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L'UNESCO
dont l'objet selon son statut constitutif est de « contribuer au maintien
de la paix et de la sécurité en resserrant, par l'éducation,
la science et la culture, la collaboration entre les nations, afin d'assurer
le respect universel de la justice, de la loi, des Droits de l'homme et des
libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de genre,
de langue ou de religion, que la charte des Nations Unies reconnait à
tous les peuples » vient de franchir une nouvelle étape dans
sa dégradation morale et juridique.
Le 11 novembre, l'Unesco a coopté
la Syrie de Bachar El-Assad dans une commission dont le rôle essentiel
concerne les Droits de l'Homme (lire
sur Primo).
Ainsi un régime criminel, qui au
quotidien assassine son peuple (plus de 3500 morts) est désormais intronisé
par l'UNESCO dans un rôle emblématique de défense des valeurs
supérieures de l'humanité.
Quelle honte ! mais peut-on s'étonner
?
Très récemment l'UNESCO
avait déjà, avec un mépris profond du Droit international,
accepté comme membre un non-État, sans frontières, nanti
d'un gouvernement bicéphale réglant les litiges entre ses deux
têtes, par l'assassinat.
Peut-on encore s'étonner lorsque
l'on se souvient que l'UNESCO a décerné le Prix UNESCO-BILBAO
à Stéphane Hessel, falsificateur de l'Histoire. Il vient, parce
qu'il a été confondu, de reconnaître qu'il n'est pas co-auteur
de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
Pendant de nombreuses années il
avait laissé s'accréditer l'idée d'une paternité
infirmée par les faits.
Le site du Ministère des Affaires
Etrangères (France Diplomatie), consulté ce 25 novembre, présente
toujours Stéphane Hessel comme « ayant participé à
la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ».
Stéphane Hessel encouragé
par l'UNESCO est aussi un vecteur de la haine irrationnelle et aveugle anti-israélienne.
Dans le domaine des Droits de l'Homme,
l'Unesco devrait assurer la promotion de l'éducation et de la culture.
Pouvons-nous désormais enseigner aux élèves des lycées
que l'UNESCO favorise la promotion des Droits de l'Homme ?
Quant à sa mission, qui consiste
à favoriser la coopération internationale, l'UNESCO remplie-t-elle
son rôle ? Contribue-t-elle au dialogue, à la controverse rationnelle
? Ou au contraire l'UNESCO, au détriment de la recherche de décisions
consensuelles, fondement de la démocratie, favorise-t-elle les régimes
totalitaires ?
Charles MEYER
Vice-Président
Exécutif de France-Israël
Reproduction de l'article
paru sur le site de France-Israël© www.france-israel.org
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