée qui n’a plus rien à voir, il faudrait tout de même un jour que cela soit dénoncé, avec le sport amateur des pères fondateurs.

Ségrégation nautique

Mais les journalistes et commentateurs sportifs, sous prétexte de ne pas gâcher la fête, ne relèvent pas un acte d’une gravité extrême et qui contrevient à toutes les valeurs du sport.

Le nageur iranien, Mohammed Alirezaei, absent de la 4e série du 100m brasse samedi matin, a expliqué son forfait par son refus de prendre le départ au côté d'un Israélien, Tom Beeri. Alirezaei devait partir au couloir numéro 1 et Beeri à la ligne d'eau numéro 7. (lire 7sur7)

L’iranien veut faire bassin à part : le nageur iranien ne saurait barboter avec un concurrent israélien. Mohammed Alirezaei a-t-il été sévèrement sanctionné comme le justifierait ce caprice ou cette dérobade ? Aucune précision. L'ondin persan avait d'abord prétexté une sorte d'affreuse migraine, puis il a refusé de faire piscine commune.

Les questions sont multiples : les commentateurs français parleront-ils de cet acte, au risque de chagriner les amoureux de la natation et les inconditionnels de l’esprit olympique ? Le CIO et son président se saisiront-ils de l’affaire ?

Si les prochains Jeux de Londres doivent tenir compte des exigences des iraniens, il faudra multiplier par deux, trois, les installations olympiques.

Le CIO marche déjà sur des œufs avec les autorités chinoises. Il ne manquerait plus qu’il se fâche avec l’Iran. Une idée soumise à ce si courageux CIO pourrait être de déplacer les Jeux 2012 de Londres à Téhéran.

Après tout, la république islamique apporte tous les jours la preuve qu’elle sait entreprendre de grands travaux, rapidement et dans le secret le plus total. Et, pourquoi pas, demander à cette République de construire le site olympique à l’endroit même des installations nucléaires permettrait de substantielles économies.

La délégation israélienne pourrait même se rendre en Iran accompagné par l’armée de l’air israélienne. Mais, si les déclarations d’Ahmadinejad continuent sur le même ton, certains pilotes de Tsahal seront tentés d’accrocher sous leurs ailes de quoi transformer en parking l’ensemble des stades et des installations.

Il ne leur resterait plus qu’à envoyer une équipe du génie pour peindre les bandes blanches.

Pendant ce temps, la Géorgie quitte les Jeux, ne désirant pas que ces athlètes se mesurent à ceux d'un pays qui en train de bombarder le leur. Certains boycotts ont tout de même plus de gueule.

© Primo, 9 Août 2008

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© Primo, 10-08-2008

Samir Kantar redevient une cible vivante

Samir Kantar redevient une cible vivante

«Je reviens de Palestine mais, croyez-moi, c’est pour mieux y retourner».

À peine libéré, voilà que Samir Kantar lance cette déclaration de guerre à Israël. Le tapis rouge sang déployé pour lui par tout ce que le paysage politique libanais compte de plus officiel ne pouvait que l’y encourager.

Il est d’usage que les prisonniers qui viennent de bénéficier de la mansuétude de leurs geôliers rejoignent l’ombre et l’anonymat. Pas Samir Kantar. Endossant, dès sa remise en liberté, le treillis d’une armée libanaise qui finit par ressembler davantage à une milice, l’assassin de civils sans défense fait part de son intention de reprendre instantanément ses activités criminelles. C’est comme si ses victimes étaient assassinées pour la seconde fois.

Voilà Israël prévenu. Samir Kantar n’est déjà plus un prisonnier libéré bénéficiant d’une quelconque immunité. Il est redevenu une cible au même titre que son compère, débiteur au détail de morceaux de corps de soldats israéliens, Hassan Nasrallah. Les bébés israéliens n’ont qu’à bien se tenir: le populaire guerrier néglige le repos au profit d’autres actes héroïques. Il doit avoir pris goût au triomphe...

Le Diable en rit encore

Les dirigeants israéliens seraient bien inspirés de retrouver leurs esprits après l’affront subi lors de cette mascarade d’échange morbide. Samir Kantar n’a pas exprimé le moindre regret quant à l’horreur de ses méfaits. Au contraire, il s’en glorifie, promet de remettre le couvert dès que l’occasion s’en présentera et exalte, au passage, une foule haineuse dont certains membres l’ont déjà choisi pour exemple en ne rêvant que de l’imiter. Kantar n’a plus donc la moindre excuse. Israël a d'ailleurs été déjà douloureusement confronté à un cas similaire lorsqu’un Palestinien libéré en 2000 s'est fait sauter dans un attentat-suicide quelques semaines plus tard.

Si les choses devaient en rester là, c’est la morale qui serait à genoux. Il faut que, dès aujourd’hui, Kantar se sente traqué et vive dans la peur. Ce châtiment serait une douce peine, comparée à une réponse "proportionnée". Que serait une réponse proportionnée, dans le cas de Samir Kantar? De tuer un de ses enfants en fracassant son crâne à coups de crosse?

Bien sûr, la simple traque ne saurait suffire : toute tentative d’élimination ciblée sur sa personne par les services secrets israéliens redevient, aujourd’hui, justifiée et légitime. Cela relève de la simple notion d’utilité publique au même titre que l'étaient les projets malheureusement tous avortés d'envoyer Adolf Hitler en enfer.

Jean-Paul de Belmont © Primo, 19 juillet 2008

Imprimer la page | Poster un commentaireJean-Paul de Belmont
© Primo, 19-07-2008

Hep, taxi !

Hep, taxi !

Une dépêche d’Euronews datée de ce lundi matin à 7h45 annonce : L'ONU va cesser ses distributions de nourriture à Gaza.

Pas en représailles contre les terroristes qui bombardent incessamment les civils israéliens, non. Pour cause de panne d’essence !

Qui dit carburant dit transport.

Justement, dimanche 4 mai, à 21 h 21, Associated Press informait le grand public que des militants du Hamas proposent de transporter les habitants en voiture de police pour remédier à la « paralysie du trafic » causée par la pénurie de carburant.

Bien des Palestiniens, (la majorité silencieuse qui, comme son nom l’indique, n’est jamais interrogée par les grands médias et envoyés spéciaux), considèrent depuis quelques mois que le Hamas se moque éperdument d’eux.

A force de voir leurs députés jouer dans le noir comme des enfants de 5 ans devant la communauté internationale (lire sur Primo), les Palestiniens s’interrogent sur le fait que la police islamique des mœurs semble disposer de réserves inépuisables de carburant pour leurs véhicules.

La grogne a tellement monté malgré les intimidations et les menaces de représailles que le Hamas a décidé de lâcher du lest.

Et de quelle manière !

Désormais, les voitures bleues de la police du Hamas portent des autocollants sur lesquels on peut lire: "Nous sommes prêts à vous véhiculer gratuitement".

Cette police ne sait plus comment expliquer ce que son propre mouvement vient d’avouer, à savoir qu’il n’arrive plus à stopper les livraisons de fuel provenant d’Israël et qu’aucune pénurie n’est donc à craindre.

En effet, à 8 h 51 le dimanche matin 4 mai, Kaanan Obeid, un responsable de l'Autorité énergétique de Gaza a affirmé qu'Israël livrait du carburant à l'unique centrale électrique de la Bande de Gaza.

Ainsi, les dépêches selon lesquelles l’ONU est empêchée d’effectuer ses livraisons de nourriture sont-elles, au mieux, mensongères, au pire le signe d’une nouvelle manipulation.

Chris Gunnes, responsable de l'agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, l'UNRWA, a indiqué dimanche, mais quelques heures plus tard, que l'organisation n'avait pas reçu de carburant et qu'elle avait dû annuler ses distributions de nourriture prévues lundi.

Une question se pose

Si les voitures de police peuvent circuler et transporter gratuitement des passagers, c’est que le carburant ne manque pas à Gaza. Si les organisations humanitaires n’en disposent pas, il faut chercher ailleurs qu’en Israël les raisons de la pénurie.

Car ce pays continue à livrer Gaza en carburant malgré les attaques répétées sur ses propres centrales et les 2 morts israéliens tués lors d’une offensive du Hamas.

Il deviendrait presque lassant de repérer les contradictions entre les déclarations ampoulées des dirigeants islamistes et celles, tout aussi partiales, des responsables humanitaires.

Relevons également un effet collatéral de cette police-taxi. Les Gazaouites seront, dans les jours à venir, beaucoup moins libres d’aller et venir sans que la police des mœurs n’en soit informée.

Pour un régime policier, transporter ses citoyens à leurs lieux de rendez-vous, c’est une aubaine inespérée. Le KGB en rêvait. Le Hamas l'a fait.

Tant pis pour les petits têtes-à-têtes prévus par les amoureux. Ceux-ci ne sont, de toute manière, pas corrects au sens strict de la Charia. Les femmes de Gaza ne survivent en général pas à de tels "soupçons".

Yousra al-Azzam a été assassinée par la police religieuse du Hamas pour avoir commis le crime de pique-niquer sur la plage avec un homme qui était son fiancé. Les policiers assassins ont argué de leur bonne foi: ils ignoraient que les bans avaient été publiés. Ils ont, depuis, été relâchés.

Ne plus rouler pendant quelques minutes

En Israël, le problème du carburant ne se pose pas. C'est pour une autre raison que les voitures se sont immobilisées, le 1er mai 2008 à 10 h. Comme tous les ans, les Israéliens se sont figés. Tout un pays debout, pour la commémoration du Jour de la Shoah.

Voitures, bus, au travail, chez soi… arrêt total pendant les deux petites minutes indiquées par des sirènes d’alerte. Les voitures de centaines d'Arabes israéliens ont profité de ces deux minutes pour klaxonner en continuant à rouler.

Surtout ne pas faire deux minutes de silence pour respecter le crime imprescriptible quand on rêve de le rééditer!

Leurs alter-ego à Gaza recevront quand même vivres et carburant. Où est la dignité ?

© Primo, 5 mai 2008

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© Primo, 05-05-2008

Les Hôpitaux de Gaza à sec

Les hôpitaux de Gaza à sec

C’est dans la plus totale discrétion médiatique qu’ont eu lieu ce dimanche des affrontements entre palestiniens.

Pour en rendre compte, on a assisté à une petite mise en scène de l’AFP comme elle seule en a le secret.

"Le ministère palestinien de la Santé a accusé dimanche des membres du Hamas d'avoir ouvert le feu sur des camions-citernes qui devaient livrer des carburants aux hôpitaux de la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien".

"Des membres du Hamas ont ouvert le feu dimanche dans la bande de Gaza contre des camions-citerne qui devaient livrer des carburants destinés aux hôpitaux de ce territoire", a indiqué un communiqué publié à Ramallah, en Cisjordanie, où se trouve le siège de l'Autorité palestinienne (AFP - 27/04/08 - 20h20)

De ces deux phrases du communiqué de l’AFP, le moindre lecteur peut en conclure que les membres du Hamas organisent la pénurie à seule fin de propagande.

Le moindre lecteur ayant un quotient intellectuel normal, malgré les techniques de pointe employées par nos télévisions pour laver le cerveau de nos concitoyens, s’entend.

Comment qualifier autrement que « crime contre l’humanité » le fait d’empêcher le ravitaillement des hôpitaux ? C’est pourtant bien ce à quoi se livre le Hamas depuis qu’il est au pouvoir dans la bande de Gaza.

Primo, mais pas seulement lui, dénonce depuis des mois l’attitude suicidaire des dirigeants islamistes qui préfèrent voir crever la population dont ils ont la charge plutôt que de prendre soin d’elle.

L’AFP se livre une fois encore à un bas exercice de propagande.

La preuve ? Lire ci-après :

La population de la bande de Gaza fait les frais d'une "guerre du carburant" que se livrent le Hamas et Israël depuis trois semaines.

Le Hamas tue les employés du point de passage qui sert à approvisionner la bande de Gaza. Le Hamas attaque les camions dans Gaza même afin de les empêcher de livrer le carburant à des hôpitaux. Le Hamas préfère utiliser ce carburant pour ses 4x4 blindés qui transportent les tireurs de roquettes jusqu'aux pas de tir.

Mais tout ce que parvient à ânonner l’agence de presse, c’est que la population gazaouite fait les frais d’une guerre du carburant que se livrent le Hamas et Israël.

Sous entendu : Israël a le pétrole, c’est donc lui qui est à blamer.

Avec l’AFP, c’est souvent ainsi. Plus la ficelle est grosse, mieux cela marche. A meilleure preuve, c’est que cette dépêche a été reprise sans aucune correction ni analyse par quelques médias nationaux.

Et il n'y avait, étrangement, aucun journaliste pour dénoncer ce crime. Charles Enderlin n’était pas sur place, comme d’habitude. Il n’a donc pas pu en parler.

Patrick Saint-Paul, du Figaro, était à l’inauguration du dernier bistrot branché dans les faubourgs de Tel Aviv.

Ce qui fait que les hôpitaux n’ont pas reçu de carburant, de l’aveu même de responsables de l’Autorité palestinienne.

Dans quelques jours, cette pénurie sera mise sur le compte d’Israël. Les groupes "France Palestine" dénonceront le régime sioniste criminel. Les journalistes de l’AFP auteurs de cette immondice et de sa propagation continueront à collecter leurs points de retraite dans leurs bureaux de l’île de Chypre.

Bah, l’été arrive. Heureusement, ils viennent juste d’y installer la climatisation. On respire !

© Primo, 28 avril 2008

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© Primo, 29-04-2008

Liban : un socialiste en otage

L’internationale socialiste en otage

Karim Pakzad, membre du Parti socialiste français, a été arrêté et détenu durant 5 heures par le Hezbollah. M. Pakzad a affirmé qu’il a été conduit dans un endroit les yeux bandés, et mis dans une cellule fermée pendant cinq heures "dans un isolement quasi total". Il a également souligné que son portable et son portefeuille avaient été confisqués (AFP).

Le Hezbollah, affirme, lui, qu’il a traité le captif avec respect et politesse. Il convient donc de noter que mener un innocent les yeux bandés dans un endroit inconnu et le laisser à l’isolement pendant 5 heures est, pour le mouvement chiite, le signe du respect et de la politesse.

Il est vrai que cet otage n'est resté que 5 heures entre les mains de la milice islamiste. D’autres otages français n’ont pas eu cette chance. Michel Seurat n’en est pas revenu. Les autres ont perdu plusieurs années de leur vie pour rien.

Le 8 mars 1986, 4 journalistes français sont enlevés à Beyrouth : Georges Hansen, Jean-Louis Normandin, Philippe Rochot et Aurel Cornea sont pris en otages au Liban par le Hezbollah. Ils viennent rejoindre Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean-Paul Kaufmann et Roger Auque dans la solitude glacée des caves de Beyrouth. Ils ne savent pas encore que Michel Seurat va être exécuté quelques mois plus tard. Pour certains, ils y resteront 3 ans.

Sachant cela, il faut imaginer les 5 heures de Karim Pakzad comme un moment plutôt difficile qui n'avait rien d'une simple garde à vue.

Le Hezbollah a reconnu dimanche que ses militants avaient interrogé le représentant du Parti socialiste français à l’Internationale socialiste, Karim Pakzad, dans la banlieue sud de Beyrouth. C’était, prétend le mouvement, pour s’assurer qu’il n’avait pas la nationalité israélienne.

Si cela avait été le cas, le Hezbollah aurait eu un otage en plus à monnayer auprès de l’Etat hébreu.

Avec cet acte gravissime, qui n’a bizarrement pas soulevé l’indignation du côté de la rue de Solférino qu’on a connu plus loquace dans d’autres affaires, le Hezbollah marque son territoire, frappe l’imagination des partis politiques en place à Beyrouth, et intimide un peu plus les opposants au régime syrien.

Et si, en plus le délégué socialiste avait été Israélien, c’était tout bénéfice.

"Après nous être assurés que le Français et son compagnon ne possédaient pas la nationalité israélienne, nous n’avions plus de problèmes avec eux", a assuré le représentant du Hezbollah.

Heureusement pour lui, Karim n’était pas Juif, simplement représentant d’un parti politique, ces groupes idéologiques que le Hezbollah supprimera à son arrivée au pouvoir car trop représentatif d’une idée que ce mouvement déteste : la démocratie.

Ne pas être Juif présente assurément de grands avantages en certaines périodes de l’Histoire. Le problème est que cela a une légère tendance à se reproduire fréquemment, depuis 2000 ans.

En ce qui concerne cet enlèvement, nous attendons encore les protestations officielles de la France et du Parti Socialiste. Il parait que c'est les vacances en région parisienne

© Primo, 27 avril 2008

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© Primo, 28-04-2008

La Libye ne tient plus

La Libye ne tient plus

Depuis qu’elle a fait son retour dans la communauté des nations, la Libye hausse le ton.

Tripoli siège au Conseil de sécurité depuis le 1er janvier 2008 et pour deux ans, parmi les neuf autres membres non permanents. Pour fêter l'événement, elle s’est même vue offrir sur un plateau la présidence du Conseil de Sécurité pour 30 jours en ce froid mois de janvier. Quelle belle reconnaissance !

"Nous sommes de retour dans la communauté internationale", avait triomphalement déclaré l'ambassadeur libyen à l'ONU, Giadalla Ettalhi. Les opposants libyens emprisonnés n’ont pas pu applaudir.

Dommage, car les occasions de se réjouir dans les prisons libyennes sont assez rares depuis quelques dizaines d’années. Et puis, comment applaudir lorsqu'on est sans cesse interrompu par des séances de torture ?

Pendant ce mois de Janvier, la Libye a à peu près autant brillé que lors de sa présidence du Conseil de Droits de l’Homme de l’ONU ancienne formule. C'est-à-dire qu’elle n’a pas fait grand-chose, sauf travailler à défendre l’Iran contre les sanctions internationales et cherché des poux dans la tête à Israël. Il est vrai que ces deux opérations suffisent déjà à remplir l’agenda mensuel d’un diplomate « honnête » et de sa délégation.

Revenue depuis le 1er février à l’état de simple membre invité, elle cherchait un moyen de faire parler d’elle. C’est chose faite.

Double attaque vicieuse

Il y a 24 heures, son ambassadeur a provoqué un incident en séance. Giadalla Ettalhi, « a comparé la situation à Gaza à celle des camps de concentration nazis durant la Seconde guerre mondiale ».

L'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert, a alors ôté l’oreillette qui lui servait à entendre la traduction, s'est levé et a quitté la salle, aussitôt suivi par les autres ambassadeurs européens et américain.

Après la séance, l'ambassadeur de Syrie, Bachar Jaafari, est venu à la rescousse de son collègue libyen :

"Malheureusement, ceux qui se plaignent d'avoir été les victimes d'un génocide (pendant la Seconde guerre mondiale) répètent le même genre de génocide contre les Palestiniens", a-t-il déclaré à la presse.

L’ignominie de cette comparaison est dans la droite ligne idéologique de ces deux dictatures. Outre le fait que les Palestiniens sont passés de 700.000 à 3 millions de personnes, ce qui ne ressemble pas vraiment à un génocide, les Syriens et les Libyens n’ont pas voulu s’étendre sur le sort de leurs minorités respectives et les dizaines de milliers de morts dont ils sont responsables.

Sans parler des infirmières bulgares, des attentats et plus généralement, du soutien au terrorisme international. Là dessus, ces deux régimes sont d’une discrétion absolue. Ils interdisent même à toute ONG, Croix Rouge comprise, de visiter leurs prisons et d’enquêter sur les massacres de masse.

Et la diplomatie libyenne en remet une couche aujourd’hui.

24 heures après l’incident, l’ambassadeur-adjoint renchérit dans l’horreur et le mensonge. Là ou son collègue s’était contenté de comparer des situations incomparables, il prétend que c’est pire.

« C'est plus que ce qui s'est passé dans les camps de concentration parce qu'il y a les bombardements, les bombes chaque jour à Gaza », a déclaré à la presse Ibrahim Dabbashi. « C'est pire parce qu’il n'y avait pas de bombardements sur les camps de concentration nazis pendant la Seconde guerre mondiale ».

Cette remarque, d’un crétinisme absolu, témoigne bien du négationnisme dans lequel baignent les dirigeants arabes. Les Juifs de l’époque auraient bien voulu que leurs camps soient bombardés par les armées alliés, de même que les voies de chemins de fer qui y menaient. Tout plutôt que de subir l’horreur sans nom de la Shoa.

Déjà en Janvier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait renoncé à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.

"Malheureusement, le Conseil de sécurité a décidé d'arrêter les discussions" sur ce texte, s’était lamenté à l’époque l'ambassadeur de Libye en imputant cet échec aux Etats-Unis. Mais il ne dit pas tout, comme à son habitude.

Le Conseil était proche d'un accord. 14 membres du Conseil s'étaient entendus sur ce texte.

"Nous regrettons que le Conseil n'ait pas pu adopter une déclaration à la fois sur la situation humanitaire à Gaza et sur la situation sécuritaire à Gaza et dans le sud d'Israël (...) Cela est d'autant plus regrettable que le Conseil était proche d'un accord qui aurait permis de réagir à la gravité de la situation et pour la première fois de condamner la recrudescence de la violence, en particulier les attaques terroristes de roquettes contre Israël". C'est toujours Jean-Claude Ripert, l'ambassadeur de France qui s'exprime ainsi.

En fait, c’est Ettalhi lui-même qui avait alors indiqué avoir besoin de temps pour pouvoir consulter son gouvernement, bloquant ainsi toute possibilité de vote.

Pour le Libyen, il fallait condamner Israël tout en faisant le silence sur les tirs de roquettes que subit quotidiennement sa population civile. Son adjoint, illettré et nauséeux, vient de pousser plus loin encore la veulerie.

L’honnêteté n’est pas une vertu à pratiquer lorsqu’on est diplomate. Et encore moins lorsqu'on est diplomate libyen.

Il s’agit peut-être des prémisses d’une vaste offensive du camp arabe au moment où monte la tension avec l’Iran. Il serait bon de s’assurer que la dite offensive ne soit que diplomatique.

Avec la Libye, il est hasardeux de trop parier là-dessus. Si elle est capable de proférer de telles insanités devant la communauté internationale, c’est qu’elle sait pouvoir compter sur un soutien sans faille des pays arabes.

Il serait pourtant tout à l’honneur de ceux-ci de se désolidariser immédiatement de cette déclaration insensée.

Un silence de plus ne signifierait rien de bon pour la paix du monde.

© Primo, 24 avril 2008

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© Primo, 24-04-2008

Attaque à Keren Shalom

Attentat à la voiture piégée à Keren Shalom

Plusieurs combattants islamiques, sous le couvert de tirs de mortier et d'un épais brouillard, ont attaqué le point de passage de Keren Shalom, à proximité de l'endroit où a été capturé Guilad Shalit.

Situé dans le kibboutz du même nom, ce lieu contient des entrepôts servant à stocker les marchandises avant leur acheminement vers Gaza.

Mais le Hamas coupe systématiquement toutes les voies permettant au peuple palestinien de recevoir de la nourriture et des vivres.

Les kamikazes ont fait exploser une voiture piégée sur le site. Résultat immédiat : tout acheminement est stoppé.

Trois Palestiniens ont été tués dans l'explosion et les échanges de tirs qui ont suivi. Un autre véhicule a suivi et a pu repartir sans exploser.

Au moins 12 soldats ont été blessés. Au même moment, une autre voiture blindée a été vue près de la frontière de Gaza en direction du kibboutz voisin de Nirim. Un blindé israélien a tiré et touché le véhicule.

Dans un communiqué, la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a revendiqué les attaques à Keren Shalom, déjà cible la veille d'une tentative d'attaque palestinienne.

C'est la première fois depuis plusieurs mois que les Palestiniens ont recours à des voitures piégées.

Pour le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, l'attaque montre "l'agenda nihiliste" du Hamas. "Le Hamas n'est pas du tout intéressé par le bien-être de la population de Gaza."

Le 9 avril, des islamistes ont attaqué le terminal de Nahal Oz, où transite le carburant entre le nord de Gaza et Israël, tuant deux gardes israéliens. Cela avait provoqué l’arrêt temporaire des livraisons de fioul.

Interruption aussitôt dénoncée par le mouvement islamiste auteur de l’attaque.

Le discours du Hamas consiste un peu à dire : « J’ai le droit de vous tirer dessus, vous n’avez pas le droit de riposter, sinon c’est de la provocation et un crime contre l’humanité. Vous avez en revanche le devoir de continuer à me nourrir ».

Si elles adoptaient cette manière de s'exprimer, les dépêches des grandes agences gagneraient en clarté.

Mais tout esprit éclairé l’aura compris : on a affaire là à la stratégie de victimisation qui n’a aucune raison d’être abandonnée tant que la « communauté internationale » continuera de faire semblant de l’ignorer.

© Primo, 19 avril 2008

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© Primo, 19-04-2008

Des prisons poreuses

Des prisons poreuses

L’Autorité Palestinienne n’a vraiment plus beaucoup de moyens financiers. Les 150 millions d’euros qui vont lui être versés par l’Union européenne vont être affectés à des dépenses sécuritaires.

Et il n’est que temps. Un établissement pénitentiaire, au-delà des qualités d’humanité que l’on est en droit d’exiger de tout Etat démocratique, doit être par essence hermétique.

Du moins en ce qui concerne la circulation de l’intérieur vers l’extérieur. Sinon, on appelle cela une auberge de jeunesse.

Un fait divers de ce jour vient mettre en lumière la porosité extrême des prisons palestiniennes.

Douze islamistes palestiniens se sont évadés vendredi soir après avoir été battus par les gardes palestiniens. A la lecture d’une telle dépêche, la précision s’impose de suite.

Il ne faudrait pas que l’on imagine qu’ils aient pu être traités de manière inhumaine par Israël. Ce n’est en effet guère l’habitude des agences de presse que de décrire Israël comme un Etat brutal et sanguinaire.

Jamais ! Précisons donc que ces prisonniers palestiniens étaient battus par d’autres Palestiniens dans une prison palestinienne.

« Les 12 membres des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa se sont enfuis après que des gardes masqués les eurent frappés avec des matraques à la suite d'une bagarre entre détenus dans la prison gouvernementale de Jneid, a déclaré Mahdi Abou Ghazaleh au téléphone » (AP).

Ces hommes s'étaient rendus avec des dizaines d'autres islamistes à la police palestinienne en janvier. Pour ne plus être traqués par Israël, ils avaient accepté de purger une peine dans un établissement palestinien. Ils avaient choisi la privation de liberté au risque d’une exécution ciblée. Les assassins ont eu le choix, pas leurs victimes

Démarche courageuse de la part des Brigades des martyrs d’Al Aqsa que d’aller se réfugier en prison après avoir causé la mort d’au moins 1.100 civils Israéliens depuis le retour des violences en 2001.

Lorsqu’en France, un prisonnier s’évade, il est demandé une enquête immédiate au plus haut niveau de l’Etat.

Sous autorité palestinienne, ces douze détenus envolés représentent un épiphénomène qu’il n’est point besoin d’évoquer.

Si ces islamistes, de nouveau libre de leurs mouvements, organisent des attentats sur le territoire israélien, Mahmoud Abbas se contentera de le déplorer en affirmant que cela nuit à la cause palestinienne, sans autre empathie pour les victimes.

Les agences de presse se satisferont de cette déclaration. Les politiques aussi. Et les Israéliens pleureront.

Pas à dire, les prisons palestiniennes sont vraiment poreuses. Mais qu’importe : ce ne sont que de potentiels assassins de Juifs qui se sont évadés aujourd’hui.

© Primo, 5 avril 2008

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© Primo, 05-04-2008

Les pauvres, c'est pas décoratif


Les pauvres, c’est pas décoratif…

(2/04/08 - 13h00) Pour le sommet de l'Otan (du 2 au 4 avril) à Bucarest, les autorités roumaines ont demandé à plusieurs ONG d'aider la police à "vider" le centre des sans-abri. Des dizaines d'enfants des rues ont été transportés en bus à une dizaine de kilomètres hors de la ville.

Nettoyage de printemps

C'est à Bucarest que se tenait le sommet de l'Otan. Cruel honneur pour les plus pauvres. Tous n'ont pas la grâce du jeune mendiant de Murillo. On peut aimer l’humanité mais détester les gens. On peut s'émouvoir d'une image et s'agacer d'une réalité. Infinie délicatesse européenne. Pour la ménager il a fallu prendre quelques dispositions.

Ceux qui n'ont pour gîte que la rue et les asiles de nuit ont été menés plus loin. Des enfants ont pris place dans des cars. Transportés vers un autre abri, avec l'aide d'ONG. Petit ménage de printemps. Le respect des traditions.

Le respect des humains ? C'est plus embarrassant. Si en Roumanie la pauvreté est criante, elle n'est pas absente de nos villes. Elle n'y est pas plus acceptable. Ni pour ceux qui la subissent, ni pour ceux qui la croisent.
L'éloigner des regards c'est choisir son camp.

Je pense à ce couple rencontré lors de cours d'alphabétisation. Ils venaient d'Arménie. Leur regard,quand j'ai prononcé le nom d'Erevan !

Splendeur des pays dans les yeux de ceux qui les aiment. Entre deux apprentissages, nous avons bavardé, nous avons ri. Nous avons cessé de rire. Ils m’ont dit leurs journées. Sans se plaindre. Juste raconté. Comme on se parle de choses et d’autres, au quotidien. C’était très simple : ils marchaient des heures et des heures. La saison leur imposait ce rythme. Les humains n’hibernent pas. L’immobilité est dangereuse.

Le centre d’accueil avait des horaires très stricts. Ceux du sommeil.

Le jour ils marchaient. Malgré leur âge. Rien en eux ne pouvait heurter ou déranger les passants. L’ordre des villes n’en était pas troublé. Ils ne demandaient rien. L’errance peut sembler promenade.

Un homme et une femme apprenaient, dormaient le soir et le jour marchaient dans les rues. Ils n’étaient pas de ceux auprès de qui quelque célébrité peut prendre la pose pour exhiber sa belle âme. Quelque chose en eux n’était pas brisé.

Des pauvres très convenables. De ceux qu’il n’est pas nécessaire d’évacuer les jours de gala.

Leur dignité intacte. La nôtre qu’en est-il ?

Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, est-ce la seule place que nous voulons accorder à ceux d'entre nous qui sont laissés au bord chemin, à ceux qui y seront laissés ? A nous-même peut-être, un jour. Les digues sont si fragiles.

Bernadette Capdevielle © Primo, 3 avril 2008.

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© Primo, 04-04-2008

A propos du boycott arabe du Salon du Livre

A propos du boycott du Salon du Livre

Permettez qu'un goy, ou un Gentil pour être plus politiquement correct, et accessoirement officier de réserve de l'armée française, vous fasse part d'une réaction à chaud en découvrant cette affaire de boycott de pays du salon du livre.

Même si j'ai parfaitement conscience que peu de choses sont innocentes, que la venue de Simon Pérès se passe entre les 2 tours d'élections françaises notamment municipales, et que le boycott du Liban, de l'Arabie saoudite de l'Iran, ainsi que certains éditeurs algériens, marocains et égyptiens ne signifie pas boycott de toutes les consciences de ces pays ( mais où sont ceux qui s'opposent ?)

Il faut d'abord remettre la hiérarchie dans le bons sens:

Quel est le seul état réellement démocratique, respectueux des femmes et créatif du moyen orient ?

Quel est l'état qui n'expulse pas ou ne poursuit pas de mort son opposition ?

Quel est l'état, pour reprendre l'expression complète de De gaulle comprenant ce "peuple d'élite, sûr de lui-même et dominateur" qui possède le courage et l'ingéniosité pour résister à un telle disproportion démographique ?

Quels sont les chiffres ?

Depuis la création de l'Etat d'Israël il y a 60 ans, plus de 2.500 titres ont été traduits du français à l'hébreu et près de 1.000 titres de l'hébreu au français.

En 2005, les cessions du français vers l'arabe représentaient 105 titres cédés pour une traduction en langue arabe : 56 vers le Liban, 27 vers l’Egypte, 8 vers le Maroc, 5 vers l’Arabie Saoudite, 4 vers la Tunisie, 2 vers l’Algérie, 1 vers la Syrie, le Qatar, la Lybie.

Le Rapport arabe sur le développement humain publié en 2002 par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) indique que:

- le nombre de livres étrangers traduits en arabe représente un cinquième du nombre de livres traduits en grec,

- que seulement 10 000 livres au total ont été traduits en arabe depuis le 9ème siècle, ce qui, selon une comparaison fameuse, représenterait le volume annuel des ouvrages traduits en espagnol et donc 1/4 des seuls titres français traduits en hébreu.

- que le monde arabe, constitué environ 5% de la population mondiale, produit 1% des livres dans le monde. Dans ce 1% , les livres religieux représentent 17% de tous les ouvrages publiés dans les pays arabes, contre une moyenne mondiale d'environ 5%.

- Qu'en 1996, les pays arabes auraient produit 1945 œuvres littéraires et artistiques.

J'espère que mon pays, celui des Lumières, s'indignera en immense majorité de ce crime contre l'esprit que représente ce boycott.


Et que certaines belles âmes promptes à s'enflammer pour des causes moins essentielles mais plus photogéniques, sauront, elles aussi, remettre leur hiérarchie des valeurs dans le bon sens.

« Sans la culture, et la liberté relative qu'elle suppose, la société, même parfaite, n'est qu'une jungle. C'est pourquoi toute création authentique est un don à l'avenir. » (Albert Camus)

(Aimablement transmis par P. Golt)

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© Primo, 14-03-2008

L'indulgence selon Kouchner

L'indulgence selon Kouchner

Monsieur Kouchner s'est dit lassé des déclarations condamnant les attentats. En les justifiant dans la phrase suivante, mettant à égalité terroristes et forces de défense d'un Etat. Compassion et reproches pour tous. L'Humanitaire et les Affaires étrangères façon nouvelle cuisine : un minimum et des mélanges inhabituels. Une mode est lancée. Une caution est donnée à la haine. Elle ne s'en exprime qu'avec plus de force.

Dommage. J'eusse aimé entendre notre ministre soupirer. Puis assurer de sa compréhension le terroriste basque espagnol qui a assassiné vendredi Isaias Carrasco, devant sa femme et sa fille.

Le gentil activiste d'au delà des Pyrénées doit être chagriné de ce silence. Son pays exprime un même refus. Il doit se sentir si seul. On lui a même confisqué son arme. Une arme modeste, presque artisanale.

Un petit effort Monsieur le Ministre. Chacun a ses raisons, tous les moyens se valent, vous l'avez si clairement exprimé. Vite une petite bénédiction laïque, une indulgence républicaine.

Bernadette Capdevielle © Primo, 8 mars 2008

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© Primo, 08-03-2008

Encore Bagneux

Encore Bagneux...

Deux ans après l’assassinat ignoble et dans des conditions atroces d’Ilan Halimi, en même temps qu’un étudiant est roué de coups et insulté à Grenoble au motif qu’il était juif (lire), voici qu’une nouvelle affaire nauséabonde éclate à Bagneux. Bagneux, faut-il le rappeler, où Ilan Halimi fut séquestré et torturé avant d’être assassiné lors de l’hiver 2006.

Selon une source judiciaire, six garçons, nés entre 1983 et 1991, ont été écroués le 27 février et sont soupçonnés d'avoir séquestré un jeune homme dans un appartement puis dans un box, après l'avoir accusé de vol.

Selon la même source judiciaire, la victime, de confession juive, aurait été frappée par ses agresseurs, qui auraient écrit «sale juif» et «sale pédé» sur son visage avec un feutre épais et lui auraient fait subir des sévices, notamment à connotation sexuelle. La séquestration se serait déroulée entre 10H00 et 19H30 le 22 février, selon la même source.

La mairie de Bagneux s'est dite «choquée et indignée» mercredi au lendemain de la révélation de l’enquête.

«Il ne faut pas baisser la garde face à l'antisémitisme et ses manifestations», a déclaré mercredi à l'AFP Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Selon une source proche du dossier, «on n'est pas, dans ce cas, dans un gang à la Fofana», du nom du chef présumé de la bande, qui a récemment fait l'objet d'un renvoi devant les assises.

Le fait que l’on soit ou non dans un cas «à la Fofana» ne change en rien l’analyse développée par les membres de Primo dans leur ouvrage paru en avril 2006, Ilan Halimi, le canari dans la mine.

Et la manière dont les médias relatent les derniers événements proche-orientaux n’arrangent rien à l’affaire. Elle encourage l'antisémitisme. D'interprétations partisanes en informations incomplètes, ils donnent d'Israël une image falsifiée. Le droit de se défendre devient agression. D'inexactitudes en mensonges, la haine est attisée tous les jours un peu plus.

Ce matin encore, LCI passait en boucle un reportage faisant état de la mort d’un bébé palestinien. L'émotion et la peine que suscitent une telle nouvelle , quand on ne rappelle pas pourquoi l'attaque a eu lieu, sont prêtes à se transformer en haine. La mort d'un enfant ne peut appeler qu'à la vengeance. La condamnation d'Israël est tacite. Bientôt, elle ne pourra faire l'objet d'aucune contestation.

Pendant ce temps, «l’opinion» ne saura jamais que le fameux «cycle de la violence» instrumentalisé par le Hamas n’est qu’un écran de fumée.

Pendant ce temps, «l’opinion» aura oublié que les attaques du Hamas proviennent d’un territoire entièrement évacué par Israël en août 2005 ; un territoire qui aurait pu devenir l’Eldorado palestinien si la manne financière iranienne perçue par le Hamas avait été utilisée à autre chose que l’entreprise de guerre.

Pendant ce temps, «l’opinion» ne comprendra pas qu’il suffirait que la pluie de roquettes qui s’abat sur Israël depuis 7 ans s’interrompe pour que les malheurs palestiniens cessent instantanément.

