Le
gouvernement français vient de réaffirmer son refus de négocier
avec les autorités iraniennes la libération de la jeune étudiante
Clotilde REISS.
Cette dernière, arrêtée
en juillet dernier, est scandaleusement retenue par le pouvoir iranien pour
avoir pris des photos de manifestations populaires à Téhéran.
Le Président AHMADINEJAD vient
d'indiquer que la justice de son pays serait clémente si les autorités
françaises libéraient l'Iranien Ali VAKILI RAD, condamné
par la justice française à la réclusion criminelle à
perpétuité pour avoir assassiné, en 1991, l'ancien Premier
Ministre Iranien Chapour BAKTHIAR, alors réfugié à Paris.
L'opinion publique française
approuve et applaudit la position ferme et sans concession du gouvernement français.
Au
printemps dernier, plusieurs centaines de femmes palestiniennes, détenues
après avoir été condamnées par la justice israélienne
pour participation active ou complicité dans des opérations de
terrorisme contre des civils israéliens, ont été libérées
par les Israéliens et confiées aux responsables des organisations
humanitaires présentes au Proche-Orient.
Leur libération a été
négociée contre … la remise d'une vidéo fournie par
le mouvement HAMAS qui montrait que le soldat franco-israélien Gilad
SHALIT était en vie!
Actuellement semble se négocier
la libération de Gilad SHALIT, retenu depuis trois ans et demi par les
islamistes du HAMAS. Doit-on rappeler que depuis qu'il a été enlevé,
aucune organisation humanitaire, toujours attentive au respect des Droits de
l'Homme par Israël, n'a été autorisée à lui
rendre visite à Gaza où il est détenu ?
Contre la libération de Gilad SHALIT,
le HAMAS réclame celle de près d'un millier de Palestiniens, tous
jugés, condamnés et détenus pour meurtres et/ou actes de
terrorisme contre des civils israéliens. Leurs procès se sont
déroulés publiquement, devant les médias internationaux.
Les accusés ont bénéficié
des droits de la défense tels que la démocratie israélienne
les accorde à ses propres ressortissants.
Souvenons-nous
que la peine de mort n'existe pas en Israël. Pendant leur incarcération,
les condamnés ont bénéficié des visites régulières
des représentants de la Croix-Rouge, de soins, de nourriture Hallal et
de la possibilité de pratiquer librement leur religion. Aucune ONG ne
conteste ces faits.
Parmi ces prisonniers dont le HAMAS réclame
la remise en liberté, il faut noter que certains avaient déjà
été libérés lors d'une précédente
négociation et qu'ils ont récidivé, l'un assassinant notamment
un père de famille et sa fille à la veille de son mariage, l'autre
assassinant un rabbin, la semaine dernière, au volant de sa voiture !
Il y a un an, 'certaines consciences
humanistes' dénonçaient la disproportion de la riposte israélienne
à Gaza en représailles aux bombardements des populations civiles
du sud d'Israël par les milices islamistes du HAMAS.
Une
jeune étudiante qui prend des photos contre l'assassin condamné
d'un réfugié politique, une vidéo contre des centaines
de prisonnières condamnées pour terrorisme, un soldat enlevé
contre un millier de terroristes, parfois récidivistes, condamnés
pour meurtres … et si l'on reparlait de disproportion?
© Laurent AZOULAI, Président
du Cercle Léon BLUM
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