Il y a des communistes, des capitalistes,
des istes de tout poil dont les positions évoluent peu ou prou
avec les événements historiques. Un seul groupe reste immuable,
campé droit dans ses bottes vert-de-gris quoi qu’il arrive, c’est
celui des antisiomites.
Oui, vous avez bien lu, antisioMites,
avec un M (copyright Alain Legaret, lire).
Comme leur nom l’indique, les antisiomistes
se caractérisent par leur haine envers Israël et son peuple, à
qui ils reprochent, au sens littéral, tout et son contraire : d’avoir
inventé le communisme, d’avoir inventé le capitalisme, de
ne penser qu’à eux et de toujours soutenir les révolutions,
d’avoir un passé établi de 5000 ans d’histoire et
d’être une parenthèse...
Les antisiomistes accusent un «
puissant lobby juif » d’être à l’origine du silence
des médias sur les innombrables méfaits de l’Etat juif.
En témoignent les 51000 références
quand on google « Israël ne respecte pas les résolutions
de l’ONU ») et la douzaine de réponses (douzaine d’unités,
pas douzaine de milliers) quand on propose : « Israël respecte
les résolutions de l’ONU ».
Alors Israël respecte-t-il
les Résolutions de l’ONU, oui ou non ?
Que des sites ou blogs comme Alterinfo,
France Palestine, kiffgrave et autres onnousprendpourdescons (si,
si !) fassent l’impasse sur les faits n’indignera personne, surtout
pas leurs quelques dizaines de lecteurs qui viennent y chercher leur ration
de haine quotidienne.
Le
Monde Diplomatique sacrifie également les faits à son
idéologie. Cela n’empêche pas le titre d’être
« une Référence ». Primo sait depuis longtemps que
la référence en question ne prend pas de majuscule, le Diplo
n’étant qu’un des petits soldats de l’antisiomisme...
Sous le titre « Au mépris
du droit. 1947-2009, une impunité qui perdure », l’organe
des têtes de liste de la haine anti-israélienne (ne citons qu’Alain
Gresh et Dominique Vidal) liste les « Résolutions de l’Onu
non respectées par Israël ».
Et il commence par la 181, celle qui,
le 29 novembre 1947, adoptait le plan de partage de la Palestine en deux Etats
indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et plaçait
Jérusalem sous administration internationale.
Israël qui n’existait
pas en 1947 pouvait-il accepter ou refuser une résolution qui le créait
?
La Résolution 181 a été
votée par 33 pays : États-Unis d’Amérique, Australie,
Belgique, Bolivie, Brésil, Biélorussie, Canada, Costa Rica, Danemark,
République dominicaine, Équateur, France, Guatemala, Haïti,
Islande, Libéria, Luxembourg, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua,
Norvège, Panamá, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne,
Suède, Tchécoslovaquie, Ukraine, Union Sud-Africaine, URSS, Uruguay
et Vénézuéla.
13 pays ont voté contre : Afghanistan,
Arabie saoudite, Cuba, Égypte, Grèce, Inde, Iran, Irak, Liban,
Pakistan, Syrie, Turquie, et Yémen.
10 se sont abstenus : Argentine, Chili,
Chine, Colombie, Salvador, Éthiopie, Honduras, Mexique, Royaume-Uni,
Yougoslavie.
Si Israël – ou plutôt
les Juifs puisqu’ils n’avaient pas encore d’Etat - n’a
pas accepté le plan de partage et que les Arabes l’ont accepté
(car sinon, un organe de presse le mentionnerait, évidemment !), comment
se fait-il que l’Etat juif existe depuis 1948 et pas l’Etat arabe
?
Accueillie avec liesse par les juifs (comme
en témoigne Le Monde de l’époque, qui n’était
encore qu’un journal d’information, pas un organe de propagande
antisiomite), la résolution de l’ONU du 29 novembre 1947 rencontra
l’opposition et le refus de tous les pays Arabes.
La population palestinienne de l’époque
comptait environ 1 845 000 personnes dont 34% de Juifs et 1 million de non Juifs
désignés par l’ONU comme « Arabes de Palestine ».
Dès le 30 novembre 1947, ces derniers
attaquèrent les populations juives, surtout dans les villes à
population mixte, les villages isolés et les routes.
Pendant plusieurs mois Jérusalem
(peuplée essentiellement de Juifs) fut assiégée, sans eau
ni nourriture.
L’ONU contredit le Diplo.
Qui dit vrai ?
Les Juifs avaient accepté la Résolution
181 dite « de partage » et ils lui obéirent en déclarant
leur indépendance le 14 mai 1948.
Extrait de la Déclaration d’Indépendance
de l’Etat d’Israël :
« Le Pays d’Israël
est le lieu où naquit le Peuple Juif. C’est là que se forma
son caractère spirituel, religieux et national. C’est là
qu’il acquit son indépendance et créa une culture d’une
portée à la fois nationale et universelle. »
« ...Nous, membres du Conseil
National représentant la communauté juive de Palestine et le mouvement
sioniste, nous nous sommes rassemblés ici, en ce jour où prend
fin le Mandat britannique et en vertu du droit naturel et historique du Peuple
Juif et conformément à la résolution de l’Assemblée
Générale des Nations Unis, nous proclamons la création
d’un Etat Juif en Terre d’Israël qui portera le nom d’Etat
d’Israël... »
« ...L’Etat d’Israël
... assurera la plus complète égalité sociale et politique
à tous ses habitants sans distinction de religion, de race ou de sexe
; il garantira la liberté de culte, de conscience, de langue, d’éducation
et de culture ; il assurera la protection des Lieux Saints de toutes les religions
et sera fidèle aux principes de la Charte des Nations Unies... »
« ...Nous demandons - face à
l’agression dont nous sommes l’objet depuis quelques mois - aux
habitants arabes de l’Etat d’Israël de préserver la
paix et de prendre leur part dans l’édification de l’Etat
sur la base d’une égalité complète de droits et devoirs
et d’une juste représentation dans tous les organismes provisoires
et permanents de l’Etat. »
« Nous tendons la main à
tous les pays voisins et à leurs peuples et nous leur offrons la paix
et des relations de bon voisinage. Nous les invitons à coopérer
avec le peuple juif rétabli dans sa souveraineté nationale. L’Etat
d’Israël est prêt à contribuer à l’effort
commun de développement du Moyen Orient tout entier. »
|