Pendant ce temps, «l’opinion» ne verra que cette famille palestinienne éplorée et se dira que des agressions et des crimes comme ceux de Bagneux ou de Grenoble peuvent se comprendre à défaut d’être excusés.

Le 6 mai 2007, on pouvait s’attendre à une rupture, y compris dans le traitement de l’information dans les médias.

Pour le moment, c’est raté.

© Primo (avec AFP), 5 mars 2008

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© Primo, 05-03-2008

Gaza : Erdogan est ému

Gaza : Erdogan est ému

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que l'offensive israélienne "tuait des enfants et des civils et n'avait aucune justification humanitaire".

Sur ce point, il est difficile de ne pas être d'accord avec lui. Le but poursuivi par Tsahal ces deux derniers jours n'était pas précisément de tailler une bavette avec le Hamas autour d'une tasse de thé.

Dans le même temps, les militaires turcs ont "regagné leurs bases", se retirant de l'Irak, au moins provisoirement.

L'armée précise : "Les activités terroristes dans le nord de l'Irak seront suivies de près. Aucune menace depuis ce territoire contre la Turquie ne sera tolérée" (source LE MONDE)

Notons en passant que les combattants kurdes sont appelés des "terroristes" par Erdogan et par Le Monde.

Avec quelques 200 morts côté kurde lors de la récente incursion de son armée en territoire irakien pour annihiler les bases du PKK, on se demande ce que ferait le premier ministre Erdogan si ses villes frontalières recevaient plus de 50 missiles par jour !

C’est ce qui s’appelle avoir la tolérance sélective, tout autant que le vocabulaire.

© Primo, 3 mars 2008

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© Primo, 03-03-2008

La faute à la "R de P"

C'est la faute à la "R de P", mon général !

A la radio, sur une chaîne hautement culturelle, un diplomate africain en poste à l'ONU nous explique avec beaucoup de finesse la notion juridique de Responsabilité des Etats pour la protection civile, en droit international.

Cette responsabilité (R de P)* conduit les Etats dans certaines situations de conflit, à mener des actions violentes pour protéger les citoyens qui relèvent de leur autorité.

Selon ces textes officiels :

- L'Etat est tenu de mettre les citoyens à l'abri du besoin et de la peur.
- La paix n'est pas seulement absence de guerre.
- La paix doit permettre le développement de la Cité, le développement de l'homme et le maintien de sa sécurité.
- Il y a disqualification de l'Etat en cas de non respect de ces clauses minimales

Sderot, petite ville modeste du Sud d'Israël, distante de 5 Km de ses joyeux voisins Gazaouis a reçu 2500 roquettes en sept ans. Son économie est totalement détruite.

Obligation de développement de la Cité, avez-vous dit ?

Sderot est vidée de 30% de sa population civile.

Obligation de Sécurité, disiez vous ?

A Sderot, 80% des jeunes enfants sont énurétiques, souffrent de perte de parole et de traumatismes graves dûs à la peur des explosions.

Obligation de développement de l'homme, avais-je entendu ?

Aujourd'hui, c'est le tour d'Ashkelon, à 18 Km de ses facétieux voisins.

Nous nous approchons du coeur du pays, mon Général, et de sa capitale.

En foi de quoi, en tant que Ministre de la Défense, démocrate et respectueux des obligations internationales, j'ai fermement demandé à mes voisins d'aller jouer plus loin avec leurs fusées Iraniennes.

Je leur conseille même désormais de les installer ailleurs que dans les écoles ou dans les hôpitaux pour éviter les problèmes dits collatéraux.

Si j'ai dû me défendre, ce n'est pas de ma faute, mon Général. C'est au seul respect de la "R de P" imposée aux Etats par l'ONU !

C'est donc bien la faute à la "R de P", mon général !!

Josiane Sberro © Primo, 3 mars 2008

* "R de P" sigle officiel à l'ONU pour désigner la Responsabilité de Protéger de l'Etat

Imprimer la page | Poster un commentaireJosiane Sberro
© Primo, 03-03-2008

Petites questions sur Enderlin

Petites questions sur Enderlin

Malgré l’abondance de l’actualité ces derniers jours en Israël, le grand journal Haaretz consacre sa première page ...à l'affaire Al Dura.

C’est assez dire l’importance accordée à ce « fait divers » et au traitement qu’en font la Justice et les médias en France.

Sur Guysen, on apprend que Daniel Seaman se pose publiquement quelques questions. ''Il y a suffisamment de preuves de sources indépendantes prouvant que l'incident al-Dura a été mis en scène pour les caméras'', déclare Daniel Seaman, chef du service de presse du Premier ministre israélien, à GIN-Paris. (Guysen.International.News)

Il poursuit : ''Le fait que Charles Enderlin dispose toujours de son accréditation presse de l'Etat d'Israël atteste de la force et de la tolérance de la démocratie israélienne, et non de l'intégrité du reportage de Charles Enderlin ce jour-là. La question n'est pas ''Pourquoi a-t-il encore son accréditif presse de l'Etat d'Israël'', mais plutôt, pourquoi France 2 l'emploie-t-elle encore ?''

France 2, toute à sa paranoïa concernant cette affaire, ne manquera pas de protester contre cette tentative d’ingérence de la part d’un Etat dans le choix de ses collaborateurs.

France 2 nous a tellement habitués à ce type de réaction qu’elle en devient prévisible au possible.

Quant à Charles Enderlin, ses dernières interventions lors des journaux télévisés montrent qu'il ne sait pas - ne sait plus - présenter les faits de manière objective.

© Primo, 3 mars 2008

 



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© Primo, 03-03-2008

Grenoble : étudiant agressé parce que Juif

Agressé parce que Juif

Les bibliothèques des universités ne sont plus sûres de nos jours. Ces havres de paix, dans le silence desquels se forgent la conscience et le savoir, peuvent présenter certains dangers.

Un étudiant juif a été agressé verbalement puis roué de coups le mardi 26 février, au motif qu’il était Juif. Voir son témoignage

Sans vouloir préjuger des résultats de l’enquête, il est bon de savoir que les Jeunesses Identitaires sont assez actives au sein de cette université. Bien évidemment, il est trop tôt pour connaître les auteurs de manière précise.

Rappelons que certains étudiants de cette mouvance nauséabonde ont manifesté leur désaccord avec la Justice lorsqu'elle celle-ci a confirmé la condamnation en appel de Bruno Gollnish. Sur leur site, on trouve les appels les plus clairs à la haine et à la violence : "les Jeunes Identitaires ont aujourd'hui décidé qu'il était tant (sic) que la jeunesse commande à la jeunesse! Les Jeunesses Identitaires proposent à tous les jeunes Européens une organisation de combat moderne, adaptée aux défis que le 21ème siècle impose à ceux de notre sang. Pour défendre notre terre et notre peuple, autant menacés par la peste que représente l'immigration - invasion que par le choléra mondialiste, nous appelons solennellement tous les jeunes Français et Européens fiers de leurs racines et de leur héritage, à rejoindre nos rangs".

Au vu de la syntaxe et de l'orthographe approximative, on ne saurait trop conseiller à cette jeunesse si chatouilleuse de travailler un peu le français. Il serait TANT !

Il faut noter que l'étudiant, dans son témoignage, parle de son agresseur comme d'un proche de la mouvance palestinienne. "Je suis palestinien" lui a-t-il dit "Connais tu Moïse ?" avant de le frapper sauvagement.

Au même moment un jeune noir était attaqué dans le tramway "par deux skinheads"; ici l'origine des agresseurs fut bien soulignée. Mais l'origine de l'agresseur de la faculté de médecine fut passée sous silence.

Du politiquement correct au correctement anti-raciste !

A Grenoble, on aimerait croire à une mobilisation, d'autant que les actes racistes à Grenoble comme ailleurs, se multiplient.

Le jeune homme a été hospitalisé avec quelques blessures sérieuses. Il était en première année de pharmacie.

Mais il faut souligner également les circonstances de cette agression. Pas un des étudiants ne s’est levé, n’a cherché à intervenir. Le responsable de la bibliothèque est intervenu plus tardivement pour séparer les deux étudiants.

Personne pour faire bloc, personne pour empêcher cette agression. Cette non-réactivité du public et des étudiants eux-mêmes est préoccupante.

Eux qui sont si lestes à dénoncer les dictatures et les crimes qui ont lieu à 10.000 kilomètres de chez eux n’ont pas trouvé la force d’intervenir pour une agression qui a eu lieu devant leurs yeux.

Cette passivité devant la violence, devant la haine raciste et antisémite est scandaleuse. Mais elle ne semble scandaleuse que pour une minorité, ceux qui sont par exemple actifs au sein de SOS Racisme Grenoble.

Primo adresse à ce goupe local ses plus vifs remerciements pour son combat et prie ses amis de la région de se joindre à la manifestation.

© Primo, 29 février 2008


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© Primo, 29-02-2008

Le Hamas a raté la marche

Le Hamas a raté la marche

Le pire scénario possible n’a pas eu lieu comme prévu. Pas encore.

Les caciques du Hamas, restés bien à l’abri dans leurs villas cossues, ont tenté d’envoyer contre Israël une foule composée de femmes, d’adolescents et surtout d'enfants.

Les hommes ne représentaient pas, loin s’en faut, la majorité. Il faut certainement voir dans cette « relative absence » un louable souci de discrétion de la part des hommes du Hamas, habitués, il est vrai, à fréquenter les cours d’école, mais dans l'unique but d'en faire des bases de lancers de missiles sur des civils israéliens.

En fait, l’explication la plus plausible est que peu de responsables du Hamas ont voulu se voir attribuer la paternité de ce qu’il faut bien appeler un échec.

Selon certaines agences de presse, peu suspectes de sympathie envers Israël, les manifestants étaient 10.000. Mais la plupart s’accordent à dire que le nombre de participants à cette longue marche n’a pas excédé 5.000. A peine un peu plus que lors d'une manifestation de fin de semaine.

Rien à voir avec les centaines de milliers de Palestiniens qui se sont rués en Egypte fin janvier afin de remplir leurs congélateurs et d'acquérir, avec un peu de chance et grâce à un réseau indéfectible, quelques armes sophistiquées.

Ce que le Hamas décrivait il y a deux jours comme une "gigantesque chaîne humaine de Rafah à Beit Hanoun", soit environ 50 km, s’est soldé par un rassemblement de 5000 personnes et quelques pneus brulés en queue de cortège par une cinquantaine de jeunes.

Le principe de cette manifestation doit cependant être étudié avec soin. Et nul doute que les analystes israéliens s’y emploient.

Son échec retentissant fera l’objet de plusieurs réactions contraires.

Certains y verront l’affaiblissement du Hamas et sa perte d’influence parmi la population gazaouite.

D’autres expliqueront que les avertissements qu’Israël a fait pleuvoir par médias interposés sur sa volonté de répliquer fermement à toute invasion de son territoire ont quelque peu refroidi les enthousiasmes.

D’autres encore, les plus nombreux, argumenteront que les 5000 manifestants sont parmi les plus vaillants physiquement et que les autres sont restés chez eux, épuisés par les privations. Explication qui ne tient pas la route une seule seconde, mais les analystes et les médias, même israéliens, nous ont habitués au pire.

Certes, Gaza est loin d'être un paradis. Mais, comparé aux pays africains, ce n'est pas un mouroir.

Du côté de la frontière israélienne, l’armée a remarqué un seul mouvement de foule significatif, celui des journalistes.

Dame ! Les caméras n’ont pas eu l’occasion de tourner lorsque le Hamas a fait sauter la frontière entre Gaza et l’Egypte, lorsque l’armée égyptienne tirait à vue sur cette foule et sur les islamistes planqués au milieu.

Les journalistes marchent en général au pas lorsqu’ils sont confrontés à un régime fort, qu’il soit égyptien ou palestinien. Mais dès lors qu’Israël pourrait être en cause, on les voit se précipiter pour ne pas manquer le cliché qui fait mal, celui qui provoquera l’indignation internationale.

Leur maître en la matière, Charles Enderlin, y a gagné une reconnaissance internationale. Ils auraient donc tort de se priver.

Ils en furent pour leur frais. La manifestation s’est achevée sans souci majeur. Les commerçants de Sdérot et des environs ont fait un peu plus de chiffre d’affaire, les journalistes ayant à se nourrir. Ce sera leur contribution à l’économie du pays.

Bien légère contribution puisque, dans ce pays où tout est proche de tout, les grands reporters-chasseurs d’images étaient rentrés pour le thé dans les vastes et soyeuses salles de l’Hotel American Colony. Ils avaient enfin quelque chose à raconter.

Aux rédac’chefs parisiens qui leur demandaient le matin même « j’veux du vécu, coco », ils ont été obligés de répondre qu’en guise de fumée, ils n’avaient que celles de feux de pneumatiques et de cagettes.

A peine plus photogéniques qu’une manifestation d’agriculteurs dans une sous-préfecture quelconque !

Pas de morts, pas d’affrontements sanglants, pas de photos de sanguinaires soldats israéliens tirant à bout portant sur des enfants hurlant de terreur.

Ceci posé, le principe d’une telle marche sera également analysé en profondeur par les propagandistes du côté palestinien. Et il y a fort à parier qu’un jour, ils essaieront à nouveau. Avec plus de réussite…

Et cette fois-ci, les journalistes seront présents. Cette fois-ci, la prochaine, il y aura des morts, des blessés graves.

Mais les islamistes ont, un peu partout dans le monde, apporté la preuve qu’ils se moquent des victimes, pourvu que leur objectif soit atteint, à savoir l’éradication des Juifs…et, plus largement, des infidèles.

© Primo, 25 février 2008

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© Primo, 26-02-2008

Encre une histoire de "colons"

Encore une histoire de « colons »

Décidément, le quotidien parisien « Le Monde » ne veut pas faire mentir sa réputation d’organe officieux du nationalisme palestinien. C’est ainsi que son numéro du jeudi 21 février consacre deux grandes colonnes à dénoncer les exploits odieux des « colons ». Et quel est leur crime le dernier en date ?

Eh bien voilà, mesdames et messieurs, ces abominables colons sionistes, dans leur délire visant à établir la présence juive plusieurs fois millénaire à Jérusalem, et donc la légitimité de leur retour, utilisent l’archéologie.

Vous imaginez ? L’archéologie, ils se servent même de l’archéologie.

Si encore ils envoyaient des femmes juives faibles d’esprit se faire exploser dans les quartiers arabes de la capitale du roi David et de Salomon, on pourrait encore comprendre, ce serait la preuve d’un véritable désespoir, mais l’archéologie ?

Ils investiguent, font appel à l’histoire et à ses traces physiques.

"Ces travaux d’excavation menacent nos maisons… (Ils ont) favorisé l’intrusion de familles juives dans cette zone jusqu’alors peuplée exclusivement de Palestiniens. (…) en l’espace d’une vingtaine d’année, moyennant harcèlement juridique, falsification de documents et –écoutez bien bonnes gens, écoutez bien et observez l’ignominie de ces gens- et le recrutement de collaborateurs (des méchants Palestiniens traîtres qui acceptent de vendre leur maisons à un Juif ou à plusieurs d’entre eux), Eldad a réussi à s’emparer de plus de cent cinquante habitations au cœur de Silwan (l’ancienne Siloé biblique)".

Une question : s’emparer comment ? Ces maisons n’ont pas été vendues et achetées ? Elles ont été prises à force armée ?

Si, vendues, semble t’il, mais par des Arabes vendus à des Juifs colons.

Vous rendez vous compte ? Elle est belle la « Palestine laïque et démocratique » des portes parole officieux du nationalisme palestinien.

A suivre leur raisonnement tortueux, elle doit être « Judenrein » la Palestine !

C’est d’ailleurs ce que ne cesse de rappeler Ahmadinejad qui a reçu récemment deux journalistes du même « Monde ». Y aurait pas comme un rapport ? (lire Ahmadinejad et son faire-valoir de Michel Gurfinkiel, ndlr Primo)

Le métro parisien sillonne sous Paris depuis plus d’un siècle, cela n’a jamais fait crouler un immeuble, mais là, attention ! Ces sionistes sont de tels répugnants personnages qu’on peut s’attendre à tout.

Ils ont imaginé un tunnel « qui mène juste en dessous de la mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, distante d’environ cinq cent mètres ».

Le correspondant du Monde nous rappelle au passage, qu’il en a fallu bien moins pour déclencher de précédentes émeutes.

Il aurait pu aussi rappeler, qu’en 1929, l’ami et allié militaire d’Adolphe Hitler, le grand Mufti de Jérusalem fit distribuer des cartes postales truquées.

Elles montraient la mosquée d’Omar avec le drapeau sioniste flottant au sommet. Cette criminelle machination permit à Husseini de provoquer les pogromes d’août 1929, accompagné de sauvages massacres de gens inoffensifs à Hébron, Safed et Jérusalem, ville majoritairement juive jusqu’en 1948 quand la Jordanie l’annexa et expulsa ses habitants Juifs.

On peut s’interroger. Que cherche le quotidien « Le Monde », sinon fournir une caution morale aux futures bombes humaines, en nous chantant l’air bien connu : ils l’ont bien cherché ?

Alain Rubin © Primo, 22 Février 2008



Imprimer la page | Poster un commentaireAlain Rubin
© Primo, 23-02-2008

Les dames patronnesses du Hamas

Les dames patronnesses du Hamas

Pour faire une bonne dame patronnesse
Tricotez tout en couleur caca d'oie
Ce qui permet le dimanche à la grand-messe
De reconnaître ses pauvres à soi
(Jacques Brel)


La Jordanie a révélé samedi que le Hamas a confisqué un convoi d'aide humanitaire envoyé à Gaza.

Le Ministre d'État à l’information, Nasser Joudeh, a déclaré à l’agence de presse Petra que des membres du Hamas ont saisi, le jeudi 7 février 2008, 16 camions transportant des fournitures d'urgence pour la bande de Gaza et en a détourné la cargaison dans un entrepôt géré par le groupe islamiste.

" Nous sommes choqués que cette aide humanitaire soit confisquée et distribuée d'une manière fondée uniquement sur des considérations politiques... cela pénalise ceux qui méritent réellement cette aide ", a dit le Ministre jordanien.

Ces dernières années, Amman, en accord et en coordination avec Israël - ce que les médias se gardent bien de dire - a créé un couloir humanitaire pour aider les populations pauvres de Cisjordanie et de Gaza.

Ce que chacun sait, ce qu'aucun journaliste ne peut ignorer depuis 30 ans, c'est que l'aide humanitaire est constamment pillée, détournée par une minorité corrompue de la population.

Le Hamas, qui a en grande partie gagné les dernières élections sur le ras-le-bol des Palestiniens vis à vis de ce détournement, se conduit exactement comme ceux qu'il dénonçait naguère.

Afin d'assurer sa légitimité, il confisque les aides pour les distribuer à ses pauvres à lui.

Sur le plan politique, la Jordanie a également tout intérêt à initier et poursuivre cette aide humanitaire. Car, au plan intérieur, le Royaume Hachémite voit une frange de sa population la plus pauvre prendre fait et cause pour le Hamas.

Il ne faudrait pas que les Palestiniens viennent déstabiliser une fois encore un royaume finalement assez fragile.

Pour cette raison, la Jordanie doit absolument faire connaître à sa population ce qui advient de l’aide humanitaire qu’elle envoie.

Si elle comptait sur les agences de presse francophones pour le révéler, c’est raté. Celles-ci sont trop soucieuses de ne relater qu’un aspect de ce conflit.

Jusqu’à aujourd’hui. Mais Primo n’est pas une agence de presse. Par contre, certains bénévoles lisent les dépêches anglaises et arabes.

© Primo, 10 février 2008

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© Primo, 10-02-2008

ONU : vive le Canada libre

ONU : Vive le Canada libre

Depuis sa création en juin 2006, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a tenu six sessions extraordinaires destinées à réagir à des situations d'urgence, dont quatre ont condamné Israël.

La première concernait la guerre au Liban, les trois autres la situation à Gaza.

Les médias oublient de préciser qu’il s’agit de la commission des Droits de l’homme nouvelle mouture. L’ancienne, présidée un temps par la Lybie, avait déjà pour habitude de se pencher uniquement sur les activités d’Israël.

Darfour et autres génocides ne méritant sans doute pas une session extraordinaire de cette digne commission.

Bref, le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a condamné aujourd’hui Israël pour ses activités dans la bande de Gaza, demandant la levée du blocus et l'arrêt des incursions militaires.

Selon cette commission que l’on devrait plutôt appeler « commission des droits de l’homme et du non-juif », Israël a tous les droits et plus spécialement celui de recevoir des missiles.

Selon cette commission, recevoir quotidiennement des missiles ne rentre pas dans le cadre bien compris de ce qu’il est convenu d’appeler une « agression ».

Selon cette commission, il faut à la fois être victime de bombardements et fournisseur en médicaments et carburants pour votre agresseur.

Si en plus, vous pouviez le faire gratuitement, cela n’en serait que mieux.

Fortuitement, ce texte ne mentionne jamais les tirs de roquettes dont Israël est victime depuis qu’il est parti de Gaza. Il a été adopté par 30 voix pour, 15 abstentions et 1 voix contre.

Il faut préciser que cette session a été organisée à la demande des pays arabes et islamiques qui ont réuni 21 signatures sur les 47 pays membres du Conseil.

Mais il ne faut pas dire cela. Primo court le risque de se voir trainé en justice pour « islamophobie primaire ». Alors qu’il suffit de détailler l’ensemble des résolutions de l’ONU et constater les agissements de la Ligue Islamiste Mondiale, sise en Arabie Saoudite, contre Charlie Hebdo pour devenir aussitôt « islamophobe secondaire ».

Les pays de l'Union européenne se sont tous abstenus, considérant que «le texte négligeait de mentionner les attaques de roquettes sur Israël».

La question est maintenant de savoir si leur abstention est si courageuse que cela. Il est des textes qui ne parviennent pas à susciter l’unanimité et dans ce cas, l’abstention est de mise.

Mais lorsqu’un texte est volontairement et explicitement déséquilibré, il est naturel de voter contre jusqu’à ce qu’il soit reformulé.

Est-il permis de qualifier le comportement des pays européens du seul mot qui s'impose, à savoir "lâche" ? A moins qu'il ne lui soit préféré le mot "veule" ?

Le Canada est le seul pays à avoir voté contre le texte.

Lorsqu’Israël était à Gaza, produisait des légumes et des fruits, entretenait les infrastructures, il était colon.

Lorsqu’Israël sort de Gaza et réplique aux tirs incessants sur sa population civile, il est l’agresseur.

Lorsque le Hamas bombarde des civils, il est l’agressé. Comme l’Islam est agressé et humilié lorsque des caricaturistes veulent se moquer de sa prétention hégémonique.

Et tout cela coule dans la plus parfaite indifférence. Du moment qu’on leur parvient à leur vendre des centrales et des TGV...

Pierre Lefebvre © Primo, 24 / 01 / 2007

Imprimer la page | Poster un commentairePierre Lefebvre
© Primo, 24-01-2008

Mode : le keffieh, Printemps 2008

Devinette

Un magazine féminin fait la promo d’un nouveau shmilblick.

Devinette : Qui suis-je ? Je suis l’emblème de la résistance palestinienne. Je vais devenir celui de la fashion victim.

Alors, vous n’avez pas deviné ? Voyons, « résistance », « victim » (fût-elle de la mode). Vous y êtes ?

Eh oui : « Au printemps, le keffieh se portera en étendard : en version classique noir et blanc, en bleu indigo ou de toutes les couleurs… »

On savait depuis les T-shirts à l’effigie de Che Guevara que la guérilla était tendance. La première victime de cette nouvelle mode éhontée est le vocabulaire :

« Résistance », le fait de se barder d’explosifs et de se faire sauter au marché ou dans un bus à l’heure de la rentrée des classes ?

« Résistance » les déguisements de kamikaze miniature pour les écoliers palestiniens au moment du carnaval ?

Et, en 2009, la tendance sera au vert

Projet pour designer en mal de créativité :barboteuses ornées de tripes de bébé, robes décorées de pains de dynamite, voire boisson galvanisante en vrai sang de vrai réserviste vraiment lynché.

Du vrai chic et choc !

Liliane Messika © Primo-Europe

Imprimer la page | Poster un commentaireLiliane Messika
© Primo, 17-01-2008

Chabez assassiné par le Hamas

Chabez, assassiné par le Hamas

Non, il n'est pas question d'Hugo : lui se porte bien, merci !

Il est question de Carlos Chabez !

Un sniper du Hamas lui a tiré dans le dos alors que Carlos, volontaire au kibboutz Ein Ashlosha, travaillait dans les champs en bordure de la Bande de Gaza.

Non loin de Khan Younès dans le sud de la Bande.

Très loin donc d'Ein Zeitoun, quartier de la ville Gaza où les forces de Tsahal sont intervenues la nuit dernière pour chasser les terroristes tireurs de missiles qui bombardent Israël jour et nuit, alors que l'occupation israélienne de la Bande de Gaza est terminée depuis deux ans et demi !

Carlos Chabez venait de Quito, Equateur.

Il ne portait pas l'uniforme, il ne portait pas d'arme non plus.

Un civil dans un champ.

Tsahal a tué en 24 heures 17 Palestiniens : 13 miliciens - militants - terroristes – activistes et 4 civils.

Les civils palestiniens n'étaient pas des cibles choisies par Tsahal: Chavez était un civil choisi en tant que tel par le sniper du Hamas !

Certains voient dans cet assassinat d'un civil par un sniper djihadiste une voie choisie par le Hamas pour contrer Tsahal dans une sorte d'équilibre de la terreur.

En fait, elle démontre l'incapacité du Hamas et des organisations djihadistes à mettre en œuvre ce qu'ils savent faire le mieux – exploser des bus de civils dans les quartiers de Tel Aviv ou de Jérusalem.

L'arme des snipers utilisée par le Hamas est à double tranchant : la réponse israélienne devrait être assez rapide, dans la mesure où Tsahal a aussi des tireurs d'élite dans ses unités.

Il n'a pas besoin de l'accord du pouvoir politique pour les mettre en place le long de la frontière avec Gaza et empêcher les Palestiniens de travailler dans leurs champs.

Il n'a pas non plus besoin de tuer des civils pour cela : Quelques tirs de semonces suffiront.

Les conséquences d'une escalade de tirs par des snipers seront bien plus désastreuses pour les Palestiniens alors que chaque mètre carré de terrain est vital dans la situation de blocus où se trouve Gaza.

Mais pour le Hamas, « Pire est la situation, mieux c'est ! »

Les sbires de l'Ordre Nouveau de Gaza en ont fait encore l'illustration hier en essayant de faire passer des produits chimiques en lieu et place de la farine dont la population civile a tant besoin : La semaine dernière déjà, un envoi de sucre de l'Union Européenne a été intercepté au passage de Kerem Shalom (« La Vigne de la Paix », le nom d'un kibboutz autrefois fer de lance de la Gauche Israélienne, en bordure de la Bande de Gaza) avec à son bord plusieurs tonnes de nitrate de soude.

Une dernière remarque, tactique cette fois, quant à ce qui se passe ces dernières semaine à Gaza : les terroristes éliminés en action par Tsahal ne se comptent plus à l'unité !

En effet, chaque tir et accrochage engendre jusqu'à 5-6 miliciens morts ou grièvement atteints.

A mon avis, nous voyons là les prémices, que j'attendais, de la « symétrisation » de la guerre avec les djihadistes de Gaza.

En effet, ceux-ci sont maintenant organisés en unités organiques, avec pelotons, compagnies, bataillons et brigades comme une armée régulière.

Le coup d'état du Hamas en été dernier à Gaza lui a permis de mettre ma main sur les 4x4 de la police de l'AP ainsi que sur ses armes lourdes et surtout sur ses positions, bunker etc..

Les miliciens du Hamas se déplacent maintenant en 4x4, armés jusqu'aux dents, et leurs accrochages avec Tsahal prennent des tournures de combats d'armées régulières !

Ils forment donc une cible plus grande, plus repérable et plus facilement destructible !

La mort de 17 Palestiniens dont 13 miliciens armés dans les combat de la nuit dernière est significative de ce passage de la guerre a-symétrique à la guerre symétrique, les combats ayant eu lieu aux alentour d'une position fortifiée du Hamas : ainsi un bunker peut certainement offrir une certaine assurance à ses défenseurs, jusqu'à leur devenir un piège.

Dans le Tai Chi et dans les arts martiaux « soft » on rappelle Lao-Ze : le souple est plus fort que le rigide…

Ram Zenit, Tel Aviv

Voir le site P.A.F.

Imprimer la page | Poster un commentaireRam Zenit
© Primo, 15-01-2008

Hommage aux Justes

Hommage aux Justes

Le 28 janvier prochain, la Suisse organise une soirée pour rendre hommage aux Justes helvétiques parmi les Justes.

Il y a quelques mois, à la mi-2007, une cérémonie du même type a eu lieu en France et la volonté manifeste d’en exclure l’initiateur m’a laissé un goût amer

Il me semble important de faire savoir au public, qui l’ignore, que c’est en Israël que cette notion de « Juste parmi les nations » a pris naissance.

C’est en Israël que l’on se souvient des bienfaiteurs du peuple juif.

C’est en Israël que l’on a initié leur recensement.

C’est en Israël que les enquêtes pour en vérifier l’authenticité ont été diligentées.

C’est en Israël que l’on a rédigé des textes pour leur juste reconnaissance et attribué des médailles de récompense.

C’est en Israël, à Jérusalem, que le Musée de Yad Vashem en tient registre et l’ouvre au public.

Dans la manifestation similaire en France, pis, sur la plaque apposée au Panthéon de Paris, le mot « ISRAËL » a été purement et simplement occulté, à faire croire que cette notion de « Juste parmi les nations » serait une initiative française.

Encore une injustice !

Werner Salmon (Jérusalem)


Imprimer la page | Poster un commentaireWerner Salmon
© Primo, 15-01-2008

Auxzarmes, citoyens !

AUX ZARMES, CITOYENS !

A moi, chevaliers, mousquetaires, tous pour un et un pour tous, sus à la bête immonde : un journaliste s’est vu interdire, pour cause ethnique, d’accompagner en voyage officiel le Président de son pays.

De SON pays ? De MON pays, de NOTRE pays !

Saisine de la Halde par la Ligue des droits de l’Homme. Mise en cause des Renseignements Généraux par le MRAP. Appels fervents de tous les démocrates inquiets : « Msieu Reportersanfrontière, Mdame Ohènegée, debout, debout ! »

On dirait que le Président Sarkozy serait parti en voyage officiel en Israël.

On dirait que les autorités de l’entité sioniste auraient refusé l’accès du pays à un des journalistes de sa suite au motif qu’il se prénommerait Mohammed et qu’il serait musulman.

Vous voyez la révolte ? Les millions de citoyens indignés dans la rue à Paris, à Alger, à Bagdad, à Londres. Un déferlement beau comme une manif pacifiste.

Et l’ONU ? Saisine de la commission des droits de l’homme, condamnation d’Israël.

Et nos Universités ? Assemblées générales spontanées, motions de censure, refus de toute participation, collaboration, étude, projet qui ait le plus petit rapport avec l'entité coupable.

Aaaaaaaaaaaah ! Comme on se sentirait fier d’être français !

Voltaire, les Lumières, La Fayette, Tocqueville, Marat, Saint Just… Nous défilerions fièrement, dignes de notre héritage, banderoles antiracistes déployées, slogans scandés ; « LI-BER-TÉ POUR-LA-PRESSE ! » « NON-AU-RA-CISME D’ÉTAT ! » « TOUCHE PAS À MON MEDIA ! » « LA PRESS’N’APAS DE-RE-LI-GION ! » « NACH TEL AVIV ! »

Je regarde par la fenêtre : pas un manifestant sur l’axe République-Nation. Où sont-ils ? Sur la place des droits de l’Homme au Trocadéro ? Non plus. Il n’y a que des touristes.

France Info ? Rien. RFI ? Pas un mot.

Où est l’erreur ?

Ah, j’ai compris : j’avais l’info dans le désordre !

Le Président Sarkozy est bien parti en voyage officiel, mais pas en Israël, en Arabie Saoudite.

Les autorités de l’entité saoudienne et non sioniste ont refusé l’accès à un journaliste au motif qu’il se prénommait Gideon et non Mohammed et qu’il était juif, pas musulman.

Ça change tout. Finis, les slogans. « LI-BER-TÉ POUR-LA-PRESSE ! » « NON-AU-RA-CISME D’ÉTAT ! » « TOUCHE PAS À MON MEDIA ! » « LA PRESS’N’APAS DE-RE-LI-GION ! » Circulez, y a rien à voir.

Ben quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ? Ne me regardez pas comme si je me baladais avec un entonnoir sur la tête : si la liberté de la presse était indivisible, nos médias n’auraient de cesse d’obtenir une condamnation en bonne et due forme de l’Etat qui s’est permis d’attenter à leur liberté.

Ils ne l’ont pas fait. L’affaire n’a été évoquée que sur Internet.

Pourquoi ?

Se voir interdire l’accès à un Etat pour des raisons religieuses ou ethniques n’est pas jugé une atteinte à la liberté de la presse ?

Ou bien la liberté de la presse ne concerne pas les journalistes Juifs ?

Allo ? Reporter sans frontière ?

Bip… Bip… Il n’y a plus d’abonné aux idéaux que vous avez demandés.

Liliane Messika © Primo, Janvier 2008



Imprimer la page | Poster un commentaireLiliane Messika
© Primo, 15-01-2008

Gaza, le Hamas et le sucre en poudre

Gaza : l'excès de sucre peut nuire à la santé

Guysen et Infolive ont livré une information percutante, que bien des médias occidentaux ont été obligés de dissimuler à leurs lecteurs, vraisemblablement par manque de temps et d’envoyés spéciaux sur le terrain.

Au cours d'une opération conjointe de l'armée israélienne et des services de renseignements, plus de six tonnes et demie de nitrate de potassium ont été découvertes à bord d'un camion d'aide humanitaire en provenance de l'Union Européenne circulant en Cisjordanie.

Ce produit, généralement utilisé dans la fabrication d'explosifs et de roquettes, était dissimulé dans des sacs de sucre, et devait être acheminé dans la Bande de Gaza, à destination des terroristes du Hamas et du Djihad islamique.

Un contrôle de douane, du sucre en poudre, on se croirait dans un mauvais remake de Fernand Raynaud.

Le Nitrate de Potassium (salpêtre) sert théoriquement d'engrais et de fertilisant. Mélangé a du sucre, justement, il peut provoquer de très jolis feux de Bengale.

Nombreux sont les enfants qui ont, à l’insu de leurs parents, fabriqué ces petites bombes pour aller les faire brûler dans nos campagnes. Ce qui semait l’effroi dans les familles durant les vacances et occasionnait, par voie de conséquence, des souvenirs cuisants sur les fesses des mômes.

Mais il se trouve que, mélangé à d’autres produits, soufre et autres, ce composant peut devenir un explosif redoutable.

Dans le contexte moyen-oriental, ce n’est plus d’un jeu mais de la préparation d’actes criminels contre des civils qu’il s’agit. Le nitrate de potassium est utilisé pour la fabrication de voitures piégées et de roquettes.

Allo, le Hamas, pourquoi tu tousses ?

Première conséquence : l'aide humanitaire sera beaucoup plus contrôlée au départ des pays donateurs et à l'arrivée àa la frontière avec Gaza. Cela aura des répercussions sur la santé des gazaouites qui vivent déjà dans la misère. Mais le Hamas s'en fiche comme de sa première fatwa.

Ce qu'il lui faut, au Hamas, c'est un peuple mourant de faim pour justifier la violence et la haine répandue par sa religion.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les sacs de sucre dans lesquels était caché le potassium étaient estampillés du sigle de l'aide humanitaire en provenance de l’Union Européenne.

Laquelle a démenti dimanche toute implication : "D'après nos informations, il apparaît que ces sacs n'ont rien à voir avec l'aide humanitaire européenne. Nous considérons que c'est un acte criminel isolé et nous le condamnons", a déclaré Alix de Mauny, porte-parole de l'Union européenne.

Elle a souligné que l'UE n'envoyait pas de sucre à Gaza et passait de toute façon par les agences de l'Onu pour distribuer son aide. Sans aucun doute voulait-elle parler de l’URNWA !

6 tonnes et demie de salpêtre dans des sacs de sucre marqués du logo de l’UE se promènent dans un territoire grand comme un canton français, et l’Union Européenne en ignore tout.

Mais il est vrai que l’Union européenne a financé des livres scolaires pour les enfants palestiniens qui appelaient au massacre des Juifs, ouvrages dont elle a longtemps « ignoré » le contenu.

Là encore, par manque de temps et d’envoyés spéciaux sur le terrain.

Les organisations pro-palestiniennes en France vont certainement affirmer qu’Israël a voulu étrangler un peu plus l’agriculture de Gaza.

Mais pas une seule de ces organisations ne mentionnera le fait que ce nitrate de potassium se promenait frauduleusement dans des sacs de sucre.

Les responsables européens savent de toute façon que ces 6 tonnes ne sont qu’une infime partie de ce qui transite sous la frontière avec l’Egypte.

Alix de Mauny dit que c’est un acte criminel. Sur ce point, elle a raison. Comme ont été criminels les détournements, par les Palestiniens de l’aide internationale pour financer les attentats-suicides.

Encore une chose que l’Europe ignorait !

© Primo, 30/12/2007



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© Primo, 31-12-2007

Verdict de l'Arché de Zoé : 8 ans de travaux forcés

Verdict de l'Arche de Zoé : 8 ans de travaux forcés

Le procureur avait requis entre 7 et 11 ans de travaux forcés. Ce sera 8 ans. Les membres de l’Arche de Zoé devront donc purger 8 ans de travaux imposés, dans un régime carcéral inhumain, aux dires mêmes de nombreux Tchadiens.

