Primo a la tristesse
de vous informer du décès d'un ami de toujours,
membre fondateur de Primo et compagnon de lutte

"Meurs et survis dans ce qu'il te reste de ton
oeuvre" (d'après Léonard de Vinci)
Gérard Huber
psychanalyste, écrivain,
est décédé le 24 novembre 2011.
Les obsèques auront lieu le lundi 28 novembre 2011 à 15h30
au cimetière parisien de Bagneux.
http://www.gerardhuber.fr/
Son dernier livre (octobre 2011)
Le
mot de l'éditeur
Dans La Résistance comme alibi
de la résistance à Israël, Gérard Huber déconstruit
les sophismes de trois champions de l’anti-israélisme primaire
: Edgar Morin, Stéphane Hessel et Alain Badiou.
Il démontre notamment comment,
chacun à sa manière, instrumentalise le discours de la «
Résistance » pour tenter de saper les fondements de la légitimité
de l’État d’Israël.
Outre l’originalité du sujet,
il situe aussi la controverse dans l’histoire des idées qui mit
en présence la Résistance et la Résistance juive, dès
1940, ainsi que dans l’histoire politique qui, au lendemain de la guerre
de 39-45, vit les Résistants accompagner l’Etat d’Israël
(dans lequel ils voyaient bien souvent une continuation de l’action de
« Résistance ») jusqu’en 1967, date à laquelle,
certains prirent de la distance, pour, finalement, se parjurer, au prétexte
qu’Israël devenait une puissance d’occupation.
Le témoignage de Gérard
Huber
A l’approche de la foire d’empoigne
qui va se dérouler dans le cadre de l’ONU après que, dans
la seconde partie de septembre, l’Autorité Palestinienne aura eu
déposé sa demande de reconnaissance de l’Etat palestinien,
il devient de plus en plus clair que, bien souvent, c’est la passion plutôt
que la raison qui emporte les positions des uns et des autres.
Depuis de nombreuses années, j’explique
comment, en prenant le parti de la raison, non seulement on n’est pas
un « idiot utile » pour les Israéliens ou pour les Palestiniens,
lorsque l’on défend le projet politique d’une paix entre
deux Etats, mais encore qu’on fait preuve de sa capacité personnelle
à surmonter les facteurs irrationnels qui pourrissent la situation.
On trouvera une analyse détaillée
de cette guerre en conclusion de mon livre Guérir de l’antisémitisme,
et de la solution possible de l’Union d’Etats, dans mes articles
dans Les Cahiers Bernard Lazare.
Mais, à présent, j’ai
décidé d’aborder de face un de ces facteurs irrationnels
qui est ancré dans la grande Histoire de la France : j’ai nommé
la perception d’Israël par ceux qui se revendiquent comme héritiers
de la Résistance en France.
Cette perception a évolué,
et il est difficile de comprendre pourquoi certains authentiques anciens résistants
ou fils ou filles de résistants en veulent à ce point à
Israël. C’est pourquoi, je tente, dans mon nouveau livre de l’expliquer.
Et j’essaie de leur ouvrir les yeux.
La Résistance comme alibi de la
résistance à Israël, dont j’ai déjà parlé
sur mon site, est publié par les Editions du Bord de l’eau. Il
est d’ores et déjà possible de l’acheter en se rendant
sur le site de cet éditeur.
C’est un livre d’idées
dans lequel je démontre que les sophismes anti-israéliens utilisés
par d’anciens résistants que sont Edgar Morin et Stéphane
Hessel, ou fils de résistant, comme Alain Badiou, n’ont pas pour
seul effet de tenter de stériliser la réflexion sur la perfectibilité
démocratique d’Israël (dont la révolte sociale est
une des preuves les plus récentes) et sur son rôle au Proche-Orient,
mais de faire passer en contrebande les arguments les plus éculés
sur la non-spécificité du peuple juif et le souhait que celui-ci
n’ait plus rien à dire, compte-tenu de sa propre diversité,
dans le cadre de la mondialisation.
Pour vous procurer ce livre, Editions
le Bord de l'eau
Gérard
Huber est psychanalyste et spécialiste de la bioéthique, il a
publié de nombreux ouvrages notamment L’Homme Dupliqué,
l’Archipel (2000), Guérir de l’antisémitisme,
Le Serpent à Plumes (2005), et Ce quelque chose de juif qui résiste
(Le Bord de L'eau, (2008).
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