Et cela bien entendu sous réserve d’arrangements internationaux, d’application d’accords bilatéraux dont on sait qu’ils sont souvent le fruit d’âpres négociations en coulisse.

L’indépendance de la justice est un leurre, que ce soit en France ou au Tchad. Celle-ci obéit souvent aux différentes raisons d’Etat.

Ici, la raison d'Etat est de refuser de perdre la face.

Les différents mouvements de soutiens aux familles des prisonniers de l’Arche de Zoé éprouvent un dégoût très compréhensible.

8 ans pour une erreur, une maladresse sans intention de nuire à quiconque, c’est terriblement cher payé.

Mais Eric Breteau et ses compagnons de captivité sont victimes de plusieurs enjeux.

Le gouvernement tchadien tient sa monnaie d’échange afin de forcer la France à intervenir de manière mesurée dans les combats entre Déby et ses différentes rebellions.

La justice tchadienne, celle dont on ne parle pas, humiliée quotidiennement par son propre gouvernement, ré-affirme son indépendance, faute de pouvoir le faire vis-à-vis du régime en place.

La déshérence de cette administration judiciaire est telle qu'en réalité la cour criminelle ne s'était pas réunie entre 2004 et septembre 2007.

Le Syndicat des magistrats du Tchad (SMT) en appelle quotidiennement au gouvernement afin que celui-ci l’aide dans sa mission. Mais même les juges, procureurs et avocats ne sont pas à l’abri de la fureur populaire.

Surtout lorsque celle-ci est alimentée par des membres de la famille du Président lui-même. Philippe Bernard, dans Le Monde daté du 26 décembre rapporte certains faits troublants.

Au mois de novembre, un substitut du procureur a été agressé dans l’enceinte même du tribunal après un vol de bijoux.

Alors qu’il s'apprête à délivrer un mandat de dépôt, des parents de la victime l'agressent. Ils vont chercher une kalachnikov dans leur voiture "pour faire comprendre qu'ils ne sont pas n'importe qui ». Car les intéressés sont des neveux du président de la République Idriss Déby. Ils tirent plusieurs balles avant que le magistrat ne parvienne à subtiliser leur arme.

Les policiers appelés à l'aide se trouvent aussi appartenir au clan du chef de l'Etat. Au lieu de protéger les juges, ils finissent par faire libérer les agresseurs et par permettre la restitution de leur arme. "Ensuite, poursuit la même source, victimes du vol et receleurs ont été régler leur problème en ville, les seconds versant une somme d'argent pour avoir la paix."

Mais l’enjeu principal reste celui de la souveraineté nationale. Dès leur arrestation, les foules se sont pressées autour du commissariat, réclamant la mort des occidentaux. La pression a joué son rôle.

Esprit de revanche

Ce sont donc les thèmes porteurs tels que l'atteinte à cette souveraineté nationale tchadienne, mais aussi à la dignité africaine et au droit des enfants, qui ont alimenté les plaidoiries des parties civiles.

"On prend l'Afrique pour un dépotoir où tout le monde peut venir"

Les horreurs de la traite négrière ont été évoquées par Me Josyane Laminale au nom de "toute une nation humiliée".

Nous sommes loin, très loin de l’affaire proprement dite. Cette parodie de justice expéditive est conforme finalement au cadre bien tempéré de négociations déjà menées au plus haut niveau des deux Etats.

Le reste ne serait qu’agitation médiatique si les familles et les amis des membres de l’Arche de Zoé ne souffraient en ce moment. Dans une situation où tout peut exploser d’un moment à l’autre, eu égard à la fragilité du système carcéral, leur sécurité n’est pas assurée.

8 ans de travaux forcés, c’est long. Il n’est pas certain que les humanitaires les acccompliront. On ne peut qu’espérer une "délocalisation" rapide en France.

Dans notre pays, les travaux forcés ne concernent qu’une petite partie de la population, celle des journalistes tenus de vendre leurs papiers pour faire frémir d’horreur la ménagère.

© Primo, 26/12/2007


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© Primo, 26-12-2007

Donnez, donnez pour la Paix

Donnez, donnez, pour la Paix

Les Palestiniens avaient demandé 5, 6 milliards de dollars. Ils en obtiennent 7,4… Soit deux milliards de mieux…

Il n’y a pas à dire : les conférences internationales rapportent beaucoup plus que le Loto. Le Loto est une occupation aux résultats aléatoires. L’argent de la communauté internationale, c’est le jackpot à tous les coups.

Cela fait des années que les hiérarques palestiniens pleurent pour obtenir de l’argent des pays occidentaux sans que les Palestiniens eux-mêmes aient pu voir l’once du quart d’un changement dans leur vie quotidienne.

Soyons audacieux !

Les Etats arabes ont effectué maintes promesses sans jamais les tenir. L’Europe et les USA, toujours persuadés que seule la misère est génératrice du terrorisme, ont craché au bassinet.

"Soyez à la hauteur de l'enjeu! Soyez généreux! Soyez audacieux (...) nous n'en pouvons plus de la guerre!", a lancé le président français Nicolas Sarkozy. "Offrez aux peuples d'Israël et de Palestine le plus beau des cadeaux : la paix!".

Condie Rice, à l’américaine, y est allé de son petit couplet marchand : "Cette conférence est littéralement le dernier espoir du gouvernement (palestinien) d'échapper à la faillite".

Cette nouvelle aide, destinée à doter un futur Etat palestinien d'institutions solides et d'une économie viable, doit financer un ambitieux plan de développement sur trois ans (2008-2010).

"Sans ce soutien, sans les aides en liquide permettant au Trésor palestinien d'accomplir son rôle, nous serons confrontés à une catastrophe totale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza", a lancé Mahmoud Abbas.

Il ne s'agit donc pas seulement de financer un plan à trois ans mais aussi de boucher les trous.

Espérons que Monsieur Abbas n’imagine pas l’arrivée de l’argent en espèces sonnantes et trébuchantes. Espérons également que l’argent sera versé « sous conditions » et sous contrôle international. Les détournements sont tellement faciles dans cette contrée.

L'Union européenne, principal contributeur d'aide aux Palestiniens, a annoncé le déblocage de 650 millions de dollars pour 2008, tandis que les Etats-Unis vont apporter une contribution de 555 millions de dollars.

La France, l'Allemagne et la Suède se sont engagées à hauteur de 300 millions de dollars chacune. L'Arabie saoudite doit fournir 500 millions, et la Grande-Bretagne 490 millions, présence de Tony Blair oblige.

Cette conférence des donateurs passe par pertes et profits les milliards détournés par Arafat, jalousement conservés sur des comptes suisses et gérés par sa veuve.

Les réfugiés vivent dans la misère. Les villages n’ont pas l’eau courante. Il n’y a pas d’hôpitaux dignes de ce nom.

60 ans d’aide internationale et toujours cette plainte récurrente.

Alors, ces milliards, pour solde de tout compte ? Non, bien entendu. Car il viendra bien un moment où cet argent mal géré finira par manquer. Abbas accusera les pays occidentaux de ne pas avoir fait assez.

Et encore une fois, on accusera Israël, le méchant loup, le petit Satan, d’exploiter la misère du pauvre peuple palestinien.

Car imaginer que seul l’argent puisse éteindre cette haine atavique contre tout ce qui est Juif dans la contrée est faire preuve d’une ignorance crasse ou d’une grande mauvaise foi.

Les contribuables européens sont aujourd’hui appelés à faire un effort financier pour combler les trous laissés par Arafat et ses successeurs. Triste héritage !

Il faudrait espérer que ces mêmes contribuables appelleront les politiques à rendre compte de cet argent et du contrôle qu’ils n’ont pas exercé.

Mais, même là, il n’y a guère d’illusions à avoir.

A partir du moment où l’on dispose du gaz, du pétrole en quantité suffisante pour faire les courses à l’hypermarché du coin et contempler les affres sentimentaux de quelques Star’acdisés…

© Primo, 17/12/2007
A propos des finances palestiniennes, quelques articles sur Primo
les finances de l'Autorité Palestinienne, 2003
L'aide humanitaire aux Palestiniens, 2003
Sur la piste de l'argent palestinien, 2005
Les grands travaux de Jéricho, 2006
Corruption : les émois d'un procureur palestinien, 2006



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© Primo, 17-12-2007

Kadhafi à Paris

Kadhafi à Paris
Coup de gueule de Leïla Babès


Dans le genre insolite, en plantant sa tente pour cinq jours, tout près de l’Elysée, dans les jardins de l'Hôtel Marigny, la résidence officielle des hôtes de l'Etat, Kadhafi est un lauréat de choix.

Et quand je dis qu’il a planté sa tente, c’est au sens propre comme au figuré. Le « guide suprême », ainsi que le maître de Tripoli se fait appeler, prince bédouin des temps modernes, est accompagné de sa cour, la tribu au grand complet : proches et invités, gardes, janissaires, domestiques, eunuques, saltimbanques, bouffons, dames de compagnie, « merveilleuses », et autres femmes à barbe, et puis ces dianes toutes de treillis vêtues, telles des amazones captives, amnésiques d’un magnifique bellâtre en mal de louanges.

Sans oublier les limousines, somptueux attelages étincelants de blancheur, et enfin, le temple, la tente que pour la circonstance, campement d’hiver oblige, on aura équipé d’un superbe feu de camp, au crépitement des braséros de canouns pour le thé à la menthe de sa grâce toute puissante.

Car c’est là, dans le saint des saints, que le roi du désert reçoit ses braves sujets, venus à dos de chameaux blindés.

Lire la suite de ce texte sur le site de Prochoix

Leïla Babès
Jeudi 13 décembre 2007

Imprimer la page | Poster un commentaireLeïla Babès
© Primo, 14-12-2007

Propos du ministre algérien sur N.Sarkozy


Fraternité musulmane contre l'antisémitisme
Muslim brotherhood against antisemitism


Communiqué de presse

Propos antisémites du ministre algérien des Anciens Combattants

Venant de prendre connaissance des propos tenus par le ministre algérien des Anciens Combattants, Mohammed Chérif Abbès, parus dans un quotidien algérien le 26 novembre 2007, l’association « Fraternité musulmane contre l’antisémitisme » condamne très fermement ces affirmations qui contribuent à entretenir les préjugés antisémites au sein des populations musulmanes.

La « Fraternité musulmane contre l’antisémitisme », a été fondée le 1er mars 2007, par des musulmans et musulmanes de la région parisienne outrés par toutes les formes d’antisémitisme et particulièrement indignés par le fait qu’elles soient parfois portées, relayées ou alimentées par des personnes ou mouvements se réclamant de l’islam.

Les fondateurs de cette association affirment leur attachement indéfectible à la fraternité qui devrait unir, quelles que soient les circonstances sociales ou politiques, Juifs et musulmans.

Ils considèrent que l’antisémitisme est une honte pour tous, que le combattre est l’affaire de tous et qu’il est de leur responsabilité de contribuer à l’établissement de ces liens fraternels, dans l’esprit des idéaux de la République – « Liberté égalité, fraternité » – et de la France laïque.

Cette association est une initiative unilatérale de musulmans affirmant leur rejet de toute forme d'antisémitisme et de violence.

Elle reconnaît pleinement l'existence de l'Etat d'Israël et, par effet, la légitimité de cet Etat à garantir la sécurité de sa population. Imprégnés des valeurs de la modernité et des droits de l'homme, ses fondateurs souhaitent une paix durable (et donc juste) entre Israéliens et Palestiniens.

© FRAMCA, 6 Décembre 2007

Imprimer la page | Poster un commentaireFraternité Musulmane
© Primo, 05-12-2007

Les nuances de Bayrou


Les nuances de Bayrou

Invité chez Laurent Ruquier, samedi 1er décembre, François Bayrou a expliqué la différence fondamentale entre sa politique d’ouverture, telle qu’il l’avait envisagée s’il avait été élu, et celle pratiquée par Nicolas Sarkozy :


Nicolas Sarkozy a institué le débauchage de personnalités socialistes avides de pouvoir.

Lui, Bayrou, aurait pratiqué le rassemblement de personnalités de tous bords et de sensibilités politiques différentes autour de son projet politique.

Que ceux qui ont saisi la nuance veuillent bien l'écrire et l'expliquer aux béotiens que nous sommes qui sauront alors quoi choisir, quand l’occasion se présentera, entre monter sur un canot et embarquer sur un bateau.

Primo, 3 décembre 2007

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© Primo, 03-12-2007

Védrine en rouge sang

Védrine en rouge sang

Des militants de Rwanda, génocide made in France,(voir les images) ont versé un seau de sang sur la tête de l'ancien ministre des Affaires étrangères, ce matin.

Ils lui reprochent de ne pas reconnaître l'implication de la France dans le génocide qui a fait plus 800.000 morts entre avril et juillet 1994.

Rappelons qu'un enquête militaire est en cours en France afin de déterminer les responsabilités de l'armée française durant l'opération Turquoise.

Un film est actuellement projeté sur Canal qui résume bien, à quelques réserves près apportées par un article au scalpel de Serge Farnel (lire ici) les "erreurs" de l'armée française.

En ce qui concerne la responsabilité politique, nul doute que chacun aura à coeur de dissiper les incompréhensions qui entourent cette affaire.

L'Etat français n'agit jamais avec autant de célérité que lorsqu'il est mis en accusation.

Personne n'en doute ! Il n'est que de voir combien de temps il a fallu pour qu'il reconnaisse sa responsabilité dans quelques drames et horreurs au cours des 60 dernières années.

© Primo, 28/11/2007

 

 


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© Primo, 29-11-2007

Traduttore, traditore

Traduttore, traditore*

En 2004, dans un article au titre imprudent, Pour un traducteur, il n’est de bon auteur que mort, Sophie Képès contait tourments et dangers auxquels est exposée sa profession :

«J’ai passé deux ans de ma vie au service (aux sévices ?) d’un auteur hongrois si contemporain qu’il en est vivant : Péter Esterházy. Bien que très éloigné de mon moi d’auteur dans son style et ses thèmes, au cours de cette longue fréquentation, il m’est entré dans l’esprit et s’y est incrusté de façon fort inopportune. J’ai mis longtemps à exorciser cette " possession " littéraire. Et depuis que j’en ai fini avec celui-là, j’ai toujours veillé à ce que mon auteur soit mort, ou que son texte soit court. Je ne m’en porte que mieux. »

Elle traduisait alors Trois Anges me surveillent, les aveux d’un roman.

Des anges, un auteur vivant, un traducteur itou, réunis en un exercice périlleux. On pouvait se désoler que les plus célestes participants au jeu n’aient pas étendu leur protection à celle qui allait révéler leur existence aux lecteurs français.

Nobody is perfect. En aucune langue. Même d’authentiques chérubins magyars. Ô temps incrédules.

La cause, elle, semblait entendue : pour un traducteur, il n’est de bon auteur que mort.

Hélas, condition nécessaire mais point suffisante.

Un démenti formel nous vient Afghanistan où « plus d’un millier d’étudiants ont manifesté pour demander la peine de mort contre un haut fonctionnaire accusé de profanation du Coran par une mauvaise traduction en langue locale, selon des témoins.»

À Jalalabad, le 11 novembre, une foule pourtant experte en écrits et initiée aux subtilités de l’idiome local, abandonnait ses chères études et tout sens de la nuance pour hurler dans les rues « pendez-le ! ».

À la lueur de ces informations, on ne saurait trop attirer l’attention sur la dangerosité d’une profession souvent en butte aux critiques, soit, mais qui ne semblait pas comporter de risque vital.

Il est urgent de la reconnaître comme métier à risque. Comme de revoir cette remarque de Voltaire. Littérales ou non, il est des traductions aux effets surprenants. La place de l’esprit dans tout ceci ? La question est posée :

« Malheur aux faiseurs de traductions littérales, qui en traduisant chaque parole énervent le sens ! C'est bien là qu'on peut dire que la lettre tue, et que l'esprit vivifie. »

Bernadette Capdevielle © Primo, 27/11/2007

* Traducteur, traître, expression italienne

Imprimer la page | Poster un commentaireBernadette Capdevielle
© Primo, 28-11-2007

Passeport en arabe et expurgé, SVP !

Passeport en arabe et expurgé, s’il vous plait !

Les voyageurs français en partance pour les pays arabes sont l’objet de toutes les attentions.

Un vol pour la Libye en provenance de Paris a été contraint dimanche de rebrousser chemin avec ses 172 passagers, qui se sont vu interdire de débarquer de l'avion au motif qu'ils n'étaient pas munis d'une traduction arabe de leur passeport (AFP, Reuters).

Ce serait donc nouveau en Libye. Pas tellement puisqu'il parait que cette habitude date des années 70 et était tombé en désuétude*. En tout cas, cela n’a absolument rien à voir avec l’audition des infirmières bulgares par une commission parlementaire, promis juré !

"Les autorités veulent que les passeports soient traduits en arabe, au titre d'une nouvelle législation qui serait entrée en vigueur" ce dimanche, a expliqué à l'AFP un représentant de la compagnie aérienne.

Aucun des 172 passagers, tous Français, ne remplissant cette obligation, les autorités ont refusé de les laisser descendre de l'avion. "Ils ont été intransigeants", a regretté le représentant d'Air Méditerranée.

Certes, comme le dit le quai d’Orsay à quelques semaines de la visite de Kadhafi en France "Nos représentants sur place suivent cette affaire. Tout est en train de rentrer dans l'ordre. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter".

Autres pays, autres exigences

Une dépêche de l’agence Guysen (merci à elle) faisait état le 7 novembre d’un autre ennui concernant cette fois des parlementaires européens.

Une délégation du Parlement européen devait se rendre les 3 et 4 novembre en Syrie et au Liban. A l’instar de l’Arabie Saoudite et de la Libye (lire), ces deux pays refusent de recevoir désormais quiconque porte sur son passeport un visa israélien.

Ceci n’a rien à voir avec la proximité de l’élection présidentielle libanaise pour laquelle l’intervention européenne est mal vécue. Promis juré !

''Les fonctionnaires de la commission Affaires étrangères du Parlement européen viennent de diffuser un mail a priori purement administratif. Ils précisent aux membres de la délégation qui doit se rendre les 3 et 4 novembre en Syrie et au Liban que leur passeport ne peut en aucun cas comporter de visa israélien''.

L’eurodéputé belge Frédérique Ries, « s’est immédiatement adressée au président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, pour dénoncer ce type d'exigences contraires à nos pratiques et nos valeurs''.

Elle ''demande qu'une réaction au plus haut niveau soit envisagée pour le faire savoir aux pays concernés et leur demander d'y mettre fin''.

Elle ''trouve totalement inacceptable que nous permettions que des pays Euromed, avec lesquels en outre nous avons signé des accords d'association, spécifient que les passeports de députés appartenant à une délégation officielle de l'Union européenne ne puissent porter de cachet israélien".

Perte de souveraineté

Le passeport est le symbole d’une nation. Il est plus qu’un papier. Il est une marque de confiance, certes temporaire, qui notifie la souveraineté du pays qui l’octroie. Nulle autre nation ne peut en exiger le changement, ne peut inciter à sa modification sans attenter à cette pleine et entière souveraineté.

Sans ces notions juridiques de base, il n’est plus d’échange possible. Un recul des autorités européennes sur ce point signifierait la fin de toute collaboration entre pays de par le monde.

De plus, et Frédérique Riès le note avec beaucoup d’à propos, « Nous ne saurions laisser les autorités de ces pays tiers décider des déplacements que nous pouvons ou non effectuer. Nous ne saurions les laisser décider à notre place de la politique étrangère que nous souhaitons mener. Il y va du respect de notre liberté de mouvement et de notre liberté de pensée''.

Liberté de penser ? Que voilà donc un étrange concept ! disent en chœur certains pays sous gouvernance islamiste.

Ces deux affaires, coup sur coup, sont graves et significatives. Le grignotage systématique des acquis de la civilisation est une tactique qui peut se révéler payante. C’est ce que nous verrons à l’usage.

© Primo, 12 novembre 2007

* le site de l'ambassade de France à Tripoli ne fait nulle mention de cette obligation (lire)

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© Primo, 12-11-2007

Sarkozy au Tchad - Primo

Sarkozy au Tchad

Les Français vont peut-être en savoir un peu plus; le juge d'instruction tchadien chargé de l'enquête sur l'Arche de Zoé a ordonné aujourd’hui dimanche la libération des trois journalistes.

Un juge est saisi, un autre, celui d'Abéché, est dessaisi et leurs conclusions sont radicalement divergentes. On ne va pas s'en plaindre.

Parmi ces trois journalistes, l’une, de France 3, était en congé humanitaire.

"Ils sont en train de réunir leurs effets personnels pour se rendre à l'aéroport", a déclaré à l'Associated Press l'avocat tchadien de Marc Garmirian de l'agence Capa. "Ils sont libres. C'est fini".

L'annonce est intervenue alors que l'avion de Nicolas Sarkozy venait d'atterrir à N'Djamena où le président français a été accueilli par son homologue tchadien Idriss Déby.

Il pourrait ensuite ramener les trois journalistes français et les hôtesses espagnoles, selon des sources bien informées à N'Djamena. Le président français – qu’on apprécie ou non la conduite des dossiers nationaux et internationaux – donne un nouveau souffle à la fonction présidentielle.

Il est là où se cristallisent les débats. Ses réponses ont l’heur de plaire ou non. Les grincheux l’accusent de trop vouloir se montrer, de trop en faire. L’opposition va demander là encore la création d’une commission d’enquête.

Même ceux qui ne partagent pas les principales options de Nicolas Sarkozy sont bien obligés de reconnaître qu’il a révolutionné cette fonction élyséenne.

Terminé le temps du Sphinx (Mitterrand) et du vieux "sage" immobile (Chirac). Sarkozy va au charbon, dans les dépôts SNCF, auprès des familles éplorées. Il bouge. Ses partisans l’admirent, ses adversaires boudent et se demandent bien comment ils vont pouvoir récupérer un peu de légitimité.

Pour l’heure, qu’importe le flacon. Les journalistes sont libres. Les hôtesses espagnoles aussi.

Si le debriefing qui aura lieu durant le voyage de retour n’est pas trop pesant (interdiction de trop en dire, par exemple), les journalistes pourront s’expliquer librement sur les membres de l’Arche de Zoé.

Cela permettra à l’opinion française de comprendre et de soutenir ou non les compatriotes qui restent emprisonnés là bas.

C’est un premier pas, et, en diplomatie, les premiers pas sont souvent des indicateurs pour la suite des négociations.

© Primo, 4/11/2007.

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© Primo, 04-11-2007

Ecoeurement, une fois de plus

Ecœurement, une fois de plus

Quand Arte s'afflige de l'antisémitisme monstrueux du passé pour mieux le conjuguer au présent.

Jeudi 1er novembre 2007.

Je regarde la fin des infos sur Arte, vers 19h.55

Le présentateur parle d’Israël. « Israël a tué plusieurs Palestiniens aujourd’hui à Gaza, en répondant à des tirs de roquettes ». On voit sur une grande photo à côté de lui un Palestinien dans son cercueil, avec une icône posée sur sa poitrine.

Je me dis : « Tiens, Israël a tué un Palestinien chrétien, cette fois-ci ».

Quelques secondes plus tard, on nous parle des Palestiniens chrétiens qui sont menacés par les islamistes dans la bande de Gaza et fuient vers les pays étrangers, et on revoit le même cercueil, avec la famille cette fois-ci. (lire sur Primo : Gaza : un chrétien assassiné)

Du coup, en écoutant les témoignages de celle-ci, je comprends qu’il a été tué par les islamistes de Gaza.

Celui qui est dans le cercueil, c’est Rami Iyad, assassiné d’une balle dans la tête, après plusieurs coups de couteau…le 6 octobre 2007 (il y a presque 4 semaines).

Je prie pour sa famille depuis plusieurs semaines ; j’ai prié publiquement pour sa famille, sa femme enceinte et ses enfants, dimanche 14 octobre au culte.

Les journalistes d’Arte vont dormir en paix, après nous avoir fait croire dans un premier temps, par leur montage audio-visuel, qu’Israël est responsable de la mort de Rami Iyad.

Ils vont dormir en paix, car ils sont certainement persuadés d’avoir informé correctement les Européens.

Rien à redire à ce qu’ils ont dit, effectivement. Mais la combinaison d’une image d’il y a quatre semaines avec des paroles concernant le jour présent aura induit gravement le téléspectateur dans l’erreur.

Une fois de plus.

"Bien sûr, ce n’est pas intentionnel" : c’est le discours que ces journalistes nous tiendront probablement si nous protestons.

Précisions

Dans le journal « La Croix » du 8 octobre l’assassinat est signalé, la victime étant nommée : « Rami Khader Ayyad » 31 ans, dirigeant la bibliothèque de l’Association pour la Bible de l’Eglise baptiste locale. Sur Arte, le 1° novembre, on voit un pope grec-orthodoxe priant près de son cercueil. Cela indiquerait combien les chrétiens à Gaza vivent l’œcuménisme.

On peut signaler aussi que le 10 octobre, le Saint-Siège, par son bureau de presse dirigé par le P.Federico Lombardi a dénoncé cet assassinat comme « pouvant s’agir d’un cas de grave intolérance religieuse de la part des intégristes musulmans ». Il craint que les violences ne s’aggravent encore.

Toutes ces dates sont importantes, pour bien prendre la mesure de l’intention consciente ou inconsciente dans le montage du reportage d’Arte le 1° novembre, à une heure de grande écoute :

- Arte réagit bien tardivement à l’assassinat de Rami Iyyad. Pourquoi ?

- Secundo, pourquoi avoir montré cet homme assassiné, avec en fond sonore des informations sur la mort de Palestiniens auteurs de tirs de roquettes, victimes le 1° novembre de tirs israéliens ?

On est habitué aux déformations des journalistes, qui tordent les paroles de leurs interlocuteurs, en coupant, en choisissant des phrases secondaires, mais là, il s’agit d’un montage qui influence le téléspectateur de façon bien plus grave, car il s’agit d’un meurtre.

Matthias HELMLINGER* © Primo, 2 novembre 2007
*pasteur des églises réformées de Chalon sur Sâone et Sornay

Imprimer la page | Poster un commentaireMatthias Helmlinger
© Primo, 03-11-2007

Après la prière

Après la prière

Israël a été clair depuis longtemps : une rencontre officielle entre Mahmoud Abbas et le Hamas mettrait un terme à tout pourparler de paix avec les Palestiniens.

Le Hamas, qui n’a de cesse de réclamer la destruction de l’Etat hébreu, continue d’encourager les tirs de roquettes sur le territoire israélien. Il est donc clair qu’il ne représente pas un partenaire de négociations valables.

Tout au moins, cela devrait l’être, mais l’intransigeance d’Israël est mal perçue dans certains médias français.

A les entendre, il faudrait négocier avec ceux qui veulent votre disparition. Certainement en parlementant sur la façon dont ils vont vous exécuter.

En loucedé, après la prière

Mahmoud Abbas a rencontré ce vendredi - fait rarissime et capital - des membres du Hamas, quatre mois seulement après la prise de pouvoir sanglante du Hamas dans la Bande du Gaza.

La rencontre s'est déroulée au quartier général de M. Abbas à Ramallah, après les prières du vendredi auxquelles assistaient quatre membres du Hamas, dont Nasser al-Shaer. Ce dernier était vice-Premier ministre dans le gouvernement de coalition, dirigé par le Hamas avant qu'il n'éclate, en juin dernier, après les événements de Gaza.

Heureusement, et pour ne pas perdre le bénéfice d’une prière, par essence rencontre avec Dieu, il semblerait que l'entrevue ait eu lieu dans une atmosphère « ouverte ».

On respire ! Il n’aurait plus manqué qu’un pugilat après une telle rencontre spirituelle au sein de la mosquée officielle.

La prière ayant donc ouvert les esprits, Abbas et le Hamas ont pu tenir des propos concernant les « affaires intérieures ». Ils n’ont pas eu le temps d’aborder les principaux problèmes internationaux, parmi lesquels le réchauffement de la planète.

Nul doute qu’ils ont aussi pu faire une étude comparative de leurs propos respectifs tenus en arabe et non en anglais, sur les principales chaînes de la télévision palestinienne. Propos en arabe qui infirment radicalement la volonté de paix du sieur Abbas exprimée en anglais *.

Heureusement pour Abbas, cette rencontre n’avait pas de caractère officiel. C’était juste impromptu, entre vieux camarades de combat.

Ainsi, Israël ne peut pas se servir de ce prétexte pour rompre les négociations de paix.

Après les prières, avec Abbas, un coup de barre, « Allah Akbar » et ça repart !

© Primo, 2 novembre 2007

* Une station de télévision contrôlée par le leader palestinien "modéré" Mahmoud Abbas a diffusé maintes fois durant la dernière semaine une vidéo de propagande qui promet la destruction finale d'Israël et son remplacement par un État arabe musulman.

Accompagnée de musique sentimentale, la vidéo énumère de nombreuses villes de l'État souverain d'Israël, promettant qu'elles seront bientôt "libérées" parce que leur véritable identité est et sera toujours "palestinienne."

Itamar Marcus de Palestinian Media Watch (PMW) a noté que "si l'Autorité palestinienne annonce en anglais sa requête pour la solution de deux états, à son propre peuple, en arabe, il continue à définir comme "Palestine" la totalité d'Israël et à promettre la destruction d'Israël ."

 

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© Primo, 02-11-2007

AFP : Décompte à Gaza

Le décompte de Gaza

Une importante explosion a tué deux femmes et une fillette de quatre ans dans une maison de Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza.

Reuters affirme que les victimes sont une femme et deux fillettes. Et l’AFP termine sa dépêche par l’indécent décompte des morts.

La phrase, laconique, à l’effet théâtral légèrement suranné, est ainsi libellée : Les derniers décès portent à 5.907 le nombre de personnes tuées dans les violences israélo-palestiniennes depuis 2000, en grande majorité des Palestiniens, selon un bilan établi par l'AFP.

L’AFP est bien en peine de nous dire si les trois morts de cette explosion figurent dans ce décompte.

S’il est question de décès dus aux violences israélo-palestiniennes, nous pourrions donc préciser "5.904". Une agence de presse digne de ce nom ne saurait faire l’impasse sur la précision. Bravo !

Pourtant l’AFP se soustrait à cette obligation. En trois mots. Trois mots pour niveler : violences-israélo-palestiniennes. Ils désignent indifféremment terroristes et ceux qui s'en défendent, civils désarmés et miliciens, criminels et victimes. Fausse neutralité et vrai parti pris.

L’AFP ne dit pas non plus si elle compte dans ces 5907 décès les 350 morts dues aux violences inter palestiniennes depuis 4 mois et qui figurent dans le rapport d’Amnesty International.

Calcul mesquin, indécent ? Certes. C’est ce à quoi se livre l’AFP, agence officielle française, depuis des années.

Selon la police, qui dépend du Hamas, l'explosion aurait pu être provoquée par des militants qui manipulaient des explosifs. On admirera le conditionnel.

Mais ces agences de presse ne pose pas la question importante : d’où viennent ces explosifs ?

Il faut consulter le site d’un journal marocain pour apprendre que la police égyptienne a découvert dans le désert du Sinaï deux nouveaux tunnels utilisés pour faire de la contrebande avec la bande de Gaza.

Un tunnel avait été creusé dans une station-service désaffectée près de la localité frontalière de Rafah et l'autre dans l'agglomération d'Al-Barahma.

Bien évidemment, le journal termine en dédouanant l’Egypte de ses responsabilités.

Car, s’il y a des tunnels, c’est que la surveillance y est rendue plus difficile par les limites au déploiement de forces imposées par le traité de paix conclu avec Israël en 1979.

La lecture de la presse internationale ne réserve décidément pas beaucoup de surprises. Pour faire bref, c’est encore de la faute d’Israël.

Avec ce paradigme, l’analyse de la géopolitique mondiale devient tout à coup beaucoup plus simple à effectuer. Il suffisait de le savoir.

© Primo, 27/10/2007

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© Primo, 27-10-2007

Toréador, prends garde à toi


Toréador, prends garde à toi…

J’éprouve beaucoup d’admiration pour ces être capables de se mobiliser quand il y a urgence pour la vie d’autres êtres : cette humanité profonde qui conduit spontanément à se révolter contre l’insupportable, l’inacceptable…

Une pétition anti-corrida, soutenue par nos députés, vient de recueillir plus de cent mille signatures.

Les médias, la main sur le cœur, puis sur le micro, ont relayé cette levée, ce « plus jamais ça. »

Au nom de quelle idéologie pouvons-nous encore permettre que soit versé impunément le sang, fût-ce celui d’un taureau ?

Personnellement, un jour où l’on me présentait une pétition, outrée par autant de barbarie, tout à ma générosité parisienne, je me suis insurgée contre cette pratique où l’on sacrifie des taureaux, des êtres vivants innocents et sans défense.

Et comme il est de notre devoir d’individus civilisés de hiérarchiser les situations les plus graves, qui mettent en péril les valeurs et l’essence même de la civilisation, j’ai signé.

Et pour d’excellentes raisons :

Le taureau est condamné à mort.

La Chine aurait procédé, selon Amnesty International, à bien plus de mille exécutions de condamnés à morts en 2006.

Le taureau reste enfermé avant la corrida, ce qui génère chez lui un grand stress.

Les femmes des pays où l’on applique la charia sont emprisonnées à vie sous leur burqa.

L'afeïtado est une mutilation que l’on pratique lors de certaines corridas.

La pendaison continue d’être pratiquée sur des enfants mineurs en Iran.

La mise à mort d’un taureau dure environ quinze minutes.

La lapidation d’une femme, condamnée à cette peine capitale pour adultère ou blasphème, peut durer quelques heures.

Plusieurs centaines de taureaux sont sauvagement tués chaque année.

Près de quatre cent mille hommes, femmes, enfants, bébés ont été massacrés au Darfour, où l’on continue de massacrer en ce moment même.

J’éprouve beaucoup d’admiration pour ces être capables de se mobiliser quand il y a urgence pour la vie d’autres êtres, afin que cesse au plus vite l’insupportable, l’inacceptable, l’inhumain…

Francine Girond © Primo, 14 octobre 2007

Imprimer la page | Poster un commentaireFrancine Girond
© Primo, 16-10-2007

L'Al Gore nobélisé est arrivé

L’Al Gore nobélisé est arrivé !

Alfred Nobel, gracieux inventeur de la dynamite. Vous l’aviez oublié ? Vous vous êtes laissé impressionner par ses sévères portraits ? Pourtant, le cher grand homme était follement inventif. Poète, écologiste avant l’heure : il trouva la formule de la poudre à canon sans fumée. Délicate attention !

On envoie les humains au diable tout en respectant l’environnement. Sublime, forcément sublime, aurait dit Margot* un jour de délation lyrique.

Est-ce pour rendre hommage à ce bricoleur surdoué et multi-terrain, est-ce une forme d’humour propre à la Suède, mais, de temps à autre, on nous bombarde un Prix Nobel de la Paix pour le moins étonnant. Voire détonant si affinités.

Cette année, c’est Al Gore. Le prophète du réchauffement climatique. Celui qui attribue aux humains une responsabilité excessive dans des phénomènes complexes ? Oui, le gourou himself et qui fait payer fort cher des conférences de par le monde.

Oh, je ne suis qu’une femme, bien ignorante. N’entendez dans ce mot que l’expression de mon ébaudissement le plus profond. Insultante moi ? Jamais. Et grâce à Damart et au grand prêcheur sus-nommé, froid moi ? Plus jamais.

Une chose m’embarrasse pourtant. Cette théorie du réchauffement climatique due aux perfides humains est de plus en plus battue en brèche.

Pourquoi alors couvrir de lauriers celui qui refuse d’en tenir compte ? Est-ce vraiment la valeur scientifique de ses thèses qui est récompensée ?

Parmi ceux qui n’approuvent pas le nouveau dogme, de magnifiques dessinateurs. John Cox et Allen Forkum. Je vous invite à les découvrir ou les retrouver ici et .

Bernadette Capdevielle © Primo, 12 octobre 2007

* allusion à Marguerite Duras, probablement...(ndlr)

Imprimer la page | Poster un commentaireBernadette Capdevielle
© Primo, 13-10-2007

Un chrétien assassiné

Un chrétien assassiné

Un responsable de la Société Biblique Palestinienne de la Bande de Gaza a été retrouvé assassiné dimanche. Dans la petite communauté chrétienne de Gaza, c’est un choc immense.

Le cadavre de Rami Khader Ayyad, 32 ans, directeur de la seule librairie chrétienne de Gaza, a été découvert dans une rue, dimanche à l'aube. Le corps portait des traces de balles à la tête ainsi que de nombreux coups de poignard.

Vendredi, Rami Kahder Ayyad avait constaté qu'il était suivi par une voiture sans plaques d'immatriculation. Il s’en était ouvert à des proches. Enlevé après la fermeture de son magasin samedi, il a appelé sa famille pour dire qu'il serait libéré dans la soirée. Son cadavre a été retrouvé le lendemain matin. Il avait deux enfants en bas âge et son épouse était enceinte.

La Société Biblique Palestinienne n’est ni une église, ni un groupuscule chrétien. Elle n’est pas soumise aux grandes confessions présentes au Moyen Orient. Elle fait partie de l’Alliance Biblique Universelle, représentée dans 140 pays.

D’initiative protestante, certaines sociétés bibliques existent depuis le début du 19° siècle. La Société Biblique Palestinienne a été créée en 1848, c'est-à-dire bien avant que les Palestiniens ne revendiquent leur statut de « peuple ». Son siège est à Jérusalem Ouest et n’a jamais fait l’objet de menaces ni de tracasseries de la part d’Israël.

Les vexations ont commencé sous l’ère Arafat qui voulait donner quelques gages aux mouvements islamistes et aux Eglises officielles présentes dans les Territoires. Celles-ci n’ont jamais vu d’un bon œil la Société Biblique.

Car, outre le fait d’être d’initiative protestante évangélique, la Société Biblique a pour but de favoriser la lecture individuelle de la Bible. Les institutions chrétiennes officielles ont toujours quelques réticences à permettre à leurs fidèles de lire la Bible sans leur intermédiaire. Car, parfois, ces lecteurs, qui possédent leur libre arbitre, s’aperçoivent que le discours officiel est loin de correspondre aux enseignements bibliques.

Arafat avait un souverain mépris pour les évangéliques qu’il assimilait souvent à des espions occidentaux. Dans les régimes islamiques, cet argument est de plus en plus utilisé pour justifier arrestations, pendaisons et décapitations.

Lors de la prise de pouvoir du Hamas sur Gaza, les choses ont été en s’empirant. Déjà, dans les mois qui précédèrent, les chrétiens évangéliques ainsi que leurs locaux ont souvent fait l’objet « d’attaques non revendiquées ». (lire mon église a été attaquée 14 fois sur Primo)

Des attaques menées par des groupuscules obscurs, dont un certain "Glaive de la justice", ont ces derniers mois, visé tout ce qui est lié à la culture occidentale, cafés Internet, magasins de musique et autres lieux non conformes à l'islamisme. Le 15 avril dernier, une bombe a quasiment détruit le local de la SBP.

Les agences de presse présentes sur le territoire, doivent, pour continuer à travailler, bénéficier des accréditations données par le gouvernement du Hamas. Elles ne se montrent donc pas vraiment critiques envers lui.

C’est ainsi qu’Associated Press relate l’émotion du Premier ministre : « Ismaïl Haniyeh a fait part de sa "grande tristesse", et rappelé les "relations fortes entre chrétiens et musulmans, membres d'une même nation palestinienne".

De manière tout à fait étrange et dans un louable effort de synchronisation, la famille a également "souligné l'unité du peuple palestinien, musulmans et chrétiens, qui luttent ensemble depuis des décennies".

Les agences de presse, qui ont relayé sans autre forme de procès ces différents communiqués, n’ont pas eu la curiosité de demander si la famille n’avait pas été quelque peu forcée, si l’on ne lui avait pas un peu tenu la main. La vérité est que cette famille vit, comme les autres chrétiens de Gaza, sous la terreur. (lire, de Michel Gurfinkiel, Le Hamas et les chrétiens, janvier 2006)

Ces journalistes ont ainsi dédouané un régime islamiste autoritaire, promoteur des ligues de vertu islamique, de sa responsabilité directe dans ce drame.

Car il est au moins un fait indéniable : c’est que les protestants évangéliques palestiniens, s’ils demeurent fidèles à leurs origines, n’en sont pas moins plutôt favorables à l’Etat d’Israël.

Sous le règne mafieux et sanglant du Hamas, cela ne pardonne pas.

© Primo, 8 octobre 2007

Imprimer la page | Poster un commentairePierre Lefebvre
© Primo, 09-10-2007

Le poumon, vous dis-je !

Le poumon, vous dis-je*

Le site internet du Monde diffuse un article de l'agence Reuters, signé Wafa Amr.

On y apprend que les Palestiniens sont devenus plus dévots, que les femmes non voilées sont "importunées", que les débits de boisson ont peur de servir de l'alcool et que le Ramadan est plus suivi.

Rien de très original ! Il se passe exactement la même chose dans une majorité de pays arabes depuis quelques années.

Plus cocasse est l'opinion donnée en fin d'article : "C'est faute de perspectives d'avenir claires que les Palestiniens se tournent vers Dieu en quête de stabilité et de sécurité spirituelles", analyse Mahmoud Habbache, ministre au sein de l'Autorité autonome palestinienne. »

Cette ânerie est reprise dans le titre : "Les Palestiniens fuient le présent dans la religion".

Absence de perspectives, fuir le présent, … le coupable n’est pas nommé mais tout le monde aura compris.

Donc, selon Reuters et Le Monde qui cautionne cette ineptie, le Hamas et autres mouvements islamisants, qui prônent un retour strict à l'islam et à ses lois ainsi qu'une élimination de toute majorité non musulmane, voire de toute minorité non musulmane n'acceptant pas le rôle prépondérant de l'islam, ces mouvements ne seraient pour rien dans l'intolérance envers les laïcs qui s'empare des Palestiniens.

Ce serait, selon eux, l'inverse qui se produit, vu qu'on peut lire également : "l'instrumentalisation de la religion par certaines factions politiques comme le Hamas, désormais au pouvoir à Gaza, en écarte plus d'un loin du chemin de la mosquée"

C’est aussi parce que les islamistes sont innocentés dans l’article, qu’implicitement Israël est désigné comme coupable : il en faut bien un.

Et pourtant l'article multiplie les exemples d'intolérance sans aucun rapport avec le conflit :

"Les femmes qui portent des jupes courtes dans la rue se sentent déplacées et sont importunées par les hommes",

"...confie avoir cessé de servir de l'alcool durant le ramadan de crainte de représailles de groupes armés"

"Un médecin raconte qu'une patiente voilée a pris à partie récemment une secrétaire de sa clinique parce qu'elle regardait à la télévision des clips musicaux"

L'apothéose est obtenue en appelant les chrétiens à la rescousse !

Eux aussi présenteraient les mêmes symptômes : "par une sorte de réflexe de protection, la petite minorité chrétienne - 2,0% des Palestiniens - affiche elle aussi plus volontiers ses signes d'appartenance et fréquente davantage les églises".

Au moment où le Hamas vient de saccager une église et un couvent à Gaza, il fallait oser. Il est vrai que Le Monde a soigneusement évité de mettre ses lecteurs au courant de ces peccadilles ...

Patrick van Straaten © Primo, 3 octobre 2007

* Toinette, in Le Malade imaginaire, Acte III, scène X

Imprimer la page | Poster un commentairePatrick van Straaten
© Primo, 03-10-2007

Les "extrémistes juifs" du Figaro

Les extrémistes juifs du Figaro

Les mots sont importants. Ils peuvent tuer ou séduire, outrager ou rassurer. Aussi ne sont-ils jamais anodins.

Les journalistes doivent, en tant que "maîtres" des mots, mesurer, voire, revendiquer toutes les conséquences de ceux qu’ils écrivent.

Ainsi Le Figaro dans son édition du 01/10/07 :

"Les extrémistes juifs veulent de nouvelles colonies".

Il ne s’agit pas d’extrémistes (ou bien même de militants, provocateurs, saboteurs, etc.) « israéliens ».

Le Figaro parle bien d’extrémistes "juifs" par la plume volage de Patrick Saint Paul.(lire)

La nuance n’est pas négligeable.

Soit elle relève du vieil inconscient collectif français séculaire (de hauts cris d’indignation ne sont pas nécessaires car les faits sont têtus), soit d’une volonté indicible d’entretenir le feu antisémite qui couve toujours sous la cendre de la cristallisation communautariste musulmane française autour de la cause des « frères palestiniens ».

De la profanation du cimetière de Carpentras à l’assassinat d’Ilan Halimi en passant par l’affaire du Lycée Montaigne, les exemples ne manquent hélas pas.

Ce comportement journalistique n’est pas le monopole du Figaro. D’autres médias, journaux, télévisions, radios, sont coutumiers de cette prééminence du mot « juif » sur le mot « israélien ».

Elle n’en est que plus grave.

On peut naturellement relever que le concept même d’Israël repose sur une patrie pour les Juifs, et que c’est au nom d’un Israël « biblique » que ces militants, très voyants bien que très minoritaires, se revendiquant de la religion agissent ainsi qu’ils le font. Sont-ils des saboteurs de paix ?

C’est un vrai débat, mais c’en est un autre.

On soulignerait avec la même indignation que les attentats suicides commis en Israël ou le bombardement permanent à la roquette des villes frontières soient rapportés comme étant le fait d’« extrémistes musulmans », mais c’est inutile : ils ne sont jamais que le fait d’ « activistes palestiniens ».

Deux poids, deux mesures ?

La notion de Communauté nationale, laïque et républicaine est pour nous, citoyens Français, une valeur vivante et forte qui doit être plus que jamais, dans le monde compliqué qui est le nôtre, l’objet de toute notre vigilance.

Les médias généralistes, qui contribuent largement à amplifier les phénomènes qui traversent la société et la bouleversent parfois, ont un rôle majeur à jouer dans cette mission vitale.

Simple question de volonté.

Elie Bankhalter © Primo, 1/10/07

Imprimer la page | Poster un commentaireElie Bankhalter
© Primo, 01-10-2007

Commémorer la Shoah en Angleterre

Commémorer la Shoah en Angleterre

Commémorer la Shoah, l'enseigner, ce n'est pas seulement connaître le passé tel qu'il est en réalité. C'est aussi apprendre à mieux maîtriser le présent et l'avenir.

Interdire cette commémoration, interdire son enseignement, ne pas participer à un tel travail de mémoire est le signe d’une régression intellectuelle dangereuse.

Des mails circulent en ce moment afin d'alerter l'opinion sur une décision de l'Angleterre d'interdire l'enseignement de la Shoah. Ces mails ont pour but de constituer une chaine réunissant 40 millions de personnes autour du monde afin de protester contre cette décision.

Ces courriels commencent par ces mots :
Cette semaine en Angleterre tous les programmes relatifs a la commémoration de la Shoah ont été retirés de certains établissements scolaires, avec pour motif que cela « heurte » la population musulmane, qui nie l'existence de la Shoah.

C'est le signe de l'approche d'une catastrophe qui progressivement s'organise dans le monde, un témoignage alarmant du laisser aller des pays s'y soumettant...

S’ensuit un argumentaire et un appel à envoyer ce mail à dix personnes de son entourage.

Une fausse info

Ce courriel date un peu. Il circulait déjà en 2006. De plus, cette « nouvelle » est rigoureusement fausse. Un "hoax" dans le monde du Net.

Un porte-parole du département de l'éducation a indiqué que l'enseignement de l'Holocauste est obligatoire dans les écoles pour l'obtention du KS3 et sera conservé dans le nouveau programme d'études à partir de septembre 2008.

De surcroît, l'association britannique chargée d'organiser l'évènement du jour de l'Holocauste au Royaume Uni a récemment tenu sa conférence annuelle pour commencer la préparation de 2008.

À la suite de celle-ci, des mallettes éducatives seront distribuées à la communauté enseignante et aux organisateurs d'événement éducatifs à travers le Royaume Uni.

Il est vrai que plusieurs organisations musulmanes, au pays de la monarchie britannique, ont appelé au boycott de cette journée en se réfugiant derrière un faux prétexte : Cette commémoration ne prendrait pas en compte les autres victimes du régime nazi.

Il est vrai que ces organisations musulmanes militent depuis longtemps aux côtés des négationnistes anglais et œuvrent au grand jour pour le boycott d’Israël dans les universités anglaises, avec quelques succès qui ne sont pas à l’honneur du monde universitaire britannique.

Peut-être un jour, le Royaume Uni sera, comme certains autres pays européens, amené à reconsidérer sa position. Mais cela n’est pas le cas actuellement.

Il importe de se méfier de cette rumeur. Celle-ci véhicule des idées fausses et jette le discrédit sur les musulmans en général.

Ainsi, le jour où cette nouvelle sera avérée - si cela arrive - il n’y aura plus personne pour y apporter quelque crédit, encore moins pour s'émouvoir.

© Primo, 29 septembre 2007.

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© Primo, 30-09-2007

A ceux qui résistent en Birmanie

A ceux qui résistent en Birmanie

Ce n'est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l'exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime...

Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend le masque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine.

Un peuple assujetti à une loi de fer et conditionné par la crainte a bien du mal à se libérer des souillures débilitantes de la peur.

Mais aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours, car la peur n'est pas l'état naturel de l'homme civilisé.

Aung San Suu Kyi (Se libérer de la peur - Editions des femmes)

Prix Nobel de la paix en 1991. Avec l'argent du prix (1,3 millions de dollars), elle crée un fonds pour un système de santé et d'éducation populaire.

Aung San Suu Kyi a fondé, en septembre 1988, la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND). Elle déclare être influencée par la philosophie et les idées du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King

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© Primo, 28-09-2007

Arrête ton char !

Arrête ton char !

La blague du jour est signée Le Monde / Reuters.

Il est bien entendu difficile de faire la part entre la photo elle-même, issue du pool photo de Reuters (qui met tous ses clichés à disposition de la presse mondiale au moyen d'un abonnement) et le sous-titre donné par la rédaction du Monde, à Paris.

Qu'il nous suffise de savoir que le photographe est palestinien et que la photo exprime deux idées dans la légende :

1 - La population de Gaza apporte son soutien actif au Hamas.
2 - Les blindés israéliens sont à Gaza !

Tout cela est présenté comme un fait, pas une probabilité.

Malheureusement pour le photographe (et pour Le Monde), il n'y a aucun blindé israélien à Gaza. Il n'y a d'ailleurs pas d'Israélien à Gaza. Cette portion de territoire est interdite aux Juifs car vouée à l'Islam.

À présent, regardons objectivement la photo servant de support au commentaire.

Légende de la photo : une rue de Gaza dans laquelle la population a aidé des militants du Hamas
à ériger des obstacles pour ralentir les blindés israéliens, mercredi 19 septembre 2007

La rue est large, très large. A l'évidence, plusieurs engins blindés pourraient passer de front. Ce n'est donc pas un tas de sable qui pourrait éviter leur passage.

De plus, un char "Merkava" ne serait retardé que d'une seconde et 3 centièmes par cet amoncellement. L'efficacité stratégique est donc nulle. En fait, ce tas de sable fait plus penser à des préparatifs de travaux qu'à un obstacle quelconque.

Y a-t-il d'autres "obstacles" sur la gauche ? Rien ne permet de le penser, sinon le photographe aurait pu les cadrer pour mieux illustrer son propos.

Mais la question essentielle est la suivante : En quoi cette photo est-elle la preuve d’une empathie des Gazaouites envers le Hamas ?

Les journalistes savent que la population de Gaza est prise en otage d'abord par le Hamas, qui fait régner la violence dans les rues, allant jusqu'à interdire les prières dans les rues sous prétexte qu'il n'en est pas l'organisateur.

Ne parlons pas du sort des femmes qui s'est considérablement aggravé depuis la prise de pouvoir par le mouvement islamiste.

Tout cela fait penser aux multiples photos de propagande dont AC Médias avait fait un petit résumé en 2005 mais en plus affligeant.

Patrick van Straaten © Primo, 19 septembre 2007

Ndlr Primo : Visitez l'indispensable site AC Medias


Imprimer la page | Poster un commentairePatrick van Straaten
© Primo, 20-09-2007

Corse : la ministre fait le déplacement

Corse : la ministre fait le déplacement

En Corse aussi, on sait jouer à la roquette. C’est un nouveau divertissement qui consiste à viser un bâtiment public à l’aide d’un projectile autopropulsé, muni si possible à sa tête d’une certaine quantité d’explosif.

Les autonomistes corses ont toujours été très joueurs… et espiègles.

Notons que cet acte révèle ce que tout le monde sait depuis longtemps : en cette magnifique région de France, certains mouvements sont lourdement armés. Certes, un peu moins que dans le 9-3, mais armés quand même.

De petites sucettes de dynamite y servent d’ordinaire à semer la pagaille dans les locaux du Trésor Public, voire dans ceux de l’URSSAF. Remarquons au passage que ces explosions étaient, avant l’arrivée de l’informatique, fort opportunes pour faire disparaître des documents concernant les impôts et autres dettes d'entreprises. On ne serait pas en Corse, on parlerait de pratiques maffieuses.

Il arrive même que des locaux de gendarmerie soient visés. Parfois, les familles de gendarmes échappent de peu à la mort.

Ne parlons évidemment pas des villas construites par les « continentaux ». L’eau des piscines y est souvent troublée par les gravats résultant d’une explosion vengeresse.

Mais tout cela fait partie du folklore et pourrait prêter à rire comme l’a si bien permis la bande dessinée "L'enquête corse".

« J’vous préviens, on a la puissance d’un croiseur et des flingues de concours », lance Bernard Blier dans Les Tontons Flingeurs, un monument du cinéma français avec un somptueux Michel Audiard aux dialogues.

Car les « activistes »* corses, lassés des petites pétoires, mettent la barre un peu plus haut. C’est une roquette anti-char qui a frappé le cantonnement de CRS d'Aspretto à Ajaccio, sans faire de blessés et causant des dégâts « légers ».

Les premières analyses montrent que le projectile est de fabrication américaine ou yougoslave, adapté au combat anti-char.

Michèle Alliot-Marie, notre ministre de l’Intérieur, fidèle aux instructions du Président, et un peu lasse de s’occuper de la sécurité des manèges forains, a décidé de faire le déplacement.

Notons que cette même personne, lorsqu’elle occupait le poste de ministre de la Défense, prônait la plus grande retenue et l’extrême modération à un pays qui recevait, lui, 300 roquettes par mois sur ses écoles, ses crèches et lieux publics.

On se souvient de sa colère lorsque les avions israéliens survolaient le territoire libanais afin de surveiller le trafic d’armes entre la Syrie et le Hezbollah. Trafic d’armes qui se poursuit avec le soutien passif de la FINUL.

MAM devrait s’estimer heureuse. Si elle était ministre de l’Intérieur et avait affaire aux mêmes « activistes » qu’à Gaza, elle devrait effectuer une centaine de déplacements par mois vers notre région de Sdéroth. Voilà qui serait susceptible de bousculer quelque peu son agenda.

Et si nous revoyions cette fameuse scène de la cuisine du film cité plus haut ? Pour emprunter une réplique. Lorsque Bernard Blier sort sa tirade magique sur ses flingues de concours, le majordome lui répond : "Si ces messieurs veulent bien me les confier !" (voir la scène)

Mais c'est une fiction. Les films font toujours rêver.

© Primo, 15 septembre

*NB : Si Primo emploie ici le mot « activiste » pour désigner les auteurs d’actes de terrorisme en Corse, c’est afin d’utiliser le vocabulaire en vogue dans les agences de presse et rendre, par là même, un vibrant hommage à leur "rigoureux travail d’information" concernant la situation au Proche–Orient.

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© Primo, 16-09-2007

Canada : votons voilées...

Pour vivre heureuses, votons voilées !

On a eu chaud ! Et nos bons vieux systèmes démocratiques « une femme / une voix » ont bien failli s’écrouler sous les coups de boutoir des islamistes.

Heureusement, nos cousins canadiens montrent le bon exemple. Les femmes musulmanes portant, volontairement ou non, le voile pourront accomplir leurs devoirs de citoyennes. Le Québec, qu'il faut distinguer du Canada sur ce point a, pour sa part, réglé le problème : une femme ne peut voter voilée (voir note en bas de page)

Les femmes portant une « burqa » cachant entièrement leur visage pourront voter sans le montrer lors des trois élections partielles qui auront lieu au Québec le 17 septembre 2007.

Le directeur général des élections du Canada a mis au point une procédure qui leur permet de s'identifier sans montrer leur visage.

En France, vieille démocratie, beaucoup aimeraient connaître le procédé qui consiste à s’identifier sans montrer sa frimousse.

A-t-on recours à un fichier ADN ? Un scanner portatif prend-il en compte les empreintes digitales ?

La technique qui consiste à identifier une personne par l’iris de son œil était utilisée dans certains endroits ultrasecrets et a fait le bonheur de quelques Jamesbonderies.

Mais les aéroports, terrorisme oblige, commencent à se doter de ces merveilleux petits engins.

Une question reste en suspens. Comment prendre un instantané de l’œil sous une burqa ? Le grillage ne risque-il pas de faire obstacle ?

Faut-il doter l’ensemble des bureaux de vote de cette « facilité » afin que les musulmanes puissent choisir leurs députés, maires et conseillers généraux ?

Et puis, reste l’argument financier. Cette technique, la biométrie par l'iris, a été freinée en Europe : la majeure partie des algorithmes mathématiques de modélisation et de reconnaissance de l'iris sont brevetés aux Etats-Unis (c'est John Daugman, alors enseignant à l'université de Harvard, qui a déposé les brevets en 1994). Adopter ce système plomberait l'ensemble des finances publiques.

Mais nos amis canadiens ont apparemment pensé à tout.

Une femme portant une burqa ou un niqab pourra voter en présentant une pièce d'identité avec photo et un autre document prouvant son identité. Si elle n'a pas ces deux documents, elle peut faire confirmer son identité par un autre électeur inscrit dans la même section de vote.

Un autre électeur ?

Attendez une minute. Une femme pourra donc être identifiée par un autre électeur pour pouvoir voter. Identifiée en la dérobant aux regards ? Et puis, quid du secret de l’isoloir ?

Cet « autre électeur » pourra aussi bien être son mari ou un ami, voire un « grand frère ». L’identification sera-t-elle valable ? N’y a-t-il pas un risque de faire voter une autre personne en lieu et place de l’impétrante ?

Ainsi, non seulement une femme peut disparaître de tout espace social, mais un simple citoyen peut désormais effectuer un contrôle d'identité. Se substituant à celui qui en a légalement l'autorité le jour du vote.

Pas à dire, le Québec nous régale ! Avec un peu de chance, il délèguera aux milices musulmanes, comme à Anvers, une partie des pouvoirs de police...Nous sommes dans la logique.

On se souvient de la tentative en 2005 de "Charia court", au prétexte qu'un musulman ne pouvait être jugé que par un musulman (lire sur Primo).

C’est égal. On ne peut s’empêcher de penser que les démocraties occidentales non seulement tolèrent mais de plus encouragent l’un des signes les plus dégradants, l’un des symboles les plus visibles de l’avilissement d’un être humain.

Dommage pour celles qui pensaient trouver en Occident une liberté dont elles sont privées dans la majorité des pays arabes.

Le résultat est que, non contente de devoir supporter cette prison à vie qu’est la burka, la femme musulmane canadienne devra aussi voter sous surveillance.

Les autorités canadiennes fixent quand même certaines limites. Elle devra cependant ôter son voile si elle n'a pas les documents nécessaires ou si elle n'est pas accompagnée d'une personne qui peut confirmer son identité.

Nous voilà entièrement rassurés !

© Primo, 7 Septembre 2007

En date du 10 Septembre, Marc Mayrand, directeur général d'Elections Canada, confirme cette disposition. Il vient de préciser que les électrices refusant de se dévoiler le visage devraient assurer sous serment que leur identité correspond bien à ce qu'elles déclarent (Reuters).

Sur le plan strict de la vie politique au Canada, Pierre R. Chantelois nous prie de bien vouloir préciser. Il y aura une élection provinciale au Québec et trois élections fédérales au Québec. Dans le cas des élections fédérales, l'organisation relève d'Élections Canada. Dans le cas de l'élection provinciale, l'organisation relève d'Élections Québec. Il y a deux paliers de juridiction gouvernementale : le fédéral (pays) et le provincial (province). Le Québec interdit le vote à visage recouvert. Le fédéral - pour les élections qui le concernent au Québec - autorise le vote à visage recouvert. C'est cette dernière décision qui a soulevé un tollé de protestations puisque, au Québec, la question avait été réglée (lire le blog de Pierre R. Chantelois)






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© Primo, 07-09-2007

Projet d'attentat majeur en Allemagne

Projet d’attentat majeur en Allemagne

Les islamistes allemands voulaient fêter l’anniversaire du 11 Septembre à leur manière.

Un groupe composé de deux Allemands convertis à l’Islam et d’un Turc avait rassemblé 730 kilos d’explosif et était en train de mettre la dernière main à ses machines à tuer. Ils s'étaient procurés suffisamment de produits chimiques pour fabriquer une bombe d'une puissance équivalente à 500 kilos de TNT, a déclaré la procureure générale fédérale, Monika Harms.

C’est un des projets les plus importants jamais élaborés sur le sol allemand. Les terroristes « présumés », comme on dit dans les bonnes agences de presse, voulaient tuer un maximum de personnes et causer des dommages plus importants encore que ceux des attentats de Londres et de Madrid.

Les trois hommes qui viennent d’être arrêtés appartenaient à la cellule allemande de l’Union du Jihad islamique, créée l’hiver dernier. Mardi après-midi, craignant qu'ils ne quittent la maison qu’ils avaient louée, la police a donné l’assaut. Depuis, plusieurs dizaines de perquisitions ont eu lieu en Allemagne.

Interrogé par la télévision publique ARD, le ministre de la Défense Franz Josef Jung, a fait état d'une "menace imminente". Selon la radio régionale SWR, les trois suspects étaient soupçonnés de préparer des attentats à l'explosif contre l'aéroport de Francfort notamment.

Depuis 2000, sept tentatives d'attentats ont été déjouées en Allemagne, selon la police. 70 à 80 islamistes disposés à recourir à la violence seraient sous surveillance des services de sécurité.

Après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, la police avait démantelé la "cellule de Hambourg", qui les avait planifiés. Deux Marocains ont été jugés en Allemagne, l'un, Abdelghani Mzoudi, a été acquitté, l'autre, Mounir el Motassadeq, a été condamné à 15 ans de prison.

Pas l’excuse de l’Irak, ni du voile

Depuis quelques mois, les autorités allemandes ont régulièrement parlé d'une menace globale dont l'Allemagne n'était pas exclue.

Cette fois-ci, ce serait à cause de la présence de troupes allemandes en Afghanistan.

L’actualité récente a montré que les Allemands étaient une cible privilégiée dans ce pays. Un Irako-Allemand est toujours détenu en Irak, et un Allemand en Afghanistan.

Au cours des dernières années, la police allemande a procédé à des arrestations dans les rangs de plusieurs mouvements islamistes, notamment du mouvement kurde irakien Ansar Al-Islam (Partisans de l'islam), qui se fait appeler "Ansar Al-Sunna".

Trois Irakiens de ce mouvement sont actuellement jugés à Stuttgart pour avoir préparé un attentat contre l'ancien Premier ministre du gouvernement provisoire irakien, Iyad Allaoui, en décembre 2004, lors d'une visite à Berlin.

En juillet 2006, l'Allemagne apprenait avec stupéfaction que deux attentats à la valise piégée avaient échoué par miracle en raison de défaillances techniques. Elles devaient exploser dans deux trains dans l'ouest du pays La guerre entre Israël et le Hezbollah avait, à l'époque, éclipsé cette nouvelle.

Les deux jeunes suspects libanais avaient été filmés par des caméras de surveillance alors qu'ils montaient dans les trains, ce qui avait permis leur arrestation.

Il faut ici rappeler que la France est toujours sous la menace d’attentats du fait de sa position sur le voile et de sa présence en Afghanistan.

Ou tout simplement parce qu’elle est (a été?) le pays des droits de l’homme et du vin, donc de la joie de vivre !

© Primo, 5/09/07

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© Primo, 06-09-2007

Iran : Maestro, ne jouez plus, Fausse note !

Maestro, ne jouez plus, fausse note !

Allegro ma non furioso

À Téhéran mercredi soir, l'orchestre symphonique d'Osnabrück, Allemagne, a joué Beethoven, Elgar et Brahms. Tenue islamique de rigueur, variations autour d'un thème équivoque : l'apolitisme de l'Art.

Le programme s'ornait de prétentions humanistes. Comme celles du directeur du festival d'été d'Osnabrück, ville de l'orchestre.

Michael Dreyer, un pince sans rire. Pour lui il s'agit de « montrer aux habitants des deux pays qu'ils ne doivent pas avoir peur les uns des autres et de les inciter à faire connaissance ».

Ah l'amitié entre les peuples ! Montre-moi ta bombe et je jouerai une sérénade.

Pizzicato

Venues d'Allemagne, les musiciennes de l'orchestre se sont soumises à la loi islamique : elles ont joué voilées (voir la photo).

Asservissement temporaire mais accepté. Et avec quelle belle vaillance elles se sont entraînées !

Manier l'archet sans le transformer en fil à linge n'est pas chose aisée. Quelles autres conditions ont été imposées à cette formation ? Libre choix des compositeurs, des œuvres, comme des interprètes ? On se prend à douter.

Aux premières mesures, me dit-on, une double croche s'est échappée. Une imaginative doublée d'une rebelle. Elle craignait que le port de la burqa ne soit imposée lors d'un prochain concert. La pauvrette figure sur la partition d'une flûtiste.

Son inquiétude est compréhensible. Qu'elle soit assurée de ma compassion, sans attendre confirmation de la nouvelle.

Bientôt une Brünnhilde enchiffonnée à Bayreuth ? Imaginez l'épouvante de Siegfried.

Pourvu qu'il lui reste encore un petit filet de voix si la représentation avait lieu.

Pour chanter « Vierge divine, éveille-toi ! »

Bernadette Capdevielle © Primo, 31 Août 2007

PS : « Le clergé de la république islamique tolère les versions iraniennes classiques et instrumentales de morceaux occidentaux » en français dans le texte, sur le site du Ministère des Affaires Étrangères allemand. Selon l'agence de presse officielle iranienne, les journalistes iraniens assistant à la conférence de presse se sont interrogés sur l'absence d'oeuvres de compositeurs iraniens dans la programmation de l'orchestre allemand. Ce qui laisse augurer de critiques à ce sujet dans la presse conservatrice. M. Dreyer a expliqué que sa formation n'avait pas eu le temps nécessaire à la répétition d'oeuvres de compositeurs iraniens.


Imprimer la page | Poster un commentaireBernadette Capdevielle
© Primo, 01-09-2007

Mort d’un Français innocent

Mort d’un Français innocent


innocence n. f. 1. État de l’être qui est incapable de faire le mal sciemment; pureté. THEOL État de l’homme avant le péché originel. 2. Naïveté, ignorance, crédulité. 3. Litt. État de ce qui est inoffensif. 4. Absence de culpabilité d’un accusé.

Le décès de Raymond Barre ne va pas manquer de susciter, jusqu’à ses obsèques, le flot de commentaires inhérent à sa qualité de « meilleur économiste de France ».

Pour Primo-Europe, Raymond Barre restera à jamais l’auteur d’une nouvelle définition de l’innocence.

Cette définition implique que le sujet ne soit pas juif lorsqu’une bombe antisémite explose à son passage et que donc, tout Juif visé par cette bombe se trouve automatiquement rangé dans la catégorie des coupables, surtout s’il y survit.

Primo-Europe présente à la famille et aux amis de ce révolutionnaire de la sémantique ses sincères condoléances. Dieu, s’il existe, a désormais l’éternité devant lui pour débattre de ce sujet avec le premier innocent de France.

Primo, le 25 août 2007
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© Primo, 25-08-2007

Raymond Barre est mort

Mort de Raymond Barre

L'ancien Premier ministre Raymond Barre est mort dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 83 ans à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, où il avait été admis en avril dernier, apprend-on de source familiale.

"M. Raymond Barre est décédé cette nuit samedi 25 août 2007 à l'hôpital du Val-de-Grâce", a fait savoir sa famille.

L'ex-Premier ministre et ancien maire de Lyon avait été hospitalisé le 12 avril à Paris après avoir été victime d'un malaise cardiaque sur la Côte d'Azur.

Il s'était retiré de la vie politique en 2002 pour des raisons de santé.

En février dernier, ses propos sur son ancien ministre Maurice Papon et le "lobby juif" avaient provoqué une vive polémique. (Lire de Jean-Paul de Belmont sur Primo : Barre, le crépuscule des vieux).

Né le 12 avril 1924 à Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, Raymond Barre, qualifié de "meilleur économiste de France", fut Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing de 1976 à 1981 et a incarné la politique de "rigueur."

Raymond Barre, qui avait eu 83 ans le 12 avril, souffrait depuis plusieurs années de problèmes rénaux et cardiaques.

(Avec Reuters et Euronews)


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© Primo, 25-08-2007

Drame à Gaza : 2 enfants tués

Drame à Beït Lahiya

Deux enfants palestiniens - un garçon de sept ans et une fille de deux ans son aînée - ont été tués lorsqu'une roquette tirée par des "activistes" (sic) palestiniens en direction du territoire israélien s'est écrasée accidentellement aux abords de Beït Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza.

Selon d’autres sources, il s’agirait d’une roquette « Kassam » oubliée dans la précipitation d’une fuite courageuse d’un groupe terroriste. En fait, les deux enfants auraient été tués alors qu’ils jouaient avec l’engin.

Lorsque l’information sera vérifiée et recoupée, plus personne ne parlera de cet incident.

Aussi n’est-il pas inutile de souligner deux éléments :

Soit il s’agit d’un tir raté et les mouvements palestiniens comptabiliseront ces deux enfants au rang des victimes collatérales et donc de martyrs (shahid) pour la grande cause. Les émissions pour la jeunesse de la télévision palestinienne leur tresseront des lauriers, clameront par la voix de Mickey ou d’Albator qu’il faut imiter leur exemple. Et les familles recevront quelques milliers de dollars pour se taire.

Soit, les groupes palestiniens craignent de plus en plus d’aller rechercher ce qu’ils ont « oublié » sur les zones de tirs, roquettes comprises. Cela tendrait à démontrer qu’en commettant leurs actes, ils se sentent un tantinet observés.

Le courage n’est pas la vertu première de ces groupes que d’aucun voudrait pourtant inviter à une hypothétique table de négociation.

Mais il s’en est fallu de peu que nos médias et agences de presse attribuent ces deux morts à une action israélienne. Les titres des dépêches sont à cet égard éloquents.

En l’absence de revendications, il n’est pas possible d’imputer ces morts à l’un ou l’autre de ces groupes radicaux.

C’est d’autant plus curieux que, lorsqu’il s’agit de tuer des juifs, la revendication est immédiate.

Le lundi 23 juillet 2007, un bébé israélien a été blessé par l'explosion d'une roquette tombée sur sa maison à Carmia, près d’Askhelon.

Le Djihad Islamique a aussitôt annoncé qu’il était le responsable du tir et a salué l’héroïsme de ceux qui ont perpétré cette agression contre des civils.

Et c’est ainsi qu’Allah est grand.

© Primo, 7 Août 2007




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© Primo, 07-08-2007

Modem mais pas modeste

Modem mais pas modeste

François Bayrou s’apprête à se retrouver lundi matin, lendemain du second tour des législatives, avec un bien maigre bilan.
Amateur de fables de La Fontaine qu’il dit connaître par cœur, François Bayrou n’a manifestement pas assez médité la morale de «La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf»:
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs ;
Tout marquis veut avoir des pages.



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© Primo, 17-06-2007

Shimon Pérès est élu Président d'Israël

Shimon Pérès nommé président d'Israël

Le prix Nobel de la paix a été élu mercredi président de l'Etat d'Israël pour succéder à Moshe Katsav.

Il a été élu au second tour avec les voix de 86 des 120 députés.

Le prochain président prendra ses fonctions le 15 juillet pour un mandat de sept ans. "Le rôle du président n'est pas de s'occuper de politique partisane mais de représenter ce qui nous unis tous d'une voix forte", a-t-il déclaré devant les députés après sa victoire.

Ce poste reste largement protocolaire même si le chef de l'Etat hébreu est censé être le garant de l'unité du pays et un repère moral. Francophone et francophile, Shimon Pérès est auréolé du prestige conféré par les Accords d'Oslo, même si ceux-ci, avec le recul, s'avèrent être une impasse.

Il a été l'un des principaux conseillers du premier chef de gouvernement de l'Etat hébreu, David Ben-Gourion et élu pour la première fois à la Knesset en 1959. Il aura occupé tous les grands postes ministériels: défense, finances et Affaires étrangères.

Shimon Pérès a été membre du Parti travailliste dutant toue sa vie politique, sauf à partir de 2005 ou il a rejoint Kadima, la nouvelle formation centriste fondée par Ariel Sharon.

Il était à la tête de la diplomatie israélienne lors de la signature des accords d'Oslo à la Maison Blanche en 1993. En 1994, il a partagé le prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.


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© Primo, 13-06-2007

Gaza au bord de la guerre civile

Gaza au bord de la guerre civile


Sur Primo, cela fait un peu redite. Nous annoncions régulièrement la survenue de cette guerre civile à tel point que les courriers des lecteurs nous l'ont souvent reproché. Non que nous l'espérions !


On ne peut, sous peine d'être inhumain, attendre et souhaiter le massacre et la guerre. Nombres de nos adversaires semblent attendre l'éradication des Juifs. Nous, association non-juive et attachée aux valeurs humaines, regrettons la moindre atteinte à la vie et à la dignité humaine.

Mais le tableau reste aujourd'hui, 12 juin, obstinément sombre. Le chaos s'accentue dans la Bande de Gaza où les combattants du Hamas ont pris mardi le contrôle du siège des forces de sécurité fidèles à Mahmoud Abbas au bout de plusieurs heures d'affrontements. A Gaza, des fusillades ont éclaté en plusieurs points de la ville, les hommes du Fatah attaquent la télévision et les radios du mouvement islamiste.

Les observateurs les moins inspirés qui encombrent nos ondes et nos journaux commencent même à parler de coup d’Etat. Ils veulent oublier que le coup d’Etat est permanent chez les élites palestiniennes. Le peuple, lui, continue à en subir les conséquences.

Cette guerre civile, dont plusieurs analystes bien mieux renseignés ont annoncé l’existence il y a plusieurs mois (Cf.Metula News Agency), semble désormais bien installée.

Au moins 24 Palestiniens ont été tués et plus de 100 blessés dans les combats qui ont fait rage aujourd’hui dans la bande de Gaza.

Putsch

La présidence palestinienne a accusé le Hamas islamiste de préparer un "putsch" et le Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas, a dénoncé une campagne "visant à anéantir l'Autorité palestinienne et créer une République de la haine et de la mort à Gaza".

Ces combats se sont concentrés autour d'une base de la Sécurité nationale dont le Hamas a annoncé avoir pris le contrôle après plusieurs heures d'accrochages. Mais un porte-parole du Fatah et un responsable de ce service ont démenti et affirmé que les heurts continuaient.

Les violences se sont également propagées à la Cisjordanie, à Ramallah où un cadre du Hamas a été enlevé et un bureau de la télévision Al-Aqsa du Hamas a été fermé par la garde présidentielle de Mahmoud Abbas.

En Israël, le Premier ministre Ehud Olmert s'est dit inquiet des "conséquences régionales" en cas de mainmise du Hamas sur la bande de Gaza.

Et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a appelé à la fin immédiate des violences et à soutenir M. Abbas pour rétablir l'ordre. C'est donc, selon Ban Ki-Moon, une légitimité contre une autre.

Où l’on reparle d’une force internationale

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a proposé le déploiement d'une force internationale, le long de la frontière de la Bande de Gaza avec l'Egypte, afin d'empêcher l'approvisionnement en armes des extrémistes palestiniens.

"Ils ont tué tout espoir. Ils ont tué l'avenir", déplorait le lieutenant-colonel Burhan Hamad, chef des médiateurs égyptiens qui avaient obtenu plusieurs trêves, aussi éphémères les unes que les autres.

Dans les troupes fidèles au président, l’impatience est grande. Le colonel Nasser Khaldi, un commandant du Fatah dans le sud de la Bande de Gaza, réclamait que Mahmoud Abbas donne l'ordre de riposter. "Il y a une faiblesse de nos dirigeants. Le Hamas est tout simplement en train de prendre nos positions."

Dans un gouvernement d’union, un vrai, le terme « nos positions » est quelque peu dépassé. Mais pas pour les Palestiniens, semble-t-il, qui n’ont pas véritablement la fibre patriotique.

L'officier égyptien avait raison : "ils ont tué l'avenir".

© Primo, le 12 Juin 2007
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© Primo, 12-06-2007

Pas de tribunal international

Pas de tribunal international

Le Soudan refuse de se soumettre à la communauté internationale qui réclame la comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) d'un haut responsable et d'un chef des Janjaweeds pour crimes de guerre au Darfour.

Les autorités soudanaises accusent l’Occident de mener sciemment cette "campagne hostile" afin de les contraindre à accepter une force internationale au Darfour. L’un des accusés, Ali Kosheib, chef des milices arabes est, parait-il, incarcéré au Soudan.

L’autre accusé est Ahmed Haroun, secrétaire d’état à l’Intérieur et aux Affaires humanitaires. C'est du moins le titre dont l'affublent certaines agences de presse. On a peine à imaginer ce que peut être le travail d’un tel secrétariat d’Etat au Soudan.

Le procureur de la Cour Pénale Internationale, Luis Moreno-Ocampo, a bien tenté d’obtenir du Conseil de sécurité de l'ONU l'arrestation d'Ahmed Haroun et de Kosheib.

Mais le ministre de l'Intérieur, le vrai, Zoubeir Béchir Taha, s'est livré à une violente attaque contre M. Moreno-Ocampo, en déclarant à la presse que s'il était à la recherche de la justice, ce dernier aurait pu s'occuper des "auteurs de crimes de guerre à Guantanamo, en Irak, au Liban et en Palestine".

"Je dis à tout le monde que Haroun et Kosheib sont entre de bonnes mains et qu'ils ne seront nullement inquiétés", a-t-il ajouté après avoir dit que Kosheib était incarcéré.

Il faut donc en conclure qu’au Soudan, les prisons sont de véritables petits palais avec hôtesses et jacuzzis.

En ce moment, certains pays arabes ont bien du mal à accepter les règles de la communauté internationale et les tribunaux qui en sont issus (Hariri, Soudan).

C’est d’autant plus ironique que les victimes noires soudanaises des soudanais arabes avoisinent le million et que ceux qui refusent de le leur reprocher sont les mêmes qui assaillent ces mêmes organisations de plaintes et de récriminations contre le « génocide » palestinien pratique par Israël.

On souhaiterait tellement que les soudanais soient victimes d’un génocide à l’israélienne : la population palestinienne sous occupation israélienne a été multipliée par 4 en trente ans !

© Primo, 9 Juin 2007

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© Primo, 10-06-2007

Scoop : l’opération Overlord était une imposture !

Réalisé avec trucage
Scoop : l’opération Overlord était une imposture !

Une dépêche de l’AFD (Agence française de désinformation) nous apprend:

Une révélation consécutive à la découverte d’une note dans les archives des services secrets américains fait grand bruit : le débarquement du 6 juin 1944 aurait été sciemment préparé de façon insuffisante afin qu’il soit voué à l’échec. Il aura fallu l’incompétence d’une Wehrmacht en déconfiture et d’un commandement allemand en dessous de tout pour que l’opération réussisse quand même.

Le but secret des Américains était, après cet échec attendu, d’avoir le prétexte de renoncer définitivement à la guerre contre le nazisme. Ils «espéraient» au moins 70.000 morts inutiles sur les plages de Normandie. Le choix de ces immenses plages faisait partie de ce plan afin que les avions allemands puissent canarder à souhait tous ces boys sacrifiés au nom d’un projet machiavélique et de provoquer un choc dans l’opinion américaine. L’idée était que le nazisme ne représentait pas un danger à long terme dans une Europe occidentale tant éprise de libertés mais qu’il constituerait, pour des décennies, un rempart efficace contre le communisme.

«Malheureusement», les forces alliées se battirent avec une détermination extraordinaire et réussirent à conquérir les premiers kilomètres de côtes, ce qui obligea les initiateurs de ce projet à réviser leur plan et à jouer la carte de la victoire militaire. Cela eut pour conséquence dix mois de guerre supplémentaires en Europe et la destruction quasi-totale de grandes villes européennes dont le patrimoine fut à jamais perdu.

NDLR : il semble que nous assistions à une guerre d’agences de presse à coups de scoops ces derniers jours. Après cette incroyable révélation de l’AFD, c’est autour de la très sérieuse AFP de nous dévoiler la machination israélienne lors de l'affaire de l’avion détourné sur Entebbe en 1976 (lire Le Monde, Entebbe et le Big Bang de Liliane Messika).

On nous cache tout, on nous dit rien !

Primo, 3 juin 2007

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© Primo, 03-06-2007

Violences post électorales

Violences post électorales

C’est la troisième mi-temps.

De violents incidents ont éclaté dimanche dans la soirée, à Lyon et place de la Bastille à Paris, où plusieurs centaines de manifestants anti-Sarkozy se sont rassemblés face aux forces de l'ordre.

Selon plusieurs personnes présentes sur place, les incidents ont éclaté vers 21h30 avec des jets de bouteille auxquels les forces de l'ordre ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. Vers 23h15, la place de la Bastille avait été entièrement vidée par les forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes, plusieurs charges et tirs de canon à eau.

Un photographe de presse a été blessé au visage par un pavé et a pris en charge par la Croix-Rouge. Plusieurs cameramen et photographes ont été pris à partie par des manifestants les accusant de "collaborer avec Nicolas Sarkozy".

En banlieue, plusieurs villes d'Essonne ont été le théâtre de violences. Des centres aérés et des écoles, des batiments administratifs auraient été visés par des engins incendiaires à Ris-Orangis, Corbeil-Essonnes et Evry.

Dans cette dernière ville, une patrouille de police a essuyé des coups de feu place de la Commune, selon le SGP-FO qui indique également que des inconnus armés de fusils à pompe auraient été aperçus dans la cité de la Grande Borne à Grigny, selon Associated Press.

Les caméras de télévisions ne se sont pas attardées sur ces incidents, préférant donner la priorité aux débats en direct sur les plateaux, là ou l'on s'écharpe fraternellement entre gens de bonne compagnie.

C'est cette même louable préoccupation qui a guidé ces mêmes médias à passer sous silence les centaines de voitures brûlées à l'issue du premier tour. Pourtant, Sarkozy n'était pas encore élu. Et Royal avait encore toutes ses chances.

Violence feutrée au PS

La violence règne aussi au PS au sein duquel les premiers réglements de comptes font leur apparition. Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, ont pris date pour la suite, plaçant le premier secrétaire François Hollande sur la sellette. Les jospinistes réclament "un nouveau dispositif" pour conduire la bataille des législatives. Il faut dire que c'est la troisième élection présidentielle consécutive perdue par le PS.

Ségolène Royal a recueilli entre 46,7 et 47% des voix. C'est un peu moins que Lionel Jospin en 1995, mais dans un contexte autrement plus favorable cette fois, avec une droite au pouvoir depuis cinq ans, remarque l'AFP.

Dominique Strauss-Kahn a porté un jugement cruel et désabusé sur "le fonctionnement du parti depuis cinq ans", en affirmant que le PS "n'avait pas su faire une gauche moderne". Laurent Fabius a pour sa part réclamé une gauche "qui n'hésite pas sur sa stratégie" lors des prochaines législatives, dénoncant implicitement les atermoiements de la candidate du PS. Il faut, a-t-il ajouté, que cette campagne soit menée "collégialement", adressant une critique évidente à Ségolène Royal, accusée à de multiples reprises de faire sa campagne seule, sans se soucier de l'avis des dirigeants du PS.

"La victoire ne peut être que collective, la gauche, c'est le nous, ce n'est pas le "je", a poursuivi M. Fabius. Il a aussi formulé un jugement plutôt critique sur les appels au centre de Mme Royal. "Nous avons peut-être dérouté" les électeurs, a-t-il jugé.

Devant le Bureau national du PS, les jospinistes ont fait valoir que les élections législatives "ne sont pas le 3e tour de la présidentielle". Ils ont ainsi exclu d'emblée que Ségolène Royal puisse porter la campagne prochaine, ce qui va conduire à tenter de la marginaliser.

Même François Hollande, désavoué par sa compagne en direct lors du débat télévisé du 2 mai, a admis : "Si on n'avait pas fait des erreurs, on serait peut-être aujourd'hui en train de célébrer un succès. Il y a forcément là une leçon à tirer".

Mais Ségolène Royal célèbre son échec et se remonte le moral en dînant avec quelques artistes; histoire de perpétuer encore quelques instants ces dous moments euphoriques de la campagne. Son discours de ce soir, prononcé juste après 20 h, laisse entrevoir une combativité intacte et une ferme volonté de continuer à conduire le Parti Socialiste dans de nouvelles aventures.

Rien cependant ne dit que cela sera aussi facile, l'institution PS s'entendant à merveille, comme toute institution, pour broyer les individualités les plus solides.

© Primo, 6 Mai 2007



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© Primo, 07-05-2007

Extermination selon Le Pen

Extermination selon Le Pen


Il n’y a pas que Ségolène Royal qui aime bien caresser son interlocuteur dans le sens du poil comme elle l’a montré, il y a quelques semaines, lors de sa tournée proche-orientale.

Jean-Marie Le Pen, lui aussi, lorsqu’il a un journaliste libanais face à lui, n’hésite pas à lui faire plaisir. Interrogé par l’hebdomadaire La revue du Liban, le leader du Front National a jugé «scandaleux» le «mur de la honte» érigé par Israël et souligné qu’il pensait être «le seul homme politique à avoir dénoncé l’extermination des Palestiniens».

Après la Shoah rangée au rayon des «détails», voici la mort de 5000 Palestiniens sur une population totale de 3,7 millions, la plupart tombés les armes à la main ou la ceinture d’explosifs autour de l’abdomen, qualifiée «d’extermination».

Il est des excès de langage qui rappellent certains tics de la pensée, les mêmes qui font se rapprocher Jean-Marie Le Pen et Dieudonné M’bala M’bala. A nos lecteurs de deviner le dénominateur commun qui a pu réunir les deux hommes.

© Primo, 14 avril 2007


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© Primo, 14-04-2007

Cochon qui s'en dédit

Cochon qui s’en dédit

Le pourceau n’a pas bonne presse…

Un responsable de la CCTV, la télévision centrale chinoise, anonyme et prudent, annonce en février dernier : « En raison de considérations culturelles et ethniques, toute image de cochon sera désormais écartée du petit écran. » La Chine ménage ses 20 millions de musulmans.

En mars 2003, Barbara Harris, directrice de l'école maternelle de Batley, à l’ouest du Yorkshire (au fait, le yorkshire, c’est un chien…), en Grande-Bretagne, décide d'interdire la lecture des Trois Petits Cochons dans les classes d'enfants de moins de 7 ans.

Pourquoi ?

Parce le porc est considéré comme un animal impur par l'islam et qu’elle ne veut pas heurter la « sensibilité religieuse » de 60 % de ses élèves qui sont musulmans, Pakistanais ou Indiens.

Cet ouvrage, certainement démoniaque, restera cependant « disponible à la bibliothèque. »

Il est vrai que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU adoptait le 30 mars 2007 une résolution sur la lutte contre la diffamation des religions, « profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l'islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l'homme. »

Alors s’il faut tenir compte de toutes les dérives fondamentalistes religieuses susceptibles de cohabiter en notre république (Les éditions Belin ont publié cette année un manuel scolaire d'histoire-géographie de cinquième où la représentation du visage du Prophète Mahomet sur une miniature du XIIIe a été « floutée »* : encore des « territoires perdus de la République », diraient Emmanuel Brenner et Barbara Lefebvre ?), louons les dieux qu’il n’existe pas un homologue hindouiste de Hassan el Banna, qui aurait fondé une sorte d’associations des Frères Védiques…

En effet, suivant cette même stratégie et considérant que la logique cartésienne est exclue du raisonnement intégriste, même si la vache est sacrée pour les hindous, et n’est donc pas impure, on aurait pu alors s’attendre à de terribles représailles.

On nous flouerait désormais les boites de douze portions de « Vache qui rit » ; on censurerait la programmation de « La Vache et le prisonnier. »

Et peut-être lancerait-on une batwa (néologisme formé sur le modèle de « Bollywood ») à chaque évocation, à chaque publication, à chaque lecture de la sourate 2 du Coran… « la vache. »

Au fond, si l’on est « profondément préoccupé » par la diffamation de l’islam, par un prompt renfort, veillons tout de même au respect de la laïcité… en arrivant aux porcs.

Francine Girond © Primo europe, 11 avril 2007

* Flouter : rendre une image floue, totalement ou partiellement. Terme employé en remplacement de "mosaïquer" procédé consistant à la télé, sur des journaux ou des livres à rendre opaque un visage, un objet ou une marque de produit

Imprimer la page | Poster un commentaireFrancine Girond
© Primo, 12-04-2007

Kamikazes à Casablanca

Kamikazes à Casablanca

D’après Reuters, un kamikaze s'est fait exploser dans la nuit. La police a abattu un second kamikaze dans un bidonville de Casablanca.

Les policiers ont bouclé une partie du quartier déshérité de Fida pour tenter d'appréhender ou de tuer un troisième kamikaze qui a réussi à échapper aux forces de l'ordre.

L'AFP précise : "Deux terroristes, qui détenaient des explosifs, ont trouvé la mort lors d'une course-poursuite avec des membres des services de sécurité marocains mardi à l'aube dans le quartier El Fida à Casablanca"

"L'un d'eux, Mohamed Mentala, alias Warda, a été touché par balles avant de succomber à ses blessures alors que l'autre s'est fait exploser au moment où des éléments des services de sécurité étaient sur le point de procéder à son arrestation", a ajouté la police marocaine.

Les deux hommes "étaient activement recherchés par la police dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du 11 mars dans un cybercafé à Casablanca".

Une douzaine de personnes soupçonnées de vouloir commettre des attentats suicide sont recherchées par la police depuis cette date à laquelle le chef présumé d'un commando de kamikazes présumés a déclenché sa ceinture d'explosifs dans un cyber-café pour ne pas être arrêté vivant par des policiers.

Trente et une personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur cette affaire.

La police craint une série d'attentats contre des navires étrangers dans le port de Casablanca et contre des sites emblématiques du pays, dont des hôtels dans les villes touristiques de Marrakech et d'Agadir, sur la côte Atlantique.

Le royaume est sur le qui-vive depuis la série d'attentats suicide commis en 2003 dans le centre de la capitale économique qui a fait 32 morts, en plus des 13 kamikazes.

Le 10 avril 2007
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© Primo, 10-04-2007

Pourvoi de l'imam Bouziane rejeté

Regards de Femmes
Communiqué de presse
(19 février 2007)

LE POURVOI DE L’IMAM BOUZIANE A ETE REJETE PAR LA COUR DE CASSATION

La condamnation de la Cour d’Appel de Lyon à 6 mois de prison avec sursis et 2000 € d’amendes devient exécutoire

M. Bouziane s’était pourvu en cassation, comme la loi républicaine le permet, du jugement de la Cour d’appel de Lyon. Il avait été condamné, le 14 octobre 2005, à 6 mois de prison avec sursis et 2000€ d’amendes en raison de ses propos incitant à battre la « femme adultère ». Il ne saurait y avoir immunité des propos contraires au droit républicain, sous prétexte d’appartenance à une religion ou un courant de pensée

La Cour de Cassation a rejeté son pourvoi. L’expression d’une conviction religieuse n’autorise pas à bafouer les lois. Prôner les parties du coran qui portent atteinte à l’ordre public et aux droits fondamentaux des femmes est condamnable.

Pour Regards de Femmes, la confirmation de la décision rendue par la cour d’Appel de Lyon est extrêmement importante. Le droit à la dignité, au respect, à l’intégrité de son corps concerne toutes les femmes vivant sur le territoire. Il ne sera plus possible de légitimer des violences envers les femmes sous prétexte religieux.

Regards de femmes remercie toutes les personnes qui se sont associées à son action auprès des tribunaux.

Michèle Vianès
Présidente de l'association "Regards de femmes"
Primo félicite cette association pour son opiniâtreté dans ce combat de tous les jours.

Imprimer la page | Poster un commentaireRegards de femmes
© Primo, 20-02-2007

La Légion de Papon

La légion de Papon...

Maurice Papon est mort dans son lit.

L’âge, les contraintes d’une vie publique agitée et stressante y sont certainement pour quelque chose. On ne commande pas impunément une charge de police qui cause la mort de 200 algériens sans ressentir un petit coup au cœur.

Et surtout, on ne signe pas la condamnation à mort de milliers de Juifs sans avoir tout de même un léger goût de cendre dans la bouche. Papon a été condamné en 1998 à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crime contre l'humanité.

Conséquence indirecte de cette condamnation, il a été déchu de toutes ses décorations par un décret présidentiel publié en 1999.

La polémique avait surgi en novembre 2003. On le voyait avec son insigne de commandeur de la Légion d’honneur sur une photographie prise lors d'un entretien au magazine "Le Point". Ce port illégal de décoation lui avait valu une amende de 2500 euros.

Un parcours « exemplaire »

Né le 3 septembre 1910 à Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne), Maurice Papon avait effectué à Paris un cursus universitaire des plus classiques -licence de droit, Institut des sciences politiques, certificat de psychologie et de sociologie- qui l'a conduit à des responsabilités dans la haute fonction publique.

Membre des Jeunesses radicales socialistes, il intègre le ministère de l'Intérieur en juillet 1935 en tant que chef de cabinet de Maurice Sabatier, directeur adjoint de l'Administration départementale et communale. Mobilisé en 1939 et affecté au 2ème régiment d'infanterie coloniale à Tripoli, Maurice Papon est rapatrié sanitaire en novembre 1940.

Après avoir réintégré le ministère de l'Intérieur à Vichy, il est nommé, en juin 1942, secrétaire général de la préfecture de la Gironde, chargé des questions juives, sous l'autorité de Maurice Sabatier.

Fonctionnaire jugé efficace et digne de confiance par l'occupant nazi...(d'après une courte nécrologie d'Associated Press)

Maurice Papon, comme beaucoup de français à cette époque, se rapproche de la Résistance en novembre 1943, soit dix mois seulement avant l’entrée de la 2ème Division Blindée à Paris.

Prendre langue avec la Résistance à ce moment là de la guerre ne peut être considéré comme une preuve de courage.

Son avocat a dit vouloir veiller « personnellement à ce que l'accompagne dans son tombeau la croix de Commandeur de la Légion d'honneur que Charles de Gaulle en personne lui a remise de ses propres mains pour l'éternité ».

Maître Vuillemin devrait garder ses effets de manche pour les prétoires et se consolera peut-être en regardant de près la liste de ceux qui ont reçu cette décoration sous des gouvernements de droite comme de gauche. Ne plus l’avoir n’est pas si déshonorant que cela.

Et, après tout, il semble possible de demander à un avocat de respecter une décision de justice. A l’évidence, Papon ne méritait pas cette marque d’honneur.

Tranquille…

En septembre 2002, Maurice Papon avait bénéficié d'une suspension de peine pour raisons de santé.

4 ans de relative tranquillité, à l’abri de la réprobation. 4 ans, c’est le temps qu'il lui a fallu pour s’apercevoir que les choses ne tournaient pas à l’avantage du régime qu’il avait librement choisi de servir.

Comme le dit une des nos internautes : J'en connais beaucoup qui auraient aimé chérir leurs proches pendant 4 longues années…S'il existe un au-delà, j'espère qu'il va être confronté à toutes les âmes qu'il a contribué à détruire et que jamais il ne connaîtra de repos éternel.

Parler de la mort de Papon, c'est évoquer la déportation de milliers de juifs français. Nous savons bien que le sort des juifs n'est pas très "porteur" par les temps qui courent (Dominique ELLERT, petite-fille de déportés , réfugiés en Dordogne et arrêtés par les gendarmes français, sur ordre de Papon).

Tout est dit !

© Primo, 18/02/07

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© Primo, 19-02-2007

Antisémitisme violent au Parlement européen

Le Parlement européen subventionne un livre antisémite

Il était de notoriété publique que le Parlement européen a longtemps financé les livres scolaires distribués aux enfants palestiniens. Lesquels livres appelaient à la guerre sainte et la la haine des Juifs.

Vu le refus des Parlementaires européens de diligenter une enquête, malgré les preuves que François Zimeray (F: PS) leur mettait régulièrement sous le nez, on peut imaginer qu’ils se disaient :"Tout cela était loin, si loin. Au Moyen-Orient !" La distance amoindrit la nocivité. Les naïfs ne voyaient pas qu'en propageant ces idées de haine, ils en autorisaient l'arrivée sur le territoire français, notamment dans les banlieues, par parabole interposée.

Mais ce genre de littérature passe les frontières, grâce au Parlement européen et à un député polonais.

Le parlement européen ne pratique pas la censure.

Le parlement européen a entrepris quelques molles actions contre l'enseignement de la haine au Proche-Orient, ne cessant de glisser des bâtons dans les roues de quelques députés consciencieux et courageux, dont François Zimeray.

Ils ne sont pas pour les interdictions, nos députés. A l'heure où l'Europe interdit de fumer dans les lieux publics, eux se concoctent et votent un petit règlement interne qui leur permet de fumer à l'intérieur même de l'enceinte du Parlement de Strasbourg. C'est dire s'ils sont permissifs.

C'est vraisemblablement au nom de cette permissivité que ce même Parlement européen finance et accole son logo à un livre digne des années 30 et dont les thèses rappellent étrangement celles qui ont provoqué la plus grande tuerie organisée, planifiée.

Jean Quatremer, correspondant de Libération pour l'Europe, dénonce cette ignominie sur son blog.

Extraits :

Vous voulez tout savoir sur la « civilisation juive » ? Sur les « différences biologiques » entre les juifs et les « gentils » ? Sur le choix volontaire de la ghettoïsation qu’aurait fait un « peuple » qui désire ne pas se fondre dans la masse? Sur l’impossibilité de cohabiter avec la « civilisation juive » en Europe ?

Lisez le petit livre – en anglais - intitulé « Civilisations at war in Europe » que vient de publier, avec les fonds du Parlement de Strasbourg, le député européen Maciej Giertych, l’un des leaders de la Ligue des familles polonaises (LPR). En couverture, une photo de l’auteur et, en bonne place, le logo du Parlement européen, obligatoire pour toutes les publications qu’il finance.

Ce chef d’œuvre d’antisémitisme a été présenté, hier, à Strasbourg, par son auteur, plutôt fier de son coup.

Lire la suite sur le blog de Jean Quatremer

Le correspondant de Libération nous informe que ce livre a pris par surprise le président du Parlement européen. Celui-ci craint cependant de ne pas pouvoir faire grand-chose. Martine Roure, députée européenne socialiste, trouve ce livre "épouvantable du début à la fin" et l'a remis aux mains de juristes.

Primo espère qu'à l'occasion du lancement de ce livre, les petits fours polonais ont été à la hauteur de l'événement et souhaite bon appétit aux députés européens.

© Primo, 15 Février 2007


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© Primo, 16-02-2007

Palestiniens blessés soignés en Israël

Des Palestiniens blessés dans les combats entre le Hamas et le Fatah sont soignés en Israël

NDLR Primo : cette réalité, connue depuis longtemps, franchit peu à peu les barrières morales que se sont imposés les médias français. Saluons donc cette article de La Liberté, journal suisse.

Des victimes palestiniennes du violent conflit entre partisans du Fatah et du Hamas dans la Bande de Gaza reçoivent actuellement des soins médicaux dans des établissements hospitaliers en Israël.

Au total, dix personnes blessées dans les affrontements sont venues en Israël pour y être soignées, dont huit dans le centre médical Barzilai à Ashkelon.

La ville côtière se trouve à cinq kilomètres seulement de la Bande de Gaza, où 31 personnes ont été tuées et plus de 230 blessées en cinq jours lors des plus récents combats entre militants de factions rivales.

S'ils expriment de la reconnaissance pour ces soins, les Palestiniens en convalescence au centre médical Barzilai ont encore des difficultés à accepter que des médecins israéliens s'occupent de leurs blessures.

Par le passé, des Palestiniens ont été évacués vers des hôpitaux israéliens pour y être soignés, mais en général, il s'agissait de personnes gravement blessées dans des attaques de soldats israéliens ou souffrant de problèmes de santé ne pouvant pas être soignés dans la Bande de Gaza.

D'après Shlomo Dror, un porte-parole de l'armée, des milliers de Palestiniens sont autorisés chaque année à entrer en Israël pour y bénéficier d'un traitement médical.

Mais c'est la première fois, semble-t-il, qu'Israël soigne des victimes d'affrontements interpalestiniens, un symbole de l'ampleur qu'a pris le conflit dans les Territoires.

"L'hôpital où j'étais à Gaza n'était pas sûr. Il y avait des combats près de l'hôpital. Il y avait même des combats à l'intérieur de l'hôpital. Nous aurions pu être touchés par balles", témoigne Taoufik Ladou, un comptable de 23 ans.

Le Dr. Shimon Scharf, directeur médical à Barzilai, souligne qu'aussi longtemps que l'établissement disposera de lits vacants, ses équipes soigneront des Palestiniens blessés, quel que soit leur état.

"Nous ne demandons rien, nous ne faisons pas de différences. Mon souci concerne le budget, pas le nombre de victimes", dit-il.

Source : La Liberté - mardi 6 février 2007


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© Primo, 07-02-2007

guerre civile : on y est presque !

Guerre civile : on y est presque

Plus de vingt Palestiniens ont été tués dans des combats acharnés entre le Hamas et le Fatah qui se généralisent dans la bande de Gaza.

Fortuitement, la reprise des combats a coïncidé avec une réunion du quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) vendredi à Washington pour harmoniser leurs positions sur les efforts destinés à ranimer le processus de paix israélo-palestinien.

L'épreuve de force entre les deux mouvements rivaux prend une tournure de plus en plus meurtrière. Barricades, pneus enflammés aux carrefours, tirs incessants à l'arme lourde, ambulances empêchées de se rendre d’un endroit à un autre, les signes d’une guerre civile sont là.

Les envoyés spéciaux sur place cachent de moins en moins la présence de miliciens iraniens au côté du Hamas. Les forces du Fatah enquêtent. Si d'aventure, les papiers récupérés sur les corps venaient à entériner cette information, l'Iran ne pourra plus réclamer le rôle stabilisateur que lui conférait sous réserve hier encore Jacques Chirac.

Ces affrontements ont sonné le glas d'une fragile et enième trêve entrée en vigueur mardi. Ils avaient repris jeudi après une attaque du Hamas contre un convoi que les islamistes soupçonnaient d'acheminer des armes à la garde présidentielle fidèle au président Mahmoud Abbas.

Des combats ont ensuite éclaté entre les partisans des deux groupes dans divers secteurs de la bande de Gaza, se prolongeant dans la nuit, notamment aux abords des locaux des services de sécurité et dans le campus de l'Université islamique, un bastion du Hamas dont le Président fut un moment pressenti pour le poste de Premier ministre.

La garde présidentielle a pénétré dans l'Université islamique d'où des militants du Hamas avaient tiré des obus et des roquettes contre le complexe abritant les bureaux de la présidence. M. Abbas se trouve dans son QG à Ramallah en Cisjordanie. Selon un responsable des services de sécurité liés au Fatah, des armes et des explosifs ont été saisis à l'université.

Un haut responsable d'un service des Renseignements fidèles au Fatah, le général Abdelqader Salim, vient de trouver la mort dans une attaque menée par des membres du Hamas contre son QG à Jabaliya.

Dans un quartier de Gaza-ville, entre "40 à 50" membres de la garde présidentielle de M. Abbas ont été blessés dans une attaque au mortier lancée par des combattants du Hamas contre leur camp d'entraînement, selon un responsable de cette force.

Des activistes du Hamas et de sa Force exécutive ont mis le feu à divers locaux des services de sécurité dans le nord de la bande de Gaza. Ils ont lancé une attaque au mortier contre les bureaux d'une radio et d'un syndicat d'ouvriers proches du Fatah avant de s'y livrer "à des actes de sabotage", selon des sources sécuritaires.

Pour le moment, aucune agence de presse n’a attribué ces affrontements à Israël. Cela ne saurait tarder.

© Primo, 2 février 2007

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© Primo, 02-02-2007

Trêve à contre coeur

Trêve à contre coeur

Les combats entre factions palestiniennes continuent à faire rage ce mardi matin à Gaza, malgré la déclaration d'un cessez-le-feu qui était censé entrer en vigueur à 3h locales.

Il a été annoncé par le ministre des Affaires étrangères Mahmoud Zahar (Hamas), qui a expliqué que, selon les termes de l'accord, les affrontements devaient cesser, les barrages de routes être levés, les forces de sécurité regagner leurs bases et les suspects de meurtres être livrés aux autorités. Tous les otages encore détenus -dont le nombre est estimé à plusieurs dizaines- doivent être relâchés, a-t-il également précisé.

Il a annoncé cette trêve à l'issue d'une rencontre entre le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, du Hamas, et un représentant du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, du Fatah, ainsi que des médiateurs égyptiens. Pour en souligner l'importance et la gravité, les participants à la rencontre l'entouraient lors de sa déclaration. Mais, alors qu'il parlait, des tirs pouvaient encore être entendus à Gaza

Le porte-parole du Fatah, Maher Mekdad, a promis que le parti du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas respecterait l'accord. "Malgré toute l'amertume et la tristesse que nous ressentons, nous travaillerons pour que ce soit un succès", a-t-il dit.

Cela n'a donc pas suffi. Certains groupuscules mafieux se réclamant du Fatah et du Hamas ignorent ouvertement l'accord de trêve.

Avant cette annonce, une explosion s'est produite lundi soir dans le camp de réfugiés de Shati près de la résidence du Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh dans la Bande de Gaza.

A peu près au même moment, des militants du Hamas ont tiré un roquette RPG sur un commissariat situé à 700 mètres environ des bureaux du Premier ministre qui se trouvait à l'intérieur à ce moment-là. L'attaque a provoqué des affrontements dans lesquels deux policiers ont été blessés.

© Primo

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© Primo, 30-01-2007

Plainte de Johan Weisz contre Primo Europe - Communiqué de presse

Plainte contre Primo
Communiqué de presse

Johan Weisz, auteur avec Cécilia Gabizon, du livre « OPA sur les juifs de France » a porté plainte contre X, du chef de diffamation publique envers un particulier ; injure publique envers un particulier.

L’affaire est relative à l’article intitulé « Il existe des juifs antisémites », de Guy Millière, mis en ligne sur notre site.

Le président de Primo, Pierre Lefebvre, a été convoqué à la direction de la police judiciaire, agissant en vertu et pour l’exécution de la commission rogatoire N° 338/06/97 délivrée le 8 novembre 2006.

Primo avait pourtant donné la parole, la même semaine à Johan Weisz, à sa demande, en lui proposant de publier une interview.

Guy Millière, s'estimant diffamé, a demandé à Primo un droit de réponse, ce que Primo lui a accordé, ainsi qu'il est d'usage.

Lire l’interview de Johan Weisz

Primo se soumettra à toutes ses obligations et vous tiendra informé des suites de cette affaire, tout en respectant bien entendu le total secret de l'instruction.

© Primo, le 19/01/2007

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© Primo, 20-01-2007

Violation de frontières

Violation de frontières

Quelques agences de presse avaient cru bon officialiser une rumeur, aussitôt relayée par les mouvement pro-palestiniens et ouvertement anti-Israël.

Selon cette rumeur, Tsahal aurait pénétré à l’intérieur du Liban pour une courte opération militaire, rompant ainsi le fragile cessez-le-feu.

Aujourd’hui, 12 Janvier, Alain Pellegrini dément les informations faisant état de violations de la Ligne bleue

Contrairement à ce qu'on a pu lire ou entendre dans les médias, les forces israéliennes n'ont pas fait d'incursions dans l'espace aérien libanais, le long de la Ligne bleue, a clarifié aujourd'hui Alain Pellegrini, commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Les membres des Forces de défense israéliennes effectuaient un travail régulier de maintenance le long de la frontière, à côté du village Ayata Chaab, explique un communiqué publié par la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

La Ligne bleue qui marque la frontière entre Israël et le Liban a été définie en juin 2000 par les Nations Unies, après le retrait israélien du Liban le 25 mai 2000 mettant fin à l'occupation commencée en juin 1982.

Il est vrai qu’à force de seriner que le seul fauteur de guerre est Israël, les automatismes journalistiques sont déjà en place. Et ça fait 30 ans que ça dure. L’essentiel n’est-il pas de persévérer ?

© Primo, 12 janvier 2007

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© Primo, 13-01-2007

Menaces à la frontière Nord d'Israël

Menaces à la frontière nord d'Israël

Parlant devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset le 9 janvier, le chef du Renseignement militaire, Amos Yadlin, a déclaré que bien qu’engagé dans un conflit interne au Liban, le Hezbollah continue de se réarmer grâce à la Syrie et à l’Iran et n’est pas désarmé par la FINUL.

Comédie onusienne

La FINUL II attend patiemment la relève et les chars Leclerc font parfois tourner leurs moteurs, afin d'éviter l'encrassement. En ce qui concerne la surveillance des frontières et le désarmement des milices, la FINUL juge urgent de patienter. Il est vrai que le Hezbollah a d'autres chats à fouetter en ce moment qu'à rendre les armes. Il est occupé à tenter de renverser le gouvernement libanais, pourtant officiellement défendu par la France.

« Le Hezbollah (…) se focalise sur la lutte politique pour la présidence libanaise. Cependant, nous devons être prudents car il y aura un deuxième acte à la guerre, mais nous ne savons pas quand exactement » a déclaré le député et ancien ministre des Affaires étrangères (Likoud) Silvan Shalom.

Selon les prévisions stratégiques de Tsahal pour 2007, la stabilité régionale a en effet décru, et les possibilités d’une confrontation avec la Syrie et le Liban ont augmenté.

Al-Qaida

Amos Yadlin a également déclaré devant cette commission que des centaines de membres d’Al-Qaida rejoignaient le Liban, la Syrie, la Jordanie et l’Egypte. Ces membres sont entraînés et connaissent le terrorisme a-t-il ajouté, spécifiant qu’Al-Qaida tentait d’élargir son influence au Moyen-Orient. Au Liban, il n’exclut pas que les cibles occidentales et onusiennes soient des cibles de l’organisation terroriste.

Dans les Territoires palestiniens, il y a également quelques membres d’Al-Qaida, et certains d’entre eux ont été arrêtés à Naplouse. Ces opérations de démantelement de ce réseau ont été critiquées par la France et l'Europe.

Lorsqu'un attentat visera des cibles occidentales au Liban, nul doute que la responsabilité en sera encore attribuée à Israël.

© Primo, avec Ynet

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© Primo, 12-01-2007

Le Monde : la presse en lambeaux

Le Monde: la presse en lambeaux

Aujourd’hui, je vous fais faire des économies de temps et d’argent.

Je vais la jouer prétentieux, genre grand journal de référence qui s’octroie le luxe d’écrire des grosses bêtises tout en faisant sérieux.

Ainsi, grands veinards, vous n’aurez pas à supporter la prose du reportage paru dans le journal Le Monde du 11 janvier 2007, article que vous pourrez retrouver, si vous êtes vraiment masochiste et que vous y tenez absolument, en cliquant sur ce lien . Faites vite tout de même, car d’ici peu, l’accès au texte sera payant et je vous assure, je vais vous le faire en plus court et gratuit !

Le titre de l’article: "les deux Palestine: l’unité en lambeaux".

Déjà, voir deux Palestine d’entrée pourrait indiquer que l’auteur, Monsieur Benjamin Barthe, n’était pas très sobre au moment ou il a pris sa plume, ce qui constituerait à son endroit des circonstances atténuantes.

Donc, le texte pour occuper ceux qui ont un long trajet en métro et qui veulent paraître intelligents, peut se résumer en quelques mots : "les méchants Israéliens et les gentils Palestiniens".

Voilà, c’est dit, c’est résumé en moins de temps qu’il n’en faut pour arriver à la prochaine station. Vous pouvez maintenant prendre votre crayon et vous concentrer sur votre sudoku si vous ne souhaitez pas que l'intelligence ne soit qu'affaire d'apparence.

Pour ceux qui pensent que j’exagère, je me permets de citer une phrase extraordinaire de notre grand penseur du Monde: "les Palestiniens ont, pour ainsi dire, élu les représentants du Hamas pour appliquer le programme du Fatah".

Il a osé l'écrire et ils ont osé le publier. Que ne faut-il pas sortir comme inepties et je suis poli, pour déculpabiliser ses petits protégés !

En suivant le raisonnement de Monsieur Benjamin Barthe, on comprend, bon sang mais c’est bien sûr, que Jacques Chirac a été élu, pour ainsi dire, pour appliquer le programme de Jean-Marie Le Pen et que si on veut voir appliquer le programme de Ségolène, il faut voter pour Sarkozy.

Quand les références cèdent de la sorte, c’est tout un pays qui plonge.

Peut-être bien que la presse aussi aurait besoin d’un petit coup de kärcher.

Alain Legaret

http://alainlegaret.blogspot.com/

Imprimer la page | Poster un commentaireAlain Legaret
© Primo, 11-01-2007

Nouvelle fusillade à Gaza

Nouvelle fusillade dans la bande de Gaza

Des hommes du Hamas ont ouvert le feu, ce mardi sur une manifestation organisée par la faction rivale du Fatah, dans le sud de la Bande de Gaza. Selon des responsables du Fatah, quatre personnes ont été blessées. En représailles, des unités fortement armées ont pris en position aux carrefours stratégiques de la ville.

En représailles aux représailles, les forces du Hamas, qui dirige le gouvernement, ont également renforcé leurs positions.

Cette manifestation du Fatah était organisée pour dénoncer l'assassinat hier de trois enfants devant leur école.

Suite à cela, quelques affrontements se sont produits dans la matinée, mais ils n'ont pas encore fait la une des journaux. Les médias et analystes politiques, qui savent de quoi ils parlent, "craignent un regain de tension entre les fidèles de l'Autorité Palestinienne et les militants du Hamas".

Sont-ils devins, nos bons sires !

Les partisans du Hamas et du Fatah se livrent depuis plusieurs mois une guerre de terrain de plus en plus violente sur fond de crise économique et politique. Le nombre de morts et de blessés en un an du fait des luttes intra-palestiniennes dépasse de loin celui des victimes occasionnées par la présence à Gaza de l'armée israélienne en 10 ans. Et voila qu'on en vient à "craindre un regain de tension".

Il est vrai qu'en la circonstance, l'armée israélienne n'est pour rien dans ces affrontements. Les médias n'ont donc pas de coupables à montrer.

La Commission des Droits de l'Homme de l'ONU n'a pour l'instant pas réagi à l'atrocité qui consiste à cribler de balles les corps de 3 enfants âgés de 6 à 9 ans. Mais nul doute qu'ils trouveront le temps, d'ici une quinzaine d'années, de se pencher sur des pays autres qu'Israël.

Le calvaire du peuple palestinien est, statistiquement parlant, imputable à ses politiques, non à l'état hébreu, mais cette idée n'est pas politiquement correcte. Et la Commission des Droits de l'homme veut rester politiquement correcte. Cela cadre mieux pour ses rapports avec le Quai d'Orsay.

Mahmoud Abbas, imperturbable, va annoncer le week-end prochain, la tenue d'élections législatives anticipées. C'est le moment. Le Hamas est considéré comme responsable du meurtre des 3 enfants. Cela fait toujours quelques voix de gagnées.

Dans les Territoires, cela ne se fait pas de tuer des enfants, sauf s'il est question de les transformer en bombes humaines..si possible pour tuer des Juifs...

Auquel cas ils ont même droit au titre de "martyr" !

© Primo, 11/12/2006

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© Primo, 12-12-2006

Liban : Après la prière de vendredi

Liban : après la prière

Menée par le Hezbollah chiite, l'opposition libanaise va manifester vendredi pour faire chuter le gouvernement. C'est la nouvelle et peut-être ultime étape avant la guerre civile.

Le ministre des Télécommunications Marwan Hamadé déclaré que "le choix est entre la démocratie et l'autocratie religieuse".

"Les tensions se sont aggravées entre le camp anti-syrien, soutenu par les Occidentaux, et l'opposition, proche de Damas, depuis l'assassinat le 21 novembre du ministre chrétien Pierre Gemayel.

Catalyseur de cette fracture, le projet de tribunal international qui serait chargé de juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, tué le 14 février 2005 à Beyrouth".(AFP)

Au même moment, le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Michel Sleimane, appelait ses hommes à se "tenir prêts" pour faire face à tout débordement.

Le face-à-face est désormais inexorable

Michel Aoun a donné le la, invitant « tous les Libanais à participer aux manifestations ». Il n’a pas fixé de date ni d’heure, mais une source sécuritaire autorisée a dit à L’Orient-Le Jour que cela commencerait demain vendredi, après la prière de la mi-journée. Parallèlement, Émile Lahoud incitait les fonctionnaires à la désobéissance civile, leur enjoignant de ne plus obéir aux ordres du gouvernement.

Quant à la coalition du 14 Mars, elle a invité les Libanais à se tenir « absolument prêts à s’opposer au putsch fomenté par Damas », accusant Émile Lahoud, Michel Aoun et le Hezbollah de participer à ce coup d’État.

Le Liban, cause de profondes divergences en Europe

Le président français Jacques Chirac a réitéré hier son refus de dialoguer avec le régime syrien de Bachar el-Assad, fustigeant sans détour les ouvertures pratiquées dernièrement par « deux pays européens » (l’Italie et l’Espagne) en direction de Damas et soulignant que « la position du président américain est tout à fait la même que celle de la France ».

M. Chirac, qui n'en est pas à une contradiction près, a d’autre part estimé que le Hezbollah devait occuper « toute sa place dans la vie politique libanaise ». Mais il a incité la formation chiite à faire preuve de « modération ». Il est vrai que le Hezbollah et sa chaîne de télévision Al-Manar sont tous deux connus pour leur amour de l'humanité et leur pondération. Les populations du Nord d'Israël peuvent en témoigner.

Les festivités sont prévues pour débuter vendredi après la prière. Ségolène Royal arrive au "bon moment" pour se forger une stature internationale.

Primo (avec AFP, L'Orient-Le Jour, Reuters), 30/11/2006

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© Primo, 30-11-2006

Trêve à sens unique

Trêve à sens unique

Au cours de la cérémonie commémorant à Sdé Boker le 33e anniversaire de la mort du premier Premier ministre David Ben Gourion, Ehoud Olmert a prononcé un discours de paix lundi 27 novembre, réaffirmant qu'Israël était prêt à se retirer de territoires en échange de la paix.

"Je tends la main à nos voisins Palestiniens avec l'espoir qu'elle ne reviendra pas vide. Nous, l'Etat d'Israël, accepterons de nous retirer d'une grande partie des territoires et des implantations que nous y avons établies, ceci nous est très dur - comme la traversée de la Mer Rouge - mais nous le ferons en échange d'une paix vraie." a dit Olmert s'adressant directement aux Palestiniens.

"Vous devez mettre fin aux violences, au terrorisme et au désir de faire du mal aux citoyens israéliens, au sud, au nord et au centre ; reconnaître notre droit à vivre en paix à côté de vous ; et abandonner votre demande pour le droit au retour" a précisé Olmert.

La réponse palestinienne ne s’est pas fait attendre.

Des roquettes tirées de la bande de Gaza sont tombées aujourd’hui sur la ville de Sderot malgré la trêve conclue durant le week-end, ont rapporté les services de secours et des témoins.

Cette attaque a été revendiquée par les Brigades des martyrs d'Al Aksa, la branche armée du Fatah du président Mahmoud Abbas.

Les Brigades ont précisé qu'elles continueraient à tirer des roquettes sur Israël tant que l'armée israélienne ne cessera pas ses opérations contre les Palestiniens.

Le Hamas au gouvernement, El Aqsa appuie sur la gachette.

Le Fatah est encore en colère, mais s'il rend les armes, on trouvera bien Al Qaida pour appuyer sur la même gachette...

Les Katiouchot en libre service, c'est la propriété collective du Kibboutz, à la façon Gaza ......

Et il y a fort à parier que les patrouilles envoyées par Abbas pour surveiller la frontière y verront autant d'activités terroristes contre des civils que la FINUL n'en a vu au Liban durant des années.

Une trêve ? sans blague !

© Primo

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© Primo, 28-11-2006

La vache et les prisonniers

La vache et les prisonniers

A quoi jauge-t-on l’importance d’une information ?

Si c’est au temps passé par les journalistes à la présenter… aux détails avancés pour la préciser… il reste, ou à se pincer, ou à remettre en question tout un système de valeurs…

Ce matin, sur l’une des radios nationales, deux annonces se sont succédé :

D’une part, le Hamas et le Fatah ont discuté hier afin de définir le futur Gouvernement palestinien… mais on n’est pas certain qu’il reconnaîtra l’Etat d’Israël ni qu’il renoncera aux violences : environ quarante secondes d’antenne.

Emballez, c’est pesé.

Tout de suite après, avec force détails pendant plusieurs minutes, un je-ne-sais-quoi de réflexion et de débat contradictoire, toute une description circonstanciée de la dernière trouvaille de deux chercheurs allemands : un détecteur de vaches en chaleurs. Nouvel outil qui favorisera, du reste la production de lait, vu qu’une vache est « efficace » quand elle a eu son petit.

Cette forme de collusion d’informations islamismo-zoologiques n’est pas sans rappeler une autre date.

Le 3 novembre 2004, on apprenait l’assassinat, commis la veille, du réalisateur Théo Van Gogh.

Mais une nouvelle bien pire, et simultanée, allait faire couler les larmes des plus hautes sphères de notre Etat : l'ourse Cannelle, 15 ans, (dernière ourse de souche pyrénéenne) venait d’être abattue…

Alors, on a beau adorer les animaux et les nounours ; on a beau se réjouir des progrès de la recherche bovine et ne jamais nier ses conséquences économiques…on demeure tout de même un peu dubitatif sur la faculté médiatique de hiérarchisation de la portée des messages, comme de leur gravité à nos consciences.

Finalement, si l’on pleure, Elysée en tête, la mort de Cannelle alors que les islamistes assassinent la liberté d’expression, si l’on glose sur l’ovulation de Marguerite alors que les menaces au Proche Orient devraient enfin provoquer des sursauts de lucidité, on peut augurer que le jour où le Hezbollah exécutera les soldats prisonniers, où l’Iran lancera sa bombe afin de détruire Israël, des envoyés spéciaux feront un reportage sur Zaza, la mouche qui, ce jour-là, se sera retournée.

Francine Girond © Primo Europe

Imprimer la page | Poster un commentaireFrancine Girond
© Primo, 15-11-2006

Accident domestique à Gaza

Un "accident domestique" à Gaza

L'important est de bien noter l'heure des dépêches. Il faut ensuite analyser comment Israël est, avant tout début de commencement de preuve, considéré comme coupable. AP n'est pas la seule à user de ce genre d'artifice. Sans plus de commentaire, nous laissons nos lecteurs se forger leur propre opinion.

Jeudi 9 novembre 2006, 23h01
Bande de Gaza: deux Palestiniens disparus après une frappe aérienne israélienne

GAZA, Bande de Gaza (AP) - Deux Palestiniens étaient portés disparus jeudi soir après une frappe aérienne israélienne dans le nord de la Bande de Gaza, selon des témoins.

Selon ces témoins, un avion F-16 israélien a tiré un missile qui a détruit la maison de Talal Abu Safiyah, commandant du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), un mouvement radical palestinien.

Deux personnes étaient disparus (sic), et les services de secours creusaient les décombres.

28 minutes plus tard, la même agence donnait de l'accident une version légèrement différente. L'explosion, attribuée de manière précipitée à l'aviation israélienne devient un "accident domestique" au domicile d'un commandant du FPLP. Plus d'avions. Les simples témoins sont devenus les services de sécurité palestiniens et les disparus dans les décombres ont été retrouvés. On respire !

jeudi 9 novembre 2006, 23h29
Explosion dans la Bande de Gaza

GAZA, Bande de Gaza (AP) - Une explosion apparemment accidentelle dues (sic) à des explosifs a détruit la maison d'un militant palestinien jeudi soir dans le nord de la Bande de Gaza, selon les services de sécurité palestiniens.

Des témoins avaient initialement évoqué un tir de missile israélien, mais Tsahal a démenti avoir procédé à une frappe aérienne.

Deux Palestiniens portés disparus ont été retrouvés sains et saufs dans les décombres de la maison, qui appartenait à Talal Abu Safiyah, commandant du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), un mouvement radical palestinien. AP
Moralité : Fumer en maniant des explosifs nuit gravement à la santé.

© Primo, 10 Novembre 2006

 


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© Primo, 11-11-2006

Palestine : si vis pacem, para bellum

Palestine : Si vis pacem, para bellum *

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a sonné le rassemblement des troupes de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) stationnées en Jordanie.

Israël s'est toujours opposé à l'entrée dans les territoires palestiniens des membres de la Brigade Badr, basée en Jordanie. Mais l'intensification des affrontements entre les forces du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, et celles liées au gouvernement du Hamas, pourrait conduire les dirigeants israéliens à revoir leur position, selon des dirigeants palestiniens ayant requis l'anonymat (selon AP).

De son côté, le Hamas a mis sur pieds sa propre milice. Ces forces comptent 5.700 hommes, et le Hamas a annoncé sa volonté de recruter 1.500 hommes supplémentaires en Cisjordanie, un bastion du Fatah.

Branle-bas le combat en Egypte aussi

5.000 policiers égyptiens ont été déployés samedi près de la frontière entre la Bande de la Gaza et l'Egypte.

Les premières informations faisaient état d'un déploiement de soldats, mais les autorités égyptiennes ont précisé dimanche qu'il s'agissait de policiers souvent appelés en Egypte pour maintenir l'ordre.

Ces policiers sont habituellement stationnés dans les villes de la péninsule du Sinaï. Ils ont été redéployés samedi pour patrouiller sur les routes autour et dans les villes frontalières. Ils ont mis en place un dispositif permettant de débusquer des terroristes du Hamas.

Mais ces policiers sont aussi là pour prévenir toute tentative de fuite de la population palestinienne devant la guerre civile qui s'annonce.

En intensifiant ses recherches, la police égyptienne a saisi une tonne d'explosifs dans la péninsule du Sinaï, découverts à une trentaine de kilomètres à l'est de la frontière israélienne par des nomades, des Bédouins travaillant pour les autorités égyptiennes.

Une opération de grande envergure se prépare donc contre les troupes du Hamas. Elles seront ainsi prises entre deux feux, l’Egypte au sud de la Bande de Gaza, les troupes fidèles au président Abbas venues de Jordanie au Nord.

Israël préparerait de son côté un bombardement sélectif des tunnels de contrebande d’armes dans le passage de Philadelphie.

Dans les prochains jours, le Hamas risque de perdre des plumes. Avec la bénédiction de la communauté internationale qui pense ainsi pouvoir reprendre son aide aux Palestiniens autrement que par ONG interposées.

Le drame des palestiniens continue. Depuis bientôt 40 ans, il est soumis soit à des dirigeants corrompus, soit à des fanatiques de la pire espèce.

Le retour aux commandes du Fatah est peut être sa dernière chance d'obtenir un jour la paix. Mais il n'est pas prouvé que le prochain gouvernement, composé de techniciens, soit plus compétent et moins âpre au gain.

© Primo, 29 10 2006, avec Associated Press, AFP, Reuters.

* Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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© Primo, 29-10-2006

Caricatures : la justice danoise acquitte

Aujourd’hui, la justice est danoise

Une dépêche AFP (de Slim Allagui) apporte une réjouissante nouvelle.

La justice danoise a acquitté les responsables du quotidien Jyllands-Posten qui ont publié en septembre 2005 les douze caricatures de Mahomet.

"Cet acquittement a eu lieu quelques semaines après de vives tensions entre musulmans et le royaume scandinave, survenues après la diffusion à la télévision d'une vidéo montrant des jeunes du Parti du Peuple danois (extrême droite) participer à un concours de dessins ridiculisant le plus Mahomet" (sic AFP).

Dans ces derniers mots, Slim Allagui, de l'AFP, interprête un peu les intentions du rédacteur en chef. Il ne s'agissait pas de ridiculier le plus possible mais de s'autoriser à caricaturer. Différence notable qui n'a pas sauté aux yeux de l'AFP !

La propension des journalistes de l'AFP à mettre en avant leurs fantasmes continue d'être préoccupante.

Sept associations musulmanes au Danemark avaient intenté en mars un procès pour injures contre le rédacteur en chef, Carsten Juste, et le responsable des pages culturelles du journal, Flemming Rose, accusés d'avoir publié un texte et des dessins "offensants et injurieux" visant le prophète.

Le juge du tribunal de première instance d'Aarhus (centre), ville où Jyllands-Posten a son siège, a estimé que les caricatures publiées par ce journal n'étaient pas offensants ou n'avaient pas pour but d'être dégradantes à l'égard des musulmans."

"Même si le texte accompagnant ces dessins peut être lu comme un appel au mépris et à la dérision, les caricatures n'ont pas de caractère offensant" selon les attendus de la Cour.

Le porte-parole des plaignants, Kasem Said Ahmad, s'est dit "troublé" par ce jugement "incompréhensible", qui envoie "un mauvais signal au Danemark et à l'étranger selon lequel on peut établir un lien entre l'islam et le terrorisme, et qu'on a le droit de se moquer impunément des musulmans et de leur prophète", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les plaignants, tout "en respectant la justice", "refusent d'accepter ce jugement".

Il faudra maintenant expliquer comment on peut à la fois respecter la justice et refuser son jugement.

Aujourd’hui, la justice est danoise.

Demain, en France, Charlie Hebdo saura si elle est aussi française.

La Mosquée de Paris gagnerait d'ailleurs en crédibilité en renonçant à sa plainte. Entre l'instauration des jurys populaires, la démocratie participative et la rupture, 2007 risque d'être une année morose sur le plan politique.

Est-ce bien la peine de la commencer avec cette plainte stupide ?
"Bienheureux ceux qui savent rire d'eux mêmes, ils n'ont pas fini de s'amuser" (13ème béatitude)

© Primo, 27 octobre 2006



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© Primo, 27-10-2006

Peine de mort en Lybie

Peine de mort en Lybie
LIBÉREZ LES INFIRMIÈRES ET LE MÉDECIN EMPRISONNÉS EN LIBYE !

APPEL à PÉTITION
POUR LA LIBÉRATION DES INFIRMIÈRES BULGARES ET DU MÉDECIN PALESTINIEN
EMPRISONNÉS EN LIBYE.

"Christiana, Valia, Valentina, Nazia, Snezhana, infirmières bulgares, et Ashraf, médecin palestinien, sont emprisonnés depuis 7 ans et encourent la peine de mort en Libye !"
Mobilisons-nous pour demander leur libération !

Le 9 février 1999, cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien ont été arrêtés et accusés d’avoir inoculé le virus du SIDA à des centaines d’enfants de l’hôpital pédiatrique de Bengazi en Libye.

Au terme d’un procès truqué où les droits de la défense ont été violés, à la suite de tortures physiques et psychologiques, et alors que d’éminents spécialistes libyens et internationaux (dont le professeur Luc Montagnier) ont confirmé que ces accusations n’étaient pas fondées, les infirmières et le médecin ont été condamnés à mort.

Le 25 décembre 2005, la Cour suprême de Libye a cassé leur sentence de condamnation à mort mais ordonné l’ouverture d’un nouveau procès, au terme duquel ils peuvent être à nouveau condamnés à mort.

La suite sur www.soignants.com/soutien


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© Primo, 26-10-2006

Massacre de Juifs à Prague

Massacres de Juifs à Prague

Primo relate cet article d'un journal tchèque. La nouvelle semble étonnante. Etonnante surtout car elle n'a en aucun cas été reprise dans les médias français. Mais elle correspond à l'engagement pris par certains groupes islamistes de s'attaquer à des intérêts israéliens et des personnes d'appartenance juive.

Des islamistes projetaient un massacre de Juifs à Prague

Des islamistes projetaient d'enlever des dizaines de Juifs à Prague et de les retenir en otages avant de les massacrer, écrit vendredi le quotidien tchèque Mlada Fronta Dnes.

Selon des sources non identifiées, mais proches des services de renseignement, citées par ce grand quotidien, les otages auraient été détenus dans une synagogue de Prague et leurs ravisseurs auraient formulé des revendications tout en sachant qu'elles ne pouvaient pas être satisfaites.

Ces revendications n'étant pas satisfaites, les preneurs d'otages auraient fait sauter la synagogue, ce qui aurait tué toutes les personnes à l'intérieur, poursuite Mlada Fronta Dnes.

Le journal ne dit pas si la police a procédé à des arrestations et ne précise pas l'identité des extrémistes. La Vieille-Ville de Prague englobe le vieux quartier juif, où affluent des milliers de touristes, dont bon nombre de Juifs, pour visiter de très anciennes synagogues ainsi que le vieux cimetière juif. Source: Mlada Fronta Dnes

Le journal Mladá Fronta Dnes ou en abrégé Dnes est un quotidien national tchèque. Le titre signifie Front de la jeunesse d'aujourd'hui.

Il est le premier grand quotidien national de Tchéquie, où l’industrie de la presse écrite semble bien se porter avec un tirage quotidien de quelques 2,5 millions de journaux (pour quelque 90 titres), presque tous en langue tchèque. Avec un tirage tournant autour de 450 000 exemplaires, il devance ses principaux concurrents : le Právo (Le Droit), le Svobodné Slovo (Le Mot libre) et le Pracé (Le Travail).

© Primo, 6 octobre 2006

Signalé par Sophie B

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© Primo, 07-10-2006

Un essai d'explication ophtalmologique

Un essai d'explication ophtalmologique

Avez-vous tous constaté combien notre intelligentsia veuve du Komintern s'est intégralement tournée vers la Mecque ou Téhéran ?

C'est à force de pleurer. D'abord toutes ces morts. Pas les cent et quelques millions assassinés par le communisme, non, ceux-là, c'est bien fait ; des capitalistes, des ennemis de classe, des koulaks, des traîtres à la Révolution.

Mais la mort de Trotski, puis de Staline, puis Brejnev, Mao, Sékou Touré, Ho chi Minh, Ceausescu. Par anticipation celle prochaine de Castro.

Des torrents de larmes.

Et par-dessus tout ça, la chute du mur de Berlin, le Paradis socialiste ouvert à tous les vents mauvais et son troupeau d'élus de l'Avenir Radieux dispersé !

Le drapeau rouge avec sa belle faucille et son marteau qui se délite sous vos yeux embrumés.

Alors, la tête basse, ils ont pleuré, pleuré, le front sur les genoux. Ce qui finit par abîmer les yeux.

Alors quand, après un ultime sanglot, ils ont redressé la tête, voici, ils étaient devenus daltoniens.

Oui, DALTONIENS : l'herbe, le gazon, étaient rouges ! Les feux rouges l'étaient maintenant doublement : en haut et en bas.

Mais le miracle, c'est qu'ils ont alors vu défiler de sympathiques jeunes gens avec le drapeau rouge ressuscité !

Oui, camarade, le drapeau rouge n'était plus à terre, il était relevé.

Leur regard était certes DEVENU UN PEU FLOU ET FORTEMENT ASTIGMATE, mais ils ont fini par reconnaître sur le drapeau la faucille, avec un manche un peu indistinct, peu importe, mais elle était là, ainsi que le marteau, devenu tout petit, réduit à un point, mais enfin, il était là aussi.

Contents d'avoir retrouvé leur troupe et leur camp, ils ont immédiatement emboîté le pas cadencé de l'islamo-terrorisme, en guerre contre l'ennemi de toujours : les U.S.A. et Israël.

Bruno, 23 septembre 2006

Imprimer la page | Poster un commentaireBruno
© Primo, 26-09-2006

Profanation de deux mosquées en France

Encore des profanations contre des mosquées

Deux mosquées, l'une à Quimper (Finistère) et l'autre à Carcassonne (Aude), ont été la cible d'inscriptions racistes et d'actes de vandalisme dans la nuit de samedi à dimanche.

Les croix gammées peintes en vert avaient l'une des deux branches représentant très clairement un sabre (voir les images du Soir 3). Ces indices laissent à penser que ces crapuleries ont été commises par des personnes ayant un minimum de culture, ce qui n'est pas moins inquiétant.

Autre circonstance aggravante, ces actes coïncident avec le début du Ramadan, période qui doit être consacrée au jeûne et à la prière.

Depuis 2003, à Quimper, des graffitis et deux débuts d'incendie ont, à plusieurs reprises, endommagé le bâtiment.

A Carcassonne, la mosquée a été couverte d'une cinquantaine de croix gammées ainsi que des slogans racistes. Le MRAP rapporte ces inscriptions injurieuses : "La France aux Français, bougnoules dehors, mort à l'islam".

Ces agissements inacceptables dans une démocratie moderne montrent à l’évidence l’accroissement du climat de violence et de xénophobie dans notre pays. Les partis politiques prônant ces thèses sont en partie responsables de ce qui survient.

Mais l’égoïsme, le manque de culture, le peu d’attrait que notre société ressent pour la notion de respect le sont aussi.

L'une des plus belles mosquées du Moyen Orient : celle de Tel Aviv, restaurée par Israël

Il faut tout autant condamner l’atteinte aux synagogues en Europe et à Gaza, celles faites aux églises dans les pays musulmans que celle dont sont victimes aujourd’hui deux mosquées en France.

C’est au nom même de la laïcité qu’un pays comme le nôtre doit réagir fermement et punir ces actes irresponsables.

© Primo, le 24 Septembre 2003.

© photo Primo Juillet 2006


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© Primo, 25-09-2006

Tolérance religieuse : Chiche ?

Chiche !

L'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui regroupe 57 pays musulmans, a écrit au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies pour mettre la question de la tolérance religieuse à l'ordre du jour.

S'exprimant au nom de cette organisation, l'ambassadeur pakistanais à l'ONU à Genève, Massoud Khan, a expliqué que les pays musulmans "étaient rassurés par le fait que le pape ait fait part de ses regrets", mais que son discours la semaine dernière à l'université allemande de Ratisbonne n'en était pas moins "regrettable".

Certes. Mais des "actions regrettables" se produisent chaque jour dans le monde sans que l’OCI ne s’en émeuve.

D’ailleurs, à partir de 2007, le conseil des Droits de l’homme nouvelle formule de l’ONU comptera parmi ses membres le Soudan. C’est dire si ces Droits de l’Homme vont être au cœur des préoccupations de cette noble assemblée.

Enfin, il est vrai que la France siègera en même temps, ce qui ne laisse pas d’être rassurant.

La réaction la plus radicale est venue du Conseil (choura) des moudjahidine, une organisation de groupes extrémistes sunnites comprenant le mouvement terroriste Al-Qaïda en Irak, qui a déclaré que la guerre sainte se poursuivrait jusqu'à ce que l'islam domine le monde.

Il est permis de tout reprocher aux fascistes islamistes, mais en tout cas pas de mettre leur drapeau dans la poche.

Pour le dialogue, c’est tout à fait stimulant !

© Primo, 18 Septembre 2006

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© Primo, 19-09-2006

Attaques à Gaza

Attaques à Gaza

Tout va pour le mieux entre le Fatah et le Hamas.

A quelques jours de la nomination du gouvernement d’union nationale, des hommes armés ont tiré sur un véhicule à bord duquel se trouvaient des membres des forces de sécurité palestinienne. 5 personnes sont mortes, dont l’officier.

Une chose est de tenter de gouverner ensemble pour donner le change à une communauté internationale assoiffée de tranquillité. Une autre est de renoncer à ses privilèges.

L'attaque s'est produite près d’un camp de réfugiés, en plein milieu d'après-midi. Les assaillants ont tiré à une dizaine de reprises contre une Audi appartenant au général Jad Tayeh, responsable de la coordination internationale des services de renseignements palestiniens. L'officier a été tué, de même que deux de ses gardes du corps et deux civils.

Gaza est le théâtre depuis plusieurs mois de violences entre les militants du Hamas, qui a remporté les élections générales en janvier, et les membres du Fatah, qui contrôlent les services du sécurité.

A Gaza toujours, une grenade a été lancée sur une église à l’issue d’un office. Les églises chrétiennes sont particulièrement menacées depuis l’avènement du Hamas. Et les récentes déclarations du Pape sur l’Islam semblent avoir allumées quelques passions inassouvies (lire l'article de Michel Gurfinkiel "le Hamas et les Chrétiens").

Le Premier Ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, membre du Hamas, a déclaré que Benoît XVI devait revenir sur ses déclarations et cesser d'offenser l'islam.

Somme toute, les musulmans peuvent offenser le christianisme et le judaïsme, déclarer lors de leurs homélies que les juifs sont des singes, que les chrétiens sont des mécréants et que ce n'est pas un crime de les tuer. Mais dés lors que l'Islam est attaqué, ils considèrent cela comme de l'intolérance. Allez comprendre !

Un dernier point : le nombre de morts du fait des violences inter-palestiniennes dépasse celui des « victimes » faites par Israël en 30 années « d’occupation ».

Les chrétiens sont particulièrement visés. Mais le décompte macabre de l’AFP ne va pas jusqu’à préciser quelle est l’origine des meurtres. Ce serait trop simple.

© Primo, 15/09/2006



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© Primo, 15-09-2006

Sa Majesté est trop bonne

Sa Majesté est trop bonne

Décidément, la Syrie reçoit du beau monde ces temps-ci.

Le 8 Août, ce fut Jack Lang, à la recherche d’une image internationale, qui fut reçu durant 90 minutes par le président syrien Bachar Al-Assad.

Le député socialiste et candidat à la candidature était venu en Syrie "à titre personnel, en soldat de la paix", a-t-il assuré au Monde, à l'issue de cet entretien. Il est des mots qui ne vont pas ensemble. Ainsi "Lang" et "soldat"...

Jack le Bienheureux a déclaré avoir senti en Al-Assad "un homme désireux de renouer avec la France et de participer à un processus de paix".

Les Libanais, qui ont subi durant 20 ans le joug implacable de la dictature syrienne, apprécieront la justesse percutante de l’analyse.

Moratinos, le ministre espagnol des Affaires Etrangères, avait fait le voyage quelques jours plus tôt. La Syrie est devenue le dernier endroit à la mode.

Mais les Syriens sont de fins tacticiens. Recevoir quelques ministres, surtout des anciens, fussent-ils de la Culture, ne saurait leur suffire pour reconquérir le cœur des nations européennes.

Pour cette raison, ils n’ont pas hésité à prendre sur leur temps précieux pour recevoir ce qui leur paraissait être une des sommités de la diplomatie européenne, le Prince Henri VI de Bourbon, selon l’agence de presse syrienne SANA.

Il convient tout d’abord de rectifier quelque peu le titre de Sa Seigneurie, laquelle, les commentateurs l’affirment, eut la décence et le tact de ne point prendre ombrage de l'égratignure, somme toute bien légère, de son étiquette de la part de l’agence de presse syrienne.

Le vrai Henri VI de Bourbon est né...en 1756. Duc d’Enghien, le 9° Prince de Condé, malgré la qualité des gènes dont il hérita en même temps qu’un coquette fortune en biens meubles et immeubles, n’a pas pu vivre aussi âgé.

En effet, en 1830, peu après l'avènement de la monarchie de Juillet, il fut retrouvé pendu à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre dans son château de Saint-Leu.

Le mystère étant donc levé et Primo ayant acquis la certitude qu’il ne pouvait s’agir du même homme, nous sommes en mesure de révéler l’identité de la Majesté (Seigneurie, Excellence, biffer la mention inutile) qui fut reçue en grande pompe par le Cheikh Ahmad Badreddine Hassoun, Mufti de la République syrienne.

Il s’agit de Sixte-Henri de Bourbon-Parme, représentant l’une des branches de la famille des Bourbons. Le chiffre 6 était simplement placé au mauvais endroit.

C’est le même homme qu’on vit, il n’y a pas si longtemps, aux côtés du Front National, du MNR de Bruno Mégret et autres nostalgiques de la colonisation, célébrer l’anniversaire du départ des troupes françaises de l’Expédition d’Alger, voulue par Charles X, Roi de France, afin de "libérer les quelques milliers de chrétiens esclaves des barbaresques". On le sait, l’intervention ne s’est pas limitée là et a duré plus de 130 ans.

C’est le même homme qui ne cache pas ses amitiés catholico-traditionnalistes, qui accueille en son somptueux Château de Lignières un camp de jeunes d’Action Française.

C’est le même homme qui déclara un jour lors d’un entretien : Ainsi, je me demande si l'installation du monde musulman en Europe ne va pas provoquer une réaction du monde chrétien, car l'islam est générateur d'une contre-culture de résistance. Actuellement le clergé pactise au moins passivement avec cette subversion religieuse, mais pour combien de temps ?

Nanti d’aussi belles convictions, le dialogue avec le Cheikh en promettait de belles. Il y en eût !

L'entretien a porté sur les répercussions de l'agression israélienne contre le Liban frère et les crimes des forces d'occupation israélienne commis quotidiennement contre le peuple palestinien.

Le Cheikh Hassoun a affirmé que la région arabe est le berceau des religions célestes qui prônent la tolérance, l'affection et la paix (sic), soulignant l'importance du respect de la liberté de l'Homme. Sur la liberté de la femme, il fut moins disert.

De son côté, le prince Henri VI de Bourbon a affirmé l'importance de la sauvegarde des lieux saints dans cette région et appelé à la fin de l'agression sauvage de la part d’Israël.

Notre "monument national", sorti un court instant de l'anonymat, a souligné l'importance de l'explication sur ce qui se passe véritablement dans la région et sur la mise à nu des actes israéliens abominables à l'encontre des deux peuples libanais et palestinien.

Sixte-Henri (que celui-ci nous pardonne cette familiarité !) a continué dans le grotesque en prétendant, devant son public conquis, qu'Israël commet des actes destructeurs dans plusieurs pays du monde et qu’il accuse ensuite d'autres pays de les commettre.

Cette dernière phrase, relevée par l’agence Sana, fait bien évidemment allusion aux attentats du 11 Septembre.

Sa Majesté est trop bonne de nous confirmer ainsi, de la plus belle manière, qu’on peut être à la fois une fin de race et un grand voyageur.

© Primo, le 12 Septembre 2006

NDLR : Au-delà de l’anecdote cocasse de cette rencontre entre un bouffon issu d’un autre âge et couvert de naphtaline, et un dignitaire musulman syrien, on peut mesurer le continuum de la collusion de l’extrême-droite européenne avec les forces arabes antisémites.

Pendant la deuxième guerre mondiale, le Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin El Husseini, oncle de Leïla Shaid et de Yasser Arafat, copinait allègrement avec le Führer, tant leur vision de ce que le monde devait faire des Juifs convergeait.

La différence avec aujourd’hui est que l’extrême-gauche les a rejoints, tout ce joli petit monde constituant ainsi la fameuse alliance Rouge-Brun-Vert.




Imprimer la page | Poster un commentairePierre Lefebvre
© Primo, 13-09-2006

Vous avez dit "sans condition" ?

Vous avez dit "sans condition" ?



Quatre touristes français enlevés au Yémen.

Ceux-ci ont été enlevés avec leur guide-interprète dans la localité d'Ataq dans la province de Chabwa située dans le sud-est du pays.

De sources tribales, on a indiqué que les ravisseurs voulaient faire pression sur les autorités yéménites qui, selon eux, n'ont pas tenu leur promesse de libérer des membres de leur tribu.

Ce soir, le Ministère des Affaires Étrangères a réclamé la libération "sans condition" des otages français.

Sans condition ?

En voilà un langage bien va-t-en-guerre !

Il nous semblait que la France était plutôt, en d’autres lieux et d’autres temps, conseilleuse de négociations dans des circonstances comparables.

Mais il est vrai que les otages étaient israéliens, marchandise négociable, eux…

© Primo, 12 septembre 2006


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© Primo, 12-09-2006

Livraison d'armes au Hezbollah : c'est reparti !

Livraisons d’armes : c’est la reprise !

Le site Debka Files, généralement bien informé et surtout informé avant les autres, mentionnait dés le début septembre, la reprise des livraisons d’armes en direction du Hezbollah. Le premier vol post-blocus avec des armes de l’Iran est parti de Dubaï le vendredi 8 septembre, afin de tester à l’aéroport international de Beyrouth, les réactions de l’Armée de l’air d’Israël ou de l’ONU. Des sources militaires annoncent que les marchandises interdites ont été déchargées

Nos sources annoncent que les caisses d’armes étaient inscrites sur les documents comme "de l’équipement d’ordinateur. Fragile." Elles ont été débarquées sur des camions qui ont roulé en convoi jusqu'au quartier général du Hezbollah à Baalbek.

Le secrétaire général d’ONU Kofi Annan, déterminé à mettre fin au blocus aérien par Israël sur le Liban, a promis solennellement que les observateurs de l’ONU contrôleraient des passagers entrants et les marchandises à l’aéroport de Beyrouth.

Mais le gouvernement Siniora n’a pas jugé utile de respecter sa promesse. Le Premier ministre libanais a immédiatement interdit l’aéroport aux inspections de l’ONU. Seuls, cinq observateurs aériens allemands ont reçu l’autorisation de se poster à un point de contrôle à une distance d’un kilomètre de l’aéroport international (trad.Desinfos).

Par air, terre et mer

Les camions libanais évitent soigneusement l’itinéraire pour sortir de la zone aéroportuaire par un autre chemin.

Et ce soir, l’AFP nous apprend qu’un navire allant en Syrie transporterait des systèmes de défense aériens. Il est, pour l’instant, bloqué à Chypre.

La police, alertée par Interpol, a découvert que 18 des 21 camions transportés pouvaient être équipés de radars mobiles qui "semblent faire partie d'un système de défense aérien".

Pourquoi demander à Israël de respecter sa part d'engagement lorsqu'on n'est pas fichu de respecter la sienne ?

C'est encore certainement une de ces finesses diplomatiques dont le monde a le secret.

© Primo, 11/09/06

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© Primo, 11-09-2006

Un coup de maître de Kofi Annan

Un coup de maître de Kofi Annan

Décidément, avec l'Iran, le Soudan, la Côte d'Ivoire et autres lieux exotiques, les derniers mois de Kofi Annan au poste de Secrétaire général de l’ONU auront été couronnés de grands « succès » diplomatiques.

Les Syriens ont refusé le déploiement de la FINUL à la frontière libano-syrienne. Ils considéraient cela comme un casus belli. Annan s’est aplati.

Chut ! c'est une ruse...

Et il sort de Damas avec une garantie qu’il ne manque pas de faire connaître au monde entier par salves de dépêches : La Syrie a promis de déployer un bataillon à sa frontière avec le Liban pour empêcher le trafic d'armes destinées au Hezbollah.

Offrir à un cambrioleur les clefs de la bijouterie

A l'occasion de la visite d'Annan à Damas, le 1er septembre, le président Syrien Bachar al Assad s'est engagé à respecter l'embargo sur les armes et à contribuer à la sécurité à la frontière.

Et, en récompense de son engagement à ne pas envenimer la situation, le président syrien va recevoir une aide en matière d'équipement, de formation et d'"expertise internationale". Kofi a demandé à l'Allemagne de fournir ladite expertise, comme elle le fait auprès du gouvernement libanais.

On aimerait croire en un coup d'échec du Secrétaire Général, histoire de tester la capacité des Syriens à tenir leurs engagements. Mais l'histoire montre que l'ONU a souvent fait preuve de grande naïveté sinon de duplicité dès lors qu'il s'agit d'Israël.

"Il s'agit d'une tentative de renforcer le contrôle des deux côtés de la frontière", a-t-il souligné. Et il a la prétention de rassurer ?

Kofi Annan n’a certainement pas pris connaissance des propos de Chirac sur la confiance qu’il fallait accorder à la Syrie.

« Chacun sait aussi les liens qu'elle a avec le Hezbollah. Je vous dirais, pour être tout à fait franc, que l'expérience m'a conduit à ne pas avoir tout à fait confiance [en la Syrie]…Donc, je le répète, je n'ai pas confiance » (Jacques Chirac, le 9 Août 2006).

Mais Annan, dont le mandat se termine le 31 décembre, n’a peut être plus accès à certaines données confidentielles, au nombre desquelles se trouvent désormais les discours du Président français.

© Primo, le 9 septembre 2006

Dernière minute, samedi 19 h: Le président syrien accepte la proposition italienne. Il y aura une présence européenne à la frontière avec le Liban, pour empêcher le trafic d'armes. Les gardes-frontières européens ne seront que quelques centaines, non armés et sans uniformes, contrairement aux soldats onusiens de la Finul.

Non armés et sans uniforme ? La classe !



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© Primo, 09-09-2006

Trop sympa, la FINUL !

Trop sympa, la FINUL !

Sur France-Infos, le 05 09 au matin vers 6h25 : un reportage sur le déminage du Liban par les forces de la FINUL et des bénévoles. Les militaires déminent des maisons et il leur arrive de trouver des caches d'armes du Hezbollah.

Que font-ils alors ? Pour ne pas avoir d'histoires avec ce mouvement que d'aucuns s'évertuent à ne pas trouver "terroriste", ils le contactent. Si les armes sont abîmées, le Hezbollah donne son accord pour qu'elles soient détruites. Si ces armes sont encore dans leur emballage, les militaires les redonnent au Hezbollah !!!

Ah mais ! c'est qu'on a le sens de la propriété dans l'armée française !

Sur France 3, dans le 19-20 cette semaine, les caméras ont suivi un détachement français en inspection. Arrivé près d'un tumulus de pierres haut de plusieurs mètres, les militaires s'arrêtent. Le journaliste en voix off, explique qu'il s'agit probablement d'une cache d'armes du Hezbollah mais que le bataillon n'ira pas plus loin dans ses investigations.

Enfin quelque chose de prévu dans ce galimatias des dernières semaines !

Conversation téléphonique imaginaire :

Allo! Nasrou ? C'est Pellegrini à l'appareil. On est tombés sur un lot de tes Katiouches près de Beit Jeil. Je te les envoie par Chronopost ou t'envoies ton coursier ? Je veux pas te bousculer mais faudrait vraiment que tout soit nickel avant Noël. A part ça ? Tout baigne ?...

© Primo, le 9 Septembre


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© Primo, 09-09-2006

Désarmer la Finul

Désarmer la FINUL

Le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Kofi Annan, a déclaré que la Force internationale d'interposition en cours de formation n'avait pas pour mission de désarmer le mouvement chiite Hezbollah.

"Des troupes ne sont pas envoyées là-bas pour désarmer. Ici, il faut que la clarté soit faite", a-t-il dit vendredi au cours d'une conférence de presse tenue à Bruxelles.

Pour Kofi Annan, le désarmement du Hezbollah ne saurait être réalisé par la force. Cette tâche relève de la responsabilité des autorités libanaises.

Bien en phase avec Chirac qui annonçait, benoîtement, le 24 Août, que le désarmement des « milices » doit s'effectuer dans le cadre d'un processus libanais.

Autrement dit, personne ne veut s’y coller. Personne, pas même le Secrétaire Général de l’ONU, ne veut que se réalise la résolution 1559, qui parlait, il y a deux ans (2 septembre 2004), de « désarmement ».

L’article 3 de cette résolution demande que toutes les milices libanaises et non libanaises soient dissoutes et désarmées. Le représentant français ne craignait pas, lors de cette séance historique, d’affirmer : La France est profondément préoccupée par les risques d’un retour en arrière du Liban par rapport aux objectifs constamment réaffirmés par la communauté internationale. C’est pourquoi une mobilisation rapide et une réaction déterminée du Conseil de sécurité nous est apparue indispensable.

Le retrait des forces étrangères de tout le territoire libanais et le démantèlement des milices libanaises et non-libanaises ne doivent plus être différés.

C’était en Septembre 2004. On a vu le résultat.

Un dessin de l’excellent Petillon (Le Canard du 23 Août) met en scène 2 soldats de la FINUL. L’un demande à l’autre : et qu’est ce qui se passe si le Hezbollah veut nous désarmer ?

C’est la bonne question.

© Primo, 27 Août 2006

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© Primo, 28-08-2006

Un accident de bus si ordinaire

Un accident de bus si ordinaire

Pendant la guerre au nord, la paix continue au sud : 11 victimes


On sait assez peu de choses sur le "fait-divers" dont Associated Press a rendu compte sous le titre « Un accident de bus fait 11 morts », mardi dernier dans le nord de l’Egypte. La presse française n’en a pas parlé, mais elle ne mentionne pas les accidents de la route qui se produisent à l’étranger, sauf si cela se passe au Portugal. Ou au Maroc. Ou en Russie. Elle parle des accidents qui se produisent en Egypte si des Français figurent parmi les passagers (y compris quand, selon la formule consacrée, "ils sont indemnes, mais ont eu la peur de leur vie").

Pourtant un petit accident en dit plus long qu’une grande déclaration officielle, et celui-ci témoigne de la chaleureuse collaboration entre deux pays frontaliers en temps de paix.

En effet, un bus transportant des touristes vers Nueba et Taba, deux stations balnéaires du Sinaï, s'est renversé, "provoquant la mort de 11 personnes (…). Trente-cinq autres touristes ont été blessés et 10 d'entre eux se trouvaient dans un état critique", indique l’AP.

L'État hébreu a aussitôt informé les autorités égyptiennes qu'il tenait à leur disposition trente ambulances et six unités de soins intensifs, du côté israélien de la frontière du Sinaï, prêtes à intervenir si elles le lui demandaient.

Non seulement l'Egypte n’a pas souhaité recevoir l’aide de son voisin, mais elle a même interdit l'accès aux ambulances israéliennes et à l’hélicoptère d'urgence.

Israël n'a pu récupérer ses morts et ses blessés qu’après 36 heures d’âpres négociations.

Vous n’allez pas encore nous refaire le coup de l’antisémitisme ? Ben non : les touristes étaient des Israéliens arabes ? Et l’Etat hébreu s’est quand même acharné à essayer de les sauver ? C’est louche, ça, venant d’un "peuple sûr de lui et qui prend plaisir à humilier" (1)!

Une de ces victimes, un jeune Israélien arabe est arrivé hier à l'hôpital de Beer Sheva. Interviewé le soir même à la télévision israélienne, il racontait :

"Les secours ne sont arrivés qu’après des heures d’attente, et sans se presser. Le petit Juif de 8 ans a essayé de tenir tant qu'il pouvait, mais il s'est vidé de son sang. Les Egyptiens nous ont jetés dans une sorte d'étable, repoussante de saleté. Ils nous ont abandonnés ainsi, sans soin, faisant semblant de croire que nous étions tous morts. Ils nous ont plus mal traités que des animaux parce que nous sommes israéliens."

Dommage qu’Amnesty International soit occupé à accuser Israël de crimes de guerre, pour avoir "ciblé délibérément des civils". Dans quel but, une armée défendant ses propres citoyens victimes de 2000 Katiouchas ciblerait-elle des civils en représailles, au lieu des combattants Hezbollis ? Cette question n’a pas troublé l’ONG humanitaire, qui hiérarchise les victimes auxquelles elle accorde son attention.

Eh ! Amnesty ! C’étaient des Israéliens, certes, mais arabes. Cela mérite un petit blâme, quand même, non ?

Liliane Messika © Primo-Europe, 24 août 2006

(1) Pour les internautes qui débarqueraient de Mars, cette phrase est une citation d’Edgar Morin, publiée par Le Monde et qui a valu à son auteur un immense mouvement de soutien de la part des intellectuels français outrés qu’on puisse y voir de l’antisémitisme.

Imprimer la page | Poster un commentaireLiliane Messika
© Primo, 24-08-2006

La partialité de Boutros-Ghali

La partialité d’un ex-secrétaire général de l’ONU.

Lundi matin 14 août, Boutros Boutros-Ghali était l’invité de France Inter. Le Liban était bien sûr au cœur du sujet. L’ex-secrétaire général de l’ONU n’a, une fois encore, pas failli à sa partialité sur le conflit israélo-arabe.

Il a dès le début parlé de "la destruction du Liban". Il a évoqué "Beyrouth à moitié détruit". Il va sans dire que les dégâts au Liban sont considérables. On aurait pu toutefois s’attendre à ce que quelqu’un de ce rang ne participe pas à ce qu’il faut bien appeler une exagération digne d’une propagande.

Il faut dire que Boutros Boutros-Ghali en veut à l’ONU et à la communauté internationale d’avoir passivement laissé faire ni plus ni moins que "la démolition d’un pays membre de l’ONU". Kofi Anan et tous les diplomates à pied d’œuvre depuis des semaines apprécieront…

Pour lui, l’agresseur est évidemment Israël. Les tirs de roquettes ne sont qu’une réponse à l’agression israélienne.

Quant aux soldats kidnappés en Israël, pour lui, pas de quoi fouetter un chat. C’est quelque chose de banal. Il explique tranquillement au micro de la chaîne publique que ce genre d’enlèvement est courant entre le Liban et Israël, qui ensuite s’arrangent avec des échanges de prisonniers… On se demande où B. Boutros-Ghali trouve ses sources.

Un auditeur intervient pour dénoncer l’agression israélienne, en comparant le conflit qui vient de s’opérer à la guerre en Tchétchénie. Or, qu’y a-t-il de comparable entre ces deux conflits, en terme de niveau de destruction, de nombre de victimes, d’exactions commises, de mobilisation diplomatique, d’aide humanitaire apportée, de couverture médiatique, etc…. ?

Mais l’invité de France Inter "partage ce que dit cet auditeur".

Un autre auditeur intervient en prenant en compte le caractère "terroriste" du Hezbollah. Selon l'ex-secrétaire général de l'ONU, (ensuite fort dispendieux président d'un grand machin de la francophonie, ndlr), il se trompe !

B. Boutros-Ghali explique que le Hezbollah, qui a des députés et des ministres dans le gouvernement libanais, ne peut pas être considéré comme une organisation terroriste. On se demande si B. Boutros-Ghali serait près à gouverner en Egypte avec un parti qui serait un véritable Etat dans l’Etat à la tête d’un armée illégale, et capable de déclencher un conflit avec un pays voisin sans que le gouvernement ne soit informé.

Arrive la question nucléaire. Pour B. Boutros-Ghali, évidemment, le problème vient avant tout d’Israël qui possède la bombe tant redoutée.

Le journaliste fait alors remarquer qu’Israël est une démocratie, tandis que l’Iran ne l’est pas et qu’il proclame à cors et à cris la destruction de l’Etat hébreu.

Cette fois, la réponse de l’ex-secrétaire général de l’ONU laisse pantois : pour lui, le cas iranien n’est pas tant que ça un problème, puisque "cela fait 30 ans que des pays arabes déclarent vouloir détruire Israël et cela ne s’est pas produit".

Une chose est sûre, il est heureux que Mr Boutros Boutros-Ghali ne soit plus à la tête de l’organisation internationale.

Quant aux auditeurs de France Inter, il nous faut espérer de leur part suffisamment de lucidité et de perspicacité.

Jean-Daniel Chevalier © Primo Europe, 17 Août 2006

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© Primo, 17-08-2006

La Syrie souffle le chaud

La Syrie souffle le chaud

L’agence de presse russe Novosti confirme les propos tenus par certains quotidiens israéliens.

L'armée syrienne est mise en alerte en raison des tensions israélo-libanaises (sic) et prête à riposter immédiatement à toute agression de la part d'Israël, ont indiqué des généraux syriens interrogés par RIA Novosti.

"La région vit en état de guerre, et la Syrie risque à tout moment d'être impliquée dans la confrontation", a déclaré le général d'état-major Riad Haddad.

Après l'agression israélienne contre le Liban, l'armée syrienne a été mise en état d'alerte, et les militaires syriens ont reçu l'ordre de riposter sans tarder à toute agression de la part d'Israël, a-t-il assuré.

Traduit en langage diplomatique, cela signifie que la Syrie, sentant venir avec la paix, une réelle remise en cause de sa responsabilité dans l’affrontement entre Israël et le Hezbollah, s’apprête à jouer elle aussi le rôle de l’assailli, la victime.

Il (El Assad) redevient même presque aussi courtisé que le fut son père Hafez al-Assad en temps de crise. Petit à petit, les Européens retrouvent ainsi quasiment tous le chemin de Damas, à l'exception notable de la France.

Pour retrouver une certaine légitimité, rien de tel que d’être agressé par Israël. Cela vous donne immédiatement une envergure internationale et attire la pitié des occidentaux.

Après Moratinos l'espagnol, Frank-Walter Steinmeier, le chef de la diplomatie allemande, devait aussi se rendre à Damas, estimant «son rôle régional trop important pour être ignoré». Un point de vue partagé par son homologue irlandais pour qui «il ne peut y avoir aucune solution efficace sans la Syrie».

L'Europe n'en est plus à une humiliation près...

Après les espoirs de paix suscités par le cessez-le-feu (illusoire selon nous, NDLR Primo*), la prochaine explosion viendra-t-elle de là ?

© Primo, 14 Août 2006

* les roquettes du Hezbollah continuent de tomber sur le nord d'Israël malgré la résolution 1701.

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© Primo, 15-08-2006

Olmert et Douste : une histoire d'amour !

Olmert et Douste : une histoire d'amour !

Dans une interview d'Ehud Olmert dans Le Monde (3 Août 2006), une perle :

Comment réagissez-vous aux propos de Philippe Douste-Blazy affirmant que l'Iran joue un rôle stabilisateur au Proche-Orient ?

"Je crois qu'il a rectifié ces propos. Est-ce vrai ? Lors de mes divers entretiens avec M. Douste-Blazy, j'ai trouvé que je pouvais facilement m'entendre avec lui sur… le football, et sur certaines questions politiques. Il est très charmant. Nous sommes tout à fait d'accord sur l'importance des biotechnologies.

Mais nous divergeons quelque peu sur le rôle que joue l'Iran. Lorsque j'entends le président de l'Iran dire qu'il faut rayer Israël de la carte, et lorsque je vois ses efforts pour obtenir des armes nucléaires, je ne vois pas très bien la stabilisation qu'il apporte".

Qu'en termes galants...

Lire toute l'interview

© Primo, 10 Août 2006.

 



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© Primo, 10-08-2006

Le Vénézuéla à Damas : visite de soutien

Visite de soutien à Damas

A l’instar de Jack Lang, Mme Désirée Santos Amaral, vice-présidente du Parlement vénézuelien, est en visite de soutien à Damas.

Si cela continue, la Syrie va devenir le Cuba de l’année 2006, le pays dans lequel il fera bon être vu, le dernier endroit à la mode, l’ultime destination des bobos. Avec un peu de chance, même Védrines ira y faire un séjour.

La vice-présidente du parlement vénézuélien a exprimé la pleine solidarité de son pays, gouvernement, peuple et Parlement, avec les peuples libanais et palestinien face à l'agression qu'ils affrontent.

Quel dommage qu'elle n'ait pas poussé jusqu'à Beyrouth pour tenir de tels propos ! Elle aurait du savoir qu'il n'y a plus aucun lien entre le Liban et la Syrie...quoique, à bien y réfléchir !!!

Dans une conférence de presse qu'elle a tenue aujourd'hui à l'ambassade de Venezuela à Damas, Mme Amaral a affirmé que son pays appelle le monde entier à dire "non" aux crimes israéliens contre le peuple libanais.

Mme Amaral a indiqué que son pays oeuvrera pour la tenue, le mois prochain, d'une conférence parlementaire mondiale pour la solidarité avec le peuple arabe. Rien que ça !!!

Au sujet du rappel par son pays de son ambassadeur en Israël en protestation contre l'agression sioniste contre le Liban, Mme Amaral a affirmé que le Venezuela prendrait ses décisions en toute indépendance, en harmonie avec le droit et la justice.

Elle a souligné que les décisions du président Hugo Chavez sont en elle aussi en harmonie avec les résolutions du gouvernement et du parlement au Venezuela et que toute autre décision que prendra le président Chavez jouira de l'accord des Vénézueliens.

Voila une démocratie qui fonctionne à plein régime. Et si, d’aventure, le peuple vénézuélien n’était pas d’accord avec son Président, « il n’y a qu’à dissoudre le peuple », comme disait un grand révolutionnaire.

En Janvier dernier, Chavez s’était indigné qu’on puisse le taxer d’antisémite (lire sur Primo)

Encore une indignation qui fait long feu !

© Primo, le 10 Août 2006.

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© Primo, 10-08-2006

Les aveux d'un membre du Hezbollah

Les aveux d'un membre du Hezbollah

Le 12 juillet dernier, Saliman a participé au kidnapping des soldats israéliens Ehud Goldwasser et Eldad Regev près de Zarit. Un commando l'a interpellé Saliman et l'a évacué vers Israël.

Hassin Ali Saliman, dont l'identité est maintenant connue, a admis durant son interrogatoire avoir été impliqué dans le kidnapping des soldats israéliens Ehud Goldwasser et Eldad Regev. Il a admis aussi avoir toujours connu le but de ces enlèvements.

Saliman a également admis sa participation à une tentative de kidnapping en Israël près du village de Rajar en Novembre dernier.

Saliman, 22 ans, a rejoint le Hezbollah à l'âge de 15 ans et a suivi un programme de formation prolongé qui a inclus une formation militaire très élaborée ainsi que des cours « éducatifs » consacrés au Coran.

Après cette formation, il a rejoint la section antichar de l’« unité de Nasser », l'unité de Hezbollah postée sur la frontière du Liban avec Israël.

Saliman a également participé à deux « exercices » du Hezbollah en Iran.

À la fin de 2003 et à la fin de 2004, lui et plusieurs douzaines d'autres membres du Hezbollah sont entrés en Iran par le point de contrôle militaire iranien de Tamrun. Saliman a précisé avoir fait ce voyage en Iran sans présenter de passeport.

Les frontières de la Syrie et de l'Iran s'avèrent extrèmement poreuses dés lors qu'il s'agit du Hezbollah. Saliman est avoué que leurs instructeurs étaient les soldats iraniens.

Saliman a participé à deux tentatives d’enlèvement. Seule la seconde a été couronnée de succès. Dans la première tentative de Rajar, en novembre 2005, des missiles antichar russes Fagot ont été utilisés contre les véhicules blindés israéliens.

Cela faisait partie des multiples accrochages dont la presse internationale ne voulait pas entendre parler avant qu’Israël ne décide de réagir.

Saliman fera-t-il partie des prisonniers à échanger ?

© Primo, 8 Août 2006

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© Primo, 08-08-2006

Massacre de Houla : bilan revu à la baisse

Massacre de Houla : Bilan revu à la baisse

Fouad Siniora a fait une annonce tapageuse ce lundi, durant sa grande réunion avec les représentants des pays arabes.

"Il y a une heure, un massacre affreux s'est produit à Houla à la suite du bombardement intentionnel par Israël qui a coûté la vie à plus de 40 martyrs", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

L'agence de presse officielle syrienne a utilisé - mais c'est un hasard ! - au même moment la même terminologie.

14 h 50, sur Sana : "Quelques 40 civils sont tombés martyrs du fait du raid israélien qui a ciblé aujourd'hui des maisons dans la localité de Houla, sur les frontières libano-palestiniennes. L'agence nationale libanaise d'informations a affirmé que les éléments de la défense civile et de la Croix Rouge n'ont pas réussi à parvenir aux lieux du massacre, tandis que les éléments de la forces internationales s'étaient abstenues d'intervenir pour sauver les personnes sous les débris".

Remarquons au passage que, pour l'agence de presse syrienne, Houla est à la frontière libano-palestinienne. Jack Lang, en visite aujourd'hui chez eux, pourra leur donner quelques rudiments de géographie. Remarquons aussi que les éléments de la force internationale ne sont pas dépeints avec beaucoup de sympathie.

Manière élégante de dire à l'Occident que la force internationale d'interposition n'est pas bien vue par Damas.

Moins de morts que prévu

2 heures après, le Premier ministre libanais, pressé par les journalistes, a fortement révisé à la baisse le bilan des personnes décédées dans ce raid aérien israélien sur le village de Houla.

Fortement révisé, du reste, puisque, selon lui, il n'y a plus qu'un seul mort.

Mais les journaux de 20 heures de ce soir n'avaient pas eu le temps de modifier leur reportage.

Siniora a donc été filmé les larmes aux yeux sous les applaudissements - réservés, c'est le moins que l'on puisse dire - des délégations arabes en annonçant ce prétendu "massacre". On a manipulé des grandes réunions internationales avec moins que cela.

Il a expliqué un peu plus tard lors d'une conférence de presse que le nombre de 40 morts était basé sur des informations non spécifiées qu'il avait reçues. Il n'a pas avancé d'autre explication.

L'Europe s'est endormie avec la certitude qu'Israël était vraiment un massacreur de civils qui ne faisait rien qu'à faire pleurer les premiers ministres libanais.

© Primo, le 7 Août 2006



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© Primo, 08-08-2006

Nasrallah, le combattant des méduses

Le combattant des méduses

Les habitants de Haïfa, sous les bombes et dans l'angoisse perpétuelle de la prochaine volée de missiles, ont trouvé un joli surnom à Hassan Nasrallah.

Dans les journaux télévisés ce matin, 1er Août, le fanatique chef du Hezbollah est surnommé "nassrala lo'hem a-medusoth" "Nassrala combattant les méduses"...

Il y a encore quelque temps, il était possible de se rendre a la plage de Haïfa mais impossible de se baigner...

 

La mer était recouverte d'un tapis de méduses, amenées là par un vent d'ouest capricieux.

Elles pensaient trouver un abri dans cette baie tranquille et vaquer à leurs occupations reproductrices.

Ce faisant, elles provoquaient accessoirement quelques poussées urticantes chez les baigneurs israéliens, arabes et juifs, qui ont l'habitude de se retrouver sur la plage après une dure journée de labeur. Mais quand on est méduse et que l'on aime, on ne compte pas !

Las ! le Hezbollah vint contrecarrer ce beau programme. Avec une précision qui fait désormais partie de leur légende, 2 missiles envoyés par la milice terroriste tombèrent...dans la mer et explosèrent.

L'onde de choc provoqua la mort instantanée de milliers de ces ulmaridés, de la classe des scyphozoaires. Les quelques survivantes partirent illico vers des eaux plus propices à leurs douces activités sentimentales.

Plus une seule méduse sur la plage de Haïfa !

Certains habitants de cette ville n'ont pas perdu leur sens de l'humour et insistent en ce moment pour que l'on attribue à Nasrallah un Prix Nobel d'un genre nouveau : Le Prix Nobel de la Paix des Baigneurs.

Nul doute qu'avec la jovialité qui le caractérise, Nasrallah sera le premier à en rire.

© Primo, 1er Août 2006

Merci à D'ganya Guedj


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© Primo, 01-08-2006

Les libanais et le Hezbollah : témoignage édifiant !

Les libanais et le Hezbollah

Primo Europe dénonce la couardise des médias français qui n'ont pas osé reprendre cet article de l'Orient Le Jour à l'exception du quotidien 20 minutes.

Source: L'Orient le Jour - LIBAN

Les habitants organisent des patrouilles pour empêcher les tirs de Katioucha à partir des zones encore peuplées

Ibrahim Andraos pleure sa maison détruite à Aïn Ebel, bourgade chrétienne du Liban-Sud : le Hezbollah avait installé une rampe de missiles sur le toit en pleine nuit, et la riposte d’Israël a éte cinglante, rapporte Béatrice Khadige, de l’AFP.

Pour sauver ce qui peut l’être dans les bourgades proches de Bint Jbeil, le bastion intégriste attaqué sans répit depuis une semaine par l’armée israélienne, les habitants qui n’ont pas fui organisent des patrouilles pour empêcher les combattants intégristes de déployer des armes (à partir des zones peuplées) et attirer sur leurs villages les foudres de Tsahal, souligne l’AFP.

Pour Ibrahim, un sexagénaire, qui a travaillé des années dans le Golfe et en Afrique avant de rentrer chez lui, cette précaution est arrivée trop tard.

Et c’est au plus noir d’une nuit récente que le malheur s’est abattu sur lui. « Il était une heure du matin, mercredi, et nous étions sans électricité. Nous avons entendu des gens parler : c’était les combattants du Hezbollah. Ils ont installé un lance-missiles sur le toit et ils en ont tiré au moins cinq », souligne-t-il.

Il ne lui restait plus qu’à fuir. « Nous sommes tous sortis pour courir nous abriter au bas du village », raconte Hassan devant les ruines noircies de sa maison. La frappe israélienne a détruit quatre autres habitations: celles de ses frères et de ses cousins, dont il ne reste que des pans de mur écroulés.

Pris dans le feu croisé d’une guerre qui n’est pas la sienne, Ibrahim, suivi de sa femme et de ses sept enfants, a rejoint la cohorte des déplacés qui, depuis plus de deux semaines, sont les victimes du face-à-face entre Israël et le Hezbollah.

Et il a gagné Rmeich, un autre village chrétien du secteur où des milliers d’habitants de la région se sont mis à l’abri. Il y a retrouvé bon nombre de ses voisins d’Aïn Ebel, à qui l’armée israélienne avait ordonné de partir en larguant des tracts les sommant de quitter leur village.

À Rmeich aussi, les combattants du Hezbollah sont venus tirer des missiles contre les positions de l’armée israélienne et contre le nord de l’État hébreu. Mais ils ne l’ont fait qu’une fois : « La semaine dernière, ils ont installé leurs lance-missiles entre les habitations », affirme un habitant de cette agglomération, qui se présente sous le seul nom de Tony. « Quand les Israéliens ont frappé, il y a eu quatre civils tués. » « Depuis, toutes les nuits, des jeunes gens patrouillent dans les quartiers pour empêcher que le Hezbollah ne vienne provoquer des morts », ajoute-t-il, cité par l’AFP.

Identifier les combattants n’est pas chose facile, assure l’un de ces jeunes gens : « Ils sont habillés comme nous, en tee-shirt et pantalon, mais d’autres sont en uniforme militaire. »

Selon d’autres témoignages, les combattants du Hezbollah tentent également d’empêcher les civils de quitter leurs villages : « Ils veulent nous empêcher de partir d’ici », affirme une femme de la région, qui ne veut pas dire son nom.


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© Primo, 01-08-2006

A propos des membres de la Finul tués

A propos des membres de la Finul tués

Après la malheureuse frappe israélienne qui avait coûté la vie à quatre membres de la Finul, Kofi Annan s’était empressé de dénoncer un acte délibéré de Tsahal. Cette accusation, alors qu’aucune enquête n’avait été débutée, est proprement scandaleuse et la précipitation du Secrétaire général des Nations Unies pour pointer du doigt Israël parait pour le moins suspecte.

Evidemment qu’Israël n’a aucun intérêt à viser quiconque d’autre que les miliciens du Hezbollah.

Or, nous venons d’apprendre que ces hezbollani s’abritent aussi derrière des postes onusiens. C’est ce dont se plaignait un des observateurs de l’ONUST (Organisation des Nations unies chargée de la trêve), le Major canadien Paeta Hess-von Kruendener dans un courriel au Major-General Lewis MacKenzie. Cet observateur jugeait "nécessaires" les ripostes israéliennes, soulignant qu’elles ne visaient pas délibérément des cibles non terroristes. Il a été tué avec trois de ses collègues lors du malheureux tir israélien dans le secteur de Khiam, au Liban-Sud. (Source Guysen)

M. Kofi Annan est prié de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de s’exprimer sur le conflit israélo-arabe.

Primo, 29 juillet 2006

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© Primo, 29-07-2006

Les nouveaux droits de l'Homme de l'ONU

Les nouveaux Droits de l’Homme de l'ONU.

La nouvelle organisation des Droits de l’Homme des Nations Unies perpétue de bien mauvaises habitudes.

L’ancienne formule suscitait déjà quelque méfiance, surtout en détaillant sa composition. Elle fut dirigée par la Lybie, grande protectrice, on le sait des Droits de l’homme, des Femmes et des infirmières bulgares.

La nouvelle formule n’est pas plus réjouissante. Israël, dés la constitution de cette « commission » savait qu’il ne pouvait rien en attendre de bon. La preuve en est apportée aujourd’hui.

Le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies a adopté jeudi 6 Juillet par 29 voix contre 11 et cinq abstentions une résolution qualifiant de violation des lois humanitaires internationales les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Mais de mention des pays arabes, point

Pour ce conseil des Droits de l’Homme, seul Israël se rend coupable de graves atteintes à ces droits.

La Suisse a bien proposé quelques amendements évoquant la responsabilité des groupes palestiniens armés mais le texte adopté reprend un amendement de la Conférence islamique (57 pays membres) qui a déposé le projet.

Le conseil, passant outre les amendements, "exhorte toutes les parties concernées à respecter la loi humanitaire internationale, à s'abstenir de toute violence envers les populations civiles et à traiter en toutes circonstances les combattants détenus en accord avec les conventions de Genève".

Israël est donc prié par ce Conseil de laisser massacrer, enlever ses citoyens sans dire un mot.

La Conférence Islamique, qui a proposé ce texte, en ressort toute ragaillardie avec le sentiment du devoir accompli.

Après leur sieste, les délégués de ce Haut Conseil se pencheront probablement sur les massacres perpétrés au Soudan par le gouvernement islamique et ses milices.

Mais ce n’est pas certain. La Conférence Islamique a d’autres urgences. Et c’est elle, en apparence, qui décide de l’ordre du jour pour les travaux de ce haut conseil.

De bien belles démissions de la pensée en perspective !

© Primo, 6 Juillet

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© Primo, 06-07-2006

Sdérot : attention à la riposte

Attention à la riposte

Le ministre de la Défense Israélien, A.Peretz, qui réside à Sdérot, a insinué qu'Israël pourrait opérer massivement contre les tirs de roquettes.

"Nous disposons de réponses aux tirs de roquettes et n'avons pas l'intention de tergiverser (...) Dans quelques dizaines d'heures, il y aura un changement drastique au niveau sécuritaire, et aucun des membres des groupes terroristes ne pourra jouir de l'immunité", a-t-il affirmé. "J'ai le droit moral d'agir contre le terrorisme, et je n'ai pas l'intention de faire de cadeau à qui que ce soit", a-t-il ajouté en brandissant la menace "d'opérations beaucoup plus musclées".

Israël va donc intensifier sa riposte à la multiplication des tirs de roquettes palestiniennes contre la localité de Sdérot, plus de 1000 tirs depuis 2000.

"Le Premier ministre, le ministre de la Défense (Amir Peretz), d'autres et moi-même sommes parvenus à la conclusion que personne ne sera à l'abri si le terrorisme des (roquettes) Qassam continue", a affirmé Tsahi Hanegbi, président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense.

Sdérot, ville morte

Tous les accès de Sdérot, décrétée "ville morte", ont été bloqués par des tracteurs et des barrières mobiles, où se sont rassemblés des habitants. "Nous exigeons la sécurité, rien d'autre", a affirmé Sarah Sasson, une habitante de 52 ans.

« Nous brûlerons des pneus, nous réveillerons ce pays. Que dois-je faire face à une ville en situation de guerre ? » a demandé le maire, Monsieur Moyal. Sous couvert d'anonymat, un fonctionnaire de la municipalité a assuré que 30% des habitants ont quitté Sdérot définitivement ou provisoirement. C'est le but recherché par les groupes terroristes.

Selon le quotidien Yédiot Aharonot, le général Dan Haloutz, chef d'état-major, et son adjoint, le général Moshé Kaplinsky, ont procédé lundi à des consultations intensives en vue d'une opération de grande envergure dans la bande de Gaza.

Couverture médiatique

Sdérot bloqué, c’est vraisemblablement pour ces raisons hautement sécuritaires qu’aucun journaliste occidental n’a pu envoyé des images aux rédactions françaises. Personne ne sait ce que vivent les habitants de Sdérot au quotidien.

A compter de ce soir, les opérations de Tsahal vont prendre une tournure qui génèrera des drames. Et les cameramen palestiniens travaillant pour Charles Enderlin et France 2 ne manqueront pas de les filmer.

Au besoin, on peut même compter sur eux pour inventer quelques scènes touchantes propres à réveiller la haine anti-israélienne.

Cela fera de l’audience pour les journaux de 20 h.

© Primo Europe, le 20 Juin 2006

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© Primo, 20-06-2006

Boutin et le printemps du Bourget

Boutin et le printemps du Bourget

Madame Christine Boutin est une fervente catholique. Nul n’en doute !

Elle est aussi un député de la République française laïque. Et nul ne doute encore qu’elle tente de transmettre sa flamme d’archéo-catholique à travers les projets de lois de l’Assemblée nationale, ni qu’elle tente de donner, en catimini, quelques coups de boutoirs au dogme républicain et précieux de la laïcité.

Madame Boutin a été la reine du rassemblement annuel de l’Union des organisations islamiques de France… et de Navarre qui vient de se tenir à la Courneuve. On l’a applaudie chaleureusement, se souvenant qu’elle défendait le port du voile à l’école, qu’elle fustigeait le Pacs…

On a encore applaudi un autre invité prestigieux, Dieudonné. Peut-être un lien secret unit-il Madame Boutin, héritière de la vieille droite française, à l’humoriste ?

On aura constaté que Madame Boutin est courageuse, qu’elle se lie facilement avec les bouffons publics.

Non, elle n’est pas bégueule, en bonne chrétienne ! Elle s’ouvre à tout, tant est grand son sens de la charité !

Il est néanmoins regrettable que la culture de Madame Boutin se borne au seul catéchisme, et que son catholico-centrisme ne lui ait pas permis de s’abreuver aux ouvrages qui relatent l’histoire de l’humanité, avec une étude attentive et scientifique des autres religions, dont bien évidemment, l’Islam.

Alors, si elle avait eu cette connaissance des peuples, de leur l’histoire, de leurs cultures, connaissance qui vivifie les humeurs dans lesquelles on macère par routine et par ignorance, peut-être aurait-elle saisi l’occasion, lors de ce rassemblement de l’UOIF, de demander grâce pour ses frères Coptes ;

Pour tous les Chrétiens que continue de persécuter l’Islam de part le monde ;

Pour tous ces Juifs que l’on honnit et dont on veut l’extermination ;

Pour ces textes soit disant sacrés et toutes leurs paroles antichrétiennes, antisémites, haineuses et intolérantes envers le reste de l’humanité ;

Pour toutes ces falsifications de la vérité et de la justice ;

Enfin, pour toutes ces législations antédiluviennes, archaïques et liberticides parties à l’assaut de la laïcité et des démocraties.

Madame Boutin a eu sa journée de gloire. Mais d’une gloire misérable qui ne l’honore pas. !

Elle oublie aussi qu’avec sa croyance au dogme de la Trinité, elle ne demeure qu’une vile et méprisable idolâtre aux yeux de ses adorateurs d’un jour…

Bérenger © Primo Europe

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© Primo, 11-05-2006

Le salopard !!!

Le salopard

Youssouf Fofana, le chef du Gang des Barbares fait reparler de lui...

Dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France", on apprend que Youssouf Fofana tente de proposer ses mémoires à un éditeur.

Après avoir organisé et participé à un enlèvement suivi d'un meurtre, aggravé d'actes de barbarie, celui qui faisait le V de la victoire, sourire aux lèvres, dans le commissariat de Côte d'Ivoire durant son arrestation prouve, s'il en était besoin, combien la sauvagerie le dispute chez lui au cynisme.

Fofana, emprisonné à Rouen, aurait demandé à un nouvel avocat de se mettre à la recherche d'un éditeur, voire de sociétés de production de films.

Avec du sang, un peu de meurtre, de la torture, les petites amies utilisées comme appât...les ingrédients sont réunis pour un bon film trash...

A moins qu'il ne veuille expliquer, par son livre, que c'est encore une fois la faute d'une société qui n'a pas su l'intégrer.

Le pire est qu'il ne faut se faire aucune illusion. Fofana aurait trouvé un éditeur...et un diffuseur...et un metteur en scène...et un producteur.

Pour l'instant, il semble qu'en droit français, cela n'aille pas sans poser quelques difficultés.

Pour les droits d'auteurs, il attendra donc encore un peu. Celui que la Tribu Ka prétendait défendre devra trouver un autre système pour payer son avocat.

Mais une certaine vigilance s'impose. L'organisateur de l'assassinat d'Ilan Halimi n'a pas dit son dernier mot, et les rapaces qui veulent faire du chiffre non plus.

Moralité : "Assassinez, il est sortira toujours quelque chose". De quoi susciter des vocations !

Il y a vraiment quelque chose de pourri qui fait mourir cette nation. Mais elle n'en est pas consciente.

Bah...Du moment que les célébrités sont sorties indemnes de la jungle brésilienne !

Pierre Lefebvre © Primo Europe



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© Primo, 04-05-2006

Fin de spectacle à Ivry

Pas de visa non plus à Ivry

Primo Europe publiait le 14 avril un article sur un projet de conférence à Ivry. Des personnalités palestiniennes étaient invitées à prendre la parole. Pas des moindres puisqu’il s’agissait de représentants du Hamas et d’un membre du groupe terroriste "les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa".

M. Salah Bardawil ne participera pas à ce meeting de « solidarité du peuple palestinien » à Ivry le 30 avril, non plus que Rabah Mhanna, du FPLP. Le gouvernement français n’a pas jugé utile de leur délivrer un visa touristique.

Bien évidemment, le CCIPPP, qui prétend protéger le peuple Palestinien, l’a fort mauvaise et fustige le gouvernement français.

« On comprendra qu’Israël, puissance occupante, réfute ce gouvernement qui refuse de reconnaître le fait colonial comme un état de fait. Mais que la France refuse de reconnaître l’expression démocratique de la volonté d’un peuple, constitue une inqualifiable violation du droit à l’autodétermination des peuples ».

Vocabulaire, syntaxe, tout y est. On voit par là qu’il est erroné de penser que tous les révolutionnaires sont plongés dans le formol. Il en reste quelques uns, tout à leur détestation d’Israël.

Ne leur demandez pas ce qu’ils pensent du Darfour. Ils ne savent pas si c’est un pays, un concept ou un produit ménager.

Enfin, Primo se réjouit de voir la mairie d’Ivry revenue à des sentiments plus équilibrés.

La CCIPPP (Campagne Civile Internationale de Protection du Peuple Palestinien) condamne l’atttitude de la mairie : « De même, nous regrettons que M.le maire d’Ivry ait jugé bon de refuser d’accorder une salle pour la réunion du 30 Avril ».

L’espace Robespierre à Ivry a failli devenir le lieu de la guerre, et non du dialogue. C’eût été dommage !

© Primo

Merci à Serge

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© Primo, 29-04-2006

Abbas prêt à négocier

Abbas prêt à négocier

Associated Press révèle quelques uns des propos de Mahmoud Abbas tenus lors de son voyage en Norvège.

Il a déclaré qu'il était prêt à conduire des négociations avec Israël. Le Hamas appréciera mais on peut en déduire que la guerre larvée que se livre le président et le Premier Ministre n'en est qu'à ses débuts.

"En tant que président de l'Organisation de libération de la Palestine, l'unique représentant légitime du peuple palestinien, et tant que président élu de l'Autorité nationale palestinienne, je suis prêt à immédiatement reprendre les négociations avec le gouvernement israélien".

"Il est important pour moi de clarifier un point: les élections législatives palestiniennes qui ont amené le Hamas au pouvoir, ne sont pas un obstacle à ces négociations", a-t-il souligné.

Quoiqu'on puisse penser du résultat de ces élections et de la manière dont elles ont été diversement interpretées, la cohabitation entre le Président et son Premier Ministre s'avère de plus en plus houleuse (toute ressemblance avec une situation récente en France est purement fortuite)

L'ONU, qui parfois, sait faire preuve de lucidité, a reconnu par la bouche de son coordinateur spécial Moyen Orient, Alvaro De Soto, que rien n'était joué.

« Il n'est pas exagéré de dire que la perspective de réaliser la solution de deux Etats [Israël et la Palestine], selon la voie tracée par la Feuille de route, se soient à présent réduites en raison d'une combinaison de facteurs ».

Qu'en termes élégants ces choses là sont dites...

S'achemine-t-on vers un scénario à l'Algérienne et une forme d'invalidation des résultats des élections comme le suggérait Primo il y a quelques semaines ?

Il est parfois des remèdes pires que le mal...

Mais dans le cas du Hamas, que peut-il y avoir de pire ?

© Primo, 26 avril 2006




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© Primo, 26-04-2006

Ne lisez pas ! C'était la mauvaise lettre !

Ah, ces postiers !!!

Kofi Annan a une lettre du Hamas entre les mains, mais ce n'est pas la bonne. Il y avait 2 versions. L'ONU aurait reçu la mauvaise.

Mais en qui avoir confiance ? Fichtre et Diantre ! le secrétariat est aux 35 heures ??? Un copié-collé qui n'aurait pas fonctionné ? Une secrétaire facétieuse ?? un postier distrait ???

Toujours est-il que le nouveau ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud al Zahar, dément avoir évoqué dans une lettre au secrétaire général de l'Onu une "solution à deux Etats" au Proche-Orient.

A Gaza, un responsable du Hamas a expliqué à Reuters que Zahar avait modifié une première version de sa lettre, en supprimant notamment les références à une "solution à deux Etats", mais que c'était la première version qui, par erreur, avait été adressée à Annan.

Lorsque le Hamas envoyait sa police des moeurs dans les rues de Gaza, nombres de femmes ont été battues pour une simple oeillade jugée inconvenante. On frémit en pensant au sort du postier qui aura envoyé la mauvaise version de la lettre.

Ce que l'on sait par contre, c'est que Mahmoud Al-Zahar avait bien évoqué son projet de se rendre en Chine à l'invitation des autorités chinoises. Las et patatras, la diplomatie chnoise nie toute invitation. Même chose pour l'Inde qui ne retrouve pas dans ses cartons la moindre invitation faite au Ministre du Hamas.

C'est la dure réalité de la politique. Il ne suffit pas de désirer quelque chose pour que celle-ci arrive. Depuis quelques semaines, en France, nos politiques ne le savent que trop.

A Gaza aussi, les CPE sont de sortie.

Les Palestiniens démocrates, laïques et cultivés doivent sentir le rouge de la honte leur monter aux joues. Nous voulons les rassurer. Il n'y a pas que chez eux que les ministres se prennent les pieds dans le tapis.

© Primo, 5 avril




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© Primo, 05-04-2006

Fofana : le droit doit être respecté

Fofana : le droit doit être respecté


Nous apprenons que l’avocat de Youssouf Fofana renonce à assurer la défense du chef du gang des barbares. "C'est un dossier qui prend des dimensions extraordinaires, explique-t-il. De tous les bords politiques et religieux, des gens pleins de souffrance m'appellent pour me dire qu'ils ne comprennent pas mon engagement. Je reçois des menaces déguisées. Je n'ai pas les épaules pour faire face à tant d'hostilité".

Dans le même temps, nous voyons circuler sur Internet, depuis quelques heures, des messages très agressifs, donnant l’identité de l’avocat, son lieu de travail et même son numéro de téléphone. Il y est toujours précisé que cet avocat est juif.

Certains de ces messages se terminent par une exhortation : " Réagissez !"

Réagir à quoi ?...

Ces méthodes de délation, ces appels au lynchage, ont quelque chose de proprement insupportable, qu’elles émanent de Juifs ou pas, quand on sait ce que la délation et le lynchage ont pu représenter pour les Juifs sous l’occupation.

Que veut-on ? Faire s’effondrer trente siècles de civilisation ? Répondre à la barbarie par la barbarie ? Peut-on, une fois pour toutes, faire la distinction entre la réaction épidermique naturelle que nous pouvons éprouver face à ces criminels, et la nécessité ABSOLUE que nos sociétés soient construites sur la notion de droit ? Partout où ces principes ne sont pas respectés, la loi de la jungle sévit et il n’y a aucun vainqueur, que des vaincus, du malheur et de la désolation.

Les plus grands criminels, Eichmann, Barbie, ont eu droit à un procès et à des avocats, parfois juifs. Ces procès, de plus, ont des vertus pédagogiques. Même si cette portée pédagogique n’atteint pas tout le monde, notamment des Fofana, y renoncer équivaut à s’attaquer aux fondements mêmes d’une civilisation née il y a bien longtemps, quelque part, non loin du sommet du mont Sinaï.

Primo-Europe, 5 mars 2006

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© Primo, 05-03-2006

De Djénine à Pantin

De Djénine à Pantin


Le 17 février 2006, était inhumé, au cimetière juif de Pantin, un jeune homme de 23 ans sauvagement assassiné après trois semaines de séquestration par des ravisseurs demandant une rançon à une famille pourtant modeste. Ilan Halimi avait subi, pendant ces trois semaines, un véritable calvaire : mutilations, plaies multiples à l’arme blanche, brûlures sur 80% de la surface du corps.

Il y a manifestement quelque chose d’atypique dans cet enlèvement dans la mesure où des kidnappeurs prennent, en général, soin de l’intégrité physique de leur proie afin d’en conserver, autant que faire se peut, sa "valeur marchande".

La victime était juive. Les ravisseurs étaient musulmans. Leurs revendications auprès de la famille s’accompagnaient d’allusions à la religion d’Ilan et ils récitaient des versets du coran lors des contacts téléphoniques avec les parents.

Après leur arrestation, les politiques comme les journalistes, y compris ceux des media juifs, ont, presque tous, tenu à nier la composante antisémite de ce crime en dépit d’évidences habituellement reconnues lorsqu’un crime raciste concerne un Arabe, un musulman ou un Noir.

Mais Ilan, n’en doutons pas, a surtout été torturé parce que juif.

Incontestablement, en février 2006, un nouveau palier a été franchi, faisant suite à une longue dégradation dont les causes sont facilement identifiables.

L’une d’entre elles est l’incroyable équation qui a vu le jour en 2002, avec la bénédiction de la presse écrite et audio-visuelle : Djénine = Auschwitz.


Jean-Pierre Chemla
© Primo-Europe
, 20 février 2006

Imprimer la page | Poster un commentaireJean-Pierre Chemla
© Primo, 20-02-2006

Discrimination positive

Discrimination positive


Le 13 février, une information fondamentale passait inaperçue dans nos médias. Pourtant, à la veille de la Saint Valentin, les jeans pour musulmans venaient de voir le jour dans les rayons de 40 supermarchés Carrefour italiens (1).

Contrairement à ceux destinés aux infidèles, les jeans musulmans sont-ils circoncis ? Au contraire : pas de déchirure ou de délavage pour les postérieurs mahométans, c’est le fabricant qui le dit. Et il ajoute que "inspirés de l'islam et de la culture arabe de tous les jours", ses produits sont larges et à taille haute et facilitent la prosternation lors de la prière.

De surcroît, joignant le mercantile au prosternable, il a gravé le nom de son entreprise (Al-Quds, c’est-à-dire Jérusalem en version sous-titrée arabe) en vert sur une poche. Oui en vert, comme l’islam. Quelle créativité : chapeau bas, l’entrepreneur !

Oups… L’auteur du présent texte n’étant qu’une femme, c’est-à-dire moins de la moitié d’un homme, elle présente ses excuses pour avoir utilisé un couvre-chef inapproprié. Les couvre-chefs, comme leur nom l’indique, sont faits pour les chefs. Pour les sous-hommes (oui, dans ce sens-là aussi !), il existe des foulards, hidjabs, tchadors et autres burqas : elles sont d’une coquetterie, ces bonnes femmes !

Question sémantique : lorsqu’une femme est prise d’admiration devant le génie masculin, doit-elle s’écrier : "foulard bas !" ? Et si elle le fait, ne risque-t-elle pas qu’un malentendant comprenne "à bas le foulard" et ne lance immédiatement une protestation mondiale ? On a vu des antiracistes de la plus belle eau se voir attribuer une réputation d’islamophobe pour moins que cela. De quoi perdre les pédales (aie! Je vais avoir les lobbies homos sur le dos, maintenant. Enfin, du moment qu’ils ne descendent pas dans le bas du dos...)

Liliane Messika © Primo-Europe, 14 février 2006

(1) Source Saphirnews.com

Imprimer la page | Poster un commentaireLiliane Messika
© Primo, 14-02-2006

Ahmadinedjad revendique le droit à la bombe nucléaire

Ahmadinedjad revendique le droit à la bombe nucléaire


Pour défendre leur dossier nucléaire, les dirigeants iraniens jurent par leurs grands dieux qu'ils ne cherchent à développer que la branche civile de ce programme dans le but de disposer d'énergies alternatives lorsque le pétrole viendra à manquer. Et si le Conseil de Sécurité n'est pas encore passé à des mesures coercitives, c'est grâce à l'habileté des émissaires iraniens qui parviennent à semer le doute sur les intentions de la "République" des mollahs.

Ce doute n'a plus lieu d'être:

Déclaration du président Mahmoud Ahmadinedjad ce mercredi 30 novembre 2005:

"La propagande internationale et la pression politique n'affecteront pas la volonté de l'Iran d'obtenir la technologie nucléaire...Ceux dont l'arsenal regorge d'armes de destruction massive tentent de priver le peuple iranien de ses droits. Le peuple ne permettra pas que l'on piétine ses droits"...

"de ses droits" se rapportant à "armes de destruction massive".

On ne peut être plus clair...


Primo-Europe
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© Primo, 01-12-2005

Le Monde change, c'est l'AFP qui le dit !

Le Monde change, c'est l'AFP qui le dit

PARIS (AFP) - Le Monde, célèbre quotidien français fondé en 1944, lu par les leaders d'opinion français et européens, adopte lundi une nouvelle formule après sa mise en cause par un livre très critique, et face à la concurrence d'internet et des journaux gratuits.

"Peser le juste poids des choses", "donner des clés" et "retisser des liens de proximité", tels sont les maîtres-mots de la nouvelle formule élaborée par un groupe de réflexion, avec des lecteurs.

Le "nouveau" Monde se veut "un journal fiable, vivant, différent, surprenant, gratifiant pour le lecteur".

Puisque c'est l'AFP qui affirme que le Monde sera fiable, il n'y a aucune raison de ne pas la croire.

"Fiable, différent, surprenant"...N'en jetez plus !

Nous sommes impatients de le vérifier !

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© Primo, 03-11-2005

Serge Martin

Monsieur le Médiateur de RFI,

Je suis une nouvelle fois révolté par la façon dont les informations sur le conflit proche-oriental sont rapportées sur votre antenne.

Ainsi hier, au sujet de l'attentat de Hadera, votre journaliste a annoncé qu'il s'agissait de représailles à l' "assassinat" d'un Chef du Jihad Islamique quelques jours plus tôt.

Même si cela est la version "officielle" de ce groupe terroriste, la moindre des choses de la part d'un journaliste objectif et professionnel aurait été de rappeler que ce chef terroriste a été tué alors qu'il ouvrait le feu sur les militaires venus l'arrêter; et de rappeler aussi que si les militaires étaient venus l'arrêter, c'était justement parce qu'il était responsable de précédents attentats terroristes à l'encontre de civils israéliens.

Mais en ne donnant que la version du Jihad, pour un auditeur qui n'est pas entièrement au fait de ces informations, ce sont donc bien les Israéliens les "assassins".

De plus, il a aussi été dit qu'il s'agissait du premier attentat depuis le retrait de Gaza. Ainsi pour vos journalistes, l'assassinat la semaine dernière de deux jeunes femmes et d'un garçon de 14 ans ne constitue pas un attentat. Le fait qu'ils aient été assassinés par balle et non par bombe semble faire une différence chez vous. Les attentats perpétrés avec des fusils sont ainsi qualifiés d'"attaques", terme beaucoup plus glorieux et valorisant pour leurs auteurs.

Par ailleurs, les victimes de cette précédente "attaque" ont été qualifiés systématiquement de "colons" sur votre radio et à aucun moment l'identité ni l'age des victimes n'a été donné sur votre antenne. Comme pour minimiser l'ignominie de ce crime.

Enfants victimes qualifiés de "colons", attentats terroristes qualifiés d"attaques", et Israéliens en légitime défense qualifiés d"assassins", la terminologie utilisée par RFI ne serait-elle pas le reflet d'un certain parti pris ?

Serge Martin

Imprimer la page | Poster un commentaireTerminologie tendancieuse
© Primo, 28-10-2005

L'AFP, porte coton de Saeb Erekat

L'AFP, porte-coton d'Erekat

Crime humanitaire...

Saeb Erekat, entre deux rendez-vous dans les palaces palestiniens s'en étranglerait presque de rage. Le pauvre petit n'en peut plus de colère. Trépignant, ses petits poings serrés, il exhale une fureur vindicative, ce qui lui vaudra la reconnaissance de la rue palestinienne, et, peut être, ce n'est pas à négliger, un poste dans le prochain gouvernement pro-Hamas.

A quoi est due cette grosse colère ? Au fait que les Israéliens, plus que jamais méfiants, mais on le serait à moins, envisagent un plan de circulation obligeant les voitures palestiniennes à emprunter un trajet différent des voitures israéliennes. Ce n'est qu'un plan à l'essai, une sorte de test, une étude de faisabilité, comme on dit dans les cabinets de conseil et d'audit. "Ce serait un crime humanitaire", s'écrie Saeb Erekat.

Gouverner c'est prévoir

Il n'y a rien de fait. C'est un plan qui est mis à l'étude depuis quelques mois. Mais il fait partie des options qu'Israël analyse sérieusement. Un plan vigipirate, en quelque sorte. Ce type de plans qu'un gouvernement, élu et responsable, se doit de mettre en place pour protéger sa population.

C'est une notion qui échappe pour l'instant à l'Autorité Palestinienne, incapable de protéger les Palestiniens contre les groupes armés extrémistes. Les Palestiniens se plaignent de plus en plus ouvertement de l'anarchie qui règne dans les territoires.

Khaled Duzdar, co-directeur palestinien de l'IPCRI (Israel/Palestine Center for Research and Information lire), dénonce même les pratiques mafieuses des policiers de l'Autorité Palestinienne.

Mais cela n'entame pas la bonhomme compréhension de l'AFP vis à vis des politiques palestiniens. L'AFP reproduit et donne aux discours exaltés de Saeb Erekat le retentissement qu'il convient. Et ce "négociateur en chef" palestinien acquiert aussitôt, par la bonne grâce de l'AFP, une stature internationale.

Apartheid

"Si ce plan est appliqué, il y aura deux systèmes de routes, pour Israéliens et Palestiniens, suivant un système d'apartheid qui était en vigueur en Afrique du Sud", a déclaré mercredi à l'AFP le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat.

Après le magouillage de Durban, qui a si bien fonctionné auprès des populations romantiques d'occident, revoici l'Afrique du Sud ! Et Saeb Erekat aurait tort de se priver puisqu'il trouve toujours oreille ouverte et complaisante à l'AFP, l'Agence France Presse.

Simple calcul

Il faudrait s'interroger sur les degrés de complicité, d'amitié idéologique qui existent entre certains membres de l'Autorité Palestinienne et certains rédacteurs de cette agence, au pouvoir de nuisance plus évolué que le sens de la déontologie.

Et calculer le nombre de mots repris sans commentaires ni analyse pour les Palestiniens et les Israéliens. Il n'y a pas photo ! Dès qu'une personnalité palestinienne fait une déclaration, l'essentiel figure en bonne place sur les dépêches de l'AFP. Les ministres israéliens qui tentent d'expliquer leur politique ne disposent, eux, que de quelques extraits, soigneusement édulcorés.

Ce qui fait de l'AFP le porte-coton attitré de Saeb Erekat

Qu'est ce qu'un porte-coton ? L'expression fait naître des sourires de mépris. On sait vaguement qu'elle désigne quelqu'un qui, obséquieux à l'extrême, sert son maître jusqu'à l'humiliation.

Nous sommes encore loin du compte. Au temps de la grandeur versaillaise, celle qui fait dire à la France qu'elle a pu exister un jour dans l'Histoire, le palais de Louis XIV présentait l'inconvénient majeur de ne pas disposer de lieux d'aisance. Les architectes distraits et n'ayant pas accès aux archives de Rome ou d'Amérique du Sud n'avaient pas jugé bon de doter le Palais de ces endroits propres à accueillir les fesses royales.

Le Roi-Soleil, fort dépité, devait donc accomplir ses besoins naturels un peu n'importe où dans le Palais. Mais il ne pouvait exiger d'esquinter les murs de sa modeste demeure en plantant, ça et là, de ces dévidoirs de papier, fort utiles en certaines circonstances, mais tout à fait disgracieux sur les murs de la Galerie des glaces, par exemple.

Il eut alors une idée géniale : il donna à un membre de sa cour le privilège de le suivre dans chacun de ses déplacements en portant, au bout d'une canne, un morceau de coton. Ce personnage devait alors - pardon pour ces détails - essuyer les augustes fesses à l'aide de cet ustensile suite à la royale défécation. A Versailles, on ne devait pas sentir que l'odeur des parquets cirés au temps de Sa Grandeur.

Ce qui, soit dit en passant, laisse rêveur sur la capacité que peut avoir l'homme à se soumettre avec bonheur aux tâches les plus ingrates ! Le capitalisme sauvage, le communisme le plus sectaire en savent tous deux quelque chose.

Une m....royale !

Les éructations de Saeb Erekat sont à peu près du même tonneau. Et il se trouve toujours - c'est du reste étonnant - une agence France Presse pour donner à ses propos le plus grand retentissement.

Lorsqu'il est interrogé par quelques journalistes espiègles sur la mort de 3 adolescents israéliens, Erekat affirme qu'il s'agit d'un tir "malencontreux". Mais, lorsqu'il est question de circulation routière, c'est un "crime humanitaire" revenant à infliger une "punition collective" à la population palestinienne.

Lorsque Saeb Erekat n'aura plus que les problèmes de sécurité routière à gérer, on pourra affirmer qu'il y a eu d'immenses progrès sur la question d'une juste Paix au Proche Orient.

Mais, dans ce cas, l'AFP n'aura plus de fesses à torcher !

Ce jour là, s'il advient, elle va être triste, l'AFP !

Pierre Lefebvre @ Primo Europe

 

Imprimer la page | Poster un commentairePierre Lefebvre
© Primo, 20-10-2005

France 2 : tiens, tiens ?!

Pujadas et le principe de réalité

Lundi 17 octobre : reportage de France 2 sur les récents drames au Moyen Orient. Et France 2, tout à fait conscient de la présence de Mahmoud Abbas à Paris balance un reportage concernant l'incurie de l'Autorité Palestinienne à traiter le problème de la violence à GAZA.

Les termes de "corruption" et de "faiblesses" du régime palestinien ont été clairement utilisé par David PUJADAS.

Les terroristes coupables d'avoir ouvert le feu sur un groupe d'Israéliens ont été appelés par leur nom : des terroristes.

FRANCE 2 serait il gagné par le principe de réalité ?

Daniel L.

Imprimer la page | Poster un commentaireDaniel Lefebvre
© Primo, 18-10-2005

Massacre au Soudan

Massacre au Soudan

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a menacé d'arrêter de fournir des vivres aux réfugiés du Darfour si l'insécurité persiste dans cette région occidentale du Soudan en proie à la violence depuis février 2003.

"Tant que l'insécurité persiste, la communauté internationale ne peut pas fournir l'assistance dont des centaines de milliers de personnes ont désespérément besoin. Il incombe au gouvernement du Soudan de garantir la sécurité de tous ses citoyens", a déclaré le chef du HCR, Antonion Guiterres, cité dans un communiqué publié jeudi à Paris.

La menace du HCR intervient après une attaque perpétrée la veille contre un camp abritant des milliers de déplacés internes dans la région du Darfour.

Selon le HCR, 250 à 300 cavaliers arabes armés, à cheval ou à dos de chameau, ont attaqué mercredi après-midi le camp d'Aro Sharow, dans la partie nord du Darfour mercredi après-midi.

Les assaillants auraient mis le feu à environ 80 abris de fortune, soit près d'un quart des habitations du camp, faisant 29 morts et 10 blessés graves.

Mais le Soudan nie farouchement

Réagissant à une observation du conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur la prévention des actes de génocide, le Soudan a rejeté lundi toute idée de génocide et de nettoyage ethnique qui auraient eu lieu dans le Darfour, la région troublée de l'ouest du pays.

C'est en février 2003 que la guerre civile avait explosé dans cette zone aride après que deux groupes rebelles eurent pris les armes pour tenter de mettre un terme à ce qu`ils qualifiaient de "marginalisation et négligence" des populations du Darfour par le gouvernement de Khartoum.

Primo, 29/09/05

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© Primo, 01-10-2005

Douste-Blazy, Paris et...Londres

Douste-Blazy est jaloux de la perfide Albion

Petit incident diplomatique durant la visite du ministre des Affaires étrangères français, Philippe Douste-Blazy, en Israël. Le Canard enchaîné rapportait dans son édition de mercredi que le ministre avait commis une petite ‘’bourde historique’’ lors de sa visite à Yad Vashem.

Le ministre s’était étonné, en observant une carte d’Europe faisant figurer l’assassinat des Juifs d’Europe pays par pays, qu’aucun ne vienne d’Angleterre:

"Il n'y a pas de juifs tués en Angleterre ?", a t'il demandé au conservateur du Musée de la Shoah. Le conservateur, quelque peu surpris, lui a répondu : «Mais, monsieur le ministre, l’Angleterre n’a pas été envahi par les nazis !»

Douste-Blazy, loin de se démonter, lui a alors rétorqué : «Mais n’y a-t-il pas eu de juifs expulsés d’Angleterre ?».

Nous suggérons à notre Ministre Etranger aux Affaires...pardon...des Affaires Etrangères de faire un tour du côté de Drancy afin de parfaire ses connaissances historiques. Cela peut toujours servir dans les Chancelleries.

Nous tenons à signaler à Monsieur Douste Blazy que Drancy est dans la banlieue de la capitale.

Paris, bien sûr, pas Londres.

Primo - (avec A7 et Le Canard)

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© Primo, 21-09-2005

Hamas et double langage

Hamas et le double langage

Le porte-parole du ministère palestinien de l'Intérieur, Taoufik Abou Khoussa, a déclaré que des activistes du Hamas avaient blessé trois membres du Fatah, dont ils auraient également brûlé trois véhicules. "Le Hamas tient un double langage. Tout en parlant d'accalmie, il conduit des actes qui attise la tension interne", a-t-il déclaré.

Les forces de sécurité palestiniennes et des militants du Hamas ont encore échangé des tirs dans la bande de Gaza, malgré la présence de médiateurs égyptiens s'efforçant de mettre fin au plus grave épisode de violence interpalestinienne depuis des années.

Onze membres des forces de sécurité et deux hommes du Hamas ont été blessés dans ces affrontements qui ont commencé dans le camp de réfugiés de Djabalyia, alors que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, était en visite à Gaza.

Cette recrudescence des affrontements complique la tâche des médiateurs égyptiens, dépêchés sur place la semaine dernière pour arbitrer un conflit déclenché par une intervention des forces de sécurité palestiniennes afin empêcher le Hamas de tirer des roquettes sur Israël.

Bien évidemment, le Hamas rejette la responsabilité de ces actes de guérilla sur l'Autorité Palestinienne en parlant de réponses à des provocations.

Avec les mouvements islamistes, tout est provocation. Le moindre désaccord est synonyme d'atteinte aux droits les plus fondamentaux. Les mouvements islamistes ignorent la vertu du dialogue. Mieux que l'ignorer, il le refuse. Ce n'est ni dans leur culture, ni dans leur projet de société.

On attend encore une réaction de la diplomatie française. Le Hamas est-il oui ou non un mouvement terroriste ? L'Autorité Palestinienne semble avoir quelques idées la dessus. Sans doute pourrait-elle utilement en faire part aux éminences grises du Quai d'Orsay !

Primo, le 19 juillet 2005

 

 


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© Primo, 19-07-2005

Toute la Palestine sera musulmane

Le Hamas : «toute la Palestine sera musulmane»

Pas de bémol, de signe de modération d’aucune sorte dans le discours extrémiste du Hamas Les terroristes continuent d’ignorer les consignes de l’Autorité palestinienne et de porter insulte à Israël. La perspective du scrutin à venir n’a pas remis dans le rang l’organisation qui crache son venin à tous vents.

Mahmoud A-Zaar, un chef du Hamas, s’est fait fort de rappeler dans le quotidien italien Corriere Della Sera, qu’il n’était pas question de réaliser «le moindre compromis sur la Palestine». Il a, entre autres, refusé de condamner les attentats en Grande-Bretagne, qui se sont produits au moment de l’interview, et très clairement appelé à la destruction d’Israël et des Etats-Unis

A la question : «le Hamas est-il prêt à la coexistence avec Israël dans les frontières de 67 ?», la réponse du chef terroriste a fusé : «Non, jamais Cela ne peut-être qu’une solution provisoire de cinq à dix ans. Au final, toute la Palestine sera musulmane et Israël disparaîtra de la surface de la terre»

Concernant la poursuite des attentats terroristes contre Israël, il soutient que la violence ne viendra pas d’abord du Hamas, mais sera une réponse aux actions de Tsahal «Nous ferons notre possible, dit-il, pour ne pas gêner le retrait israélien. Qu’ils dégagent et aillent au diable déjà !». Selon lui, le vrai problème se posera au lendemain du retrait : «Dans le c¦ur de tout Palestinien, la libération de Gaza ne peut venir sans celle de Jérusalem et de la Judée-Samarie»

S’en prenant à l’ «hégémonie prétentieuse américaine», il prédit la chute des Etats-Unis dans moins d’un siècle. Refusant de condamner véritablement les attentats de Londres, il s’est justifié : «Je n’ai pas entendu beaucoup de condamnations lorsque Israël a tenté de m’assassiner en septembre 2003 en tirant des missiles et ont tué ma femme et l’un de mes fils à ma place ».

Le ministre des Affaires étrangères Sylvan Shalom compte partir en campagne contre le Hamas Plusieurs hauts responsables de l’Union Européenne ont reçu une traduction des positions officielles de l’organisation terroriste qui prône la destruction d’Israël.

Aroutz 7

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© Primo, 14-07-2005

Tuer le plus de Juifs possible...

Elle voulait tuer ceux qui l'ont sauvé

Metula News Agency donne quelques détails sur cette femme palestinienne, Wafa Samir Ibrahim, qui a voulu perpétrer un assassinat de masse dans un hôpital israélien. Après une dizaine d'interventions chirurgicales, Wafa commençait à être connue des services de sécurité.

[...] cette femme de 21 ans, dont la vie avait été sauvée par les médecins de l’Hôpital Soroka de Beer Sheva, des suites de l’explosion d’un ballon de gaz domestique, et qui s’est fait intercepter à la fouille, avec 10 kg d’explosifs dans son pantalon. Elle était en route, pour le compte des Brigades Yasser Arafat du Fatah, afin de se rendre à l’hôpital où elle avait été soignée et de s’y faire sauter.

Faute de pouvoir empêcher de tels actes, catégoriquement ignobles, et faute de contrôler ce qui se passe dans le Fatah même, voire de se séparer à grand bruit de ses éléments terroristes et de les combattre, à quel titre pourrions-nous réclamer des Israéliens qu’ils assouplissent leurs checkpoints ? Sans compter qu’à l’Hôpital Soroka travaillent des centaines de médecins et d’employés musulmans et même des Palestiniens de Gaza, qui auraient compté parmi les victimes. (Sami El Soudi)

Autre information

Une jeune femme de 21 ans venue suivre un traitement médical en Israël avait pour réelle intention de commettre un attentat kamikaze. Déjà soignée dans l’hôpital Soroka de Beersheva (pour des brûlures dues à un accident domestique), elle devait y subir un nouvel examen le lundi 20 juin. L’armée israélienne a repéré la jeune femme au passage d’Erez, au Nord de la bande de Gaza, grâce à des systèmes électroniques. Se sentant repérée, elle a tenté sans succès d’actionner la ceinture d’explosifs de 10 kg qu’elle portait sur elle, avant d’être interceptée par Tsahal.

Son interrogatoire a révélé qu'elle avait été envoyée par les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa pour se faire exploser dans l'hôpital même. La jeune femme était munie d'un permis d'entrée en Israël pour son suivi médical.

Peu avant son passage à l’acte, Israël, doté des renseignements précis du Shabak (service du renseignement intérieur), avait transmis aux autorités palestiniennes des informations sur cette tentative d’attentat. Mais rien n’a été fait côté palestinien pour l’empêcher. Malgré cela, l’armée a déclaré faire « la distinction entre les groupes terroristes qui veulent perpétrer des attaques et les civils palestiniens qui veulent gagner leur vie ».

Il est très choquant d’apprendre que la terroriste voulait commettre un attentat dans un hôpital, celui-là même où quelques mois plus tôt des médecins et infirmières israéliens lui avaient sauvé la vie.

Soigné mais haineux quand même

Il y a eu par le passé plusieurs tentatives de la part d’organisations terroristes d’exploiter les besoins médicaux de Palestiniens. Certaines ambulances du Croissant rouge ont même été utilisées pour transporter des explosifs (par exemple le 27 mars 2002, un Palestinien transportant une ceinture d’explosifs et plus de 10 kg d’explosifs dans une ambulance du Croissant rouge est arrêté par Tsahal au Nord de Jérusalem). Parmi les faits les plus récents :

- Hamed A-Karim Hamed Abu Lihiya, résident de Jabaliya, arrêté le 20 décembre 2004, a révélé que le Hamas l’utilisait comme « agent dormant » : lui ayant fourni de faux papiers médicaux le donnant pour atteint d’un cancer devant se faire soigner en Israël, il passait de la bande de Gaza en Israël. Il devait rejoindre un complice pour commettre une attaque terroriste en Israël.

- En Décembre 2004, Hassan Tom entre en Israël depuis l’Egypte (via le passage de Rafah) grâce à un certificat médical. Il admettra qu’il devait assassiner un Israélien et cacher son corps pour faire « monter les enchères » lors des négociations israélo-palestiniennes en cours pour la libération de prisonniers. Il devait en plus saboter la ligne de train près de Netanya.

- Machmad Bachitsi, un Palestinien de Gaza, avait reçu en Mars 2005 l’autorisation de quitter Gaza grâce à un faux diplôme de médecin spécialiste des reins. Il a été arrêté à Ramallah où il planifiait en réalité un attentat kamikaze en Israël, préparé par le Hamas.



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© Primo, 24-06-2005

Arafat : ou sont passés les 800 millions ? - Pierre Lefebvre

Ma cassette !

Un journal allemand pose la question importante concernant Yasser Arafat : que sont devenus les 800 millions de dollars disparus dans les méandres de l'autorité Palestinienne ?

Certes, les 100.000 euros par mois versés à son épouse qui habite Paris dans de somptueuses demeures ne peuvent expliquer la disparition d'une somme aussi importante. D'autant que Madame Suha Arafat aurait depuis 2 ans la nationalité française et qu'un tel apport non justifié sur ses comptes en banques n'aurait pas manqué d'intriguer les services fiscaux, toujours prompts à vérifier la gestion des particuliers les plus aisés.

Guysen nous révèle que l'Autorité palestinienne tente de localiser quelques huit cents millions de dollars disséminés dans différents comptes à travers le monde par Yasser Arafat. (Guysen.Israël.News)

Mohamed Rashid, l'un des proches conseillers du raïs, a affirmé pouvoir localiser deux cents millions de dollars, le reste de la somme demeurant un secret connu seul de Yasser Arafat, qui refuse pour le moment de partager.

De là l'empressement autour du vieux Raïs au moment où on le crut à l'agonie. Yasser Arafat, homme comme toujours sans scrupules, surprend son monde et n'entend donner à personne la clé des coffres.

On l'a connu moins discret et moins économe, surtout lorsqu'il s'agissait de récompenser les famille des auteurs de attentats-suicides lorsque ceux ci avaient réussi.

800.000 dollars, cela fait quelques puits, quelques écoles et suffisamment de salaires de professeurs palestiniens, mais personne n'a jamais vu un cadeau d'Arafat, surtout ceux dont il dirige la vie depuis bientôt 40 ans.

Primo

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© Primo, 01-11-2004

L'Europe à la portée des missiles nucléaires iraniens

portée shahab
L'Europe à la portée des missiles nucléaires iraniens


La revue militaire de référence, Jane's Missiles & Rockets, a déclaré cette semaine qu’à la suite de ses essais militaires en septembre, l’Iran revendiquait à présent une portée de 2.000 km pour son missile Shahab 3.

Ceci met – pour la première fois – une partie de l’Europe à la portée de ces missiles stratégiques, pouvant transporter une ogive nucléaire d’une tonne.

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© Primo, 30-10-2004

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